Yahoo Web Search

  1. 手稲(ていね)の意味 - goo国語辞書

    dictionary.goo.ne.jp › word › 手稲

    Mar 31, 2021 · 手稲(ていね)とは。意味や解説、類語。札幌市の区名。平成元年(1989)西区から分区して成立。 - goo国語辞書は30万3千件語以上を収録。政治・経済・医学・ITなど、最新用語の追加も定期的に行っています。

  2. Webinars Resources - Cprime

    www.cprime.com › resource › webinars

    1 day ago · Our core mission. Our mission is to enable our clients to turn ideas into action faster. Cprime transforms businesses with consulting, managed services, and custom solutions that keep us engaged with clients for true, lifetime value.

  3. Veganism - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Veganism

    1 day ago · Veganism is the practice of abstaining from the use of animal products, particularly in diet, and an associated philosophy that rejects the commodity status of animals. An individual who follows the diet or philosophy is known as a vegan.

  4. idiom - Wiktionary

    en.wiktionary.org › wiki › idiom
    • English
    • Czech
    • Indonesian
    • Polish
    • Serbo-Croatian

    Etymology

    From Middle French idiome, and its source, Late Latin idioma, from Ancient Greek ἰδίωμα (idíōma, “a peculiarity, property, a peculiar phraseology, idiom”), from ἰδιοῦσθαι (idioûsthai, “to make one's own, appropriate to oneself”), from ἴδιος (ídios, “one's own, pertaining to oneself, private, personal, peculiar, separate”).

    Pronunciation

    1. (UK) IPA(key): /ˈɪdɪəm/

    Noun

    idiom (countable and uncountable, plural idioms or idiomata) 1. A mannerof speaking, a mode of expression peculiar to a language, person, or group of people. 2. A language or language variety; specifically, a restricted dialect used in a given historical period, context etc.quotations ▼ 2.1. 2010, Christopher Hitchens, "The Other L-Word", Vanity Fair, 13 Jan 2010: 2.1.1. Many parents and teachers have become irritated to the point of distraction at the way the weed-style growth of "like" has...

    Pronunciation

    1. IPA(key): [ˈɪdɪjom]

    Noun

    idiom m 1. idiom (established expression whose meaning is not deducible from the literal meanings of its component words)quotations ▼ 1.1. 1972, Nový orient: 1.1.1. Před běžným „Nashledanou", které Peršané vyjadřují slovy „nechť je Bůh vaším opatrovníkem", dáme přednost idiomu „vaše laskavost nebo pozornost je (byla) nesmírná" nebo „nechť se vysoká laskavost nezmenší" ... 1.2. 1985, Studie a práce linguistické: 1.2.1. Stejně málo významné byly pro IF pokusy přiblížit význam idiomů ve vágních...

    Further reading

    1. idiom in Příruční slovník jazyka českého, 1935–1957 2. idiom in Slovník spisovného jazyka českého, 1960–1971, 1989 3. idiom in Akademický slovník cizích slov, 1995, at prirucka.ujc.cas.cz 4. idiom in Nový encyklopedický slovník češtiny, czechency.org 5. Česká frazeologie, Naše řeč (1984)

    Etymology

    From Dutch idioom.

    Noun

    idiom (plural, first-person possessive idiomku, second-person possessive idiommu, third-person possessive idiomnya) 1. idiom (idiomatic expression) 2. idiom (artistic style) 3. (rare, dated) idiom (language or language variety)

    Further reading

    1. “idiom” in Kamus Besar Bahasa Indonesia (KBBI) Daring, Jakarta: Badan Pengembangan dan Pembinaan Bahasa, Kementerian Pendidikan dan Kebudayaan Republik Indonesia, 2016.

    Pronunciation

    1. IPA(key): /ˈid.jɔm/

    Noun

    idiom m inan 1. idiom (idiomatic expression) 2. idiom (artistic style) 3. (rare, dated) idiom (language or language variety)

    Pronunciation

    1. IPA(key): /idǐoːm/ 2. Hyphenation: i‧di‧om

    Noun

    idìōm m (Cyrillic spelling идѝо̄м) 1. idiom (idiomatic expression) 2. idiom (artistic style) 3. (linguistics) idiom (language or language variety)

  5. Bisexualité — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Bisexualité

    1 day ago · La bisexualité est le fait d'éprouver de l'attirance sexuelle ou des sentiments amoureux pour plus d'un sexe ou genre [3].Plus largement, la bisexualité est le fait d'avoir des relations amoureuses ou sexuelles aussi bien avec des personnes du même genre qu'avec des personnes d'un autre genre [4], [5], [6], [7].

  6. Véganisme — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Véganisme
    • Mécanisme
    • Terminologie
    • Origines
    • Formation
    • Historique
    • Santé
    • Environnement
    • Inconvénients
    • Commercialisation
    • Critiques
    • Causes
    • Conséquences
    • Citation
    • Évènements
    • Controverse
    • Polémique
    • Politique
    • Certifications
    • Utilisation

    Au-delà de l'adoption d'une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut la viande et le poisson, mais aussi les produits laitiers, les œufs et le miel), le véganisme exclut la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d'abeille, cosmétiques et médicaments testés sur des animaux ou contenant des substances animales). Le véganisme se traduit par l'adoption d'une pratique alimentaire végétalienne, excluant tout produit d'origine animale (viande, poissons, crustacés, mollusques, insectes, gélatine, œufs, lait animal, miel, etc.)28.

    Une personne qui opte pour le véganisme est communément appelée « végane ». Au masculin, le mot « végan » est également utilisé ; il coexiste avec la forme épicène « végane » (utilisée au masculin et au féminin). L'Office québécois de la langue française reconnaît que le mot « véganisme » est « légitimé dans l'usage », mais il lui préfère l'expression « végétalisme intégral10 ». Le mot « véganisme » a fait son entrée dans plusieurs dictionnaires français en 2013 et 201511,1. Plutôt qu'une doctrine ou un principe moral, ces dictionnaires définissent le véganisme comme un mode de vie, introduisant ainsi une nuance avec le mot anglais veganism qui désigne à la fois un mode de vie et un principe moral. La base de données terminologiques FranceTerme privilégie toutefois aussi l'utilisation de l'expression « végétalisme intégral » et ne recommande pas le mot « véganisme12 ». Alors que certains dictionnaires français, notamment le Robert, privilégient la forme épicène « végane » (au masculin comme au féminin)13, le Hachette a choisi le terme « végan(e) » accordable en genre, tandis que Le Grand Dictionnaire terminologique (Québec) préfère l'expression « végétalien(ne) intégral(e) ». S'il reconnaît que les mots « végan/végane » sont utilisés, il ne les retient pas ; il privilégie par ailleurs la forme non épicène14. FranceTerme préfère aussi l'expression « végétalien(ne) intégral(e) ». Elle mentionne également l'existence de la forme épicène « végane » mais ne la recommande pas15.

    Le terme anglais « veganism » est un dérivé du mot « vegan1 » qui résulte quant à lui de la syncope du mot vegetarian2. La plus ancienne trace connue du mot « végétarien » est attribuée à l'actrice, écrivain et abolitionniste Fanny Kemble dans son Journal of a Residence on a Georgian plantation in 183818393. La suppression des lettres centrales a été proposée en 1944 par le cofondateur de la Vegan Society, Donald Watson, après que la Vegetarian Society a refusé de faire la promotion dun mode de vie sans produits laitiers dans son magazine4,5. Le mot vegan est utilisé en 1946 par Fay K. Henderson, qui publie le livre de cuisine Vegan recipes6. Il faut attendre 1951 pour que la Vegan Society annonce une définition officielle7 : L'antispécisme est une notion inventée en 1970 par le Britannique Richard D. Ryder. Ce psychologue propose d'épargner les espèces qui sont capables de ressentir de la douleur, un critère qui serait, selon lui, plus rationnel que l'appartenance à l'espèce humaine41. La notion a ensuite été principalement diffusée par le philosophe australien d'origine autrichienne Peter Singer dans son ouvrage Animal liberation (1975), qui traite peu du véganisme en tant que tel. Même si des personnes comme le Dr. (en) William Lambe et le poète britannique Percy Bysshe Shelley ont commencé à sopposer à la consommation dœufs et de lait dès 180626, et si le consortium socialiste d'Alcott House leur a emboîté le pas, sans grand succès, le développement du véganisme est intimement lié à la découverte de la synthèse de cette vitamine B1227.

    Selon la Vegan Society, fondée en 1944, le véganisme est un mode de vie très ancien qui se fonde sur le végétarisme21.

    Peu après la fondation de la Vegan Society, l'importance de la vitamine B12, découverte en 1948, a été mise en évidence par la recherche médicale, notamment à travers une étude conduite par un chercheur adhérent de l'association, Frank Wokes22, et ayant impliqué plusieurs de ses membres23. Les végans peinent dans un premier temps à accepter que ce qu'ils perçoivent comme une alimentation morale ne soit pas viable sans complément alimentaire, mais les messages de santé publique commencent à devenir clairs à partir de 1965, alors que la Vegan Society est dirigée par un hématologue24.

    Le Programme national nutrition santé français qui, dans un premier temps, se contentait de déconseiller le régime végétalien, notamment pour les enfants, a modifié ses conseils en 2014 et recommande désormais aux végétaliens de consommer de la vitamine B12 (absente dans le monde végétal) sous forme de suppléments pour ne pas souffrir de carences ou d'anémies sévères25.

    Lagriculture biologique végétalienne exclut le recours à des produits d'origine animale pour assurer la fertilité du sol, ainsi que les pesticides ; d'autres répulsifs peuvent être utilisés pour éloigner les insectes des cultures29.

    Pour les végétaliens intégraux, un produit cosmétique végan ne doit pas avoir été testé sur les animaux, et ne doit contenir aucun ingrédient dorigine animale (cire d'abeille, carmin, collagène animal, kératine) ni avoir induit l'utilisation d'un animal.

    Depuis le 11 mars 2013, les produits cosmétiques testés sur des animaux sont interdits de vente dans l'Union européenne30.

    Pour le philosophe américain Gary Francione, toute forme d'utilisation des animaux, comme l'équitation, est contraire au véganisme31. Gary Francione et l'association 269 Life France s'opposent aussi à la domestication d'animaux de compagnie32, mais pas à l'accueil d'animaux abandonnés. Les végans sont généralement opposés aux loisirs utilisant des animaux tels que la corrida, l'équitation, les cirques avec animaux, les zoos ou les aquariums, qu'ils considèrent contraires à la logique intrinsèque du véganisme. En raison de l'impact environnemental des aliments pour animaux de compagnie à base de viande33 et des problèmes éthiques que cela pose pour les végans34, certains élargissent ce mode de vie pour l'appliquer au régime alimentaire des animaux domestiques35,36. Ceci est particulièrement vrai pour les chats et les chiens pour lesquels la nourriture végan pour animaux de compagnie est disponible. Cependant, cette pratique a suscité diverses critiques35,37, en particulier en ce qui concerne les régimes végétaux pour chats, les félins étant strictement carnivores. Plusieurs auteurs végans, tels les philosophes américains Tom Regan ou Gary Francione43, considèrent que le réformisme, qui consiste à améliorer progressivement les conditions de vie des animaux d'élevage, conforte l'exploitation animale en renforçant son cadre législatif. Ce courant est dit « abolitionniste ». L'écrivain et psychologue américaine Joan Dunayer (en) défend également une position abolitionniste et considère que l'approche réformiste, consistant à mettre en avant la question du bien-être animal, est contradictoire avec la volonté de faire progresser les droits des animaux44. Le philosophe Peter Singer, favorable à l'approche réformiste, déclare en 2006 que le mouvement végan devrait être plus tolérant à l'égard des personnes qui utilisent des produits animaux, tant que ces dernières s'assurent que les animaux ont eu une vie décente45. Le journal Le Monde libertaire, organe de presse de la Fédération anarchiste, publie en 2012 un article opposé au véganisme81. La Terre d'abord[C'est-à-dire ?], reprenant cet article, fait remarquer qu'il est dans la continuité des positions anarchistes anti-véganes des années 1990, caricaturant la position « anti-spéciste » des végans. Une étude publiée en 2016 dans la revue scientifique américaine Elementa affirme qu'une société américaine entièrement végane n'utiliserait pas l'intégralité des terres agricoles des États-Unis de manière optimale, certaines terres, comme les pâturages, n'étant pas cultivables82. Certains médias ont repris cette publication en affirmant que le véganisme « ne serait pas la meilleure solution pour sauver la planète »83, qu'« être végane n'est pas le meilleur régime pour la planète », ou que « si ce régime était appliqué à la planète, il ne permettrait pas de nourrir tout le monde »84. Le livre nommé Terrorists or Freedom fighters? compte un article de l'Américain Tom Regan, « Comment justifier la violence ?77 », qui résume la problématique qui se pose aux militants antispécistes ou animalistes (et dune manière plus générale au sein des mouvements sociaux). Il discute de lintérêt et de la justification de lusage de la violence au sein du mouvement, arguant le fait que, dans lidéal il ne serait pas fait usage de la violence (en prenant lexemple de Gandhi), mais quun compromis serait trouvé dans la mesure où la violence en question permettrait de sauver des vies.

    La décision d'adopter un mode de vie végan est souvent le résultat d'une démarche personnelle reposant sur l'empathie et la compassion envers les animaux39, et sur l'idée que leur utilisation serait immorale40. Le véganisme peut ainsi être motivé par le souci du bien-être animal ou s'inscrire dans le cadre d'une théorie morale du rapport entre les humains et les animaux, par exemple l'antispécisme.

    Certaines personnes peuvent parfois devenir véganes par engagement écologiste, spirituel ou parce qu'elles sont nées dans une famille végane40. Tom Regan considère aussi qu'en rejetant la violence contre les animaux et leur exploitation, le véganisme peut contribuer également à l'avènement d'une société plus paisible pour les humains42. Le militantisme végan peut prendre la forme d'un activisme antispéciste ou animaliste, au travers d'actions de violence politique et de désobéissance civile, allant parfois jusqu'au vandalisme de boucheries et de poissonneries, comme ce fut le cas en France et en Suisse en 201873,74,75. Ainsi, plusieurs actes de violences commis par des militants ont été enregistrés, notamment en France, où la conséquence a été la mobilisation des bouchers. Ainsi, une demande officielle de protection a été envoyée au ministère de lIntérieur, par lintermédiaire du président de la Confédération française de la boucherie78. Internet permet la diffusion de vidéos sur le traitement des animaux d'élevage. Ces documents ont eu un effet important sur lopinion publique, et ont pu servir, en plus de sensibiliser la population, à mettre le bien-être animal à lagenda politique. À la suite de ces diffusions, plusieurs gouvernements commencent à se doter, ou à réfléchir à la question de la mise en place de lois visant à minimiser la souffrance animale, notamment dans les abattoirs. Le Code du bien-être animal, adopté en Wallonie en 2018, est un exemple[réf. nécessaire]79.

    L'écrivain féministe afro-américaine Alice Walker, en préface de l'ouvrage The Dreaded Comparison: Human and Animal Slavery de Marjorie Spiegel, écrit : « Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons. Ils n'ont pas été créés pour les humains plus que les Noirs n'ont été créés pour les Blancs ou les femmes pour les hommes »49.

    La Marche pour la fermeture des abattoirs51 est un événement qui revendique depuis 201252,53 « l'abolition des pratiques qui causent les plus grands torts aux animaux : l'élevage, la pêche et l'abattage54 ». À Paris, elle rassemble plusieurs milliers de défenseurs des animaux et de militants véganes en 201855 et est organisée par l'association L214. Cette marche a lieu dans plusieurs autres pays (en France, en Belgique56, aux Pays-Bas57,58, au Canada59,60,61, en Allemagne62, aux États-Unis63, en Australie64,65, au Royaume-Uni66). La Vegan Place est un évènement autour du véganisme et de la défense des animaux qui est organisé depuis 201567 dans plusieurs villes de France (Paris, Amiens68, Clermont-Ferrand69, Nice70, Nantes71, Lyon72). L'événement, à l'initiative de L214, accueille des associations locales ou nationales ainsi que des stands de découverte du mode de vie végane, notamment de la cuisine végétale, comme des restaurateurs ou des traiteurs.

    Le 29 mai 2016, un café restaurant végan de Tbilissi, capitale de la Géorgie a été attaqué par des membres de groupes ultranationalistes qui ont jeté des morceaux de viande grillée et des saucisses à sa clientèle. Selon un article de la RTBF cette attaque entrerait dans une logique de lutte anti-occidentale de ces groupes ultra-nationalistes géorgiens. Une enquête a été ouverte par les autorités judiciaires du pays85.

    À la suite des caillassages de boucheries en 2018, taguées « stop spécisme », plusieurs voix s'élèvent contre ces dégradations87. Un des casseurs justifie ses agissements en ces termes : « ça reste que des vitres cassées, ça ne souffre pas, ça fait de mal à personne. Indirectement, ils massacrent des animaux, c'est tout ! »88.

    Le politologue français Paul Ariès affirme en 2019 que le véganisme est une véritable idéologie politique qui sert les entreprises de biotechnologies alimentaires comme les fausses viandes industrielles. Pour lui, « Les végans sont les idiots utiles des fausses viandes, des faux fromages, des faux laits qui vont bientôt envahir nos étals, avec, par exemple, de la fausse viande réalisée à partir de cellules-souches89. »

    Certaines organisations certifient des produits comme conformes aux principes du véganismes. Pour être certifié, un produit ne doit pas avoir été testé sur des animaux ni avoir recours à des produits animaux au cours de sa fabrication118.

    De nombreux labels sont utilisés pour certifier le caractère végan ou végétalien des produits de consommation tels que la nourriture, les vêtements, les cosmétiques ou les chaussures. Certains relèvent d'organisations à but non lucratif qui prônent le régime végan, végétalien (ou végétarien) ; d'autres sont émis par des entreprises privées119.

  7. Intelligence artificielle — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Intelligence_artificielle

    1 day ago · Historiquement, l'idée d'intelligence artificielle semble émerger dans les années 1950 quand Alan Turing se demande si une machine peut « penser ». Dans l'article « Computing Machinery and Intelligence » (Mind, octobre 1950) [9], Turing explore ce problème et propose une expérience (maintenant dite test de Turing) visant à trouver à partir de quand une machine deviendrait ...

  8. regulation - Wiktionary

    en.wiktionary.org › wiki › regulation

    Today · (uncountable) The act of regulating or the condition of being regulated.· (countable) A law or administrative rule, issued by an organization, used to guide or prescribe the ...

  9. Laïcité — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Laïcité
    • Religion
    • Définition
    • Étymologie
    • Origines
    • Contexte historique
    • Critique
    • Introduction
    • Statut
    • Controverse
    • Situation actuelle
    • Politique
    • Polémique
    • Éducation

    En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse »1 et « d'impartialité ou de neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses »1. Le mot désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises »1. La laïcité s'oppose à la reconnaissance d'une religion d'État. Toutefois, le principe de séparation entre l'État et les religions peut trouver des applications différentes selon les pays. « Laïcité », « laïque » peuvent désigner une institution ou un organisme qui est indépendant des conceptions religieuses ou du clergé ou neutre vis-à-vis des confessions religieuses : on parle de « laïcité de l'État », « laïcité de l'enseignement »2,3. Selon Henri Peña-Ruiz, dans la cité grecque (et dans la cité latine pré-chrétienne postérieurement) la religion organise le lien social. Puis, la cité se faisant intégrante, des croyances multiples cohabitèrent. Chaque citoyen a ses dieux personnels, dans une cité qui a les siens propres (les dieux poliades) et dont la vocation est de préserver le salut commun. Progressivement, le conformisme religieux laisse la place à des lois communes, afin de favoriser la coexistence de tous. La religion de la cité aura alors une fonction civique dépourvue de dogmatisme théologique ; on admettra progressivement que la conscience reste maîtresse delle-même. Le droit romain développera cette distinction entre lois communes et pouvoir religieux en distinguant la res publica (la « chose publique ») de la chose privée. Ainsi sont réunies les composantes de la laïcité contemporaine : le respect de la conscience individuelle, la recherche de lintérêt général, la primauté de la loi sur les dogmes16. En Autriche, le concordat de 1934 définit l'Église catholique comme préférée de l'État, bien que toutes les « communautés religieuses reconnues » bénéficient d'un certain soutien financier officiel (impôts). Le libre et public exercice de chaque culte est garanti par la Loi fondamentale de 1867. Toutefois, le crucifix est présent dans presque tous les hôpitaux, à la cour, dans les écoles et dans les administrations. La religion est du domaine du public et du privé, car il faut indiquer la confession sur presque tous les documents officiels. Le Brésil est un pays laïc depuis 1891 (art.72, §3º à 7º de la Constitution de 1891) confirmé par la constitution de 1988 établissant clairement la séparation entre État et religion (art.19, I). À sa fondation en 1913, l'Albanie, à majorité musulmane mais avec d'importantes minorités catholiques sur la côte et orthodoxes dans le Sud, n'avait pas de religion d'État mais sa constitution reconnaissait tous les cultes. Après la Seconde Guerre mondiale, la dictature communiste les a officiellement interdits, et a fermé tous les lieux de culte, dont beaucoup furent démolis. Depuis 1992, la constitution reconnaît à nouveau la liberté des cultes, l'État et ses institutions étant séculiers. Des écoles confessionnelles se sont ouvertes, souvent grâce à des fonds étrangers (Turquie, Allemagne, Grèce).

    Le mot « laïc », apparu au XIIIe siècle et d'usage rare jusqu'au XVIe siècle, désigne les personnes (et les choses) qui ne sont pas de condition religieuses (prêtres, religieux), de la même manière que le mot civil désigne ceux qui ne sont pas de condition militaire. On distingue le caractère séculier d'une société (la population manifeste une certaine indifférence religieuse) de la laïcité proprement dite (les institutions d'État ne sont soumises à aucune contrainte ni même ne relèvent d'aucune justification de nature religieuse, spirituelle ou théologique). Jean Baubérot propose ainsi une définition des processus de sécularisation et laïcisation : « la sécularisation implique une relative et progressive (avec des zigzags) perte de pertinence sociale (et, en conséquence, individuelle) des univers religieux par rapport à la culture commune () La laïcisation, en revanche, concerne avant tout la place et le rôle social de la religion dans le champ institutionnel, la diversification et les mutations sociales de ce champ, en relation avec l'État et la société civile. »7.

    Ce terme est issu du latin laicus « commun, du peuple (laos) », terme ecclésiastique repris au grec d'église λαϊκός, laikos, « commun, du peuple (Laos) »N 1, par opposition à κληlρικός, klerikos (clerc)4, désignant les institutions proprement religieuses. Le terme laicus est utilisé dans le vocabulaire des églises chrétiennes dès l'Antiquité tardive pour désigner toute personne de la communauté qui nest ni clerc, ni religieux c'est-à-dire profane en matière de théologie. Cependant, elle appartient bien à l'Église, dans le sens qu'elle en suit le culte (l'incroyance étant alors inconcevable à l'époque) ; et peut même y exercer des fonctions importantes. L'abstrait désignant cette position a donné en français le terme « laïcat »5.

    Le concept de laïcité trouve ses racines dans les écrits des philosophes grecs et romains, tels qu'Épicure9 ou Marc Aurèle10, ceux des penseurs des Lumières comme Locke, Bayle, Diderot, Voltaire, les pères fondateurs des États-Unis tels James Madison, Thomas Jefferson, et Thomas Paine, en France à travers les lois de Jules Ferry, ainsi que dans les écrits de libres penseurs modernes, agnostiques et athées, tels que Bertrand Russell, Robert Ingersoll, Albert Einstein, et Sam Harris. Contrairement aux idées reçues, le concept de laïcité a été développé par des penseurs d'obédiences variées. Ainsi, Averroès, philosophe et théologien musulman andalou de langue arabe du XIIe siècle, est également considéré comme l'un des pères fondateurs de la pensée laïque11. Dans lAntiquité, avant larrivée du christianisme, il n'y avait aucune séparation entre les cultes et lÉtat. Dans les monarchies chrétiennes et musulmanes, le roi était également le plus haut chef religieux et parfois, il était considéré comme divin. Dans les régimes républicains, les religieux étaient nommés fonctionnaires, comme les politiques. Dans d'autres cas, une autorité religieuse était également lautorité civile suprême, comme c'était le cas de la théocratie judéenne sous domination étrangère. Au Ve siècle, le pape Gélase Ier conçoit le premier dans une lettre à l'empereur Anastase, la distinction entre le pouvoir temporel (potestas) et de lautorité spirituelle (auctoritas)17. Cette lettre, préfigurant la doctrine médiévale18 des deux glaives19, devient à fin du XIe siècle lun des textes clefs invoqués pour soutenir la supériorité de lautorité pontificale sur la potestas impériale. Mais l'usage qui en est fait alors, dans l'optique de la séparation du regnum et du sacerdotium, provient de limportance excessive accordée à ce qui est en fait une citation altérée de la lettre de Gélase, qui mentionnait « deux augustes impératrices gouvernant le monde »20. La distinction entre potestas et auctoritas tente d'établir une hiérarchie : le pouvoir politique serait moralement soumis à l'autorité. Cette dichotomie entraîne des réactions qui se traduisent notamment par la lutte du sacerdoce et de l'Empire ou par les mouvements hérétiques des XIVe et XVe siècle qui contestent au clergé cette mainmise spirituelle6[réf. non conforme].

    Toutefois, au IVe siècle, l'Empereur Théodose Ier érige le christianisme en religion d'État. Le théologien protestant Jacques Ellul voit dans cet événement « la plus grande subversion du christianisme »13 et même sa trahison : « Le christianisme est la pire trahison du Christ »14. Dans la Rome antique, les empereurs étaient considérés comme des êtres divins et occupaient la plus haute fonction religieuse, celle de Pontifex maximus. Les chrétiens ont d'ailleurs contesté ce système, en reconnaissant l'autorité politique de l'empereur mais en refusant de s'impliquer dans une religion de l'État, et de reconnaître la divinité de l'empereur. De ce fait, les chrétiens ont été jugés ennemis de lÉtat et la conversion au christianisme était punissable de la mort (voir par exemple, martyre de Justin sous le règne de Marcus Aurelius). Cette situation a entraîné de violentes persécutions jusqu'en 313, année qui vit la signature de l'édit de Milan par Constantin Ier et Licinius. L'Empire romain est véritablement devenu chrétien avec l'édit de Théodose Ier en 390. Les enseignements de Jésus lui-même sont parfois cités comme exemple du principe de la séparation de lÉglise et de lÉtat (par exemple dans l'Évangile selon Marc, 12:17 : « Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »). André Gounelle rappelle que lors des discussions sur la loi de séparation des Églises et de l'État, Aristide Briand se référa plusieurs fois à ce passage de l'évangile de Luc et il estime que certains chrétiens, avec les stoïciens, ont été parmi les premiers à nier « que lÉtat ait un rôle déterminant à jouer dans la relation de Dieu avec les êtres humains »15.

    Au siècle des Lumières, d'Alembert a vivement critiqué, dans le Discours préliminaire de l'Encyclopédie, sans la nommer, l'Inquisition, et déploré l'« abus de l'autorité spirituelle réunie à la temporelle ».

    Penser la laïcité écrit par Catherine Kintzler22 est un ouvrage de référence sur le concept de laïcité. Dans son introduction elle écrit que « le lieu naturel de la laïcité est la pensée des Lumières relayée par la pensée républicaine. » Agrégée de philosophie, professeur honoraire à luniversité de Lille III et vice-présidente de la société de philosophie, elle affirme que « la laïcité a produit plus de libertés que ne l'a fait aucune religion investie du pouvoir politique ». Dans un entretien accordé à la Revue des Deux Mondes23 elle rappelle que la laïcité comme régime politique ne commence pas avec la loi de 1905, ni avec lapparition du terme « laïcité » dans le vocabulaire politique. Il y a eu nombre de lois laïques bien avant : linstitution du mariage civil en 1792, les lois scolaires de la IIIe République, la loi de 1881 « sur la liberté des funérailles »24.

    Depuis l'assemblée nationale constituante de Weimar qui s'est tenue du 19 janvier 1919 au 21 juin 1920, les Églises et l'État sont séparés, et il n'existe plus de confessions officielles. Auparavant, une séparation stricte comme en France en 1905 a été tentée par le ministre prussien de l'enseignement, le social-démocrate et libre-penseur Adolf Hoffmann, mais avait échoué début 1919. La coopération étroite existante entre l'État et les Églises dans beaucoup de domaines, particulièrement dans les secteurs médico-social et éducatif, sera poursuivie. Les Églises et les communautés religieuses et philosophiques (comme les libres-penseurs), si elles ont un nombre minimum de membres, sont stables et respectueuses de la constitution, peuvent obtenir le statut d'« établissement de droit public », comparable à un Établissement public du culte en France. Le statut permet aux Églises de prélever auprès de leurs membres une contribution obligatoire appelée Kirchensteuer (littéralement « impôt d'Église ») collectée par l'État contre remboursement des frais.

    Avec l'immigration et l'augmentation du nombre d'habitants musulmans, un débat est apparu sur la possible introduction d'un enseignement religieux islamique pour les élèves musulmans. Le gouvernement de certains länder (par exemple Berlin) a décidé de proposer l'instruction religieuse de lislam dans les écoles publiques des quartiers ayant une population musulmane significative. Cette décision, qui pose le problème de la représentativité des associations chargées de l'enseignement religieux islamique, est fortement contestée, y compris dans la communauté musulmane. Certains juges australiens sont allés plus loin en estimant que le gouvernement ne pouvait soutenir une école religieuse, même si cela était fait de manière non discriminatoire. Cependant, la Haute Cour d'Australie, autorise le financement des écoles religieuses. La question des aides de l'État pour les écoles non gouvernementales a été largement débattue lors de la campagne pour les élections législative australienne de 1963. La question de la séparation entre la religion et l'État est généralement moins controversée en Australie qu'aux États-Unis. Chaque jour, le Parlement d'Australie débute d'ailleurs ses séances par des prières qui ne sont pas obligatoires mais auxquelles beaucoup de parlementaires participent.

    Depuis la fondation du royaume en 1830, les membres du clergé des confessions reconnues par lÉtat sont rémunérés par lui. Actuellement, six religions sont reconnues : le catholicisme (qui jouit toujours dune position dominante dans le royaume), suivi par lislam, le protestantisme, le judaïsme, lorthodoxie et langlicanisme, auxquelles vient sajouter une communauté philosophique non confessionnelle (organisée autour des associations dites laïques ou de libre pensée) dont les délégués (collaborateurs salariés) bénéficient également de rémunérations de lÉtat. Cette communauté, également appelée « laïcité organisée », fédérée par le CAL et par lUVV (nl), offre aussi une assistance morale et organise des cérémonies dites de « passage » tels le parrainage laïc, la fête de la jeunesse laïque, le mariage laïc ou les funérailles laïques selon une conception philosophique non confessionnelle, alternative à lassistance des cultes et aux cérémonies religieuses. Actuellement, la reconnaissance du bouddhisme est discutée, non pas en tant que culte, mais en tant que « communauté philosophique non confessionnelle »25.

    Bien que la religion catholique soit très présente dans la vie quotidienne et aussi dans lÉtat (le cardinal occupe la deuxième place de l'ordre de préséance26, juste après le Roi, les représentants des autres cultes reconnus se trouvant au-delà de la 70e place27), l'État belge gère deux réseaux d'enseignement distincts28. Dans l'enseignement officiel, les parents peuvent choisir le cours confessionnel que suivra leur enfant à la différence de lenseignement libre où ce choix nest pas disponible, car généralement catholique, quoi qu'existe aussi l'enseignement libre subventionné non confessionnel. La laïcité de lÉtat belge repose sur lindépendance de lÉtat sur le clergé. LÉtat dirige le clergé et non linverse. Le parlement est composé de divers partis politiques. Au centre se trouvent les partis à consonance religieuse. Alors que le CD & V ou le CDH (ex-Parti social chrétien) ont une orientation principalement chrétienne, leurs membres peuvent être de droite ou de gauche. À linverse les membres des partis de droite ou de gauche sont de différentes confessions. Autour de ce noyau gravitent les partis extrémistes. Les Églises exercent une forte influence dans la politique brésilienne43. Elles interviennent dans les débats des campagnes électorales. Plusieurs partis politiques ont un nom qui évoque une religion : Partido Social Cristão, Partido Social Democrata Cristão ou encore Partido Trabalhista Cristão. Au Parlement brésilien, le groupe évangélique est composé de 63 députés (sur 513) et 3 sénateurs (sur 81)43.

    Lors de lannée scolaire 2014-201529, les appellations des vacances ont été modifiées pour perdre leur consonance religieuse. Ce décret mettait en œuvre des modifications déjà en application au sein de ladministration. Bien évidemment, lapplication du décret a créé la polémique30 au sein des partis qui se rejetaient la faute. Renommer les vacances de Pâques en vacances de printemps a été décidé en 2000. Le congé de Toussaint rebaptisé congé dautomne a été modifié en 2005. Les vacances de Noël deviennent vacances dhivers. Le congé de détente étant anciennement celui du Carnaval.

    Au Canada, il n'y a pas de religion d'État, mais les groupes religieux peuvent demander à bénéficier d'une exonération d'impôt. Les édifices religieux sont exemptés des taxes municipales et scolaires et des taxes de vente. Le membre du clergé reçoit une déduction de son revenu pour sa résidence, et les membres d'ordres religieux qui font un vœu de pauvreté perpétuelle reçoivent une déduction d'impôt. Dans la plupart des provinces les écoles privées, souvent confessionnelles, ne sont pas financées par l'État. La situation diffère au Québec, province qui finance les écoles privées accréditées (y compris les écoles catholiques, protestantes, juives ou musulmanes, par exemple) à hauteur de 60 %. Hors Québec, il existe des systèmes d'éducation catholique financés par les fonds publics, à côté d'un système d'éducation public et laïc accessible à tous. Par exemple en Ontario, la Constitution prévoit l'existence d'écoles dites «séparées» pour les Franco-Ontariens. Ces écoles ne sont pas fréquentées exclusivement par des catholiques pratiquants.

  10. Agriculture biologique — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Agriculture_biologique
    • Principes
    • Définition
    • Critiques
    • Évolution
    • Origines
    • Introduction
    • Idéologie
    • Conséquences
    • Développement
    • Recherche
    • Culture
    • Activités
    • Utilisation
    • Biologie
    • Prévention
    • Catégories
    • Objectifs
    • Toxicité
    • Environnement
    • Variétés
    • Élevage
    • Protection
    • Économie
    • Généralités
    • Inconvénients
    • Écologie

    Lagriculture biologique est une méthode de production agricole qui exclut le recours à la plupart des produits chimiques de synthèse, utilisés notamment par l'agriculture industrielle et intensive depuis le début du XXe siècle, les organismes génétiquement modifiés par transgénèse1,note 1, et la conservation des cultures par irradiation. La fertilisation du sol et la protection des plantes doivent donc être assurées par d'autres méthodes. Les motivations des agriculteurs et des consommateurs peuvent être de meilleurs revenus, une meilleure santé au travail, la protection de l'environnement ou des produits perçus comme plus sains. L'élevage d'animaux des fermes biologiques doivent respecter des conditions de vie plus respectueuse du bien-être animal que l'agriculture traditionnelle. Les méthodes d'agriculture biologique combinent la connaissance scientifique de l'écologie et de la technologie moderne avec les pratiques agricoles traditionnelles basées sur des processus biologiques naturels. Les méthodes d'agriculture biologique sont étudiées dans le domaine de l'agroécologie. Alors que l'agriculture conventionnelle utilise des pesticides de synthèse et des engrais de synthèse purifiés solubles dans l'eau, les agriculteurs biologiques sont limités par la réglementation à l'utilisation presque exclusive de pesticides et d'engrais naturels. Les principales méthodes de l'agriculture biologique pour améliorer la fertilité du sol et protéger les cultures comprennent la rotation des cultures, les engrais verts et de compost, la lutte biologique et la culture mécanique. Ces mesures utilisent l'environnement naturel pour améliorer la productivité agricole : des légumineuses sont plantées pour fixer l'azote dans le sol, les insectes prédateurs naturels sont encouragés, la rotation des cultures permet de confondre les ravageurs et de renouveler le sol, et des matériaux naturels tels que le bicarbonate de potassium24 et le paillis sont utilisés pour contrôler les maladies et les mauvaises herbes. Des plantes plus rustiques sont générées par la culture sélective des plantes plutôt que par le génie génétique. Les plantes ont besoin d'azote, de phosphore et de potassium, ainsi que des micronutriments et des relations symbiotiques avec des champignons et autres organismes pour croître. Mais obtenir suffisamment d'azote au bon moment, lorsque les plantes en ont le plus besoin, est un défi pour les agriculteurs biologiques, qui doivent gérer cette synchronisation30. La rotation des cultures et l'engrais vert (« plantes de couverture ») contribuent à fournir de l'azote grâce aux légumineuses (plus précisément, la famille des Fabacées) qui fixent l'azote de l'atmosphère par symbiose avec des bactéries rhizobium. La culture associée, qui est parfois utilisée pour le contrôle des insectes et des maladies, peut également augmenter les nutriments du sol, mais la concurrence entre les légumineuses et les cultures peut être problématique et l'espacement entre les lignes de culture est nécessaire. Les résidus de récolte peuvent être charriés dans le sol, et différentes plantes laissent différentes quantités d'azote, ce qui pourrait aider la synchronisation30. Les agriculteurs biologiques utilisent également le fumier animal, certains engrais transformés comme la farine de graines et diverses poudres minérales telles que le phosphate de roche et le sable vert, une forme naturelle de la potasse qui fournit du potassium. Ensemble, ces méthodes aident à contrôler l'érosion. Dans certains cas, le pH doit être modifié. Il existe des modificateurs du pH naturel comme la chaux et le soufre, mais aux États-Unis certains composés tels que le sulfate de fer, le sulfate d'aluminium, le sulfate de magnésium, et les produits solubles de bore sont autorisés dans l'agriculture biologique31. L'agriculture biologique repose largement sur la décomposition naturelle de la matière organique, en utilisant des techniques comme engrais verts et compostage, pour remplacer les nutriments extraits du sol par les cultures précédentes. Ce processus biologique, grâce à des micro-organismes tels que les mycorhizes, permet la production naturelle de nutriments dans le sol tout au long de la saison de croissance. L'agriculture biologique utilise une variété de méthodes pour améliorer la fertilité du sol : la rotation des cultures, les cultures de couverture, le travail réduit du sol, et l'application de compost. En réduisant le travail du sol, le sol n'est pas inversé et exposé à l'air ; moins de carbone est perdu dans l'atmosphère28,29. Cela a un avantage supplémentaire par la séquestration du carbone qui permet de réduire l'effet de serre et aide à inverser le changement climatique.

    Définie depuis les années 1920, l'agriculture biologique est organisée à l'échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements IFOAM) et reconnue depuis 1999 dans le Codex Alimentarius, un programme commun de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé. L'agriculture biologique est une des formes d'agriculture durable2 ; l'appellation « biologique », ou son abréviation « bio », est protégée légalement et implique une certification. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance de ce type d'agriculture ont été définis.

    Certains fondements et bénéfices de l'agriculture biologique sont controversés. Les critiques portent sur les choix jugés arbitraires de certaines pratiques (refus des produits « chimiques », de la transgenèse, au profit de procédés jugés moins dangereux). D'autres critiques portent sur le manque d'effet, voire des effets qui seraient négatifs sur le consommateur (goûts des aliments, effets sur la santé, etc.) et sur l'environnement, ainsi que sur les normes qui encadrent la commercialisation des produits issus de l'agriculture biologique. L'apparition de l'agriculture biologique s'accompagne de nombreuses critiques sur l'évolution de la pratique agricole. Sont notamment critiqués9 : Certains critiques, citant les travaux publiés en 1997 par David Pimentel de l'université Cornell39, qui décrit l'érosion des sols comme une menace majeure pour l'agriculture mondiale, pensent que le travail du sol contribue à cette érosion40. La FAO et d'autres organisations ont préconisé une approche « sans labour » pour à la fois l'agriculture classique et biologique, et soulignent en particulier que les techniques de rotation des cultures utilisées en agriculture biologique sont excellentes pour cette approche40,41. Une étude publiée en 2005 par Pimentel et ses collègues42 confirme que « la rotation des cultures et cultures de couverture (engrais vert) typique de l'agriculture biologique réduit l'érosion des sols, les problèmes de ravageurs, et l'utilisation des pesticides ». Certains produits chimiques d'origine naturelle sont autorisés pour une utilisation herbicide. Il s'agit notamment de certaines formulations d'acide acétique (vinaigre concentré), du gluten de maïs, et des huiles essentielles. Quelques bioherbicides sélectifs fondés sur les agents pathogènes fongiques ont également été développés. Pour le moment cependant, les herbicides biologiques et bioherbicides jouent un rôle mineur dans la boîte à outils de contrôle biologique contre les mauvaises herbes37.

    Depuis 1990, le marché des aliments et autres produits biologiques a augmenté rapidement, atteignant 63 milliards de dollars dans le monde en 20123. Cette demande s'est accompagnée d'une augmentation de la surface des terres agricoles destinées à l'agriculture biologique, qui s'est accrue de 8,9 % par an en moyenne entre 2001 et 20114. Dans le monde, plus de 37,2 millions d'hectares étaient consacrés à l'agriculture biologique à la fin de l'année 20115, soit 0,9 % des terres agricoles des 162 pays pris en compte dans le calcul. En 2015, l'agriculture biologique occupait 6,2 % de la superficie agricole utilisée de l'Union européenne6.

    Le mouvement de l'agriculture biologique s'est constitué en réaction à l'avènement de l'agrochimie, au milieu du XXe siècle, et surtout au développement de l'usage des engrais minéraux issus de la chimie de synthèse, dans les années 1930.

    Le rejet de l'utilisation des produits de synthèse dans la production agricole et la volonté de produire des aliments de meilleure qualité sont apparus plus tardivement. Ils constituent à l'heure actuelle les critères principaux pris en compte par les systèmes de labellisation

    Si l'agriculture biologique présente des aspects humanistes, l'idéologie de ses pionniers et leaders (par exemple Teddy Goldsmith) est aussi empreinte d'une certaine nostalgie du passé. Le thème du retour à la terre est souvent présent15. Les thèmes de la décadence16 et un certain catastrophisme ont été mis en avant par ces théoriciens pour justifier la nécessité d'abandonner les techniques contemporaines. Ces mouvements s'opposent à la logique productiviste des idéologies dominantes du XXe siècle, le libéralisme et le socialisme17. L'opposition au productivisme reste présente aujourd'hui, conduisant certains acteurs à sinquiéter du développement d'une agriculture biologique à grande échelle18, animée par la logique productiviste qui était reprochée à l'agriculture conventionnelle19.

    L'opposition entre passé et modernité a toutefois ses limites. L'utilisation massive de la chimie en agriculture n'est en effet pas nouvelle : cuivre, arsenic, plomb, soufre, et les engrais de synthèse sont utilisés depuis la fin du XIXe siècle. Certains traitements sont connus depuis l'Antiquité20,21,22.

    Plusieurs des méthodes développées pour l'agriculture biologique ont été utilisées ensuite par l'agriculture conventionnelle. Par exemple, la lutte intégrée est une stratégie qui utilise diverses méthodes biologiques de lutte contre les ravageurs, auxquelles l'agriculture conventionnelle a également parfois recours25.

    La recherche sur la biologie et les organismes du sol s'est avérée bénéfique à l'agriculture biologique. Plusieurs variétés de bactéries et de champignons décomposent les produits chimiques, les matières végétales et les déchets d'animaux en éléments nutritifs qui rendent le sol plus productif pour les récoltes à venir32. Les champs avec peu ou pas de fumier montrent une baisse considérable des rendements, due à une diminution de la faune microbienne du sol33.

    D'autres pratiques culturales utilisées pour améliorer la compétitivité des cultures et réduire la pression des mauvaises herbes comprennent la sélection de variétés de cultures compétitives, la plantation à haute densité, l'espacement des rangs serrés, et les semis tardifs dans un sol chaud pour favoriser la germination rapide des cultures34.

    Les pratiques de désherbage mécaniques et physiques utilisés sur les fermes biologiques peuvent être regroupées comme suit37 :

    Les mauvaises herbes peuvent être contrôlées par le pâturage. Par exemple, des oies ont été utilisées avec succès pour éliminer les mauvaises herbes dans des cultures biologiques de coton, de fraise, de tabac et de maïs43, et ont relancé la pratique de garder les oies Cotton Patch, qui étaient communes dans le sud des États-Unis avant les années 1950. De même, certains riziculteurs introduisent des canards et des poissons dans les rizières humides pour manger les mauvaises herbes et les insectes44.

    Les organismes, autres que les mauvaises herbes, qui causent des problèmes dans les fermes biologiques sont des arthropodes (insectes, acariens), des nématodes, des champignons et des bactéries. Les pratiques biologiques comprennent, mais ne sont pas limitées à :

    Les insectes bénéfiques prédateurs comprennent les punaises, et dans une moindre mesure, les coccinelles (qui ont tendance à s'envoler), qui tous mangent un large éventail d'organismes nuisibles. Les chrysopes sont également efficaces, mais ont tendance à s'envoler. Les mantes religieuses ont tendance à se déplacer plus lentement et à moins manger. Les guêpes parasitoïdes ont tendance à être efficace pour leur proie choisie, mais comme tous les petits insectes peuvent être moins efficaces à l'extérieur parce que le vent perturbe leur mouvement. Les acariens prédateurs sont efficaces pour lutter contre d'autres acariens31.

    Les substances autorisées dans la lutte biologique par la réglementation du label AB sont réparties en sept catégories :

    Les agriculteurs biologiques préfèrent en principe maintenir les équilibres de la faune auxiliaire (y compris les bousiers nécessaires au recyclage rapide des excréments animaux dans le sol45) en favorisant la faune utile et les prédateurs naturels plutôt qu'éliminer indistinctement toute activité animale.

    Les insecticides d'origine naturelle autorisés pour une utilisation sur les fermes biologiques comprennent Bacillus thuringiensis (une toxine bactérienne), le pyrèthre (un extrait de chrysanthème), le spinosad (un métabolite bactérien) et le margousier (un extrait d'arbre). Moins de 10 % des agriculteurs biologiques utilisent ces pesticides régulièrement ; une enquête a montré que seulement 5,3 % des producteurs de légumes en Californie utilisent la roténone (interdite dans l'Union européenne), tandis que 1,7 % utilisent le pyrèthre46. Ces pesticides ne sont pas toujours plus sûrs ou respectueux de l'environnement que les pesticides synthétiques et peuvent causer des dommages31. Certaines de ces substances sont controversées, notamment la roténone, le cuivre et les pyrèthres47,48. La roténone et le pyrèthre sont particulièrement controversées parce qu'ils attaquent le système nerveux, comme la plupart des insecticides conventionnels. La roténone est très toxique pour les poissons49 et peut induire des symptômes ressemblant à la maladie de Parkinson chez les mammifères50,51. La roténone était autorisée jusqu'au 10 octobre 200852. Bien que le pyrèthre (pyréthrines naturelles) soit plus efficace contre les insectes lorsqu'il est utilisé avec du butoxyde de pipéronyle (qui retarde la dégradation des pyréthrines)53, les normes biologiques ne permettent généralement pas l'utilisation de cette dernière substance54,55,56.

    La supériorité du profil environnemental des pesticides autorisés par le label AB par rapport aux autres pesticides ne fait pas l'unanimité69. Si certains pesticides naturels se dégradent plus rapidement que des produits de synthèse ayant le même usage, d'autres comme le soufre et le cuivre ne sont pas biodégradables70.

    La plupart des agriculteurs utilisent des variétés commerciales classiques, y compris les semences de variétés hybrides, en choisissant généralement les plus vigoureuses, les mieux notées pour la résistance aux maladies, aux ravageurs et à la concurrence des adventices. Plusieurs programmes de sélection en cours sont soutenus par le FSOV (fonds de soutien à l'obtention végétale)72. Ces actions permettent de créer des variétés de céréales destinées en particulier aux agriculteurs biologiques, et également à tous ceux qui cherchent à réduire l'utilisation de produits phytosanitaires.

    L'élevage d'animaux pour la production de viande, de produits laitiers et d'œufs, est une activité agricole qui fait partie intégrante de l'agriculture biologique. Les fermes biologiques fournissent aux animaux des conditions de vie plus respectueuse du bien-être animal que l'agriculture conventionnelle. L'alimentation des animaux doit être intégralement issue de cultures biologiques. Les étables sont plus diversifié et les animaux peuvent se mouvoir librement avoir des contacts sociaux, manger, s'occuper conformément à leurs besoins. Les animaux sont engraissés plus lentement73. La caudectomie est interdite dans les élevages porcins labellisés agriculture biologique en France75. Cela s'explique par une recherche du bien-être animal plus poussée qu'en élevage conventionnel, ainsi que par une nécessité moindre de prévenir la caudophagie76. En effet, dans ce mode de production il est obligatoire de laisser un espace plus important aux animaux ainsi qu'un accès à l'extérieur, les porcs peuvent alors exprimer les comportements propres à leur espèce et souffrent moins de troubles du comportement, comme la caudophagie. En Suisse, les élevages biologique de volailles pour la production dœufs, sont des élevages en plein air de 3000 poules maximum avec une densité maximale de 6 poules/m² au sol dans le poulailler et 4 m² par poule en plein air77. L'alimentation doit être issue à 95 % de l'agriculture biologique et être à 100 % végétale77. En Suisse, les élevages biologique de volailles pour la production de chaire, sont des élevages en plein air de 480 m² maximum de race rustique à croissance lente. Les poulets sont abattus au plus tôt à un âge de 81 jours78. La densité maximale est de 10 poules/m² au sol dans le poulailler et 4 m² par poule en plein air78. L'alimentation doit être issue à 95 % de l'agriculture biologique et être à 100 % végétale78.

    Aux États-Unis, il n'y a aucune exigences sur le plan de la protection des animaux pour qu'un produit puisse être désigné comme biologique, il s'agit d'un écart par rapport aux autres pratiques agricoles biologique74.

    En outre, historiquement la force des chevaux et du bétail étaient utilisés pour le labour, leur fumier était utilisé pour l'enrichissement des sols. Alors qu'aujourd'hui, les petites fermes ne comprennent pas de bétail, les animaux domestiqués sont une partie souhaitable de l'équation de l'agriculture biologique, en particulier pour une véritable durabilité, la capacité d'une ferme de fonctionner comme une unité auto-suffisante est primordiale.[réf. nécessaire]

    L'élevage de porcs biologiques signifie l'élevage de porcs en agriculture biologique conformément à certaines exigences légales. L'élevage porcin biologique doit être conforme à certaines législations communautaires. Il faut beaucoup de lumière du jour pour l'élevage des animaux ; les conditions de base sont également l'exercice et la ventilation naturelle. Il est interdit d'attacher les animaux. La moitié au maximum de la surface au sol peut être constituée de caillebotis ; une surface de couchage sèche et couverte de litière est également nécessaire. Les truies gestantes et les truies non enceinte doivent être élevées en groupes. La taille des cases de mise bas ne doit pas être inférieure à 7,5 mètres carrés. Les porcelets n'ont pas le droit d'être mis en cage, il est également interdit de leur limer les dents. L'UE prescrit une période minimale d'allaitement de 40 jours.

    Certains de ces règlements entraînent des coûts d'élevage plus élevés, c'est pourquoi il est autorisée un nombre plus élevé de truies en gestation (jusqu'à 40 pour cent). En plus d'élever des truies, il est également important de les nourrir de façon biologique. Jusque fin 2017, les agriculteurs peuvent acheter des composants protéiques conventionnels sans OGM pour l'alimentation animale s'ils se conforment à la législation communautaire sur l'agriculture biologique. Le mélange de ces composants peut atteindre un maximum de cinq pour cent de l'alimentation. Depuis août 2003, les porcs biologiques ne sont définis comme tels que s'ils ont été élevés selon les méthodes biologiques décrites pendant au moins six mois. Par conséquent, seuls les porcelets issus de l'élevage biologique de truies peuvent être utilisés pour l'engraissement. Si les truies conventionnelles sont achetées, elles doivent alors être élevées selon le mode biologique.

    Une caractéristique clé de l'agriculture biologique est le rejet de plantes et d'animaux génétiquement modifiés. Le 19 octobre 1998, les participants au 12e Congrès scientifique de l'IFOAM ont publié la Déclaration de Mar del Plata, où plus de 600 délégués de plus de 60 pays ont voté à l'unanimité d'exclure l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés dans la production alimentaire et l'agriculture.

  11. People also search for