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  1. Tchéquie — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/République_tchèque

    La Tchéquie, en forme longue la République tchèque [4] (en tchèque : Česko [ˈ t͡ʃ ɛ s k ɔ] Écouter et Česká republika [ˈ t͡ʃ ɛ s k a ː ˈ r ɛ p u b l ɪ k a] Écouter), est un pays d'Europe centrale sans accès à la mer, entouré par la Pologne au nord-est, l’Allemagne au nord-ouest et à l’ouest, l’Autriche au sud et la Slovaquie à l'est-sud-est.

  2. Portail:Tchéquie — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Portail:République_tchèque
    • Origines
    • Activités
    • Définitions

    Le Sokol est un mouvement gymnique nationaliste tchèque fondé le 16 février 1862 par Miroslav Tyrš et Jindřich Fügner. Influencé par la Grèce antique et le Turnverein allemand, ce mouvement mêlant activités sportives et culturelles avec le patriotisme est indissociable de la renaissance nationale tchèque de la fin du XIXe siècle et, plus généralement, de la montée du sentiment national slave. Il est étroitement lié à la fondation de lÉtat tchécoslovaque et à ses destinées.

    Focalisé à lorigine sur la pratique sportive, le Sokol se développe rapidement et étend ses activités au domaine culturel : bibliothèques, revues ou conférences. Les slety (rassemblements sportifs de masse) réunissant jusquà 500 000 participants, les journaux ou les bibliothèques du Sokol jouèrent un rôle majeur pour forger et diffuser lidentité nationale tchèque sous lEmpire austro-hongrois. Le mouvement se répand dans tout le pays et essaime à travers le monde, particulièrement dans les pays slaves mais également en France, où le premier sokol voit le jour en 1892 à Paris, en Espagne et en Amérique du Nord, où le premier sokol est créé la même année à Chicago, plus grande communauté tchèque des États-Unis.

    Selon lAssociation tchèque des Sokols en 1912, le mouvement sokol est une « organisation nationale qui cultive la gymnastique () pour donner au peuple des fils sains et forts, unissant léducation physique à léducation morale, par une culture systématique de la beauté, de la morale et de la bravoure, pénétrée par lesprit national et démocratique ».

  3. Tchéquie — Wikipedia

    nrm.wikipedia.org/wiki/Tchéquie

    La Tchéquie (Česko) ou Républyique Tchèque (Républlique tchèque, Česká republika) est un pays en Ûrope. Ch'est iun des membres dé l'Unnion Ûropéenne. Géographie. La Républyique Tchèque est composée d'la Bohême (dans l'Vouêt), la Moravie (dans l'Êst) et un bétchet d'la Silésie (dans l'Nord).

  4. Tchéquie - Wiktionary

    en.wiktionary.org/wiki/Tchéquie

    French: ·Czechia; the Czech Republic ... Definition from Wiktionary, the free dictionary

  5. Histoire de la Tchéquie — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_République...
    • Introduction
    • Préhistoire
    • Terminologie
    • Origines
    • Conséquences
    • Contexte historique
    • Fonctionnement
    • Historiographie
    • Religion
    • Culture
    • Évolution
    • Situation actuelle
    • Économie
    • Politique
    • Résultats

    Cet article sur l'histoire de la République tchèque vise à couvrir l'histoire du territoire appartenant aujourd'hui à la République tchèque, mais qui a existé autrefois, dans des frontières qui sont à peu près celles du pays actuel, sous d'autres noms : Bohême, royaume de Bohême, Pays de la couronne tchèque, Bohême-Moravie ou République fédérale tchèque.

    Le territoire de l'actuelle République tchèque est habité par des humains depuis la Préhistoire : des objets datant de l'âge de pierre ont été trouvés lors de fouilles. La Venus de Dolní Věstonice découverte en 1925 est la plus ancienne pièce de céramique connue à ce jour.

    Ce que les Européens de l'Ouest en général appellent « grandes invasions » et les francophones en particulier « invasions barbares », est nommé stěhování národů ou Völkerwanderung soit « migration des peuples » dans les manuels d'histoire tchèques et d'Europe centrale.

    Les Slaves arrivent dans la région actuelle de la Tchéquie au Ve siècle. Des sources mentionnent une union des tribus slaves entre 623 et 659 sous la direction du marchand franc Samo de Bohême. À la fin du VIIIe siècle se constitue la principauté slave de Grande-Moravie qui marque le départ de l'histoire slovaque, sorabe et tchèque avec l'arrivée des moines missionnaires byzantins Cyrille et Méthode qui évangélisent la région et donnent aux peuples slaves l'alphabet glagolitique.

    La Grande-Moravie est envahie en 907 par les Hongrois, mais les Tchèques restant autonomes, cela marquera pour le millénaire à venir le destin séparé des nations tchèque et slovaque, cette dernière restant sous le joug hongrois, tandis que les Tchèques passent progressivement sous la domination allemande après une période d'autonomie. La défenestration par des nobles tchèques, le 23 mai 1618, des gouverneurs impériaux Wilhelm Slavata, Jaroslav Martinic et de leur servant, Fabricius, (ils s'en tireront tous indemnes, un tas de fumier amortissant leurs chutes) marque le début de la guerre de Trente Ans. Le 26 août 1619, la diète des États tchèques élit comme roi le Prince-électeur Frédéric V du Palatinat (Frédéric II de Bohême) au lieu de Ferdinand II désigné par Matthias comme son héritier. Les armées de la Ligue catholique, levées par Ferdinand II s'opposent le 8 novembre 1620 a celles de Frédéric V au lieu-dit la Montagne Blanche. La défaite des armées tchèques et protestantes marque la mise sous tutelle définitive du royaume de Bohême aux Habsbourg. La noblesse tchèque (largement protestante) est décimée, ses propriétés réparties entre les généraux vainqueurs (Bucquoy, Tilly, Wallenstein). Certains préferent l'exil, comme Jan Amos Komenský, l'une des grandes figures de l'Église protestante tchèque (dite fraternelle). Le système rigide de la Sainte-Alliance, refusant toute réforme, ignorant les demandes de libéralisation et de démocratisation de la société, fit éclater des révolutions dans toute l'Europe. Au cours de l'année 1848 se soulevèrent Paris, Prague, Vienne et toute la Hongrie. Le Parlement de Francfort réclama l'unification de l'Allemagne ; Palerme, Naples et Milan celle de l'Italie ; les roumains transylvains, moldaves et valaques celle de la Roumanie. Le Parlement de Francfort avait à décider entre deux conceptions d'unification : une « petite Allemagne » sans les États des Habsbourg, ou une « grande Allemagne » les incluant, et cela concernait également les intérêts de la nation tchèque. Au mois de mars 1848, le chancelier Metternich dut démissionner. Un mois plus tard était proclamée la première Constitution autrichienne, la « Constitution d'avril ». Face aux révolutionnaires, la monarchie fut sauvée par l'armée et ses généraux Radecký en Italie, Windischgrätz à Prague, Jelačič en Hongrie. Le parlement, qui devait discuter de la libéralisation dans les pays tchèques, se réunit à Vienne puis, du fait de la révolution, se déplaça en Moravie, à Kroměříž. Les députés représentants les nations slaves faisaient face aux exigences des libéraux allemands qui demandaient l'intégration de l'Autriche dans l'Allemagne suivant l'idée d'une « Grande Allemagne ». Les députés tchèques František Palacký et František Ladislav Rieger défendirent la politique de l'austroslavisme, d'une Autriche forte et indépendante, fédéralisée et organisée sur la base de l'égalité de ses nations. Dans le projet pangermaniste de l'intégration de l'Autriche dans une « Grande Allemagne » unifiée, ils craignaient la dissolution de la nation tchèque dans une « mer allemande ». L'Autriche s'efforçait toujours de mettre en œuvre l'idée d'une unification allemande, ce qui conduisit à une rivalité avec la Prusse, puis, logiquement, à la guerre. La bataille de Sadowa, près de Hradec Králové en 1866 fut remportée par la Prusse. En dehors des retombées internationales, comme le retrait de l'Autriche d'Italie et d'Allemagne, la guerre perdue eut de graves conséquences en politique intérieure. Il en résulta compromis austro-hongrois, qui était en fait une entente entre l'Empereur et la noblesse hongroise. L'empire fut divisé en deux parties : la Cisleithanie autrichienne et la Transleithanie hongroise, deux parties où le pouvoir décisionnel revenait respectivement aux Allemands d'une part et aux Hongrois d'autre part, à l'exclusion des autres peuples de l'Empire. Les deux parties étaient liées par la personne du souverain ainsi que par le domaine commun des affaires militaires, internationales et financières.

    Au Xe siècle, l'État tchèque se constitue sous la dynastie des Przemysl. C'est aussi l'époque des premiers textes écrits. Le premier Przemysl historiquement prouvé est Borivoj (lire « Borjivoï ») qui régna sur un petit territoire situé vers l'aval de la Vltava. En Moravie, avec sa femme Ludmila, il adopte la forme catholique du christianisme qu'il entreprend de diffuser dans le pays dès son retour en Bohême. Il construit des édifices religieux importants comme l'église de Levy Hradec. Grâce au catholicisme, le royaume fut admis parmi les états féodaux ouest-européens. Les moines et les prêtres, qui savaient lire et écrire, apportèrent les premiers livres (en latin). D'importantes églises furent construites, avec des ateliers d'écriture, enluminure et reliure où l'on fabriquait les livres à la main. Les moines copistes et les écrivains publics commencent à recopier les textes avec des plumes d'oie sur des supports en parchemin. Les livres étaient remplis d'illustrations superbes et ont souvent servi à répandre la culture religieuse ou laïque. Les vies des saints et les chroniques témoignant des évènements importants ou des actions remarquables des gouvernants de l'époque se multiplient. En 924, le prince Venceslas de Bohême prend le pouvoir avant d'être assassiné en 935 par son frère Boleslav et d'être béatifié. Depuis, Saint Venceslas est le patron de la Bohême. La ville de Prague devient le centre du pouvoir et un évêché y est instauré en 973. En 1085, le prince Vratislav II Przemysl est élevé au rang de roi de Bohême, la couronne tchèque ne devient héréditaire qu'avec Vladislav II Przemysl en 1158. L'urbanisation du royaume commence avec la fondation de villes comme Brno, Znojmo ou Poděbrady. Avec l'assassinat du roi Venceslas III Przemysl en 1306, la dynastie prend fin. Le Royaume de Bohême fait alors partie du Saint-Empire romain germanique et le roi de Bohême est l'un des sept Princes-Électeurs. En 1310, Élisabeth de Bohême, fille du roi Venceslas II, et héritière du trône de Bohême, épouse Jean de Luxembourg. Leur fils Charles devient roi de Bohême en 1346 et empereur du Saint-Empire romain germanique en 1355, date qui marque le début dun âge d'or en Bohême. LUniversité de Prague (Universitas Pragensis en latin), la première université dEurope centrale fut fondée en 1348. Prague devient la capitale du Saint-Empire et Charles IV entreprend de l'embellir : le pont Charles, en pierre, remplace un pont de bois entre Malá Strana et la Vieille-Ville de Prague, la Nouvelle-Ville double la superficie de la ville, le Château de Prague se couvre de nouveaux édifices avec, entre autres, la cathédrale Saint-Guy en faisant appel à l'architecte Mathieu dArras. Au sud de Prague, Charles fait édifier le château-fort de Karlštejn, bijou de l'architecture fortifiée gothique. Avec ses 40 000 habitants, Prague est alors l'une des villes européennes les plus importantes. À la mort de Charles IV en 1378, son fils Venceslas IV devient roi de Bohême et empereur des Romains. C'est à cette époque, marquée en Europe par la papauté d'Avignon et l'anarchie régnant dans le Saint Empire, que commence l'histoire du mouvement hussite. À Prague, Conrad Waldhauser prêche en faveur d'une réforme de l'Église et contre ses excès. Jan Hus, le recteur de l'université Charles suit son exemple. Ses prêches qui préfigurent les thèses protestantes de Martin Luther et Jean Calvin provoquent l'ire de la hiérarchie catholique mais rencontrent un large écho dans le public. Jan Hus est convoqué en 1414 au concile de Constance, il s'y rend avec l'intention de défendre ses thèses mais sera condamné comme hérétique et à être brûlé vif. La révolution hussite est en route, ce qui va provoquer une guerre fratricide et quinze années de malheurs dans une Bohême fanatisée entre les Hussites, partisans des thèses de Jan Hus, et les Catholiques. Elle donne lieu à la première défenestration de Prague. Le concile de Bâle met un terme aux guerres hussites, et garantit une certaine tolérance doctrinale à l'aile modérée du mouvement hussite (ce qui a entraîné la guerre avec les Taborites) qui se convertiront au protestantisme au moment de la Réforme. En 1458, le gouverneur Georges de Podiebrady est élu par la diète roi de Bohême, à la suite du décès de Ladislas Ier de Bohême. À sa mort, la couronne passe à la dynastie lituano-polonaise des Jagellon puis en 1526 à celle des Habsbourg. Sous le règne de Rodolphe II, Prague redevient un centre culturel de premier plan mais à sa mort, les tensions entre les communautés catholique et protestante escaladent et explosent au moment où la diète des États tchèques s'oppose au roi Matthias Ier qui a succédé à son frère. La Bohême, à 90 % protestante, est alors massivement convertie (souvent de force) au catholicisme dans le mouvement de la Contre-Réforme, lequel aura pour conséquence de parsemer Prague d'églises baroques et la campagne tchèque, de monastères. Dans la mémoire collective tchèque, cette époque est appelée \\"la période des ténèbres\\". Après une longue période de domination autrichienne, l'ethnie tchèque n'existait plus qu'au travers de la subsistance de la langue et de la culture tchèques à la campagne, tandis que l'élite tchèque était en grande partie devenue une élite autrichienne (à l'exemple, entre des milliers d'autres, de Josef Václav Radecký ou d'Ottokar Czernin). En parallèle à la Contre-Réforme catholique, une germanisation de la société a lieu. En réaction, à partir de la Révolution française et surtout à partir du Printemps des Révolutions de 1848, une renaissance culturelle tchèque prend forme. Sous l'influence, entre autres, de František Palacký, la langue tchèque est purifiée des germanismes qu'elle avait spontanément adopté tout au long de la coexistence avec la minorité allemande. Le 2 décembre 1848, après que la grande vague révolutionnaire se fut un peu calmée, Ferdinand Ier, surnommé « le Bon » par les Tchèques, abdiqua. François Josef Ier, son neveu, qui ne portait pas l'espoir des promesses de la période révolutionnaire désormais qualifiées d'« irréalisables », monta sur le trône à la place de son oncle considéré comme « faible d'esprit ». Le nouveau souverain chargea l'armée de disperser le parlement réuni à Kroměříž où il rédigeait une constitution. En décembre 1851, par décision de l'empereur, la constitution fut suspendue. De la révolution de 1848, il ne resta plus que l'égalité devant la loi, l'abolition du servage, la liberté religieuse et, dans une certaine mesure, la décentralisation locale. Les années 1850 ont été marquées par l'absolutisme de Bach, d'après le nom du principal représentant du gouvernement, le ministre Alexander von Bach. L'époque fut caractérisée par une limitation des droits politiques, la centralisation du système administratif et le favoritisme vis-à-vis de l'Église catholique à la suite de l'accord avec le Vatican en 1855. D'un autre côté, l'État s'efforçait de soutenir le développement industriel et commercial. Le régime fut obligé de procéder à des réformes en raison de la débâcle en Italie du Nord. Il avait échoué parce qu'il n'était pas suffisamment fort pour empêcher l'unification progressive de l'Italie. Les défaites de Magenta et de Solferino ainsi que l'état catastrophique des finances forcèrent les représentants du pouvoir à appeler les représentants de la bourgeoisie à prendre part aux décisions. L'Autriche absolutiste se transforma définitivement en monarchie constitutionnelle. Mais la constitution de février fut de nouveau déclarée par octroi. Comme les deux précédentes, elle ne fut pas approuvée par les députés élus. Elle apporta toutefois un certain renouveau dans la vie politique en Autriche. Le Conseil d'empire ainsi créé comprenait deux chambres : celle de l'aristocratie et la Chambre des députés. Les nations de la monarchie obtinrent la possibilité de défendre leurs intérêts. Le Programme national tchèque entendait obtenir l'égalité nationale, des droits civiques et une large décentralisation. En Bohême, le nombre d'associations passe de 466 à 4 476 entre 1856 et 18761. En 1862, le Sokol voit le jour. C'est une période d'intense compétition tant industrielle que culturelle entre les citoyens de culture tchèque et les ceux de culture allemande. Ces derniers construisent le Neuer Deutscher Theater (aujourd'hui Opéra d'État) pour damer le pion aux efforts tchèques au Théâtre national (tchèque) ; quand le Musée national (tchèque) est érigé sur le haut de la place Venceslas, les Allemands en font de même. Dès lors que l'Empire est affaibli politiquement et défait militairement au sortir de la Première Guerre mondiale, les Tchèques sont prêts à prendre et leur revanche et leur indépendance : le 30 octobre 1918, le Conseil national tchèque annonce la création dun État tchécoslovaque indépendant. En 1919, le traité de Saint-Germain-en-Laye établit le dépeçage de l'Autriche-Hongrie et valide la création, en octobre 1918, de la Première République tchécoslovaque, sur une base nationale promue par le Tchèque Tomáš Masaryk et le Slovaque Milan Rastislav Štefánik. Les Tchèques et les Slovaques pris ensemble représentent 50 % de la population totale, aux côtés des Allemands (Sudètes), des Ukrainiens, des Polonais et des Hongrois (sans compter les minorités juives souvent germanophones et les Roms). En fait, aucune nation n'est réellement majoritaire sur « son » propre territoire et les premières années de la Tchécoslovaquie indépendante sont marquées par de fortes tensions nationalistes qui minent la vie politique. Hitler demande la rétrocession des Sudètes et obtient gain de cause lors des Accords de Munich : le 1er octobre 1938, les Sudètes sont occupés. Le 15 mars 1939, c'est toute la partie tchèque qui est occupée (la Propagande nazie appelle cela \\"Zerschlagung der Rest-Tschechei\\" = démantèlement du reste de la Tchécoslovaquie) et devient le protectorat de Bohême-Moravie alors que la République slovaque déclare son autonomie sous la houlette de Mgr Tiso et que l'extrémité orientale de la République est occupée par la Hongrie de l'amiral Horthy. La France n'est pas intervenue pour défendre le pays, malgré des accords de défense mutuels. C'est la fin d'une période qui, en dépit des incessants problèmes politiques (tensions nationalistes à l'intérieur, menace bolchévique aux marches orientales) et économiques (crise de 1929), est perçue comme un âge d'or par les Tchèques. En mai 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales (les Sudètes sont réintégrées) à l'exception de la partie ukrainienne (annexée en 1938 par la Hongrie) qui est absorbée par l'Union soviétique. Le président Edvard Beneš émet les décrets Beneš qui, en application de la conférence de Potsdam, expulsent du territoire tchécoslovaque les minorités allemandes et hongroises et confisquent leurs biens - en échange de quoi, l'État tchèque ne réclame pas de dommages de guerre à l'Allemagne vaincue. Ceci aura une incidence après la chute du régime communiste, le nouvel État démocratique décidant de restituer les biens confisqués en 1948 par les seuls communistes, considérant que (légaux ou non) les décrets Beneš ont été le fait d'un gouvernement démocratiquement élu et qu'il n'est pas nécessaire de les « réviser ». Cette décision sera contestée par les Allemands originaires des Sudètes, forts actifs politiquement en Bavière notamment, mais ne sera pas rouverte par l'Allemagne. En février 1948, les communistes prennent le pouvoir. Klement Gottwald institue sur le modèle stalinien un culte de la personnalité, personnalité non-dénuée de paranoïa comme son illustre mentor et instaure un régime de terreur sous la férule de la Sécurité d'État tchécoslovaque, comme l'atteste l'élimination des opposants démocrates comme Milada Horáková en 1950 ou les procès de Prague en 1952 qui visent l'élimination de communistes de la première heure comme Rudolf Slánský, secrétaire général du parti communiste tchécoslovaque. Clin dœil de l'histoire, Gottwald prend froid lors des funérailles de Joseph Staline et décède peu de temps après lui.

    Le principe slave de la répartition du pouvoir entre tous les membres de la famille régnante, la couronne revenant au plus âgé, tandis que les autres se partagent en apanage les terres de la Moravie, disparaît en 1198. Ladministration du territoire est confiée à des comtes (comes, župan) nommés par le roi et auxquels, à partir du XIIIe siècle, viennent sadjoindre des « officiers royaux » pour les seconder. Le pouvoir politique appartient non seulement au roi, mais aussi à la nation, cest-à-dire aux classes privilégiées qui sexpriment par la diète (Landstag), constituée de représentants des ordres (Stände) au nombre de quatre : Lordre des prélats (Prälatenstand) qui ne concerne que le haut clergé (larchevêque de Prague, les suffragants dOlomouc et de Litomerice, les abbés et les prieurs des collégiales) ; lordre des seigneurs (Herrenstand), formé dune vingtaine de grandes familles tchèques, allemandes ou étrangères liées à la dynastie et qui fondent leur puissance sur la grande propriété terrienne ; la petite noblesse composée de gentilshommes et de chevaliers (Ritterstand), gens de guerre à la tête de petits domaines ; lordre des villes sadministrant elles-mêmes. Jusquen 1618, ses ordres à lexclusion du Prälatenstand écarté lors des guerres hussites ont le privilège de lélection du roi et de la nomination des grands officiers. La diète se réunit chaque année au Hradčany (le plus ancien château de Prague) en novembre ou en décembre. Elle est présidée par des commissaires royaux et le souverain ny apparaît quexceptionnellement à partir du XIVe siècle. Elle règle les problèmes financiers (impôts), militaires (levées de troupes), économique (entretien des voies de communication) ou religieux.

    Le mouvement hussite (1402-1485) était aussi bien un mouvement nationaliste que religieux. En tant que mouvement religieux réformateur, il représente une concurrence à l'autorité de la papauté et une affirmation de l'autonomie nationale dans les affaires ecclésiastiques. En tant que mouvement nationaliste tchèque, il a des implications anti-allemandes et anti-impériales et peut donc être considéré comme l'une des manifestations du long conflit germano-tchèque. Enfin, le mouvement hussite est vu par beaucoup de Tchèques comme une partie du mouvement mondial de la Réforme.

    Les Tchèques doivent attendre les réformes de Joseph II pour bénéficier de l'édit de Tolérance religieuse. Une chaire en tchèque est alors créé à l'Université Charles.

    Les acteurs de la renaissance culturelle tchèque se sont appuyés sur la solidarité slave, l'austroslavisme et le panslavisme, ainsi que sur la mémoire historique, avec le rappel des grands moments de l'histoire du peuple tchèque. Progressivement, les exigences culturelles de la nation tchèque débouchèrent sur des exigences politiques : égalité des droits de la langue tchèque avec ceux de la langue allemande, reconnaissance institutionnelle et renforcement de l'unité des pays de la Couronne de Bohême, autonomie locale.

    La politique d'opposition passive prit fin en 1878, quand les partis politiques réalisèrent qu'en participant aux décisions, ils gagneraient davantage qu'en s'abstenant. La nouvelle approche, visant à obtenir des concessions de la part de l'Empire, fut appelée « politique des miettes » par František Ladislav Rieger qui voulait souligner la faiblesse des apports et des bénéfices de la politique participative des partis tchèques. Il s'agissait par exemple de la scission de l'Université de Prague en une Université Charles tchèque et une Université Ferdinand allemande, de l'émission de réglementations linguistiques qui permettaient d'utiliser la langue tchèque pour communiquer avec l'administration, etc. La représentation tchèque, à l'origine unie, se divisa en deux courants : les « Vieux-tchèques » plus conservateurs et les « Jeunes-tchèques » plus radicaux. La dernière tentative d'obtenir un « compromis austro-tchèque » sur le modèle du compromis austro-hongrois, lancée par les « Vieux-tchèques » en 1890, échoua du fait du refus catégorique des « Jeunes-tchèques » et du manque d'intérêt de la population.

    Au fil du temps, les relations entre les Tchèques et les Allemands se détériorèrent de plus en plus. Les Allemands représentaient environ un tiers de la population en Bohême et en Moravie. Dans certaines régions, tout particulièrement dans les régions frontalières, les Sudètes, ils formaient même une majorité homogène. Les Tchèques voulaient maintenir l'indivisibilité du pays et obtenir l'utilisation de la langue tchèque aussi bien dans les rapports de la population avec l'administration, mais aussi entre les administrations elles-mêmes. Les Allemands, en revanche, s'efforçaient de créer un territoire allemand autonome en Bohême et à diviser toute l'administration en institutions tchèque et allemande tout en gardant l'allemand comme langue officielle. Les conflits virent le jour en raison de l'incompatibilité des revendications des deux partis.

    L'armée et certaines structures économiques (dont la Legiobanka) se construisent à partir des anciennes légions tchécoslovaques.

    La minorité allemande n'est pas invitée à participer à l'élaboration de la constitution de la nouvelle république. Adoptée en 1920, celle-ci prône l'irrédentisme avec l'Allemagne.

    Les premières élections se déroulent le 18 avril 1920 et, jusquà l'annexion allemande de 1938-1939, les populations de la République tchécoslovaque seront invitées à participer aux différents scrutins en respectant le calendrier prévu par la Constitution.

  6. Tchéquie - Autres langues — Wikipedia

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    Tchéquie est disponible dans 260 autres langues. S'en retouornaer à la page : Tchéquie. Langues. Acèh; Afrikaans; Alemannisch; aragonés; armãneashti

  7. Culture de la Tchéquie — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Culture_de_la_Tchéquie

    La Tchéquie détient le record de la consommation de cannabis dans l'Union européenne en 2005 : selon le web du Courrier International (25 novembre 2005), 24 % de la population consomme régulièrement du cannabis. Sports, arts martiaux. Sport en Tchéquie, Sport en Tchéquie (rubriques) Sportifs tchèques

  8. Équipe de Tchéquie de football — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Équipe_de_Tchéquie_de...

    La Tchéquie et la Slovaquie, anciens membres de la Tchécoslovaquie, ont disputé dix rencontres [193], quatre amicales, la première le 8 mai 1995 à Bratislava, la rencontre se solde par un match nul [194], la dernière fois à Žilina le 31 mars 2015 pour un succès slovaque [195], et six officielles lors des éliminatoires des Coupe du ...

  9. Districts de la Tchéquie — Wikipédia

    fr.m.wikipedia.org/wiki/Districts_de_la_Tchéquie

    Les districts de la Tchéquie sont issus d'une division de la Tchécoslovaquie en 1960 (en tchèque : okres, au pluriel okresy).Cette nouvelle division n’a pas pris en compte les anciennes divisions traditionnelles et les liens locaux.

    Région (Kraj)
    District (Okres)
    Superficie (km2)
    Population (2002)
    Région de Karlovy Vary (Karlovarský kraj)
    933
    89 107
    Région de Karlovy Vary (Karlovarský kraj)
    1628
    121 886
    Région de Karlovy Vary (Karlovarský kraj)
    753
    93 227
    Bohême centrale (Středočeský kraj)
    1524
    93 220
  10. Religion en Tchéquie — Wikipédia

    fr.m.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Tchéquie

    L'article religion en Tchéquie prétend seulement présenter les pratiques religieuses, passées et présentes, actualisées (2020) des approximativement 11 000 000 de Tchèques (hors diasporas et immigrations récentes) de la récente République de Tchéquie, ou Tchéquie.