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  1. Auteur-compositeur-interprète — Wikipédia

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    Un auteur-compositeur-interprète — au féminin « autrice-compositrice-interprète » [a] — (ACI), est une personne qui rédige les paroles et compose la musique de chansons qu'elle interprète. L'ordre peut varier d'un artiste à l'autre, ou d'une œuvre à l'autre pour un même artiste ; soit il compose avant d'écrire le texte, soit après.

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  3. Catégorie:Auteur-compositeur-interprète — Wikipédia

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  4. Catégorie:Auteur-compositeur-interprète québécois — Wikipédia

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  5. auteur-compositeur-interprète — Wiktionnaire

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    auteur-compositeur-interprète \o.tœʁ.kɔ̃.po.zi.tœ‿ʁ.ɛ̃.tɛʁ.pʁɛt\ masculin (pour une femme on dit : autrice-compositrice-interprète) (Musique) Artiste écrivant les paroles et composant la musique des chansons qu’il interprète.

  6. Auteur-compositeur — Wikipédia

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    Un auteur-compositeur est une personne qui compose les paroles et la musique de chansons.Quand elle les interprète également, on parle d'auteur-compositeur-interprète.Si une personne n'écrit que les paroles, il s'agit d'un parolier, et si elle n'écrit que la musique, il s'agit d'un compositeur.

  7. Singer-songwriter - Wikipedia

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    By the mid-1970s and early 1980s, the original wave of singer-songwriters had largely been absorbed into a more general pop or soft rock format, but some new artists in the singer-songwriter tradition (including Billy Joel, Stevie Wonder, Bruce Springsteen, Tom Petty, Jackson Browne, Chris Isaak, Victoria Williams, John Mellencamp and Warren Zevon) continued to emerge, and in other cases rock ...

  8. Auteur-compositeur — Wikipédia

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    Un auteur-compositeur est une personne qui compose les paroles et la musique de chansons.Quand elle les interprète également, on parle d'auteur-compositeur-interprète.Si une personne n'écrit que les paroles, il s'agit d'un parolier, et si elle n'écrit que la musique, il s'agit d'un compositeur.

  9. Phil Ochs — Wikipédia

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    Chanteur politiquement engagé, Phil Ochs participe au renouveau de la musique folk au début des années 1960 avec ses chansons engagées qui mêlent un humour sardonique et un profond humanisme, comme les hymnes anti-guerre I Ain't Marching Anymore et Draft Dodger Rag ou les plus poétiques Changes et There but for Fortune. Figure emblématique de la scène folk de Greenwich Village, celui qui se décrit comme un « journaliste chantant » (« topical singer ») participe à de nombreuses manifestations et concerts contre la guerre du Viêt Nam et en faveur des droits civiques. Ses premiers albums, publiés par Elektra Records, sont des disques de folk inspirés de Woody Guthrie et Bob Gibson où l'accompagnement est presque toujours réduit à une guitare acoustique. Il diversifie sa palette musicale dans la deuxième moitié des années 1960 en s'inspirant davantage du rock pour ses derniers albums, publiés par A&M Records, sur lesquels apparaissent également des textes moins engagés et plus intimistes. Ochs ne connaît cependant jamais le même succès populaire que Bob Dylan, à qui il est souvent comparé.

    Après des années 1960 prolifiques, Phil Ochs publie son dernier album de nouvelles chansons en 1970. Affligé de troubles mentaux, il sombre dans l'alcoolisme et se suicide en 1976, à l'âge de trente-cinq ans. Après sa mort, son souvenir est entretenu par ses fans les plus fidèles et plusieurs albums posthumes d'enregistrements inédits voient le jour. Il reste une inspiration pour de nombreux artistes engagés.

    Philip David Ochs naît à El Paso, au Texas, le 19 décembre 1940, dans une famille de classe moyenne et de confession juive non pratiquante1. Son père, Jacob Ochs, surnommé « Jack », est né à New York en 1910, tandis que sa mère, Gertrude Phin Ochs, est originaire d'Écosse2. Ils se sont rencontrés et mariés à Édimbourg, pendant les études de médecine de Jack3. Après la naissance de leur fille Sonia (en) (surnommée « Sonny ») en 1937, ils partent vivre aux États-Unis où naissent deux fils : Phil en 1940, puis Michael (en) en 19434. Mobilisé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jack Ochs part pour l'Europe et participe à la bataille des Ardennes en tant que médecin militaire. Son expérience du combat lui laisse d'importantes séquelles psychologiques, et il est libéré de l'armée pour raisons médicales en novembre 19455.

    De retour aux États-Unis, Jack Ochs, qui souffre de trouble bipolaire et de dépression, travaille successivement dans plusieurs hôpitaux sans parvenir à se constituer une clientèle. Il déménage fréquemment avec sa femme et ses trois enfants, d'abord à Far Rockaway, dans le Queens, puis à Perrysburg, dans l'Ouest de l'État de New York (où le jeune Phil commence à étudier la musique), et enfin à Columbus, dans l'Ohio6. Parfois hospitalisé pour sa dépression, Jack se comporte de manière distante avec sa femme et ses enfants. Il meurt en 1963 d'une hémorragie cérébrale7. La même année, sa petite amie Alice Skinner, issue d'une riche famille de Philadelphie, tombe enceinte de leur fille Meegan. Ils se marient à l'hôtel de ville de New York, avec Jim Glover comme témoin et Jean Ray comme demoiselle d'honneur. Parmi les invités se trouve Suze Rotolo, la petite amie de Bob Dylan25. Les Ochs se séparent d'un commun accord en 1965, sans jamais divorcer26,27. Ochs commence à prendre de la drogue pour tenir le coup en concert. Cela fait des années qu'il prend du Valium pour contrôler ses nerfs, et il consomme également beaucoup d'alcool66. Le pianiste Lincoln Mayorga (en), qui l'accompagne tout au long de sa période A&M, se souvient : « Il traitait vraiment mal son corps pendant cette tournée. Il buvait beaucoup de vin et il prenait des amphets. Le vin le tirait dans un sens et les amphets le tiraient dans l'autre, et il était complètement en vrac. Il y avait tellement de médocs qui traînaient, tellement de cachets. Je n'avais jamais rien vu de tel67. » Si Ochs s'efforce par la suite de réduire sa consommation de drogue, il continue à boire jusqu'à sa mort68. Découragé par son manque de succès auprès du grand public, Ochs souffre du syndrome de la page blanche : Greatest Hits sera son dernier album de nouvelles chansons69. Il s'enfonce dans la dépression et l'alcoolisme68. Comme le résume son biographe Michael Schumacher, « on s'était fait casser la tête à Chicago ; on avait vu des étudiants mitraillés à Kent State ; on avait eu des gens poignardés à mort au concert des Rolling Stones à Altamont en quoi pouvait-on encore croire ? Malheureusement pour Phil Ochs, il n'avait pas de réponse à cette question. Il a perdu la foi70. » Malgré ses problèmes personnels, Ochs participe au concert de bienfaisance donné au Pacific Coliseum de Vancouver le 16 octobre 1970 pour la création de l'organisation Greenpeace. L'album Amchitka, paru en 2009, inclut sa participation aux côtés de celles de Joni Mitchell et de James Taylor71. En août 1971, Phil Ochs se rend en voyage au Chili. Il se lie avec le chanteur Víctor Jara, soutien du président socialiste Salvador Allende. Ochs poursuit son voyage en Amérique du Sud, visitant l'Argentine en octobre, puis l'Uruguay. Après avoir chanté à une manifestation en Uruguay, il est arrêté avec son compagnon de route David Ifshin. Ils ne sont relâchés que pour être arrêtés à nouveau à la descente de l'avion qui les ramène en Argentine. Ils sont envoyés en Bolivie, puis au Pérou. Craignant d'être à nouveau arrêté, Ochs rentre aux États-Unis quelques jours plus tard72.

    De 1956 à 1958, Ochs étudie à l'Académie militaire de Staunton (en), en Virginie. Après avoir obtenu son diplôme, il rentre à Columbus et s'inscrit à l'université d'État de l'Ohio12. Insatisfait, il arrête ses études au bout d'un semestre et se rend en Floride. À Miami, il passe deux semaines en prison pour vagabondage, un incident auquel il attribue par la suite la naissance de sa vocation : Ochs retourne à l'université de l'Ohio pour étudier le journalisme. Il commence à s'intéresser à la politique, tout particulièrement à la révolution cubaine de 1959. Il fait la connaissance de Jim Glover (en), un étudiant passionné de musique folk qui lui fait découvrir Pete Seeger, Woody Guthrie et les Weavers. Glover lui apprend également à jouer de la guitare, et les deux amis débattent continuellement de questions politiques10. Ochs commence à écrire des articles polémiques pour le journal du campus, The Lantern. Lorsque ses articles les plus radicaux sont refusés, il lance son propre journal, The Word. Ses passions pour la politique et pour la musique se mélangent bientôt à travers l'écriture de ses premières chansons engagées. Il forme un duo avec Glover, nommé « The Singing Socialists14 », puis « The Sundowners », mais ils se séparent avant de donner le moindre concert professionnel, Glover partant pour New York pour s'y faire chanteur folk15. Pendant ce temps, la famille d'Ochs a déménagé à Cleveland, et le jeune homme commence à se produire dans un club de folk local, le Farragher's Back Room. Il assure la première partie de plusieurs artistes durant l'été 1961, parmi lesquels les Smothers Brothers16. C'est également durant cet été qu'il fait la connaissance du chanteur folk Bob Gibson, qui constitue « l'influence déterminante entre toutes » sur l'écriture d'Ochs selon Dave Van Ronk17. Le jeune homme poursuit ses études à l'université de l'Ohio, mais il est amèrement déçu de ne pas être nommé rédacteur en chef du journal du campus, et abandonne ses études pendant son dernier semestre. Il part pour New York sans diplôme, sur les traces de son ami Jim Glover : lui aussi veut devenir chanteur folk18.

    À l'été 1963, Phil Ochs a acquis une notoriété suffisante dans les cercles folk pour figurer au programme du festival de folk de Newport aux côtés de Peter, Paul and Mary, Joan Baez, Bob Dylan et Tom Paxton. Il y interprète Too Many Martyrs, une chanson sur le meurtre de Medgar Evers écrite avec Bob Gibson, Talking Birmingham Jam et Power and the Glory, un hymne patriotique à la Woody Guthrie applaudi par la foule28. L'année suivante, il est acclamé lors de sa deuxième participation au festival29. En revanche, il n'est pas invité lors de l'édition 1965, durant laquelle Bob Dylan fait scandale en interprétant Maggie's Farm avec une guitare électrique. Dylan s'attire les foudres des puristes du folk, mais Ochs trouve sa démarche amusante et admire le courage qu'elle a nécessité ; il le défend dans une lettre publiée par The Village Voice30. Une rivalité bon enfant oppose les deux artistes. En une occasion, Dylan dit d'Ochs : « Je ne peux tout simplement pas suivre Phil. Il n'arrête pas de s'améliorer encore et encore et encore31 ». Une autre fois, lorsque Ochs critique une de ses chansons, Dylan le jette hors de sa limousine en lui disant : « T'es pas un chanteur folk, t'es un journaliste32. » Au cours de l'année 1963, Ochs se produit au Carnegie Hall et au Town Hall de New York dans le cadre de hootenannies33. C'est en 1966 qu'il monte pour la première fois seul sur la scène du Carnegie Hall34. Durant cette période, il écrit de nombreux articles, ainsi que des chansons, pour le magazine Broadside (en), une publication très influente dans le milieu folk35. Sa capacité d'écriture est alors très importante : plusieurs chansons écrites à ce moment-là restent dans les cartons et ne voient le jour que plusieurs années plus tard36.

    Phil Ochs enregistre ses trois premiers albums pour la maison de disques Elektra Records : All the News That's Fit to Sing sort en avril 1964, I Ain't Marching Anymore en février 1965 et Phil Ochs in Concert en mars 196637. Ces trois disques, où Ochs n'est accompagné que de sa guitare acoustique, comprennent aussi bien des chansons d'actualité comme Too Many Martyrs, I Ain't Marching Anymore ou Draft Dodger Rag, que des interprétations d'anciens poèmes comme The Highwayman d'Alfred Noyes ou The Bells d'Edgar Allan Poe. Phil Ochs in Concert comprend également plusieurs chansons plus personnelles et introspectives, comme Changes ou When I'm Gone38,39. Les critiques considèrent que l'artiste s'améliore d'album en album et le public semble partager ce point de vue, car chacun d'eux se vend mieux que son prédécesseur40. Ayant engagé son frère Michael comme imprésario, Phil Ochs déménage en Californie en 1967 et abandonne Elektra au profit d'A&M Records41. Il enregistre quatre albums pour ce label : Pleasures of the Harbor sort en octobre 1967, Tape from California en juillet 1968, Rehearsals for Retirement en mai 1969 et Greatest Hits (qui, malgré son titre, ne comprend que des nouvelles chansons) en février 197042. L'artiste délaisse la production minimale de sa période Elektra au profit d'un son plus travaillé : Ochs s'essaie même à des arrangements orchestraux de type « folk baroque43 ». Son objectif est de découvrir un mélange de folk et de pop qui lui permette de décrocher un tube44.

    Dans sa critique de Pleasures of the Harbor parue dans le magazine Esquire en mai 1968, Robert Christgau exprime son déplaisir vis-à-vis de cette évolution musicale. Décrivant Ochs comme « un gentil garçon », il déplore néanmoins que « l'étendue de sa voix ne dépasse pas une demi-octave [et que] son jeu de guitare ne serait guère pire s'il avait les doigts palmés ». Selon lui, « Pleasures of the Harbour incarne la décadence qui infecte la pop depuis Sgt. Pepper45. » Ochs reprend avec humour le commentaire de Christgau sur ses doigts palmés dans son recueil de chansons The War Is Over (1968), dans une rubrique intitulée « Des critiques enthousiastes », à côté d'une photo où il pose dans une poubelle. Derrière cette façade bravache, il est très déçu que sa musique ne reçoive pas l'accueil qu'il escomptait46.

    Ochs participe à la création du Youth International Party avec Jerry Rubin, Abbie Hoffman, Stew Albert (en) et Paul Krassner54. Il soutient pourtant la candidature d'Eugene McCarthy, jugé trop tiède par les Yippies, à l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de 196855. Malgré les risques, il se rend à Chicago au moment de la convention nationale démocrate pour soutenir McCarthy et participer aux manifestations contre la guerre. Il se produit à Lincoln Park, à Grant Park et au Chicago Coliseum, et a l'occasion d'être témoin de la répression violente des manifestations par la police de Chicago ; il est brièvement arrêté56. Entre les assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy, les émeutes de Chicago et l'élection du républicain Richard Nixon, l'année 1968 laisse Ochs profondément désillusionné57. Son désespoir est visible sur la pochette de son album suivant, Rehearsals for Retirement. On y voit une pierre tombale portant l'inscription suivante58 : La même année, John Lennon invite Ochs à participer au concert de bienfaisance organisé à l'université du Michigan pour la libération du poète John Sinclair, qui se déroule le 10 décembre 1971 à Ann Arbor, dans le Michigan. Il s'y produit aux côtés de Stevie Wonder, Allen Ginsberg, David Peel et Abbie Hoffman, entre autres. La manifestation culmine avec la première apparition sur scène aux États-Unis de John Lennon depuis la séparation des Beatles73. Malgré la désillusion de 1968, Ochs continue à soutenir les candidats à la présidence opposés à la guerre du Viêt Nam. Il apporte ainsi son soutien au démocrate George McGovern lors de l'élection présidentielle de 1972, qui voit une victoire écrasante du président sortant, le républicain Richard Nixon74.

    Après les émeutes de Chicago et le procès des Sept, Phil Ochs change de direction. Les événements de 1968 l'ont convaincu que les chansons d'actualité et les coups d'éclat des Yippies ne touchent pas l'Américain moyen. Il estime qu'un meilleur moyen de communiquer avec le public serait de jouer le genre de musique que lui-même aimait quand il était adolescent60. Il se tourne donc vers la musique country et les pionniers du rock 'n' roll61. Voulant devenir « moitié Elvis Presley et moitié Che Guevara62 », il se fait faire un costume en lamé or par Nudie Cohn (en), le tailleur d'Elvis63.

    Ochs poursuit ses voyages : il visite l'Australie et la Nouvelle-Zélande en 197275, puis l'Afrique en 1973, séjournant en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie, au Malawi et en Afrique du Sud. Un soir, à Dar es Salam, il est agressé et étranglé par des voleurs à la tire. Il échappe à la mort, mais ses cordes vocales sont sévèrement endommagées : il perd les trois notes les plus hautes de sa tessiture76. Cet incident a également des conséquences néfastes sur sa santé mentale : il commence à souffrir de paranoïa et croit avoir été attaqué par des agents du gouvernement américain, voire par la CIA77.

    Durant cette période, Ochs n'écrit qu'une poignée de nouvelles chansons. En 1972, il écrit sur commande la chanson de générique du film Kansas City Bomber. En fin de compte, sa chanson ne figure pas dans la bande originale du film, mais A&M la sort tout de même en 45 tours78. L'année suivante, il enregistre au Kenya un autre single, Bwatue / Niko Mchumba Ngombe, composé de chansons avec des paroles en lingala et en swahili écrites avec deux musiciens kényans77. Son dernier single, en 1974, comprend deux nouvelles versions d'anciennes chansons : Power and the Glory, ré-enregistrée avec des arrangements inspirés de la reprise d'Anita Bryant, et en face B une mise à jour de Here's to the State of Mississippi rebaptisée Here's to the State of Richard Nixon79,80.

    La guerre du Viêt Nam s'achève le 30 avril 1975 avec la chute de Saïgon. Ochs organise une troisième et dernière manifestation The War Is Over à Central Park le 11 mai. Plus de 100 000 personnes viennent assister aux performances de Phil Ochs, Harry Belafonte, Odetta et Pete Seeger, entre autres. Ochs interprète There but for Fortune en duo avec Joan Baez, puis conclut le concert avec sa chanson The War Is Over : cette fois-ci, la guerre est bel et bien finie83.

    L'alcoolisme d'Ochs s'aggrave et son comportement devient de plus en plus erratique. Ses divagations sur le FBI et la CIA effraient ses amis84. Courant 1975, souffrant de trouble dissociatif de l'identité, il commence à se faire appeler John Butler Train et prétend avoir assassiné Phil Ochs. Violent et erratique, il est convaincu qu'on cherche à le tuer et porte en permanence une arme sur lui, marteau, couteau ou tuyau en plomb85. Son frère Michael tente de le faire interner dans un hôpital psychiatrique et ses amis cherchent à le convaincre de chercher de l'aide. Ne pouvant régler son loyer, il commence à vivre dans la rue86. Le personnage de John Train disparaît au bout de quelques mois, mais Ochs tient un discours suicidaire qui inquiète ses proches. Ils espèrent qu'il s'agit d'une phase passagère, mais le chanteur est déterminé, comme l'explique un de ses biographes : En janvier 1976, Ochs s'installe chez sa sœur Sonny à Far Rockaway, dans le Queens. Il est alors complètement léthargique : ses activités se limitent à regarder la télévision et jouer aux cartes avec ses neveux. Il voit un psychiatre, qui lui diagnostique un trouble bipolaire et lui prescrit des médicaments. Il ment à sa sœur en lui affirmant prendre ces médicaments88. Il se pend chez elle le 9 avril 1976, à l'âge de 35 ans89.

    La députée Bella Abzug lui rend hommage au Congrès quelques jours plus tard90. Le journaliste Robert Christgau, qui s'était montré si critique à l'égard de Pleasures of the Harbor en 1967, dresse de l'artiste un portrait affectueux dans sa nécrologie pour The Village Voice91. En accord avec son souhait de reposer en Écosse, ses cendres sont dispersées du haut d'une tour du château d'Édimbourg par son ami Andy Wickham92. Les chansons de Phil Ochs continuent à influencer des chanteurs et des fans dans le monde entier. Des sites Web, des articles et des livres lui sont consacrés, et de nombreuses compilations ont été publiées après sa mort, dont certaines sont entièrement composées d'enregistrements inédits. Depuis 1983, sa sœur Sonny organise les « Phil Ochs Song Nights », des soirées durant lesquelles des musiciens de divers horizons interprètent les chansons de Phil Ochs93. En septembre 2014, Meegan Ochs, la fille du chanteur, fait don des archives de son père (paroles de chansons, carnets de notes, coupures de presse, photos) au Woody Guthrie Center (en) de Tulsa, dans l'Oklahoma94. Plusieurs albums rendent entièrement hommage à Phil Ochs. En 1998, le label Sliced Bread Records publie un album de 28 reprises intitulé What's That I Hear?: The Songs of Phil Ochs. Le livret de l'album indique que les bénéfices des ventes sont reversés à la fondation de l'Union américaine pour les libertés civiles de Californie du Sud et au magazine Sing Out!. Un album de reprises plus expérimental, Poison Ochs: A Tribute to Phil Ochs, paraît sur le label indépendant Wood Records en 200396. Le groupe américain Kind of Like Spitting (en) publie en 2005 un album de reprises d'Ochs intitulé Learn: The Songs of Phil Ochs, et en 2011 sort Get Your Phil, album de reprises d'un autre groupe américain, Disappear Fear (en).

    Le documentaire Phil Ochs: There but for Fortune (en), réalisé par Kenneth Bowser, est projeté en avant-première au festival du film de Woodstock (en) de 2010102,103. Il sort dans les salles américaines et canadiennes le 5 janvier 2011104. Ce documentaire contient de nombreux documents d'archive sur Ochs et les événements des années 1960, ainsi que des entretiens avec des amis, des membres de sa famille et des collègues105,106. Il est diffusé dans le premier épisode de la saison 2012 de la série documentaire de PBS American Masters107.

  10. Fragile (Sting song) - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Fragile_(Sting_song)

    "Fragile" is a song written and performed by English musician Sting from his second studio album ...Nothing Like the Sun. Released as a single the following year, it placed to number 70 on the UK Singles Chart.

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