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  1. Louis de Funès — Wikipédia

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    Après presque vingt ans sur les planches ainsi que devant les caméras dans de nombreux seconds rôles, il impose son personnage de Français moyen impulsif, râleur, au franc-parler parfois dévastateur, aux verbigérations et mimiques parfois muettes. C'est dans les années 1950 qu'il se fait connaître tardivement du public avec La Traversée de Paris (1956), ses premiers rôles principaux et le triomphe au théâtre d'Oscar. Dans les deux décennies qui suivent, on le retrouve dans une suite de succès populaires, parmi lesquels : Pouic-Pouic (1963), Le Gendarme de Saint-Tropez (1964) et ses cinq suites, la trilogie Fantômas (1964), Le Corniaud (1965), La Grande Vadrouille et Le Grand Restaurant (1966), Oscar, Les Grandes Vacances et Le Petit Baigneur (1967), Hibernatus (1969), Jo et La Folie des grandeurs (1971), Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), L'Aile ou la Cuisse (1976), La Zizanie (1978) et La Soupe aux choux (1981). Il a également adapté quelques scénarios et coréalisé L'Avare avec Jean Girault en 1980. Les capacités du comédien à mimer et à faire des grimaces sont les principaux aspects de son humour. Beaucoup de ses mimiques et grands gestes sont très proches des gags de dessins animés, c'est le cas notamment dans Oscar, dans la fameuse scène de l'énorme crise de nerfs, quand par exemple il tire sur son nez comme si c'était un élastique et quand il le relâche il reçoit un coup en pleine figure, et on pourrait en citer bien d'autres de cette même séquence. Le mime est pour lui essentiel pour ponctuer ses mots : « Quand on décrit une forme de bouteille avec ses deux mains, expliquait-il en joignant le geste à la parole, la bouteille est là, on la voit. Elle flotte un instant dans lespace, même quand le geste est terminé. »82 Il joue aussi beaucoup sur la répétition dans une scène de ses gestes ou paroles. De plus, le ressort de son humour est aussi capté dans le caractère excessif des sentiments et émotions quil exprime, que ce soit la peur ou le désespoir feint ou réel de son personnage. Il excelle en particulier dans lexpression de la colère : grognements, bruits de la bouche, gifles répétitives sur les autres personnages, grands gestes, etc. Ses rôles se prêtaient volontiers à ce jeu : ses personnages sont souvent hypocrites, antipathiques, sans être, la plupart du temps, méchants ou incapables de rédemption. De Funès disait que rien ne le faisait plus rire, dans la vie courante, quune personne en engueulant une autre, sans que cette dernière puisse répliquer. Il évitait les ressorts sentimentaux. Ainsi il n'a donné que trois baisers de cinéma de toute sa carrière : le premier dans le film le Dortoir des grandes dHenri Decoin où il embrasse l'actrice Line Noro sur la bouche83,n 10 ; le deuxième dans Comme un cheveu sur la soupe dans la scène finale où il demande à Noëlle Adam qui l'a embrassé sur la joue de l'embrasser sur la bouche ; enfin dans La Zizanie, où de Funès et Annie Girardot se font un bref baiser. Sa petite taille (1,64 m)85 contrastait avec celle de ses partenaires plus grands (par exemple Bourvil avec 1,70 m, dans la moyenne nationale, et Yves Montand qui s'approchait des 1,85 m) et ajoutait un autre élément comique au personnage. Même sil na pas souvent eu loccasion dy recourir dans les nombreux films auxquels il a participé, de Funès portait volontiers des déguisements pour accentuer, parfois jusquà l'outrance, les situations comiques dans lesquelles il faisait évoluer ses personnages86.

    Outre la France, les films de Louis de Funès ont connu un grand succès dans divers pays européens, et notamment en Russie, du temps de l'URSS. Sa popularité ne s'étendra que très peu dans le monde anglo-saxon, à l'exception du succès outre-Atlantique de Rabbi Jacob, nommé pour un Golden Globe en 1975. Le souvenir de l'acteur est entretenu par deux musées : le musée Louis-de-Funès à Saint-Raphaël et le musée de la gendarmerie et du cinéma, dans l'ancienne gendarmerie de Saint-Tropez.

    Louis de Funès est issu d'une famille ruinée de la noblesse castillane2 du côté de son père, Carlos Luis de Funes de Galarza (Séville, 1871 Malaga, 19 mai 19343). Sa mère Leonor Soto Reguera (Ortigueira, 21 janvier 1878 Montmorency, 25 octobre 1957n 2) est de famille bourgeoise, son propre père étant un grand avocat de Madrid. Les deux amoureux arrivent en France dEspagne en 1904 après que Carlos a enlevé Leonor, dont les parents s'opposaient tout d'abord à leur union (ils accepteront plus tard de la doter confortablement4). Louis est leur troisième enfant, les deux aînés étant Marie (Maria Teolinda Leonor Margarita, Courbevoie, 20 juillet 1907 Paris, 28 octobre 1993), mariée en secondes noces avec le réalisateur François Gir, et Charles (Carlos Teolindo Javier, Courbevoie, 12 septembre 1908 Rethel, 20 mai 1940), soldat au 152e régiment d'infanterie, mort pour la France « fauché par une mitrailleuse allemande3 ». Le 27 avril 1936, Louis de Funès épouse à Saint-Étienne sa première femme, Germaine Carroyer (1915-2011)n 8. Un enfant, Daniel (1937-2017), naît de cette union64. Le couple se sépare en août 1939, après trois ans de mariage, mais le divorce nest prononcé que le 13 novembre 194265.

    Le père, Carlos, personnage un peu fantasquen 3, ne peut plus exercer sa profession davocat depuis son installation en France et simprovise alors diamantaire. Mais au début des années 1930, il fait croire à son suicide et part au Venezuela, « dans l'espoir de faire prospérer ses affaires5 ». Son épouse apprenant le subterfuge va le chercher et l'en ramène rongé par la tuberculose. Il meurt seul et ruiné en Espagne en 19346.

    Le jeune Louis passe son enfance à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), où il fréquente l'école Jules-Ferry. Rêveur, indiscipliné et taciturne, son physique malingre, son nez allongé et son regard apeuré en font le souffre-douleur de ses camarades du pensionnat. Pendant les trois ans d'internat, où il apprend l'adversité et la méchanceté de ses professeurs, « il ne s'anime que pour dessiner, pêcher à la ligne et faire rire ses petits camarades9 ». En 1930, à 16 ans, après des études secondaires moyennes au lycée Condorcet et sur les conseils de son frère, devenu fourreur, Louis de Funès entre à lÉcole professionnelle de la fourrure, située près de la place de la Bastille, mais il en est renvoyé pour chahut5. Il travaille ensuite chez plusieurs fourreurs, exerce successivement différents métiers (comptable, étalagiste, décorateur)10, mais ses renvois systématiques et la lassitude de ses frasques professionnelles conduisent ses parents à linscrire, en 1932, à lÉcole technique de photographie et de cinéma, située à deux pas de son domicile, où il choisit la section cinéma11. Dans les cours, il a notamment pour condisciple Henri Decaë, bien plus tard directeur de la photographie sur plusieurs de ses films.

    Finalement, il est renvoyé pour incendie volontaire13. Commence alors un cycle de périodes de chômage et demplois doù il finit toujours par se faire renvoyer14. Son fils Olivier de Funès expliquera : « Après avoir abandonné ses études secondaires, mon père avait exercé toutes sortes de petits métiers. Je me demande s'il ne les enjolivait pas un peu dans ses interviews car à la maison il n'en parlait jamais »14.

    En 1942, à lâge de 28 ans, il décide de devenir comédien, et sinscrit au cours Simon, réussissant son concours dentrée grâce à une interprétation dune scène des Fourberies de Scapin, de Molière15. Même sil ny fait quun court passage16, il croise dans le cours d'autres apprentis comédiens, comme Daniel Gélin, qui lui permet de débuter plus tard dans la pièce L'Amant de paille de Marc-Gilbert Sauvajon.

    En 1945, toujours grâce à Daniel Gélin, que de Funès surnommait « Ma Chance » lorsqu'il le croisait19, il débute au cinéma, âgé de plus de trente ans, dans La Tentation de Barbizon, de Jean Stelli. Dans le petit rôle du portier du cabaret Le Paradis, il prononce sa première réplique à l'écran en voyant un client (interprété par Pierre Larquey) qui essaye de passer à travers une porte fermée : « Ben, il a son compte celui-là, aujourdhui ! » L'acteur enchaîne dès lors silhouettes, figurations et petits rôles. Quelquefois, il incarne même plusieurs personnages dans un même film, comme pour Du Guesclin de Bernard de Latour, en 1948, où il tient tour à tour les rôles de mendiant, de chef de bande, d'astrologue et de seigneur20. En 1949, il joue dans Pas de week-end pour notre amour, une comédie conçue autour du ténor-vedette de l'époque, Luis Mariano ; de Funès y tient le rôle secondaire du domestique-pianiste du baron (joué par Jules Berry), ce qui lui permet d'accompagner à l'écran des airs d'opérettes et autres morceaux de facture classique, mais également de jazzn 4. En 1950, il est pianiste-comédien dans la troupe Les Burlesques de Paris de Max Révol lorsque Sacha Guitry lui confie plusieurs petits rôles, notamment dans La Poison (1951), Je l'ai été trois fois (1952), Si Paris nous était conté (1955) et surtout La Vie d'un honnête homme (1953), où il a un rôle un peu plus consistant de valet de chambre « obséquieux et fourbe, presque inquiétant l'espace d'un plan21 ». Dans ce film, son personnage s'affine un peu plus  « il apparaît « au naturel », sans grimace ni moustache21 »  et il est associé pour la première fois à Claude Gensac. En 1952, il rejoint la troupe des Branquignols dirigée par Robert Dhéry, bien que les circonstances de la rencontre entre de Funès et Dhéry varient considérablement en fonction des auteurs. Il débute dabord dans la revue Bouboute et Sélection. En 1953, on le remarque, aux côtés de Jean Marais et de Jeanne Moreau, dans le rôle de M. Triboudot, le photographe dans Dortoir des grandes dHenri Decoin. Puis il officie dans Ah ! les belles bacchantes en 1953. Cette revue obtient un grand succès23 deux années de représentations et contribue à le faire connaître24. De plus, intégré dans une troupe dédiée au comique, lacteur, influencé par le jeu de Maurice de Féraudy25, va perfectionner sa technique. Il tourne ses premiers films en couleurs lannée suivante dans ladaptation à lécran du spectacle par Jean Loubignac, mais aussi dans La Reine Margot de Jean Dréville, tourné avant, mais sorti en salles après. Cette même année, il joue face à Fernandel dans Le Mouton à cinq pattes dHenri Verneuil et pour la première fois face à Bourvil dans Poisson davril de Gilles Grangier. Jean-Paul Le Chanois, après lui avoir confié deux petits rôles dans Sans laisser d'adresse (1951) et Agence matrimoniale (1952), lui offre le second rôle de M. Calomel dans la comédie populaire à succès Papa, maman, la bonne et moi (1954) et sa suite Papa, maman, ma femme et moi (1956). Courant les cachets, il tourne en 1954 pas moins de dix-huit films dans lesquels il n'obtient que des seconds rôles26.

    Lacteur reprendra « ce rôle fétiche » dans ladaptation cinématographique de la pièce réalisée par Édouard Molinaro en 1967, puis à nouveau sur scène au début des années 1970 dans une mise en scène de Pierre Mondy. Louis de Funès travaillait à cette époque sur le projet du film Papy fait de la résistance, qui lui sera dédié61. Il devait en effet en incarner le rôle de Ludwig Von Apfelstrudel, repris, après sa mort, par Jacques Villeret. De nombreux anciens partenaires, comme Jacqueline Maillan, Michel Galabru, Jacques Villeret, Jean-Claude Brialy, Jean Carmet, Jacques François et Julien Guiomar, font une apparition dans ce film. Le 4 février 1983, l'émission Aujourdhui la vie est consacrée à Louis de Funès : la présentatrice Nicole André invite notamment Claude Gensac, Marthe Mercadier, Daniel Gélin, Robert Dhéry et Christian Marin pour parler de l'acteur62,63.

    En parallèle, il continue à tourner au cinéma comme en 1961 dans un petit rôle de barman dans Le crime ne paie pas, le troisième film réalisé par Gérard Oury. Lors du tournage, alors qu'il tient le seul rôle comique du film, de Funès essaie de convaincre le réalisateur qu'il est fait pour tourner des films comiques : « Quant à toi, tu es un auteur comique, et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là36. » La même année, il tient le double rôle des jumeaux Viralot, l'un chef du personnel et l'autre commissaire, dans La Belle Américaine de Robert Dhéry. L'année suivante, il incarne un restaurateur colérique et cupide face à Jean Gabin dans Le Gentleman dEpsom de Gilles Grangier. En 1963, il retrouve la tête daffiche avec Jacqueline Maillan dans Pouic-Pouic, ladaptation par Jean Girault de la pièce de boulevard Sans cérémonie, quil avait écrite avec Jacques Vilfrid. De Funès avait participé à la création de la pièce en 1952  il tenait le rôle du maître dhôtel incarné par Christian Marin dans le film  mais la pièce navait pas connu le succès. Finalement, malgré cet insuccès et les difficultés rencontrées par le réalisateur auprès des producteurs pour monter le projet autour de l'acteur37, ce film lui permet de retrouver un large public et marque le départ de la seconde partie de sa carrière qui ne verra plus sa popularité fléchir.

    S'appuyant sur sa nouvelle popularité, certains de ses films ressortent sous de nouveaux titres. Ainsi, en janvier 1969, ressortent43 Les Bons Vivants de Gilles Grangier (1965) sous le titre Un grand seigneur, Certains l'aiment froide de Jean Bastia (1959) sous le titre Les râleurs font leur beurre et44 Dans l'eau qui fait des bulles de Maurice Delbez (1961) sous le titre Le garde-champêtre mène l'enquête.

    En 1971, La Folie des grandeurs de Gérard Oury doit marquer les retrouvailles de de Funès et Bourvil, mais la mort de ce dernier interrompt le projet. Simone Signoret suggère alors le nom de Yves Montand à Oury45, qui perçoit le potentiel du duo :

    Fin novembre 1971, au théâtre du Palais-Royal, il reprend Oscar, quil joue presque chaque soir, avec son fils Olivier, jusquà septembre 1972 avec une interruption pendant lété (Oscar est jouée plus de quatre cents fois). À partir de mars 1973, il sinvestit énormément dans le tournage des Aventures de Rabbi Jacob qui sort le 18 octobre de la même année, en acceptant de danser le célèbre ballet hassidique47. C'est un nouveau triomphe avec plus de sept millions de spectateurs. Le lendemain, le comédien est à nouveau sur les planches à la comédie des Champs-Élysées, pour ce qui fut sa dernière apparition au théâtre. Jusquau 25 avril 1974, il joue presque deux cents fois la pièce de Jean Anouilh, La Valse des toréadors48.

    Le 21 mars 1975, Louis de Funès fait un malaise dans son appartement parisien, puis est admis à l'hôpital Necker, où les médecins diagnostiquent un infarctus. Le 30 mars, alors que son état de santé semble s'être amélioré, il perd connaissance en pleine conversation avec son épouse : victime d'un second infarctus, il est sauvé in extremis et reste plus de deux mois à l'hôpital51. La pré-production du film Le Crocodile, déjà très avancée, est interrompue, puis le projet totalement annulé52,53. L'acteur doit alors suivre un régime alimentaire adapté, sans boisson alcoolisée ou caféinée, et s'abstenir de consommer des plats énergétiques ce qui explique son amaigrissement, son vieillissement, son état diminué, visibles à partir de L'Aile ou la Cuisse54. Il doit ralentir son rythme de travail et renonce définitivement à sa carrière théâtrale, incompatible avec son état55. Sa carrière au cinéma est aussi compromise car, outre sa condition physique amoindrie, les risques de rechute font que les assureurs ne veulent plus prendre le risque de le couvrir pour un film. Déterminé, le producteur Christian Fechner réussit finalement à obtenir un accord pour une assurance d'onze semaines et prend le risque de produire L'Aile ou la Cuisse avec seulement une partie du tournage assurée8. Pour le grand retour de Louis de Funès, Christian Fechner aurait souhaité donner le rôle principal, celui de son fils Gérard, au nouveau comique montant du cinéma français : Pierre Richard. Mais celui-ci revient sur son accord après avoir lu le scénario 56 et c'est Coluche qui partagera l'affiche avec de Funès. Lorsque le film sort le 27 octobre 1976, le public français plébiscite son retour presque six millions dentrées.

    Bien que les obsèques soient prévues « dans la stricte intimité », plus de 3 000 personnes sont présentes dans l'église Saint-Martin du Cellier, bondée, dont certains compagnons de jeu comme Jean Carmet, Michel Galabru, Colette Brosset, le compositeur Raymond Lefebvre, mais également des personnalités comme Anne-Aymone Giscard d'Estaing, épouse de l'ancien président de la République60. Il est inhumé au cimetière du Cellier le 29 janvier 1983.

    Louis de Funès se remarie le 20 avril 1943 dans le 9e arrondissement de Paris, avec Jeanne Augustine Barthélemy, dite « Nau de Maupassant » (Nancy, 1er février 1914 - Ballainvilliers, 7 mars 2015), nièce de Charles Nau de Maupassant (sans lien de parenté avec lécrivain Guy de Maupassant). Le couple habite alors un petit deux-pièces au 42 rue de Maubeuge. Le 27 janvier 1944, naît son deuxième fils, Patrick et, le 11 août 1949, le troisième, Olivier, qui tiendra six rôles aux côtés de son père au cinéma, dont Fantômas se déchaîne, Les Grandes Vacances, L'Homme orchestre, Sur un arbre perché et un rôle au théâtre dans Oscar.

    Jeanne a souvent conseillé son mari dans le choix de ses films, négocié ses cachets, parfois discuté avec ses réalisateurs, créant des exaspérations. Sur le tournage de La Grande Vadrouille, Bourvil serait intervenu pour lui interdire le plateau. Cest elle qui choisit Claude Gensac pour jouer à lécran lépouse de Louis de Funès. Lactrice avait dit à propos de Jeanne : « Je pense que seule sa femme pouvait le gérer et le calmer. Elle la beaucoup soutenu »69. Néanmoins, il aurait entretenu une liaison régulière avec Macha Beranger durant les treize dernières années de sa vie70,71.

    « Dans sa vie privée, Louis de Funès n'était pas très drôle. Et ses compagnons de cinéma, acteurs, producteurs, ne l'aimaient pas beaucoup, mais il avait le public avec lui. De Funès était très timide et surtout très économe. Après une journée de tournage, il n'allait pas faire la fête avec les autres, il aimait cultiver ses roses et son potager. Cela s'explique notamment par son succès tardif.[] Cela lui vaudra beaucoup de mépris de la part de certains acteurs, comme Jean Marais »72.

    Ses idées politiques sont proches de celles du gaullisme73. Avec plusieurs artistes comme Brigitte Bardot et Alain Delon, il fait partie des acteurs appelant à voter pour Valéry Giscard d'Estaing lors des élections présidentielles de 1974  il aurait été à lorigine du slogan « Giscard à la barre »74  et de 198175. Il participe notamment à un meeting en vue de la réélection du président pendant l'entre-deux tours, le 3 mai 1981, sous le chapiteau de la porte de Pantin76. Plusieurs sources d'extrême droite lui ont prêté des idées royalistes et traditionalistes, mais sil admirait le roi Louis XVI, assistant même à la messe annuelle commémorant son exécution, il nétait apparemment pas royaliste73.

    Les critiques de cinéma sont partagés sur son talent, certains louent le « comique complexe » du numéro 1 du « comique à la française »59, même si d'autres considèrent très dommageable que, comme d'autres grandes vedettes françaises, hormis pour quelques films comme L'Avare, il n'ait « pas toujours [eu] la main heureuse dans le choix de [ses] metteurs en scène »59. Pierre Bouteiller, critique sur France Inter, relativise cela en rappelant qu'« on allait voir un film de de Funès, on n'allait pas voir un film avec de Funès59 ». Jean-Louis Bory méprise le cinéma « franchouillard » de Louis de Funès et ses « films dont on dit qu'ils sont hilarants. Comme les gaz. Et qu'on projette, comme il est naturel, dans des chambres à gaz camouflées en salles de cinéma : les gens n'y voient que du feu et ils s'y précipitent, les malheureux79 ». Le basculement de beaucoup de critiques a lieu pour La Grande Vadrouille. Henry Chapier, pourtant peu suspect de tendresse à l'égard du cinéma dit « commercial », aime ce « conte féérique et burlesque » : pour lui, « La Grande Vadrouille est au cinéma de divertissement ce que Pierrot le fou est au cinéma d'art et d'essai80 ».

    Louis de Funès a su marier dans son jeu cinq formes comiques qui ont fait son succès : le comique de gestes, le comique de situation, le comique de langage, le comique de caractère, le comique de répétition81.

  2. Filmographie de Louis de Funès — Wikipédia

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    1975 : Le Crocodile de Gérard Oury : projet abandonné à la suite de ses ennuis de santé. 1983 : Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré : Louis de Funès devait jouer le rôle de papy [2] ou du demi-frère d'Adolf Hitler [3]. En raison de sa mort, le rôle est joué par Michel Galabru et Jacques Villeret.

  3. Les Deux Orphelines (film, 1933) — Wikipédia

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    Autour du film. Selon le livre de Bertrand Dicale, Louis de Funès, grimaces et gloire, Louis de Funès aurait été figurant dans ce film. C'est le premier film de Renée Saint-Cyr; Ce film est un remake de Les Deux orphelines d'Albert Capellani avec Germaine Rouer et Andrée Pascal.

  4. Jean Gabin - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Jean_Gabin

    In 1981, French actor Louis de Funès initiated the Prix Jean Gabin, an accolade presented to upcoming actors in the French film industry. It was awarded annually from 1981 to 2006. The Musée Jean Gabin—in the commune of Mériel, where he grew up—narrates his story and features his film memorabilia.

  5. Fantômas (film, 1964) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Fantômas_(film,_1964)

    Série Fantômas se déchaîne (1965) Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution Fantômas est une comédie policière franco - italienne d' André Hunebelle sortie en 1964 . C'est le premier film de la trilogie d'André Hunebelle consacrée au criminel, avant Fantômas se déchaîne en 1965 et Fantômas contre Scotland Yard en 1967 . À sa sortie, il a attiré 4,5 millions de ...

  6. 390 idées de Louis de Funès | louis de funès, de funès, bourvil

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    Louis de Funès, Actor: Les aventures de Rabbi Jacob. Louis Germain David de Funès de Galarza was born on July 31, 1914, in Courbevoie, France. His father, named Carlos Luis de Funes de Galarza, was a former lawyer of Seville, Spain, who became a diamond cutter. His mother, named Leonor Soto Reguera, was of Spanish and Portugese extraction.

  7. Louis de Funès' comedies - Quiz | Louis de funès, De funès ...

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  8. 43 idées de DE FUNES LOUIS | louis de funès, de funès, bourvil

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    20 août 2016 - Explorez le tableau « DE FUNES LOUIS » de Philippe Houstin, auquel 132 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Voir plus d'idées sur le thème louis de funès, de funès, bourvil.

  9. 360 idées de Louis De funès | louis de funès, de funès, bourvil

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    24 janv. 2016 - Explorez le tableau « Louis De funès » de fleurbleue<3, auquel 155 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Voir plus d'idées sur le thème louis de funès, de funès, bourvil.

  10. Filme cu Louis de Funès, frantuzesti - CineMagia.ro

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    Filme cu Louis de Funès, frantuzesti: La grande vadrouille, Oscar. Filmul, o evocare in cheie umoristica a Decalogului, trateaza porunci precum Sa nu ai alti Dumnezei in afara de mine, Sa nu furi sau Cinsteste pe tatal si pe mama ta.

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