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  1. Bayreuth - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Bayreuth

    1 day ago · In February 1430, the Hussites devastated Bayreuth and the town hall and churches were razed. Matthäus Merian described this event in 1642 as follows: "In 1430 the Hussites from Bohemia attacked / Culmbach and Barreut / and committed great acts of cruelty / like wild animals / against the common people / and certain individuals.

  2. Seat — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Seat
    • Origines
    • Historique
    • Production
    • Variantes
    • Résultats
    • Contexte historique
    • Controverse
    • Conséquences
    • Situation actuelle
    • Évolution
    • Présentation
    • Produits

    Le 22 juin 1943, la banque espagnole privée Banco Urquijo soutenue par son groupe d'industries fonde la « Sociedad Ibérica de Automóviles de Turismo » (SIAT), le prédécesseur de Seat2.

    L'entreprise Seat est créée le 9 mai 1950. Celle-ci produira d'abord des automobiles de marque Fiat sous licence, presque similaires aux modèles italiens mais souvent déclinés de façon originale et propre au marché espagnol, notamment des versions 4-portes ou 5-portes de modèles qui n'existaient qu'en 2-portes ou 3-portes en Italie. De son côté, l'entreprise Fiat apportera son conseil technique et fournira les licences de production de ses modèles italiens jusqu'au début des années 1980. De 1919 jusqu'au début de la Guerre d'Espagne en 1939, Fiat a par ailleurs produit des voitures en Espagne sous le nom de sa filiale Fiat Hispania. La première automobile vendue sous la marque Seat est la berline 4-portes « 1400 », copie de la Fiat 1400. Elle sort en novembre 19531 des chaînes de la nouvelle usine de l'entreprise située dans la zone franche de Barcelone, qui avait été inaugurée en juin de la même année. La 1400 est produite jusqu'en 1963, date à laquelle elle revêt une nouvelle carrosserie, provenant de la 1800 de Fiat, et devient une berline cossue. L'année suivante, la 1400 est dotée d'un moteur de 1 500 cm3 de cylindrée au rendement bien meilleur, conçu par l'ingénieur Aurelio Lampredi, pour devenir, de façon non officielle, la 1400 « C », avant de s'appeler Seat 1500. La Seat 600 naît en 19571. Son lancement coïncide avec l'arrêt de production du Biscooter (ou Biscúter (en) en espagnol), une toute petite voiture ou micro-car dessinée par Gabriel Voisin pour les marchés en développement et qui avait connu une popularité importante dans l'Espagne de l'après-guerre. Le parc automobile espagnol est alors composé surtout de camions, de motocyclettes et de moyens de transports publics. La Seat 600 est née du « Plan de développement » lancé à la même époque, et devient le symbole officieux de la reconstruction nationale. Elle s'adresse à une clientèle aux moyens modestes, mais qui demande un véhicule économique, capable de se déplacer aisément en ville et de transporter personnes et bagages, et qui soit, surtout, une véritable automobile. À quelques différences mineures près, dont la principale est l'écusson sur la calandre, elle est identique à la Fiat 600 italienne. Elle sera cependant produite en version quatre-portes allongée avec petite vitre de custode arrière, à partir de 1963, sous le nom de Seat 800. Comme la Fiat 600, elle se dote d'un moteur de 767 cm3 est devient la 600D. (Sa version commerciale, la Seat 600 Formichetta, est une petite fourgonnette propre au marché espagnol qui existe en version tôlée ou bâchée. Le principe de son architecture à priori paradoxale - fourgonnette à moteur arrière - reprend celle du VW Combi de la même époque). Dès la première année, les concessionnaires enregistrent 100 000 commandes de la nouvelle voiture et doivent même en refuser. La cadence de production passe de quatre-vingt exemplaires par jour au début de 1961 à 240 à la fin de 1964, contribuant ainsi à faire chuter davantage les coûts de production. La Seat 600 est souvent créditée comme étant l'automobile qui a mis l'Espagne sur roues ; elle possède même sa propre statue à Los Boliches, Fuengirola (Malaga). En 1971, une voiture sur quatre sur les routes espagnoles était une Seat 600. L'écrivain Vazquez Montalban fit observer que : « Le jour où les Espagnols montèrent dans leurs 600, ils laissèrent leur passé derrière eux et partirent en week-end, pour un voyage dont ils ne sont jamais revenus ». La Seat 850 est lancée en 1966 et sera accompagnée de la 850 Sport, toutes deux identiques (à la calandre près) aux modèles Fiat 850. La 850 espagnole sera cependant produite en version 4-portes de 1966 à 1974, avec un toit angulaire qui évoque celui de la future 124. La Seat 124 commencera sa carrière en 19681, deux ans après son homologue italienne, alors que Seat emploie 20 000 personnes et produit désormais 200 000 voitures par an. En 1969, elle sera accompagnée d'une version espagnole du 124 Coupé de Fiat ; la millionième Seat sort de chaîne, une 124 jaune. Initialement produite avec un moteur de 1 197 cm3, la 124 terminera sa carrière avec des cylindrées de 1 600, 1 800 et 2 000 cm3 lancées en 1976. Elle sera également restylée avec des optiques rectangulaires et des feux arrière allongés de même forme rappelant ceux de la Seat 1430, qui date de 1969. Cette berline familiale aux performances sportives, équipée du moteur de 1 438 cm3 à double-arbre à cames en tête de la Fiat 124 S, est reconnaissable à ses doubles optiques carrées (différentes de celles de la Fiat 125 de la même époque), et parfois une calandre noir mat comme la bande qui relie les feux arrière. Elle connaîtra une vraie popularité auprès des pilotes espagnols et obtiendra de nombreux succès en compétition dans l'Espagne de cette époque. La 1430 sera lancée en 1971 par le Département « Seat Véhicules Spéciaux », qui deviendra Seat Sport à partir de 1985. Chargé d'assurer la participation de la marque aux championnats de rallye, celui-ci engage deux Seat 1430/124D Especial 1800 au Rallye automobile Monte-Carlo de 1977 avec pour pilotes Antonio Zanini et Salvador Cañellas qui se classent respectivement 3e et 4e. En 1976, sur ordre de son actionnaire majoritaire étatique, INI, Seat acquiert, au prix fort et afin de sauvegarder les emplois, les installations d'Authi, joint venture fondée en 1965 entre NMQ et British Motor Corporation devenue British Leyland. Celle-ci produisait des évolutions de modèles britanniques sous licence à Landaben, dans la banlieue de Pampelune et est désormais en faillite. Il est convenu que Seat construise sur ce site la Lancia Beta sous licence pour le marché espagnol en pleine expansion mais encore fortement protégé. Seront finalement produites, dans les usines de Landaben, la 124 Pamplona, la 131 Mirafiori, ainsi que la Lancia Beta Coupé et Beta HPE (à la carrosserie « break de chasse ») avec des systèmes de suspension simplifiés et des motorisations moins puissantes pour bénéficier d'une taxation favorable. Mais en juin 1986, le groupe Volkswagen rachète 51 % des actions de Seat, puis monte à hauteur de 75 % du capital quelques mois plus tard. Seat devient la troisième marque du groupe allemand. La production atteint un record historique de 400 000 unités par an, tandis que les exportations atteignent 250 000 véhicules. La Seat Marbella, copie fortement restylée de la première version de la Seat Panda d'origine Fiat, voit le jour. Voiture économique dont la fiabilité résulte de l'expérience accumulée depuis le lancement de la Fiat Panda en 1980, elle constitue un succès commercial et sera produite jusqu'en 1998. Le 22 février 2018, Cupra devient une marque à part entière12.

    En 1967, Seat est devenu le premier constructeur automobile en Espagne, marques étrangères implantées localement comprises. L'État a réduit sa part dans le capital de la marque à 32 %, mais Fiat, dont la participation est passée à 36 % du capital, a pris le contrôle de la marque et de son développement. Six banques continuent de se partager les 32 % de capital restant. Le constructeur espagnol continuera ensuite de dominer le marché national. 282 698 voitures sont produites en 1971, soit 58 % de la production nationale, malgré des grèves et d'importantes inondations du site de production, situé en bord de mer.

    La Seat 127, nouvelle réplique de la Fiat 127, sort en 1972. Caractéristique typiquement locale, la 127 existe également en 4-portes. 50 000 véhicules vont être vendus en l'espace de six mois. Les versions deux et quatre-portes de la 127 seront ensuite équipées d'un hayon ; une version Samba, façon beach-car décapotable, verra aussi le jour. C'est aussi la fin d'une époque : la production de la mythique 600 s'arrête ; une dernière 600 L Especial quitte les chaînes de montage le 3 août 1973 après que 800 000 ont été produites, c'est un événement national dans tous les médias du pays. La Seat 127, elle, sera produite au total à 1,3 million d'exemplaires.

    Malgré la crise due au choc pétrolier l'année suivante, Seat dépasse le cap des deux millions de véhicules produits tout en continuant ses exportations, vers l'Amérique du Sud notamment, les marchés européens restant la chasse gardée de Fiat.

    En 1975, à la mort du Général Franco, une nouvelle ère pleine de promesses débute, qui laisse entrevoir l'ouverture du marché espagnol aux importations étrangères, longtemps rendues impossibles par le verrouillage des frontières. Les constructeurs automobiles sont tapis en embuscade ; Fiat, qui espère reprendre la main sur la société espagnole, monte à hauteur de 50 % du capital de l'entreprise espagnole. Le centre technique de Martorell est inauguré et Seat lance sa version éponyme de la Fiat 131 Mirafiori. À l'aube des années 1980, Seat a produit quatre millions de véhicules. Mais malgré des ventes honorables, sa stratégie d'expansion, au demeurant très coûteuse, et le deuxième choc pétrolier de 1979 finissent par porter un coup sévère aux comptes de la marque espagnole.

    Après la mort de Franco, l'INI, actionnaire des anciennes compagnies nationales, avait reçu la mission de vendre les entreprises déficitaires dans lesquelles l'État espagnol détenait une participation. Depuis sa création, Seat avait majoritairement produit des modèles Fiat étudiés à Turin. La négociation pour le rachat complet de la société par le groupe italien s'annonçait favorable. Mais un audit commandé pour l'occasion mit en évidence, à la grande surprise des dirigeants de Fiat, une dette qui dépassait les 20 milliards de pesetas. La société employait 32 000 salariés, soit 30 % de trop selon les critères italiens, et sa situation financière avait été aggravée par le rachat forcé de la marque et des installations d'Authi lorsque celle-ci avait fait faillite. Fiat exigea donc que l'État espagnol procède à l'apuration des comptes de Seat avant de racheter la totalité de la société dans laquelle la firme italienne indiquait avoir déjà beaucoup investi. En avril 1979, un « projet d'accord d'intégration préliminaire » fut signé confiant le contrôle de la société Seat aux mains des dirigeants italiens et son intégration dans le groupe Fiat était prévue à partir de juin 1980, date d'expiration du contrat trentenaire d'origine entre Fiat et l'INI. De son côté, la multinationale italienne faisait face à des tensions sociales graves en Italie et affrontait les syndicats et le PCI qui menaient campagne contre cet investissement craignant des délocalisations. Fiat décida de ne pas poursuivre dans les délais fixés par le projet d'accord tant que la situation financière ne serait pas réglée. Le groupe italien avait déjà versé 3 milliards de pesetas pour une première augmentation de capital et s'apprêtait à verser la même somme pour la seconde et dernière tranche. Mais le gouvernement espagnol refusa toute intervention. Aussi, ce fut une surprise générale lorsque Fiat, partenaire tutélaire de Seat depuis les années 1950, annonça céder toutes ses actions Seat à l'INI pour la somme symbolique de 1 peseta par action. En 2015, Seat est une des quatre marques du groupe impliquées dans l'affaire Volkswagen liée au trucage de tests démissions polluantes.

    L'INI détenait désormais 95 % de Seat. Un accord de coopération « léger » fut cependant signé entre Seat et Fiat le 29 mai 1981. Par cet accord, Seat fut autorisé à poursuivre la production sous licence des modèles en cours en procédant immédiatement à un restyling des modèles italiens 127, Ritmo et Panda, sans se limiter aux éléments visibles intérieurs et extérieurs, mais en prenant également en compte des éléments « significatifs ».

    En 1982, un changement crucial intervient dans la vie de l'entreprise. Depuis l'arrêt de la coopération avec Fiat, plus aucun projet nouveau n'est étudié. Les ventes chutent inexorablement et le constructeur espagnol cherche des contrats pour produire des automobiles pour le compte d'autres constructeurs afin de ne pas faire faillite. Volkswagen devient partenaire industriel et commercial de Seat : la marque allemande assistera Seat dans la vente de ses modèles hors de son marché dorigine tandis que certains modèles Audi et Volkswagen seront fabriqués en Espagne dans les usines Seat. Le gouvernement espagnol a choisi de renflouer Seat avec 180 milliards de pesetas sous forme de subventions, puis de vendre une première tranche de 50 % de Seat à Volkswagen pour 40 milliards de pesetas. À cette occasion, Fiat exprime largement son désaccord, faisant remarquer une différence de traitement manifeste par le refus en 1980 du gouvernement espagnol de couvrir les 20 milliards de dettes de l'entreprise en échange du prix de vente de ses parts.

    En 1988, pour la première fois depuis longtemps, les comptes de Seat sortent du rouge grâce notamment au succès de l'Ibiza, produite à 500 000 exemplaires, qui devient le modèle phare de la marque et dont le millionième exemplaire sort des chaînes en 1991. Synonyme du renouveau de Seat, elle sera restylée et refondue plusieurs fois et poursuit sa carrière aujourd'hui.

    La même année, la Toledo, premier modèle issu de la coopération directe avec Volkswagen, vient remplacer la Málaga qui n'a jamais vraiment séduit en Europe. Modèle aux lignes modernes et « méditerranéennes » avec une préférence pour les trois volumes, disposant d'une gamme de motorisation 4-cylindres de 68 à 150 ch, la Toledo devient rapidement un succès sur son segment en Espagne. Elle est le fruit d'une étroite collaboration avec Volkswagen, qui détient désormais 99,99 % du capital, le 0,01 % restant appartenant à des banques. Ce sont près de 2 000 Toledo qui équipent la flotte officielle des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, dont Seat est le fournisseur officiel de véhicules3.

    Le 13 novembre 2018, Seat présente sa première trottinette électrique : la eXS KickScooter. Produite en partenariat avec Segway, cette dernière aura une vitesse limitée à 25 km/h et une autonomie de 25 km. Elle est commercialisée depuis le mois de décembre 201813.

  3. Dictionary of National Biography, 1885-1900/Netter, Thomas ...

    en.wikisource.org/wiki/Dictionary_of_National...

    1 day ago · NETTER or Walden, THOMAS (d. 1430), Carmelite, was born at Saffron Walden, Essex, whence he is often called Walden or Waldensis. His parents' names were John and Matilda (Doctrinale Fidei Ecclesiæ, iii. 272). Shirley suggested that the date of Netter's birth was about 1380, and Blanciotti 1377.

  4. Lagny-sur-Marne — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Lagny-sur-Marne
    • Toponymie
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    Ses habitants sont appelés les Latignaciens et Latignaciennes. Au IVe siècle, Latinius, un propriétaire romain, a donné son nom à la future agglomération Latiniacum, domaine de Latinius. Recevant d'Erchinoald une partie du territoire, Fursy de Péronne, moine irlandais, bâtit en bord de Marne, sur la villa Latiniacum de Clovis II et Bathilde, au VIIe siècle, un monastère, l'abbaye Saint-Pierre, à partir de laquelle se forment la bourgade puis la ville actuelle de Lagny.

    La commune de Lagny-sur-Marne s'étend entre la vallée de la Marne et le début du plateau de la Brie. La Marne constitue la limite nord de la commune. Lagny est située à 28 km à l'est de Paris. Son altitude est d'environ 44 m. La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 6,23 km4.

    Le système hydrographique de Lagny-sur-Marne se compose de trois cours d'eau référencés. La commune est bordée au nord par la Marne1, et traversée par son affluent le ru Bicheret, long de 5,3 km2, et le ru du Bouillon (ou ru d'armoin), long de 5,6 km3.

    La commune est desservie par la gare de Lagny - Thorigny située sur les communes de Thorigny-sur-Marne et Pomponne. Elle est desservie par les trains de la ligne P (ligne Paris-Meaux) via Chelles du réseau transilien Paris-Est. La commune est desservie à l'ouest par la francilienne A104 et à l'est par la D 934 ex-RN34 et la D 231.

    Créée à partir de 1970, en trois étapes, et ce afin de délester le centre ville dune circulation automobile de plus en plus dense, une voie rapide à 2x2 voies, connue sous le nom de \\"déviation de Lagny\\", relie à travers les quartiers sud de la ville, la francilienne à l'ouest aux D 934 et D 231 à l'est.

    Le territoire de la commune se compose de 71,6 % de zones urbanisées, 13,4 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 5,8 % de forêts, 4,6 % de terres arables, 4,4 % despaces verts artificialisés non agricoles et < 0,5 % de zones agricoles hétérogènes4. La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 2114.

    Ravagée par les Vikings au IXe siècle, l'abbaye Saint-Pierre est au Xe siècle un amas de ruines. Elle est relevée de 990 à 1018 par le comte de Meaux et Troyes Herbert IV de Vermandois dit le Jeune et son fils Etienne Ier. En 1019, le nouveau monastère, d'obédience royale, est consacré en présence de Robert II de France et la seigneurie de Laigny (dénomination populaire de la bourgade) est rétablie. Vers 1023, la seigneurie monastique de Laigny tombe dans l'escarcelle d'Eudes II de Blois dit Le Champenois et passe par la suite à ses descendants Thibaut III de Blois, Thibaut IV de Blois dit Le Grand, Henri Ier de Champagne dit Le Libéral, Thibaut IV de Champagne dit Le Chansonnier, tous comtes de Champagne, pour ne parler que des principaux. L'abbaye, désormais sous obédience champenoise sur à peu près deux siècles et demi, crée et anime dès le XIe siècle la Foire des Saints Innocents, l'une des quatre plus célèbres foires de Champagne des XIIe et XIIIe siècles avec celles de Provins, Troyes et Bar-sur-Aube, restylise au XIIIe son abbatiale, développe la cité, l'entoure de remparts, l'embellit par le commerce et, après son retour définitif au Domaine royal français, en 1361, bénéficie d'un nouveau remodelage architectural au XVIIIe siècle, sous la Commende, puis disparaît définitivement avec ses moines à la Révolution, ses bâtiments devenant l'hôtel de ville. En 1142, Yves, légat du Saint-Siège, y tint un concile. Des épidémies du « mal des Ardents » sont répertoriées au XIIe siècle : Ce mal, l'ergotisme, provenait de l'ergot du seigle, un champignon qui provoquait la mort et avait décimé toute la population, comme devait le faire plus tard la peste noire. En 1415, Jean de Bourgogne y logea en attendant que Charles VI lui accordât une entrevue qui lui fut refusée. Il s'en vengea en pillant Lagny. Après le siège de Paris de septembre 1429, les notables donnèrent la ville à Charles VII et Jeanne d'Arc. Cette dernière y revint en avril de l'année suivante et y séjourna 2 mois environ durant lesquels à la tête de ses troupes elle attaqua les convois anglais. En mai, elle fait prisonnier, à la bataille de Vaires5, le capitaine Bourguignon Franquet d'Arras qui est décapité à Lagny6. En 1544 les habitants se révoltèrent ; le maréchal de Lorges prit la ville d'assaut et y laissa commettre toutes sortes d'excès8. Lagny absorbe Saint-Denis-du-Port en 18469. Le 23 décembre 1933, une catastrophe ferroviaire s'est produite entre Lagny et Pomponne faisant plus de deux-cents morts.

    Philippe Auguste interdit aux comtes de Champagne d'entourer de murs la ville de Lagny, qui, en 1361, fut réunie au domaine royal.

    Les Anglais décidèrent alors de mettre le blocus devant la ville, toutefois, le 18 août 1429, sous la conduite de Jean Foucault, un détachement latignacien parvient jusqu'à la porte Saint-Antoine, et enlève un grand troupeau de bestiaux, vaches et bœufs et s'en retourne par le gué de Saint-Maur. Attaqué par les troupes anglaises, supérieures en nombre, les latignaciens sont faits prisonniers et libérés contre rançon7. Le 18 mars 1430, après s'être emparé de Gournay et du fort de Montjay, Jean de Lancastre duc de Bedford et régent de France, commence avec 1 200 hommes, le premier siège de Lagny. Commandée par Jean Foucault, qui avait été libéré, Geoffroy de Saint-Aubin et Huçon Kennedy, capitaine écossais la ville subit plusieurs assauts qui sont vaillamment repoussés et les Anglais finissent par être obligés de lever le siège. Le 1er mai 1432, après avoir introduit dans la ville plusieurs traîtres, le maréchal de France Jean de Villiers de seigneur de l'Isle-Adam à la tête de 600 combattants Anglo-Bourguignons, met le second siège devant Lagny. Une nouvelle fois le courage des latignaciens fit la différence et les assaillants furent contraint, une nouvelle fois de regagner Paris.

    À la suite de cet affront Jean de Lancastre duc de Bedford, accompagné d'un grand nombre de généraux Bourguignons, mis les grands moyens pour ce troisième siège : 6 000 combattants et un nombre prodigieux de machines de guerre et vint investir Lagny, défendue par 800 à 1 000 combattants. Après plusieurs combats le siège fut levé le 20 août.

    Incidemment, en ce XIIe siècle, un grand tournoi de chevalerie se déroula dans la plaine de la Marne, à l'ouest des remparts, auquel Guillaume Le Maréchal participa, ainsi qu'Henri le Jeune, le fils héritier du roi d'Angleterre de l'époque, Henry II d'Angleterre. Ce siècle, par ailleurs, voit le long règne sur la Brie et la Champagne du comte Thibaut-le-Grand (Thibaut IV de Blois ou II de Champagne) qui, en 1152, choisit l'abbatiale de Lagny pour lieu de sa sépulture, comme l'avait fait Herbert le Jeune, le comte restaurateur de l'abbaye ruinée par les Vikings. Le XIIIe siècle, qui suit, verra l'apogée de l'action de l'abbaye Saint-Pierre à « Laigni », ville royale, dans laquelle séjournera par choix Jeanne d'Arc (1412-1431), deux siècles plus tard, après le triomphe du sacre de Charles VII à Reims, sur la route de Compiègne, ville où la jeune guerrière sera capturée.

    Désaffectés sous la Révolution, certains bâtiments de l'abbaye sont vendus en 1796. Le XIXe siècle verra la transformation des bâtiments restants en hôpital militaire. L'inscription « Hôpital Militaire » subsiste encore sur le fronton de la porte principale. Depuis 1842, l'ancienne abbaye abrite la mairie de Lagny-sur-Marne.

    L'hôtel de ville est installé dans les bâtiments de l'abbaye. Dès l'entrée, on arrive dans les galeries du cloître qui entourent le jardin intérieur. Le grand escalier mène au premier étage, vers les salons d'honneur. Les murs de la galerie du premier étage accueillent de nombreuses toiles des peintres de Lagny-sur-Marne et de sa région, dont Alphonse Lint, mort en 1900, rattaché à l'École de Barbizon et aux impressionnistes. Certains tableaux furent achetés par le baron de Rothschild et offerts à la ville de Lagny-sur-Marne.

    L'abbaye est reliée à l'abbatiale par une porte qu'utilisaient autrefois les moines pour se rendre aux offices. Un des tableaux de l'abbatiale, certainement la Descente du Saint-Esprit, fut offert par Louis XIV, de passage à Lagny.

    L'abbaye renferme deux mystères. Le clou de la croix - Le blason de la ville comporte un clou. Il s'agit de la pointe d'un des clous de la croix du Christ, remis par le roi Robert II de France vers 1019 à l'abbaye, lors de l'inauguration de la nouvelle abbatiale renaissant du pillage viking. Cette relique disparut lors du pillage du monastère par les calvinistes en 1567 ; l'épée de Jeanne d'Arc - Jeanne d'Arc est passée deux fois à Lagny-sur-Marne : en septembre 1429 et au printemps 1430, après le sacre de Reims. Lors de ce second passage, qui s'étendit sur un bon mois, la Pucelle accomplit un miracle, dans la chapelle des Ardents de l'abbatiale, sur lequel s'appuieront les autorités catholiques pour sa canonisation : elle ressuscite un enfant mort depuis trois jours, pour lui permettre de recevoir le sacrement du baptême. C'est près de Lagny dans la prairie de Vaires-sur-Marne qu'elle livre alors le dernier combat, victorieux, de sa jeune et fulgurante carrière (1429-1431). Cité médiévale, la ville compte de nombreux monuments historiques comme l'église Notre-Dame-des-Ardents et Saint-Pierre (XIIIe siècle), les Cinq Pignons (XIIeXVIe siècles), l'ancienne église Saint-Fursy (XVIe siècle) et l'hôtel de ville (XVIIIe siècle).

    L'épée de la Pucelle, celle de Fierbois, jugée désormais inutile et d'ailleurs endommagée, aurait été, dit la légende, laissée à Lagny et remise par Jeanne d'Arc à une autorité de l'abbaye Saint-Pierre qui l'aurait fait enfouir dans un souterrain situé sous l'abbatiale ou murer dans un pilier de la chapelle de la Vierge-des-Ardents : telle serait l'opinion gratuite d'un auteur latignacien, Marcel Pouzol. En fait, nul ne sait ce qu'il est advenu d'elle : la Pucelle, prise par l'Anglais, dira l'avoir laissée à la garde de ses frères eux-mêmes qui l'accompagnaient et s'occupaient de l'intendance (chevaux et équipements de combat) et de l'avoir de leur sœur et, depuis, on n'a plus trace de l'épée de Fierbois, sa vieille compagne de mêlée10.

    Lagny-sur-Marne fait partie de la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire, qui comprend 20 communes : Bussy-Saint-Georges ; Bussy-Saint-Martin ; Carnetin ; Chalifert ; Chanteloup-en-Brie ; Collégien ; Conches-sur-Gondoire ; Dampmart ; Ferrières en Brie ; Gouvernes ; Guermantes ; Jablines ; Jossigny ; Lagny-sur-Marne ; Lesches ; Montévrain ; Pomponne ; Pontcarré ; Saint-Thibault-des-Vignes et Thorigny-sur-Marne.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans16,Note 1. En 2016, la commune comptait 21 264 habitantsNote 2, en augmentation de 4,72 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

    Le marché de la ville de Lagny a lieu le mercredi le vendredi et le dimanche dans le centre ville. Lagny-sur-Marne a eu le siège de Titus Interactive18.

  5. Dictionary of National Biography, 1885-1900/James II of Scotland

    en.wikisource.org/.../James_II_of_Scotland

    1 day ago · JAMES II (1430–1460), king of Scotland, son of James I [q. v.] and Jane [q. v.], was born on 16 Oct. 1430, and succeeded to the throne of Scotland on his father's murder on 21 Feb. 1437. He was crowned at Holyrood, in the parliament of Edinburgh,

  6. Liste des duchesses d'Aquitaine — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_duchesses_d...

    1 day ago · (1430-1482) Henri VI d'Angleterre (mariage en 1445) Reine d'Angleterre et dame d'Irlande (1445-1461 puis 1470-1471) Duchesse d'Aquitaine (1445-1453) Princesse de la Maison de Valois-Anjou. Fille de René d'Anjou et d'Isabelle I re de Lorraine. Mère d'Édouard de Westminster.

  7. Dictionary of National Biography, 1885-1900/Brydges, John ...

    en.wikisource.org/wiki/Brydges,_John_(DNB00)

    1 day ago · BRYDGES, Sir JOHN, first Baron Chandos (1490?–1556), eldest son of Sir Giles Brydges or Brugges (d. 1511) of Coberley, Gloucestershire, by Isabel Baynham, is stated to have been born about 1490, but the date was probably earlier. He was descended from the Giles Bridges who married Alice, the daughter and coheiress of Sir John Chandos (d. 1430), the last male r

  8. Micropuce implantée (humain) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Micropuce_implantée_(humain)

    2 days ago · En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence. Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc. , organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.

  9. Dictionary of National Biography, 1885-1900/Howard, John ...

    en.wikisource.org/wiki/Howard,_John_(1726?-1790...

    1 day ago · HOWARD, JOHN (1726?–1790), philanthropist, was born most probably in Hackney on 2 Sept. 1726. There is some uncertainty both as to the date and the place of his birth, but in default of absolute proof to the contrary the inscription on his monument in St. Paul's is likely to be correct.

  10. Statuts de Savoie — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Statuts_de_Savoie

    1 day ago · Les statuts de Savoie (latin Statuta Sabaudiae) que l'on trouve également sous les formes Statuta vetera [1], parfois Decreta Sabaudiæ ducalia [2], ou encore Réformes universelles de Savoie [3], est un code de législation et d'administration, promulgué le 17 juin 1430 par le duc Amédée VIII de Savoie, rassemblant et unifiant l'ensemble des lois et règlements concernant le duché de Savoie.