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  1. Georges Simenon - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Joseph Christian Simenon (French: [ʒɔʁʒ simnɔ̃]; 13 February 1903 – 4 September 1989) was a Belgian writer.A prolific author who published nearly 500 novels and numerous short works, Simenon is best known as the creator of the fictional detective Jules Maigret

    • Novelist
    • 4 September 1989 (aged 86), Lausanne, Switzerland
  2. Georges Simenon — Wikipédia

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    Georges Simenon est un écrivain belge francophone né à Liège en Belgique, officiellement, le 13 février 19031 et mort à Lausanne en Suisse le 4 septembre 1989.

    L'abondance et le succès de ses romans policiers - dont les Maigret - éclipsent en partie le reste de son œuvre très riche : cent quatre-vingt-treize romans, cent cinquante-huit nouvelles, plusieurs œuvres autobiographiques et de nombreux articles et reportages publiés sous son propre nom, ainsi que cent soixante-seize romans, des dizaines de nouvelles, contes galants et articles parus sous vingt-sept pseudonymes. Il est l'auteur belge le plus lu dans le monde. Les tirages cumulés de ses livres atteignent 550 millions dexemplaires. Georges Simenon est, selon l'Index Translationum de l'UNESCO de 2013, le dix-septième auteur toutes nationalités confondues, le troisième auteur de langue française après Jules Verne et Alexandre Dumas, et l'auteur belge le plus traduit dans le monde (3 500 traductions en 47 langues)2.

    Georges Joseph Christian Simenon3,4 naît la nuit du jeudi 125 au vendredi 13 février 19033,4,6 au 2e étage5 du 26 (aujourd'hui 24)5, rue Léopold à LiègeN 1. Son acte de naissance, en date du 12 février, porte qu'il est né « à Liège, rue Léopold, 26, le douze de ce mois, à onze heures et demie du soir »7. Mais, dans Je me souviens...8, son autobiographie parue en 1945, il a révélé être né « le vendredi 13 février 1903, à minuit dix »  c'est-à-dire à 0 h 10 heure locale  et que sa mère, par superstition, avait fait promettre à la sage-femme de garder secret le vrai jour de sa naissance9. Il le confirmera en 1975 en demandant10 que la plaque commémorative apposée le 15 mai sur la façade de sa maison natale mentionne le 13 février11. Pourtant, dans Au-delà de ma porte-fenêtre, paru en 1978, il reviendra sur sa déclaration en affirmant ignorer s'il était né « à minuit moins le quart le jeudi 12, ou à minuit dix, c'est-à-dire le vendredi 13 », ayant « cru comprendre, mais sans jamais avoir de certitude », être né le 12 « un peu avant minuit » tout en ayant entendu aussi son père dire qu'il était né « le 13 un peu après minuit »7.

    Il est le premier fils de Désiré Simenon, comptable dans un bureau dassurances et fils d'un chapelier, et dHenriette Brüll, employée dans le magasin L'Innovation, treizième enfant issue dune famille aisée, mariés le 22 avril 190212. Fin avril 1905, la famille déménage au 3, rue Pasteur (aujourd'hui 25, rue Georges-Simenon) dans le quartier dOutremeuse. On retrouve lhistoire de sa naissance au début de son roman Pedigree. Le 21 septembre 1906, naît son frère Christian qui sera lenfant préféré de sa mère, ce qui marquera profondément Georges. Ce malaise se retrouve dans des romans comme Pietr-le-Letton et Le Fond de la bouteille. Il apprend à lire et à écrire dès lâge de trois ans à lécole Sainte-Julienne pour les petits. À partir de septembre 1908, il suit ses études primaires à linstitut Saint-André où, durant les six années quil y passera jusquen juillet 1914, il se classera toujours dans les trois premiers. En février 1911, la famille sinstalle dans une grande maison au 53, rue de la Loi, où la mère va pouvoir louer des chambres à des locataires, étudiants ou stagiaires, de toutes confessions et origines (russe, polonaise ou belge). Ce fut pour le jeune Georges une extraordinaire ouverture au monde que lon retrouvera dans nombre de ses romans comme Pedigree, Le Locataire ou Crime impuni. À peu près à cette époque, il devient enfant de chœur, expérience que lon retrouvera dans LAffaire Saint-Fiacre et dans Le Témoignage de lenfant de chœur.

    La famille Simenon est originaire du Limbourg belge, une région de basses terres proches de la Meuse, carrefour entre la Flandre, la Wallonie et les Pays-Bas (voir aussi Euregio Meuse-Rhin). La famille de sa mère est aussi originaire du Limbourg, mais du côté hollandais, plat pays de terres humides et de brumes, de canaux et de fermes. Du côté de sa mère, il descend de Gabriel Brüll (nl) (paysan et criminel de la bande des Verts-Boucs qui, à partir de 1726, sous le régime autrichien, écuma le Limbourg, rapinant fermes et églises, et dont les membres finirent pendus en septembre 1743 au gibet de Waubach). Cette ascendance explique peut-être l'intérêt particulier que porta le commissaire Maigret aux gens simples devenus assassins. Le Limbourg apparaît aussi. Simenon a logé quelques semaines à Neeroeteren, notamment dans une maison qui lui inspira le roman La Maison du canal.

    En classe de sixième, en septembre 1914, il entre au collège Saint-Louis et, dès l'âge de douze ans, il décide de vouer sa vie au roman. Lors de lété 1915, il connaît sa première expérience sexuelle avec une « grande fille » de quinze ans, ce qui sera pour lui une véritable révélation, à lencontre des préceptes de chasteté promus par les pères jésuites. Cependant il poursuivra sa scolarité dans un autre collège jésuite de Liège, le collège Saint-Servais, qui prépare aux sciences et aux lettres et où il passera trois années de sa scolarité. Cependant, le futur écrivain est toujours mis à lécart par ses camarades plus fortunés et, s'il sétait éloigné de la religion malgré l'enseignement reçu à Saint-Louis, il trouve au collège Saint-Servais maintes raisons de haïr les riches qui lui font sentir son infériorité sociale.

    En janvier 1919, en conflit ouvert avec sa mère, il entre comme reporter à la rubrique « faits divers » du journal très conservateur La Gazette de Liège, dirigée par Joseph Demarteau, troisième du nom. Cette période journalistique est pour le jeune Simenon, juste âgé de seize ans, une extraordinaire expérience qui lui permet dexplorer les dessous de la vie dune grande ville, ceux de la politique, mais aussi de la criminalité, de fréquenter et pénétrer la vie nocturne réelle, de connaître les dérives dans les bars et les maisons de passe ; elle lui permet aussi dapprendre à rédiger de façon efficace. Il écrira plus d'un millier d'articles sous plusieurs pseudonymes, dont 150 sous le pseudonyme « G. Sim ». Durant cette période, il sintéresse particulièrement aux enquêtes policières et assiste aux conférences sur la police scientifique données par le criminaliste français Edmond Locard. Outre ces thèmes que l'on retrouvera plus tard dans ses romans, l'influence catholique et « réactionnaire » de La Gazette de Liège l'ont conduit à signer, sous le titre « Le Péril juif », une série de 17 articles pugnaces, radicalement et fortement antisémites13. Simenon méprisait également les grévistes, le mouvement dada, et manifestait « un antisocialisme radical à relents populistes, un anticommunisme caustique [et] un antimaçonnisme de circonstance14 ».

    En juin 1919, la famille déménage à nouveau pour revenir dans le quartier dOutremeuse, dans la rue de lEnseignement. Simenon y rédige son premier roman « Au pont des Arches », publié en 1921 sous son pseudonyme de journaliste. À partir de novembre 1919, il publie les premiers de ses 800 billets dhumeur, sous le nom de Monsieur Le Coq (jusquen décembre 1922). Durant cette période, il approfondit sa connaissance du milieu de la nuit, des prostituées, de livresse dalcool, des garçonnières en ville. Parmi ses fréquentations, il rencontre des anarchistes, des artistes bohèmes, et même deux futurs assassins, quon retrouvera dans son roman Les Trois Crimes de mes amis (1938). Il fréquente aussi un groupe artistique, dénommé « La Caque15 », mais sans réellement s'investir ; cependant, cest dans ce milieu quil rencontre l'éditeur Robert Denoël et une étudiante en Beaux-Arts, Régine Renchon16, quil épousera en mars 1923. Dans Quand j'étais vieux17, Simenon évoque (4 janvier 1961) l'influence qu'a eue sur lui le journal de la FGTB liégeoise La Wallonie, nomme André Renard, et auparavant (30 décembre 1960), la grève de 1960-1961 dont les images le font souffrir et lui donnent envie d'envoyer un télégramme « à la Wallonie qui est à la tête de la révolte du peuple belge », sans qu'on puisse dire s'il s'agit du journal La Wallonie, du pays ou des deux.

    Durant toute cette période, lors de laquelle il fréquente des bohèmes et des marginaux, Georges commence à caresser lidée dune véritable rupture, quil concrétise après la mort de son père sur la suggestion répétée de sa fiancée artiste-peintre Régine Renchon, dénommée affectueusement Tigy. Le 11 décembre 1922, il débarque à Paris pour sinstaller et préparer la venue de Tigy qu'il prévoit d'épouser au printemps. Ce grand jeune homme blond, sûr de lui, confiant dans son avenir et plein d'une vitalité effrontée sous des apparences prudentes et timides, n'a pas choisi la vie d'artiste, puisqu'il bénéficie par l'intermédiaire de Georges Plumier, homme d'affaires, de solides recommandations auprès d'un réseau politique animant la droite française, auréolée de sa représentation à la Chambre bleu horizon. En particulier, Binet-Valmer, écrivain mondain, animateur de la Ligue des chefs de sections et des anciens combattants s'est engagé à le prendre sous son aile. Las, Simenon découvre que cette protection ne comporte que des menus services de portefaix et de manutention sommaires mal rétribués, même si son protecteur présomptueux s'est engagé à le présenter à des cercles littéraires. Aussi, vite remis de cette première désillusion, le jeune homme encore pauvre reporte son enthousiasme sur la Ville Lumière, la grande capitale des arts, découvre avec avidité ses multiples charmes et apprend à aimer ses délires, ses désordres et ses délices. Le jeune homme n'abandonne pas ses projets et se marie à Liège avec Tigy le 24 mars 1923. Disposant des meubles de l'épousée, qui a d'ailleurs plus de ressources financières que le mari, le couple emménage à Paris. Active, Tigy installe un atelier et peint beaucoup de portraits qu'elle expose à Montmartre. Simenon, hâbleur, sait faire la « chasse aux femmes » (il aura de nombreuses aventures, et se forge la légende de « l'homme aux dix mille femmes »)18, qui constituent les plus importants modèles de Tigy. Avec son épouse, Georges Simenon approfondit sa connaissance des arts. Il est attiré par la gravure et la sculpture, poursuit inlassablement sa découverte de la peinture impressionniste commencée à Liège. Jeune poète sensuel, il voudrait en plus donner une troisième dimension à l'expression écrite, exalter par l'écriture une sorte de « matière des mots », donner du poids et de la consistance aux choses écrites. Dans cette quête littéraire solitaire, ce manuel qui aime toucher, sentir physiquement ce qu'il accomplit retient surtout comme maître d'écriture Gogol et ses héritiers, à commencer par Dostoïevski et le courant psychologique né des écrivains russes jusqu'à Tchekhov. Le couple aux revenus très modestes fréquente le petit cercle des expatriés liégeois. Enfin, la recommandation au réseau parisien lui permet de s'extirper de l'obscur travail à la Ligue. Le marquis Jacques de Tracy, jeune héritier récemment marié, l'un des grands bienfaiteurs de la Ligue, le prend pendant plus d'une année en tant que secrétaire et homme de confiance. Un revenu et un statut plus confortable extirpent Simenon de sa dépendance associative. Alors que le jeune homme intelligent pénètre les arcanes de l'aristocratie française en déclin, tant en campagne qu'à Paris, ses premières tentatives littéraires l'amènent à fréquenter le milieu des lettres et des journalistes littéraires. Il place, racontera-t-il plus tard, beaucoup d'espérances en des contes et nouvelles, qu'il apporte à Colette, directrice littéraire du très puissant quotidien parisien Le Matin. Et l'écrivain des années cinquante de suggérer tacitement la sévérité et la cruauté de la patronne Colette, refusant fermement toute chance d'édition au jeune écrivain raté. La femme mûre vivant dans la haute société luxueuse proche du pouvoir lui impose des conseils de rigueur française, afin d'éviter la préciosité d'un style empâté ou pastiché : Écrivez des histoires simples, surtout pas de littérature. Et lorsqu'il récidive, elle lui rend le manuscrit, dépitée : « Encore trop littéraire ! » Vis-à-vis de la presse de l'après-guerre, Simenon, qui n'ignore pas la popularité de l'écrivain, immortelle égérie de la littérature française, l'appelle l'« adorable Colette » et lui fait endosser mythiquement la paternité de son style et de son œuvre. En réalité, les faits démentent cette histoire pour journalistes : nullement insensible à la beauté du jeune homme à l'accent liégeois qu'elle appelle « mon petit Sim » et qui, sous des airs narquois, paraît encore si timide, Colette a finalement accepté au moins deux manuscrits, nécessairement concis pour des impératifs de publication, dans la rubrique Les mille et un matins, et dont l'un fut publié le 27 septembre 1923. Ce qui est plus probable est le rôle à longue échéance de la mondaine Madame Colette, introductrice surtout de l'écrivain reconnu auprès de la belle société. En 1932, Simenon part pour une série de voyages et de reportages en Afrique, en Europe de lEst, en Union soviétique et en Turquie. Après une longue croisière en Méditerranée, il sembarque pour un tour du monde en 1934 et 1935. Lors de ses escales, il effectue des reportages, rencontre de nombreux personnages et fait beaucoup de photos. Il en profite aussi pour découvrir le plaisir auprès des femmes sous toutes les latitudes. En avril 1977, lors d'un entretien avec son ami Federico Fellini, il avoue sur le ton de la boutade avoir effectué un petit calcul et être arrivé à un total de 10 000 femmes depuis l'âge de treize ans et demi, dont 8 000 étaient des prostituées21. Sa connaissance de ce monde peut expliquer la sympathie dont fait preuve Maigret à l'égard des prostituées, comme dans Maigret et l'indicateur qui se passe à Pigalle[réf. nécessaire]. Il profite de ses trajets dans la ville pour prendre de nombreuses photos. Elles lui serviront pour illustrer le reportage Europe 33 que publiera lannée suivante la revue parisienne Voilà. À Charleroi, Simenon va faire ce quil fera toujours au cours de sa carrière de romancier : mettre en mémoire un décor, dramatique ou paisible, quil réutilisera, peut-être des années plus tard, comme cadre spatial dun roman. Ici, il va se cadrer dans le site de Charleroi pour imaginer, à lautomne de la même année, son roman Le Locataire, adapté à lécran en 1982 par Pierre Granier-Deferre sous le titre LÉtoile du Nord, avec Philippe Noiret et Simone Signoret. Le héros du roman, Élie, est un homme en crise qui arrive dans un Charleroi en crise. Meurtrier, il vient se cacher dans une sorte de pension de famille à Charleroi. Pour ancrer son roman dans la réalité, Simenon va introduire son personnage dans les décors quil a vus, photographiés et mémorisés dans la ville belge. Il fera de même pour toute son œuvre, que le roman se situe à New York, à Paris, à Papeete, à Istanbul ou dans les 1 800 lieux différents quil a connus en voyageant22,23,24. Il montre sa très bonne connaissance de certaines grandes villes, comme Paris, ou de certaines régions, comme la Vendée, mais toujours il veut procurer au lecteur le sentiment d'un décor, d'un climat, d'une atmosphère[réf. nécessaire]. Il découvre La Rochelle en 1927, alors quil passe ses vacances à lîle d'Aix, fuyant l'attraction de Joséphine Baker dont il était lamant. Cette année-là, il se découvre aussi une passion pour la navigation, et cest lors dune course en bateau quil débarque sur les quais de La Rochelle et va prendre un verre au café de la Paix qui va, plus tard, devenir son quartier général et sera le lieu central de son roman Le Testament Donnadieu. C'est dans ce café, en 1939, quil apprend en écoutant la TSF la déclaration de guerre ; il commande alors une bouteille de champagne et, faisant face à lincompréhension des présents, il dit : « Au moins, celle-là, on est sûr quelle ne sera pas bue par les Allemands ! » Hors commissaire Maigret, dont l'essentiel des enquêtes se passent à Paris, ses meilleurs romans sont basés sur des intrigues situées dans des petites villes de province, où évoluent de sombres personnages à lapparence respectable, mais qui ourdissent de ténébreuses entreprises, dans une atmosphère sournoise et renfermée, dont les meilleurs exemples sont les romans Les Inconnus dans la maison et Le Voyageur de la Toussaint, mais aussi Panique, Les Fiançailles de M. Hire, La Marie du port et La Vérité sur Bébé Donge.

    Sa créativité, stimulée par rencontres, voyages et séjours au-delà de la ville éditrice, lui assure un succès financier rapide en trois années. Passé vingt-deux ans, il abat directement avec sa machine à écrire deux écrits de genre populaire par semaine à raison de huit heures et quatre-vingts pages par jour. À la maturité, commençant toujours à partir de 4 heures du matin, il avoue rédiger vingt pages fermes par d'intenses matinées et écrire invariablement un roman en onze journées, nécessairement continues.

    Dans l'œuvre de Simenon, trente-quatre romans et nouvelles se situent ou évoquent la ville de La Rochelle. Parmi les romans dans lesquels apparaît cette ville et sa région, on peut citer Le Testament Donadieu (1936), Le Voyageur de la Toussaint (1941) et Les Fantômes du chapelier.

    D'avril 1932 à 1936, il sinstalle avec son épouse Tigy à La Richardière, une gentilhommière du XVIe siècle, sise à Marsilly, quil utilise comme décor du château des Donnadieu : « [...] ce bâtiment de pierre grise avec sa tour coiffée dardoises, autour duquel une allée de marronniers, un petit parc, puis, serré, touffu, humide, coincé entre de vieux murs, un bois en miniature, deux hectares de chênes, domaine des araignées et des serpents. »

    De 1936 à 1938, il emménage à Paris, boulevard Richard-Wallace. Il livre notamment des reportages pour Voilà, le Courrier Royal ou France-Soir.

    Début 1938, il loue la villa Agnès, à La Rochelle, avant dacheter en août 1938 « une simple maison des champs » à Nieul-sur-Mer. Son premier fils, Marc Simenon, y naît en 1939. Dans Le Haut Mal (publié en 1933), l'intrigue se déroule principalement à Nieul25.

    Pendant toute la guerre, entre 1940 et 1945, Simenon continue à vivre en Vendée et en Charente-Maritime, mais cette période, assez mal connue, est sujette à de multiples soupçons. Représentant de l'État belge auprès des Belges réfugiés, il refuse d'aider ceux d'entre eux qui sont juifs. Non seulement son frère fut volontaire auprès de la Waffen-SS Wallonie, mais de plus, selon certaines personnes, lors de cette période cruciale de sa vie et de son œuvre, l'écrivain aurait été un collaborateur, comme le dit ambigument Pierre Assouline dans sa biographie consacrée à Simenon, alors que Michel Carly, dans Simenon, les années secrètes d'après son enquête et les témoignages recueillis affirme que Simenon n'a pas été un « collabo », mais que, comme beaucoup à cette époque, il a été un peu lâche (il n'est pas revenu en Belgique, afin d'échapper au service militaire), un peu rusé et opportuniste, sans aucun sens de l'histoire avec un grand H. Il a commis d' « énormes imprudences » en écrivant dans des journaux contrôlés par les Allemands, mais Simenon ne dénonce pas, ne s'engage pas, ne fait pas de politique, seulement de la fiction. En fait, les accords qu'il a passés avec la firme cinématographique allemande Continental lui valent quelques tracas à la Libération26. En 1944, une dépêche de l'AFP, retrouvée à Poitiers, mentionne sa dénonciation pour « intelligence avec l'ennemi » par « certains villageois vendéens exaspérés par la conduite égoïste de cet écrivain affichant l'opulence de son train de vie, à l'époque des tickets d'alimentation ». D'autre part, « la Gestapo a soupçonné Simenon d'être juif, tablant sur une confusion entre Simenon et Simon, patronyme d'origine israélite ».

    Lors de cette période, Simenon, qui n'est plus libre de ses mouvements, écrit énormément : vingt romans dont seulement trois Maigret. Parmi eux de nombreux chefs-d'œuvre et, paradoxalement, dans l'intrigue de ses romans, la grande présente, c'est la Charente-Maritime, décrite comme « une région lumineuse, impressionniste, où la mer rejoint la terre, un plat pays », comme une lointaine nostalgie de son Limbourg familial. À la différence de beaucoup dauteurs daujourdhui qui essayent de construire une intrigue la plus complexe possible, comme un jeu déchecs, Simenon propose souvent une intrigue simple, mais un décor et des personnages forts, un héros attachant dhumanité, obligé daller au bout de lui-même, de sa logique. Le message de Simenon est complexe et ambigu : ni coupables, ni innocents, mais des culpabilités qui sengendrent et se détruisent dans une chaîne sans fin. Les romans de lécrivain plongent surtout le lecteur dans un monde riche de formes, de couleurs, de senteurs, de bruits, de saveurs et de sensations tactiles ; on y entre dès la première phrase Il a aussi précisé que Simenon était meilleur dans la peinture des états que dans celle des actions, définissant son univers comme statique.

    La vision ambiguë que Simenon avait de la région et de la bourgeoisie locale, par exemple dans Maigret a peur, a quelquefois offusqué ses habitants. Toutefois, en 1989, la Ville de La Rochelle lui a rendu hommage, de son vivant, en baptisant du nom de Georges Simenon le quai situé en face du bassin des Grands Yachts. Déjà très malade, il n'a pu faire alors le déplacement pour assister à l'inauguration de cette nouvelle voie. En 2003, un autre hommage a eu lieu en présence de ses fils, Pierre et John Simenon.

    La Côte de Lumière a été mise en valeur en 2013 dans l'adaptation cinématographique homonyme de La Chambre bleue par Mathieu Amalric car des tournages y ont eu lieu (source : générique). John Simenon a été producteur associé de ce film, et a contribué à sa réalisation27,28,29,30.

    C'est lors d'un séjour à New York en novembre 1945 qu'il engage en qualité de secrétaire bilingue Denise Ouimet, qu'il épousera le 22 juin 1950 à Reno dans le Nevada (ville réputée pour ses procédures de mariage et de divorce rapide), un jour après avoir obtenu le divorce avec Régine Renchon34. En 1946, il quitte le Canada pour les États-Unis et Hollywood qui lui faisait des appels d'offre pour l'adaptation de ses œuvres à l'écran depuis de nombreuses années. Il s'installe d'abord en Californie, puis en Floride et dans l'Arizona en 1947, à Carmel-by-the-Sea en Californie en 1949, avant de s'établir en juillet 1950 à Lakeville dans le Connecticut, dans une propriété nommée Shadow Rock Farm, dont la grande maison de dix-huit pièces comporte huit chambres à coucher et six salles de bains. Pendant dix années, il parcourt cet immense continent en voiture. Afin dassouvir sa curiosité et son appétit de vivre, il visite intensément New York, la Floride, lArizona, la Californie et toute la côte est, des milliers de miles, de motels, de routes et de paysages grandioses35. En 1960, il préside le Festival de Cannes à l'issue duquel fut attribuée la Palme d'Or au film culte La Dolce Vita de Federico Fellini. En 1963, il s'installe à Épalinges, au nord de Lausanne, où il se fait construire une gigantesque maison. Sa femme Denise, qui sombre dans l'alcool et la dépression (comme sa fille Marie-Jo), quitte la maison, le laissant seul avec ses enfants39. En 1974, il quitte Epalinges pour vivre modestement dans la maison rose, avenue des Figuiers à Lausanne, se rapprochant de « l'homme nu » qu'il a toujours cherché à appréhender39. En 1978, le suicide de sa fille Marie-Jo d'une balle de revolver dans la poitrine à l'âge de 25 ans, endeuille ses dernières années.

    En 1952, il est reçu à lAcadémie royale de Belgique et il revient définitivement en Europe le 18 mars 1955. Après une période mouvementée sur la Côte d'Azur à côtoyer la jet set, il finit par sinstaller en Suisse dans le château d'Echandens39 en 195740. En 1956, il participe à un ballet, La Chambre, pour la Compagnie Roland Petit et raconte, sur une musique de Georges Auric et dans un décor de Bernard Buffet, une histoire policière. Satisfait du travail accompli, il écrit ensuite, avec son vieil ami Georges Auric, un opéra où il fera chanter des policiers et des mauvais garçons.

    En 1958, il est président du jury du Festival du film international de Bruxelles, tenu avec un lustre exceptionnel dans le cadre de l'Exposition universelle de Bruxelles et durant lequel seront nommés, pour la première fois dans l'histoire du cinéma, « les douze meilleurs films de tous les temps ».

    En 1989, à quatre-vingt-six ans, Georges Simenon s'éteint à son domicile lausannois à l'aube du 4 septembre ; son corps est incinéré le 6. De nuit, Teresa Sburelin, sa servante et sa dernière compagne41, jette ses cendres sur l'herbe du jardin, dans l'ombre du cèdre du Liban, les mêlant à celles de sa fille42.

    Georges Simenon écrit et publie en 1920 son premier roman intitulé Au pont des Arches (« roman humoristique des mœurs liégeoises ») tiré à 1 500 exemplaires (Imprimerie Bénard - Liège). Puis, en 1921, il écrit son « second roman » humoristico-philosophique : Jehan Pinaguet, histoire d'un homme simple, qui restera inédit jusqu'en 1991. En 1921, il compose et tire lui-même, sur une des presses de la Gazette, en une douzaine d'exemplaires tout au plus, une plaquette de 24 pages, Les Ridicules, portraits, qu'il dédie à sa fiancée (« À ma Régine pour ses étrennes »).

    En 1922 la Gazette de Liège publie le 784e et tout dernier billet quotidien (Causons) de Georges Sim ; le lendemain, paraît son tout dernier article, une chronique théâtrale : « Au Forum, Berthe Bovy, les Liégeois et la Presse ».

  3. Georges Simenon - Wikipedia, the free encyclopedia

    www.cs.odu.edu/.../Georges_Simenon_0cf1.html
    • Early Life and Education
    • A Career Begins in Liège, 1919-1922
    • in France, 1922-1945
    • in The United States, 1945-1955
    • Return to Europe, 1955-1989
    • Simenon's Works
    • Selected Bibliography
    • Simenon in Numismatics
    • Film Adaptations
    • External Links

    Georges Simenon was born at 26 rue Léopold (now number 24) in Liège to Désiré Simenon and his wife Henriette. Désiré Simenon worked in an accounting office at an insurance company and had married Henriette in April 1902. Although Georges Simenon was born on February 13, 1903 superstition resulted in his birth being registered as having been on the 12th. This story of his birth is recounted at the beginning of his novel Pedigree. The Simenon family traces its origins back to the Limburgregion, his mother's family being from Dutch Limburg. One of her more notorious ancestors was Gabriel Brühl, a criminal who preyed on Limbourg from the 1720s until he was hanged, in 1743. Later, Simenon would use Brüll as one of his many pen names. In April 1905, two years after Georges Simenon's birth, the family moved to 3 rue Pasteur (now 25 rue Georges Simenon) in the city's Outremeuse neighborhood. Georges Simenon's brother Christian was born in September 1906 and eventually became their mother's...

    In January 1919, the sixteen year-old Simenon took a job at the Gazette de Liège, a newspaper edited by Joseph Demarteau. While Simenon's own beat only covered unimportant human interest stories, it afforded him an opportunity to explore the seamier side of the city, including politics, bars, cheap hotels, but also crime, police investigations, and lectures on police technique by the criminologist Edmond Locard. Simenon's experience at the Gazettealso taught him the art of quick editing. Indeed, he wrote more than 150 articles under the pen name "G. Sim." Simenon's first novel, Au Pont des Arches was written in June 1919 and published in 1921 under his "G. Sim" pseudonym. Writing as "Monsieur Le Coq," he also published more than 800 humorous pieces between November 1919 and December 1922. During this period, Simenon's familiarity with nightlife only increased: prostitutes, drunkenness, and general carousing. The people he rubbed elbows with included anarchists, bohemian artists, and...

    Simenon's father died in 1922 and this served as the occasion for him to move to Paris with Régine Renchon (hereafter referred to by her nickname "Tigy"), at first living in the XVIIe Arrondissement, not far from the Boulevard des Batignolles. He became familiar with the city, its bistrots, cheap hotels, bars, and restaurants. More importantly, he also came to know ordinary working-class Parisians. Writing under numerous pseudonyms, his creativity began to pay financial dividends. Simenon and Tigy returned briefly to Liège in March 1923 to marry. Despite his Catholic upbringing, Simenon was not a believer. Tigy came from a thoroughly non-religious family. However, Simenon's mother insisted on a church wedding, forcing Tigy to become a nominal convert, learning the Catholic Church's catechism. Despite their father's lack of religious convictions, all of Simenon's children would be baptized as Catholics. Marriage to Tigy, however, did not prevent Simenon from having liaisons with nume...

    Escaping questioning in France, Simenon, along with Tigy and Marc, arrived in the United States in 1945 after first spending several months near Montréal, Québec. Boule, due to visa difficulties, was initially unable to join them. During his years in the United States, Simenon regularly visited New York City. He and his family also went on lengthy car trips, traveling from Maine to Florida and then west as far as California. Simenon lived for a short time on Anna Maria Island near Bradenton, Florida before renting a house in Nogales, Arizona, where Boule was finally reunited with him. His novel "The Bottom of the Bottle" was heavily influenced by his stay in Nogales, Arizona. Although enchanted by the desert, Simenon decided to leave Arizona, and following a stay in California, settled into a large house, Shadow Rock Farm, in Lakeville, Connecticut. While in the United States, Simenon and his son Marc learned to speak Englishwith relative ease, as did Boule. Tigy, however, had a gre...

    Simenon and his family returned to Europe in 1955, first living in France (mainly on the Côte d'Azur) before settling in Switzerland. After living in a rented house in Echandens, he purchased a property in Epalinges, north of Lausanne, where he had an enormous house constructed. Simenon and Denyse Ouimet separated definitively in 1964. Teresa, who had been hired by Simenon as a housekeeper in 1961, had by this time become romantically involved with him and remained his companion for the rest of his life. His long-troubled daughter Marie-Jo committed suicide in Paris in 1978at the age of 25, an event that darkened Simenon's later years. Simenon underwent surgery for a brain tumor in 1984 and made a good recovery. In subsequent years however, his health worsened. He gave his last televised interview in December 1988. Georges Simenon died in his sleep on the night of September 3-4, 1989 in Lausanne.

    Simenon was one of the most prolific writers of the twentieth century, capable of writing 60 to 80 pages per day. His oeuvre includes nearly 200 novels, over 150 novellas, several autobiographical works, numerous articles, and scores of pulp novels written under more than two dozen pseudonyms. Altogether, about 550 million copies of his works have been printed. He is best known, however, for his 75 novels and 28 short stories featuring Commissaire Maigret. The first novel in the series, Pietr-le-Letton, appeared in 1931; the last one, Maigret et M. Charles, was published in 1972. The Maigret novels were translated into all major languages and several of them were turned into films. During his "American" period, Simenon reached the height of his creative powers, and several novels of those years were inspired by the context in which they were written (Trois chambres à Manhattan (1946), Maigret à New York (1947), Maigret se fâche (1947)). Simenon also wrote a large number of "psycholo...

    note: this selection based on editions currently available in English. 1. The Crime at Lock 14 (1931) (Penguin Classics UK, ISBN 0-14-118728-X) 2. The Yellow Dog (1931) (Penguin Classics UK, ISBN 0-14-118734-4) 3. The Madman of Bergerac (1932) (Penguin Classics UK, ISBN 0-14-118726-3) 4. The Bar on the Seine (1932) (Penguin Classics UK, ISBN 0-14-102588-3) 5. Tropic Moon (1933) (New York Review Books Classics, ISBN 1-59017-111-X) 6. The Man Who Watched Trains Go By (1938) (New York Review Books Classics, ISBN 1-59017-149-7) 7. The Strangers in the House (1940) (New York Review Books Classics, ISBN 1-59017-194-2) 8. The Hotel Majestic (1942) (Penguin Classics UK, ISBN 0-14-118731-X) 9. Inspector Cadaver (1943) (Penguin Classics UK, ISBN 0-14-118725-5) 10. Monsieur Monde Vanishes (1945) (New York Review Books Classics, ISBN 1-59017-096-2) 11. Three Bedrooms in Manhattan (1945) (New York Review Books Classics, ISBN 1-59017-044-X) 12. Dirty Snow (1948) (New York Review Books Classics, I...

    Simenon has left such a legacy behind, that he was the main motive for one of the most recent and famous silver commemorative coin: the Belgian 100 Years of Georges Simenon coin, minted in 2003. The obverse side shows his portrait.

    Simenon's work has been widely adapted to cinema and television. He is credited on at least 171 productions.Notable films include: 1. Night at the Crossroads (La Nuit du carrefour, France, 1932), written and directed by Jean Renoir, starring Pierre Renoiras Maigret 2. Strangers in the House (Les Inconnus dans la maison, France, 1942), written by Henri-Georges Clouzot 3. Panic (Panique, France, 1946), written and directed by Julien Duvivier 4. The Man on the Eiffel Tower (US, 1950), directed by Burgess Meredith, starring Charles Laughtonas Maigret 5. La Marie du port (France, 1950), directed by Marcel Carné 6. The Man Who Watched the Trains Go By(UK, 1952), directed by Harold French 7. Inspector Maigret (Maigret tend un piège, France, 1958), written and directed by Jean Delannoy, starring Jean Gabin as Maigret, Edgar Award for Best Foreign Film from the Mystery Writers of Americain 1959 8. Love Is My Profession (En cas de malheur, France, 1958), directed by Claude Autant-Lara 9. Maig...

  4. Jules Maigret - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Jules_Maigret

    Jules Maigret ([ʒyl mɛɡʁɛ]), or simply Maigret, is a fictional French police detective, a commissaire ("commissioner") of the Paris Brigade Criminelle (Direction Régionale de Police Judiciaire de Paris), created by writer Georges Simenon.

    Title
    Date
    Penguin UK Reissue Date
    Reissue #
    Maigret et Monsieur Charles
    February 1972
    9 Jan 2020
    75
    Maigret et l'indicateur
    June 1971
    5 Dec 2019
    74
    Maigret et l'homme tout seul
    February 1971
    7 Nov 2019
    73
    May 1970
    3 Oct 2019
    72
  5. People also ask

    Who is georges simenon?

    How did georges simenon die?

    Where did simenon meet denyse ouimet?

    Where was simenon born?

  6. Georges Simenon – Wikipedia

    sv.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Joseph Christian Simenon, född 13 februari 1903 i Liège, Belgien, död 4 september 1989 i Lausanne, Schweiz, var en belgisk författare, skapare av Kommissarie Maigret. Simenon var mycket produktiv med cirka 300 romaner och drygt 500 noveller. Kommissarie Maigret figurerar i 75 romaner.

  7. Georges Simenon – Wikipedie

    cs.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Joseph Christian Simenon (13. února 1903 Lutych – 4. září 1989 Lausanne) byl belgický spisovatel detektivních a psychologických románů.Tvůrce komisaře Maigreta.

  8. Georges Simenon - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Joseph Christian Simenon (Luik, 13 februari 1903 – Lausanne, 4 september 1989) was een Franstalige Belgische schrijver.Simenon werd bij het grote publiek vooral bekend als de schrijver van 75 detectiveromans en 28 korte verhalen over Maigret.

  9. Georges Simenon - Wikipedia, den frie encyklopædi

    da.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Simenon blev født om natten mellem 12. og 13. februar 1903 i Liège; de officielle papirer siger 12. februar kl. 23.30. Ifølge Simenons eget udsagn fandt fødslen først sted fredag den 13. februar kl. 0.10, men at hans far på foranledning af sin overtroiske kone havde fremdateret fødslen over for myndighederne.

  10. Georges Simenon – Wikipedia

    fi.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Simenon oli 1900-luvun määrällisesti tuotteliaimpia kirjailijoita: hän kirjoitti yli 400 romaania tai novellia ja kirjoitti työskennellessään noin 70 sivua päivässä. Vaikka monet romaanit – varsinkin Maigret'n uraa käsittelevät – olivat hyvinkin kaavamaisia, arvostelijat eivät koskaan leimanneet Simenonia ...

  11. Georges Simenon – Wikipédia, a enciclopédia livre

    pt.wikipedia.org/wiki/Georges_Simenon

    Georges Simenon (Liège, 13 de fevereiro de 1903 — Lausanne, 4 de setembro de 1989) foi um escritor belga de língua francesa. [1]Foi um romancista de uma fecundidade extraordinária: escreveu 192 romances, 158 novelas, alem de obras autobiográficas e numerosos artigos e reportagens sob seu nome e mais 176 romances, dezenas de novelas, contos e artigos sob 27 pseudônimos diferentes.