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  1. Dawn of the Dead (2004 film) - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Dawn_of_the_Dead_(2004_film)

    1 day ago · It was screened out of competition at the 2004 Cannes Film Festival. The film grossed $59 million at the US box office and $102 million worldwide. Reception. Review aggregation website Rotten Tomatoes offers the film a 75% approval rating from 187 critics and an average rating of 6.7/10. The site's consensus reads: "A kinetic, violent and ...

  2. 藤井フミヤ - Wikipedia

    ja.wikipedia.org/wiki/藤井フミヤ

    1 day ago · 2004年12月15日 fumiya fujii tour 2004 jailhouse party aibl-9103 オリコン最高87位 18th 2005年05月25日 fumiya fujii digital popstar fftv countdown channel aibl-9107 オリコン最高51位 19th 2005年08月17日 さまよう果実 -the short film 【完全版】 aibl-9124 オリコン最高67位 20th 2006年02月22日

  3. Festival de Cannes 1946 – Wikipédia, a enciclopédia livre

    pt.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_1946

    A 1.ª edição do Festival anual de Cannes foi realizado de 20 de setembro a 5 de outubro de 1946.Vinte e um países apresentaram seus filmes no "Primeiro Festival Internacional de Cinema de Cannes", que se realizou no antigo Cassino de Cannes.

  4. Brad Pitt - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Brad_Pitt

    1 day ago · Il film fu presentato alla 64ª edizione del Festival di Cannes vincendo la Palma d'oro. Sempre nello stesso anno recitò nel film L'arte di vincere di Bennett Miller, dove interpreta Billy Beane, ruolo che gli fece guadagnare una candidatura sia agli Oscar sia ai Golden Globe del 2012.

  5. Virginie Efira — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Virginie_Efira
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    Animatrice de télévision de 1998 à 2008, elle commence sa carrière de comédienne en 2004. Au cinéma, elle est surtout connue comme tête d'affiche de comédies romantiques : L'amour c'est mieux à deux (2010), La Chance de ma vie (2011), 20 ans d'écart (2013), Le Goût des merveilles (2015) et Un homme à la hauteur (2016). Elle opère ensuite un virage dramatique en tenant le rôle-titre du film indépendant Victoria (2016), réalisé par Justine Triet, qui lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice. Elle confirme sous la direction de Catherine Corsini avec Un amour impossible (2018) et de Paul Verhoeven avec Benedetta (2019). En 2010, elle déclare dans Paris Match qu'elle ne refera pas d'animation télé « à moins d'avoir cinq enfants qui n'ont plus rien à manger »16 et se concentre dorénavant sur sa carrière de comédienne et d'actrice qui elle l'espère sera variée dans les propositions entre cinéma d'auteur et comédie populaire17. La même année, elle participe à l'émission de Frédéric Lopez Rendez-vous en terre inconnue, où elle rencontre une minorité mongole, les Tsaatan. L'émission, diffusée sur France 2, fait un record d'audience avec 8,1 millions de téléspectateurs18. En 2013, elle est à nouveau invitée par Frédéric Lopez dans l'émission La Parenthèse inattendue, aux côtés de Philippe Gildas et Tony Estanguet19. Sa carrière de comédienne commence avec le doublage du personnage de Liz Wilson, jouée par Jennifer Love Hewitt, dans Garfield le film, en 2004, et Garfield 2 en 2006. Elle tourne ensuite dans le court métrage Africains poids moyens, film belgo-congolais de Daniel Cattier présenté l'année suivante au 20e Festival international du film francophone de Namur. En 2005, Virginie Efira est la voix française du personnage de Piper dans le film d'animation Robots. Elle joue ensuite dans une pièce de théâtre en Belgique, Pour ses beaux yeux de René de Obaldia, au théâtre de la Valette. En 2006, Virginie Efira tourne une fiction de cinquante-deux minutes pour la chaîne et le téléfilm Un amour de fantôme aux côtés de Bruno Putzulu et d'Amanda Lear20. Elle interprète également l'épouse de Bohort dans la série française Kaamelott, le temps de deux épisodes. En 2007, elle joue son propre rôle dans Off Prime, avec Alban Lenoir et Simon Astier, série humoristique réalisée par Bruno Solo, Simon Astier et Stéphane Kopecky dont deux saisons seront tournées, et programmées par la chaîne M6 jusqu'en avril 200821,22. L'année suivante, Virginie Efira joue le rôle d'une prostituée dans la pièce sulfureuse Nathalie de Philippe Blasband, où elle reprend le rôle tenu au cinéma par Emmanuelle Béart quelques années plus tôt23. En 2010, Philippe Lefebvre dans Le Siffleur lui offre son premier rôle important dans un long métrage avec Thierry Lhermitte et François Berléand. Mais c'est dans un registre romantique qu'elle s'impose : elle obtient son premier succès au cinéma avec L'amour c'est mieux à deux, avec notamment Manu Payet et Clovis Cornillac. Elle poursuit avec une autre comédie romantique, sortie en 2011, La Chance de ma vie, face à François-Xavier Demaison. La même année, elle évolue dans la satire franco-belge Mon pire cauchemar, sous la direction d'Anne Fontaine, et aux côtés d'Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde et André Dussollier. En 2012, elle est la voix française de Mavis (la fille de Dracula) dans le film d'animation Hôtel Transylvanie. L'année 2016 marque un tournant dans sa carrière. Dans la comédie dramatique Victoria, écrit et réalisé par Justine Triet, elle interprète une avocate divorcée, mère de deux enfants, en passe de seffondrer nerveusement. Le film fait sensation lors de sa présentation au Festival de Cannes où il est comparé aux comédies d'Howard Hawks, de Billy Wilder ou encore de Blake Edwards28. La performance de Virginie Efira est unanimement saluée par la critique, qui y voit « assurément son rôle le plus accompli le plus dense, parce quil est à la fois le plus léger et le plus grave »5. Pour Le Parisien, l'actrice « prouve qu'elle est une très grande actrice » tandis que Les Inrockuptibles estime qu'elle est « ici génialissime, en état de grâce, se prêtant à un comique à la fois verbal et burlesque qui culmine lors dune exquise plaidoirie (sous chimie) »29,30. Sa prestation lui vaut de recevoir le Magritte de la meilleure actrice et d'être nommée au César dans la même catégorie. La même année, elle fait partie du casting international réuni par le cinéaste néerlandais Paul Verhoeven pour le thriller psychologique Elle, mené par Isabelle Huppert ; et partage l'affiche de la comédie romantique Un homme à la hauteur avec Jean Dujardin, sixième réalisation de Laurent Tirard. Si le premier obtient un succès critique et public considérable il remporte le César du meilleur film en 2017, le second connaît un succès limité au box-office, inférieur aux scores des comédies romantiques précédentes des deux acteurs principaux31,32. Toujours en 2016, Virginie Efira assure la co-présidence du Festival du film francophone d'Angoulême aux côtés de Gilles Jacob. L'année suivante, elle apparaît dans la série Dix pour cent, le temps d'un épisode de la seconde saison, dans lequel elle joue son propre rôle33 ; puis prête sa voix respectivement aux personnages de Maggie et de Kitty Pattes de velours dans les films d'animations Croc-Blanc et Le Chat potté 2.

    Fille du professeur André Efira, médecin oncologue, et de Carine Verelst, esthéticienne, artiste puis restauratrice dans le Luberon, elle a une sœur joueuse de football américain, un premier frère peintre et un second qui construit des cabanes dans les arbres en Amérique du Sud1.

    Elle a des origines juives, mais a reçu une éducation athée2. Ses parents ont divorcé quand elle avait 9 ans3.

    Elle étudie le latin, les mathématiques, la psychologie et les sciences sociales, et entre ensuite à l'Institut national supérieur des arts du spectacle puis au conservatoire pour faire du théâtre4, études qu'elle ne termine pas5.

    Sa carrière d'animatrice de télévision débute en 1998 sur la chaîne belge Club RTL quand Marc Nivesse, producteur de Mégamix, émission pour adolescents, la choisit pour animer l'émission avec Lidia Gervasi6. En 2000, Virginie participe, aux côtés de Patrick Ridremont, son futur époux, à l'émission Night Shop dans une courte séquence humoristique pour la chaîne Canal+ Belgique7. En septembre 2002, RTL-TVi lui propose l'animation des quotidiennes et des émissions en première partie de soirée (avec Frédéric Herbays) de Star Academy en Belgique puis de À la Recherche de la Nouvelle Star, toujours en Belgique7.

    Repérée par la chaîne de télévision française M6 en 2003, à l'occasion d'un casting pour l'émission de météo, elle devient rapidement la figure du divertissement de la chaîne8. En 2003, elle co-anime la finale d'Opération séduction ; puis présente, entre autres, Le Grand Zap, La Saga des, Follement Gay, Absolument 80/90, Le Grand Piège ou encore Drôles d'équipes9,10,11,12. Toujours sur M6, elle présente Classé Confidentiel, en 2005, puis remplace, en 2006, Benjamin Castaldi parti à TF1, pour présenter la Nouvelle Star13,14. Virginie Efira continue également de présenter des émissions ponctuelles en Belgique, sur RTL-TVi. Elle signe avec Canal+ en juin 2008, abandonnant ainsi la présentation de Nouvelle Star sur M6. Elle anime sur Canal+ une émission de divertissement, Canal Presque, avec Ahmed Hamidi, un ex-auteur des Guignols, et avec comme invités pour la première Omar et Fred15.

    L'année 2013 est marquée par la sortie de cinq films. Elle partage l'affiche de la comédie dramatique Cookie, avec Alice Taglioni, et devant la caméra de Léa Fazer ; tient le premier rôle féminin de la comédie franco-belge Dead Man Talking, réalisée par son ex-mari Patrick Ridremont ; fait partie de la comédie chorale Les Invincibles, aux côtés de Gérard Depardieu, Atmen Kelif, Édouard Baer et Daniel Prévost ; s'essaye au drame en donnant la réplique à François Cluzet pour le drame En solitaire, réalisé par Christophe Offenstein ; mais finalement confirme de nouveau dans un registre romantique : son interprétation d'une rédactrice en chef dun magazine de mode dans le long-métrage de David Moreau, 20 ans d'écart, est saluée, face au jeune premier Pierre Niney, pensionnaire de la Comédie-Française. Pour Le Monde, cette comédie « pétillante et enlevée, portée par un charmant duo très en phase, sans prétention ni légèreté maladive, est un divertissement de choix »24. Le film est un succès et permet à Virginie Efira de faire un premier pas vers la reconnaissance critique :

    Ces différents films passant inaperçus, elle tente de s'aventurer vers des rôles plus dramatiques et sombres.

    Alors qu'elle ne s'y était jamais autorisée jusqu'ici, le succès de Victoria encourage l'actrice à initier des rencontres avec les réalisateurs avec qui elle souhaite travailler. C'est ainsi qu'elle obtient le rôle principal du drame Un amour impossible, après avoir démarché personnellement auprès de la réalisatrice Catherine Corsini34. Adaptation du roman autobiographique de Christine Angot, le film narre l'histoire de Rachel, une employée de bureau tombant sous le charme d'un jeune bourgeois qui la met enceinte mais ne veut pas l'épouser; une femme amoureuse, empêtrée dans un complexe de classe ; une mère qui refuse que cet homme charismatique exerce son emprise sur leur fille unique. Le HuffPost estime que « ce film devrait (enfin) ouvrir les yeux à ceux qui doutent encore des multiples talents d'actrice de l'ancienne animatrice télé »35. Télérama juge qu'il s'agit de son « plus beau rôle à ce jour » tandis que Le Bleu du Miroir la trouve « à nouveau formidable de subtilité et de justesse »36,37. Pour sa prestation, Virginie Efira est nommée pour un César, un Globe de Cristal et un Prix Lumière de la meilleure actrice. L'année suivante, l'actrice est attendue pour d'autres retrouvailles : celles avec Paul Verhoeven, pour le rôle-titre de Benedetta, adaptation de l'histoire vraie de Benedetta Carlini, une religieuse italienne qui, sur le point d'être béatifiée, fut arrêtée et jugée pour homosexualité42.

    À partir de 2000, elle fréquente le comédien et producteur Patrick Ridremont, déjà père de trois enfants. Ils se marient en 2002 et se séparent en 2005 sans toutefois divorcer46. En février 2009, pendant l'émission Panique dans l'oreillette, l'acteur lui fait signer les papiers du divorce sur le ton de l'humour47. Elle se fiance au réalisateur Mabrouk El Mechri ; ensemble, ils ont une fille, prénommée Ali, nom choisi en hommage à Ali MacGraw, héroïne du film Love Story, et au boxeur Mohamed Ali48, née le 24 mai 2013 à Paris49. Ils décident de ne plus habiter sous le même toit un an plus tard50. En septembre 2016, sur le plateau de l'émission Quotidien de Yann Barthès, elle annonce avoir obtenu la double nationalité, à savoir la nationalité belge par sa naissance et la nationalité française par naturalisation51. Depuis 2018, elle est la compagne de l'acteur Niels Schneider, rencontré sur le tournage d'Un amour impossible52.

  6. Gérard Depardieu — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Gérard_Depardieu
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    Gérard Depardieu est un acteur, producteur, homme d'affaires français, né le 27 décembre 1948 à Châteauroux. Il est également l'ambassadeur culturel du Monténégro et citoyen russe depuis 2013.

    Il a tourné avec des cinéastes français prestigieux, parmi lesquels François Truffaut, Jean-Luc Godard ou Alain Resnais, et a alterné films d'auteur et divertissements populaires, tout en apparaissant également dans des films hollywoodiens (Green Card, 1492 : Christophe Colomb, L'Homme au masque de fer). Il fut en outre l'acteur fétiche des réalisateurs Maurice Pialat, Francis Veber, Alain Corneau et Bertrand Blier. Apparu dans plus de 200 films, il est le deuxième acteur français ayant cumulé le plus d'entrées en France, derrière Louis de Funès. En 1981, son interprétation dans Le Dernier métro lui permet d'obtenir son premier César du meilleur acteur. Il obtient l'un de ses plus grands succès en 1990 avec Cyrano de Bergerac, qui lui vaut son deuxième César du meilleur acteur et une nomination à l'Oscar du meilleur acteur.

    Il est le père des acteurs Guillaume et Julie Depardieu. En octobre 2012, il se rend à la soirée d'anniversaire de Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, qui se serait livré à de nombreuses violations des droits de l'homme50,51, et auquel, pour l'occasion, il apporte publiquement son soutien51. Deux mois plus tard, il enregistre un duo musical avec Gulnara Karimova52, fille aînée d'Islom Karimov, président de l'Ouzbékistan, lui aussi accusé par l'Occident de malmener les droits de l'homme dans son pays53. En février 2013, Ramzan Kadyrov offre à l'acteur un appartement de cinq pièces situé dans un gratte-ciel nouvellement construit à Grozny54,55. Le 11 avril 1970, Gérard Depardieu épouse l'actrice Élisabeth Guignot, avec qui il a deux enfants, Guillaume (1971-2008) et Julie née en 1973, qui deviennent tous deux acteurs. Séparés en 1992, ils divorcent en 2006 après quatorze années de procédure. Le 28 janvier 1992, il a une fille, Roxane, avec Karine Silla. De 1996 à 2005, il entretient une relation avec l'actrice Carole Bouquet. De 2001 à 2006, il entretient aussi une relation avec Hélène Bizot74, fille de l'anthropologue François Bizot75, avec qui il a, le 14 juillet 2006, un fils prénommé Jean en hommage à son ami Jean Carmet (décédé en 1994)76. Depuis 2005, Gérard Depardieu vit avec Clémentine Igou, une ancienne étudiante en littérature de Harvard, responsable du marketing d'un domaine viticole en Toscane.

    Gérard Depardieu est le troisième enfant de René Depardieu (plus connu dans son quartier sous le sobriquet de « Dédé » parce qu'il ne savait dit-on écrire que deux lettres)1, tôlier-formeur en carrosserie, Compagnon du devoir, et sapeur-pompier volontaire, père qu'il admire malgré sa violence2, et d'Alice Marillier dite « La Lilette », mère au foyer, originaire de Saint-Claude, où ses grands-parents possèdent une petite fabrique de pipes3. Gérard grandit dans la misère dans un deux-pièces 39, rue du Maréchal-Joffre4 à Châteauroux, dans une famille de prolétaires au milieu de cinq frères et sœurs, bien que sa mère ait tout tenté pour accoucher seule à l'arrivée de Gérard5 (quelques années plus tard, Gérard aidera sa mère pour les accouchements de ses frères et sœurs cadets). Il passe plus de temps dans la rue qu'à l'école, qu'il quitte à l'âge de 13 ans. Pratiquement analphabète et à moitié bègue, il n'apprend la lecture que plus tard6. Au cours d'une adolescence difficile, il se « débrouille », commet quelques vols et pratique la contrebande en tous genres (cigarettes, alcool), entre autres avec des GIs de l'importante base aérienne américaine de Châteauroux-Déols. Il fait office également de garde du corps pour des prostituées qui descendent de Paris le week-end, le jour de paye des GIs7,8. Sa famille le surnomme alors « Pétard » ou « Pétarou », allusion « fine » à l'habitude qu'il a contractée de péter sans cesse, en tout lieu9.

    Son certificat détudes primaires en poche, il entre à douze ans comme apprenti dans limprimerie du groupe de presse Centre France10 tout en participant à des combats de boxe clandestins11,12. Pour la saison 1965-1966, il signe une licence junior dans le club de football de la Berrichonne de Châteauroux, ce qui est contradictoire avec un départ de cette ville en 196413, après divers petits métiers, dont celui de plagiste à La Garoupe sur le Cap d'Antibes10 alors qu'il n'a que seize ans. En 1968, son pire ennemi d'enfance Jacky Merveille, autre caïd castelroussin, meurt dans un accident de voiture, il décide alors de prendre son destin en main14.

    C'est en 1974 que Gérard Depardieu est pleinement révélé au grand public : son rôle de « gentil » voyou en cavale dans Les Valseuses de Bertrand Blier, aux côtés de Patrick Dewaere et de Miou-Miou, est un succès doublé d'un scandale en raison des dialogues crus et de la sexualité étalée des personnages. Cette même année, il reçoit le prix Gérard-Philipe de la ville de Paris21.

    Tout en restant fidèle à Bertrand Blier (Tenue de soirée, Trop belle pour toi), Depardieu élargit son répertoire auprès d'autres grands noms du cinéma d'auteur français, en refusant de s'enfermer dans un genre ou un personnage précis : Francis Veber l'illustre parallèlement dans des comédies de type buddy movie à la française en formant un tandem gagnant avec Pierre Richard : La Chèvre en 1981, Les Compères en 1983 et Les Fugitifs en 1986. En 2005, Depardieu reprend un rôle immortalisé par Michel Simon dans Boudu sauvé des eaux dans un remake réalisé par Gérard Jugnot : Boudu.

    On le retrouve également dans des films en costumes, où il incarne plusieurs personnages historiques ou issus de la littérature française :

    Dans les années 1990, après notamment le succès de Cyrano de Bergerac, sa notoriété s'étend et le cinéma américain lui propose des premiers rôles comme dans Green Card de Peter Weir avec Andie MacDowell (1990). Sa prestation lui vaut le Golden Globe du meilleur acteur de comédie. Pourtant sa carrière américaine sera pratiquement stoppée net avec la parution d'une interview dans le magazine américain Time en février 1991 où il aurait raconté avoir assisté à Châteauroux à un viol alors qu'il était âgé de neuf ans : une tempête médiatique inouïe se déchaîne alors contre lui aux États-Unis car le journaliste du Time a traduit « assisté » par « aidé ou facilité » (ce qui, à neuf ans, était tout à fait improbable)22. Ce scandale lui ôte toutes chances d'obtenir, en 1991, l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Cyrano, distinction pour laquelle il partait favori et qui échoit à Jeremy Irons pour son rôle dans Le Mystère von Bülow, réalisé par le Français Barbet Schröder. Ce réalisateur avait dirigé Depardieu, quelques années plus tôt, dans Maîtresse. En 1993, il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard dans Hélas pour moi; une expérience négative selon ses dires. Il multiplie également les succès publics dans des films à vocation populaire ou des comédies dans lesquelles il tient des rôles à contre-emploi : un père dépassé dans Mon père, ce héros de Gérard Lauzier, un patron de cabaret pris dans un engrenage mafieux dans Les Anges gardiens de Jean-Marie Poiré, le héros de bande-dessinée Obélix dans Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat ou encore un anti-héros naïf et ingénu dans Le Placard et Tais-toi ! de Francis Veber. Il participe également à des téléfilms ambitieux réalisés par Josée Dayan tels Le Comte de Monte-Cristo, Balzac et Les Misérables dans lequel il incarne Jean Valjean. En 2008, il redevient Obélix pour la troisième fois dans Astérix aux Jeux olympiques puis apparaît dans Disco de Fabien Onteniente, Babylon A.D de Mathieu Kassovitz et L'Instinct de Mort de Jean-François Richet. En 2009, il tient le premier rôle de Bellamy, mis en scène par Claude Chabrol, accepte une participation amicale dans Coco de et avec Gad Elmaleh et retrouve Xavier Giannoli dans À l'origine. L'année suivante, il partage le haut de l'affiche, avec Benoît Poelvoorde, de L'Autre Dumas. En 2010, il joue dans La Tête en friche de Jean Becker et surprend à nouveau critique et public en interprétant un ouvrier à la retraite, devant reconstituer sa carrière dans le très décalé Mammuth, réalisé par le duo grolandais Benoît Delépine et Gustave Kervern. Il s'affiche ensuite, auprès de Catherine Deneuve et de Fabrice Luchini, dans Potiche de François Ozon où il incarne un député-maire communiste des années 1970, aussi impétueux que romantique. Il interprète par ailleurs un homme atteint de la maladie d'Alzheimer dans le thriller de Bruno Chiche Je n'ai rien oublié. En 2012, il endosse une quatrième fois le rôle d'Obélix dans Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté.

    En 2004, il est le sujet d'une controverse quand on annonce qu'il joue au théâtre avec une oreillette, ce qui serait dû à ses accidents de moto23,24.

    En 2006, il reçoit un accueil de la critique et du public très favorable pour son interprétation de chanteur de bal populaire auvergnat dans Quand j'étais chanteur de Xavier Giannoli où il manifeste une sobriété et une nuance de jeu inattendues.

    Dans le film Welcome to New York d'Abel Ferrara, il incarne à l'écran Dominique Strauss-Kahn, l'ancien directeur général du FMI25, accusé de viol lors de l'affaire du Sofitel de New York. Gérard Depardieu déclare « Parce que je ne l'aime pas, donc je vais le faire. [] Il n'est pas aimable, je pense qu'il est un peu comme tous les Français, un peu arrogant. Je n'aime pas trop les Français, d'ailleurs, surtout comme lui. [] Il est arrogant, il est suffisant, il est, il est jouable. »26,27.

    En 1967, il est très ému par la voix de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum, dont il assiste à un concert. Il décide alors de se convertir à l'islam et fréquente assidument la Grande Mosquée de Paris pendant deux ans32. Il en sort considéré par cette religion comme mécréant apostat (kafir mourtad).

    Gérard Depardieu éprouve une admiration pour Saint Augustin, dont il a récité des textes dans des églises33. Il a rencontré Jean-Paul II lors du jubilé de l'an 200034, moment où l'évêque d'Hippone fut évoqué. Le cardinal Poupard lui a suggéré de faire un film sur cet homme. Le 11 février 2003, il donne une lecture publique des Confessions de Saint Augustin à la cathédrale Notre-Dame de Paris35, le 25 mai 2003 au temple protestant de l'Oratoire du Louvre36 puis le 23 novembre 2005 à la basilique Notre-Dame de Montréal.

    Soutien de la gauche durant de longues années37, Gérard Depardieu s'engage dans le « Mouvement individuel, énervant et indépendant pour la réélection de François Mitterrand » en décembre 1987. L'acteur est en couverture du quotidien Le Matin de Paris en 1988, appelant le président sortant à se représenter avec l'appel en titre, « Mitterrand ou jamais ». Réélu, le président Mitterrand lui attribue alors la Légion d'honneur. En 1993, il soutient publiquement une première fois le Parti communiste français38, puis en 2002, il participe financièrement à la souscription pour refinancer le PCF. Parmi ses autres engagements, il s'engage pour le candidat des Verts, Jacques Boutault, aux élections municipales de 2008 de Paris. En 2010, Gérard Depardieu soutient le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, au moment où il est attaqué, y compris dans son propre camp et se voit radié de son parti. L'acteur se rend d'ailleurs à ses obsèques et lui rend publiquement hommage en octobre 201039,40. Lors de la campagne présidentielle de 2007, Depardieu apporte publiquement son soutien à Nicolas Sarkozy, déclarant dans un entretien accordé à Paris Match qu'il « est le seul homme politique capable, qui fait le boulot et travaille vraiment »43, ajoutant que tous les autres sont « ridicules ». « Aujourd'hui, ce que veulent les jeunes, c'est bosser », estime-t-il.

    Il critique les syndicats lors de leur opposition à la réforme des retraites en 2010 mise en place par Nicolas Sarkozy et Éric Woerth. Dans un entretien publié par Le Journal du dimanche le 19 avril 2010, il déclare : « La politique ne mintéresse pas. Ce nest quune basse-cour avec des poules et des coqs qui se chient dessus »44. Fin 2012, il acquiert une propriété à Néchin en Belgique, et une polémique éclate à propos de son exil fiscal56. Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, qui défend la politique fiscale de son gouvernement, déclare que le départ de l'acteur pour la Belgique est « assez minable »57,58. Quelques jours plus tard, Gérard Depardieu annonce dans une lettre ouverte au Premier ministre renoncer au bénéfice de son passeport français et de sa sécurité sociale en France59. Il s'ensuit une polémique à laquelle participent des acteurs célèbres (comme Gérard Lanvin), le plus souvent pour défendre Gérard Depardieu60 contre les attaques qu'il subit[réf. à confirmer]61.

    Le 23 février 2013, Jour du défenseur de la patrie  plus communément appelé « Jour des Hommes »72, pendant de la « Journée des Femmes »  Gérard Depardieu reçoit des mains du président de la Mordovie, Vladimir Volkov, la propiska qui établit officiellement sa domiciliation, sise rue de la Démocratie73, et lui permet de travailler, d'avoir accès aux services sociaux de la république, et d'en être contribuable.

    Le 18 mai 1998, il a un accident de moto avec 2,5 g/l d'alcool dans le sang77 sur la route le menant au tournage d'Astérix et Obélix contre César, de Claude Zidi. Il y survit avec quarante jours d'arrêt de travail78. En 201280, il est heurté par une voiture alors qu'il circulait à scooter à Paris81. La même année, en état d'ébriété avec 1,8 g/l d'alcool dans le sang, il a de nouveau un accident de scooter, sans blessure et sans collision avec un tiers82. Depuis les années 2000, l'acteur a subi au moins sept accidents à moto ou à scooter83.

    Il possède des vignobles dans la zone d'appellation viticole AOC des Coteaux-du-layon au château de Tigné en Anjou depuis 1989, sur l'île de Pantelleria en Italie, au Maroc et 150 hectares à Tlemcen en Algérie avec le milliardaire algérien Rafik Khalifa, son ami. En 2001, Depardieu s'associe avec l'homme d'affaires Bernard Magrez pour créer la société « La Clé du Terroir » et acquérir et promouvoir de nouveaux domaines viticoles. Il a également investi dans de grands restaurants (Paris, Canada et Roumanie), ainsi que dans un hôtel, une brasserie, une cave-restaurant et une poissonnerie, tous situés rue du Cherche-Midi à Paris84. Il est aussi producteur via la société de production DD Productions85 créée dès 1983 avec des administrateurs tous membres de sa famille86,77. En 1999, il a investi plusieurs millions de francs dans l'exploration pétrolière à Cuba49.

    En 2005, il crée à Nîmes le festival Un Réalisateur dans la Ville, parrainé par Carole Bouquet et Jean-Claude Carrière. Ce festival de cinéma met à l'honneur chaque été un réalisateur invité à venir projeter cinq de ses films.

    Une partie des revenus de l'acteur provient de la publicité. Dans les années 1990, il toucha 7 millions de francs pour une campagne de promotion des sauces Barilla87 sous la caméra de David Lynch. Il fit une autre publicité pour Senoble88. Depuis l'acteur a fait la promotion pour d'autres entreprises telles que Crédit Agricole, la marque de montres Cystos ou encore Armavia.

    En 1994, il achète, dans la rue du Cherche-Midi (6e arrondissement de Paris), l'hôtel de Chambon, qu'il fait entièrement rénover et aménager par l'architecte Guillaume Trouvé89. Plusieurs artistes et décorateurs contribuent à ce chantier, dont Bernard Quentin et Jacques Garcia. Gérard Depardieu y emménage en 200390, puis le met en vente en 2012 pour un montant de 50 millions d'euros91,92,93.

  7. RADWIMPS - Wikipedia

    ja.wikipedia.org/wiki/RADWIMPS

    1 day ago · 経歴 2001年 - 2004年 : バンド結成からメジャーデビューまで. 2001年、野田がバンド活動をしている友人からギターを聞きたいと言われ、ギターを弾いて聞かせたところ、友人はそれを携帯電話で録音しており、密かにその音源を聴いた桑原が野田に惚れ込み、野田をバンドに誘いradwimpsが結成され ...

  8. Tim Burton - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton

    1 day ago · Nel maggio 2010 Tim Burton presiede la giuria del Festival di Cannes, che vede vincitore il film Lo zio Boonmee che si ricorda le vite precedenti di Apichatpong Weerasethakul. Come ricordato da Gilles Jacob, Burton è il primo regista che ha avuto a che fare con il mondo dell'animazione a ricoprire tale ruolo [24] .

  9. Valeria Golino - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Valeria_Golino

    1 day ago · Nel 2018 presenta il film Euforia, da lei diretto, al Festival di Cannes nella sezione Un Certain Regard. Nel 2018 viene nominata "madrina" del Lovers Film Festival di Torino, una rassegna di cinema a tematica LGBT. Nel 2020 vince il David i Donatello come migliore attrice non protagonista nel film "5 è il numero perfetto"

  10. Léviathan (film, 2014) — Wikipédia

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    Léviathan (russe : Левиафан, Leviafan) est un film dramatique russe coécrit et réalisé par Andreï Zviaguintsev, sorti en 2014.

    Il transpose un fait divers américain dans la Russie contemporaine, dont il brosse un tableau cauchemardesque. Il établit un parallèle avec les malheurs accablant le pauvre Job dans le Livre de Job. Il s'inspire aussi des réflexions de Thomas Hobbes, dans son ouvrage de philosophie politique Léviathan, sur la souveraineté absolue et sur les notions de justice et de liberté. Il pose particulièrement la question de savoir si les lois sont faites pour garantir la sécurité de tous, comme le soutient Hobbes, ou pour garantir les intérêts de certains, comme semble le démontrer l'histoire du malheureux Kolia, trahi, spolié, broyé par une force monstrueuse.

    Le film entame son exploitation en France le 24 septembre 2014. Il est sélectionné pour représenter la Russie à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère aux Oscars du cinéma 2015. Lors de la 72e cérémonie des Golden Globes, il remporte le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. Il ne sort en Russie que le 5 février 2015, avec des dialogues expurgés des jurons. Le film est projeté au festival de Cannes le 23 mai 2014. Il y reçoit le prix du scénario. Il entame son exploitation en France le 24 septembre. La sortie en Russie est différée en raison d'une loi, entrée en vigueur le 1er juillet, qui interdit le langage ordurier dans les œuvres d'art et les médias25. Une copie est tout de même diffusée à Moscou à l'automne condition pour que le film soit nommé aux Oscars19. Dans l'attente, partagé illégalement, Léviathan aurait été vu par 3 000 000 à 6 000 000 de personnes en Russie4. Sa véritable sortie a lieu le 5 février 2015, dans 650 salles4 (Elena était sorti en un peu plus d'une centaine de copies23). Les dialogues sont expurgés des jurons : les lèvres des personnages bougent, sans qu'aucun son n'en sorte4.

    Le mécanicien Kolia et son épouse Lilya vivent dans une ville côtière de la mer de Barents. Le site que surplombe leur maison est grandiose. Kolia ne veut pas quitter ce lieu où ont vécu son grand-père et son père, ni cette maison qu'il a construite de ses mains. Lilya, en revanche, aimerait bien partir. Cependant, le maire panique. Certes, il peut compter sur le zèle du chef de la police, de la procureure et de la juge, qui lui sont tout dévoués et qui sont mouillés autant que lui dans les crimes dont Dmitri détient les preuves. Mais les élections municipales ont lieu dans un an, et un déballage médiatique pourrait empêcher l'abject individu d'être reconduit. Kolia apprend la mort de Lilya. Inconsolable, il sombre dans la vodka. Un prêtre lui prêche l'exemple du pauvre Job, le fatalisme, la soumission à la volonté de Dieu. Un jour, ses meilleurs amis décident de l'accuser du meurtre de sa femme. Des policiers viennent l'arrêter. Bien qu'aucune preuve ne soit produite contre lui, il est condamné à quinze ans de détention à régime sévère. Ses amis ne l'ont livré que pour adopter son fils, et toucher ainsi l'indemnité versée par l'État. « Je ne comprends pas ce qui m'arrive », gémit Kolia. Dans le film, un écran de télévision montre furtivement le nom des Pussy Riot, chanteuses punk condamnées à une lourde détention pour sacrilège et blasphème18.

    Le maire, brutal et crapuleux, veut s'emparer à vil prix de leur maison et de l'atelier de réparation automobile de Kolia. Il dit vouloir construire là un « centre de télécommunications ». Il a donc engagé une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique. Kolia épuise les recours juridiques pour obtenir une somme cinq fois et demie supérieure à celle fixée. Il fait appel à Dmitri, l'un de ses anciens amis d'armée, maintenant avocat à Moscou. Dmitri a rassemblé un dossier à charge contre le maire, qui a du sang sur les mains, mais qui est protégé en haut lieu : il veut le faire chanter. Il dit avoir l'appui de Kastrov, chef du Haut Comité. Très inquiet, le maire promet de lui donner la somme exigée par Kolia. Il combat « pour la même cause » que l'évêque, bien que « dans une arène différente ». L'évêque devine son désarroi. Mais, pour ne pas se compromettre, il refuse d'entendre les difficultés auxquelles son complice est confronté2 : « Si tu as le pouvoir sur tes terres, prends seul les décisions qui te reviennent. » Le maire insiste, car l'assurance de Dmitri lui fait craindre une opération téléguidée de Moscou. Lui, qui se flattait d'être intouchable, se demande à présent s'il n'aurait pas été désavoué en haut lieu. L'évêque sent bien qu'il cherche à se couvrir. « C'est de Dieu que vient le pouvoir, lui dit-il alors. Et le pouvoir apporte la force. Si cela plaît au Puissant, si tes actes lui conviennent, tu n'as rien à craindre. » Le maire exige plus de garanties, il veut être vraiment sûr que ses actes conviennent à Dieu. « Oui, répond l'évêque, ça lui convient. Dieu est satisfait. Tu fais le bien. Ne mets pas ça en doute. » Revigoré, le maire organise une violente séance d'intimidation mafieuse contre Dmitri. Ébranlé, celui-ci retourne à Moscou. Sa maison et son atelier sont détruits par des pelleteuses et des bulldozers, et le « centre de télécommunications » peut voir le jour. Il s'agit en fait d'une église. Le jour de la bénédiction de l'édifice, l'évêque apporte une réponse à ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe : « Nous rendons son âme au peuple russe. » Dans son sermon, il met en garde contre les ennemis de la foi, peu soucieux de morale, qui tentent de déguiser la vérité en prêchant la liberté. Ils mentent : « La liberté, c'est la connaissance de l'Éternelle Vérité. L'homme qui connaît l'Éternelle Vérité, lui seul est libre. La Vérité est l'amour de Dieu. » L'homme qui aime Dieu peut comprendre le sens des événements, « et distinguer alors le bien du mal ». Ces paroles de l'évêque sont accueillies avec satisfaction par l'assemblée des fidèles, composée de personnages venus dans de puissantes automobiles. Parmi eux, se trouvent le maire et l'entrepreneur du bâtiment à qui l'édile corrompu procure des marchés.

    Lilya aspire à un ailleurs, à une autre vie1. Elle est déboussolée devant les excès d'un mari rageur, sourd à ses requêtes, et qui, la tête dans le sac, s'égare en un vain combat. Elle se jette dans les bras de Dmitri. Au cours d'un pique-nique, Kolia surprend les deux amants, les frappe et profère des menaces de mort à leur encontre. Dmitri propose à Lilya de l'emmener à Moscou. Mais elle retourne finalement chez elle, et retrouve l'usine où elle travaille le poisson. Kolia s'efforce de lui pardonner. Le jeune fils de Kolia, en revanche, n'admet pas cette réconciliation. Il jette sa haine au visage de l'infidèle, déjà fragilisée par son vague à l'âme, par tous ces événements et par son sentiment de culpabilité. L'adolescent exige son départ. La nuit venue, Lilya se jette à la mer.

    Une amie philosophe attire l'attention de Zviaguintsev sur Léviathan de Thomas Hobbes. Pour Hobbes, le Léviathan est l'État. Dès lors, dit Zviaguintsev, le titre n'est plus une simple étiquette collée sur le film, « c'est une partie intégrante du projet dans son ensemble. Il place le film à un autre niveau, lui confère une autre dimension2. »

    En tournant son film, Zviaguintsev avait en tête « Le grand inquisiteur », un récit contenu dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski14. Il traite de la nature humaine, de la liberté et de la manipulation. Le grand inquisiteur considère Jésus comme bien naïf de croire que les humains sont attachés aux idées de liberté et d'amour du prochain. Le cinéma de Zviaguintsev est « moral, fondé sur l'individu, ses choix et ses actes15 ». Dans Léviathan, l'égoïsme, la jalousie, le ressentiment sont présents partout, avec la déréliction de l'épouse et du fils, les sordides calculs des amis, le cynisme des religieux, la corruption des autorités. Il n'est question que de « trahison de lamour, de lamitié, de la foi et de la loi16 ». Zviaguintsev reprend ici une question posée dans ses précédents films : les humains aspirent-ils réellement à s'entendre et à s'aimer15 ? On mesure en fin de film la force qui a broyé Kolia : l'enjeu consistait à construire une église. « Ce qui se passe s'explique, dit l'évêque, nous rendons son âme au peuple russe. » Ayant vu le film, Nicolas Delesalle, un journaliste français, a la curiosité de se rendre sur les lieux du tournage, à Teriberka et à Kirovsk, s'attendant à y trouver l'horreur, la corruption, la violence, et des habitants « bas du front sous perfusion de vodka ». Mais « rien ne se passe comme prévu ».

    Le scénario situe d'abord la ville fictive de Pribejny dans une région d'agriculture et de forêt. Mais le lieu retenu pour le tournage est finalement Teriberka, un village des bords de la mer de Barents, dans l'oblast de Mourmansk, au nord du cercle polaire3. C'est à Teriberka et dans ses environs que sont tournées les principales séquences. Le squelette de baleine échoué, qui symbolise le monstrueux appareil de l'État, n'est pas véritable. Principalement de métal, il est fabriqué à Moscou20. La maison et l'atelier de Kolia sont construits pour le film21. Les plans urbains sont tournés à Kirovsk, Apatity et Monchegorsk, trois villes qui ne sont pas au bord de la mer, mais dans un pays de lacs et de montagnes22. Le tournage dure 67 jours23, du 1er août à octobre 2013. L'équipe revient sur les lieux l'hiver suivant pour quelques scènes de neige3. Pour Elena, son précédent film, Zviaguintsev choisit le 3e mouvement de la symphonie no 3 de Philip Glass. Ce dernier lui propose alors d'écrire une musique originale, mais le réalisateur tient à son 3e mouvement. Pour Léviathan, en revanche, il commande à Glass une partition. Il s'y prend trop tard : devant honorer des engagements, Glass ne peut rien écrire avant six mois. Zviaguintsev a donc recours pour Léviathan à une composition ancienne de Glass, l'opéra Akhnaten, que l'on entend au début et à la fin du film23.

    Teriberka était dans les années 1950 une petite ville de 4 700 habitants. Elle n'en compte plus que 900 aujourd'hui. Zviaguintsev n'en a montré que peu la déliquescence, la décrépitude, l'abandon, les immeubles en ruine. Il s'est concentré sur les beautés sauvages du site24.

    Quant à Kirovsk, c'est une « jolie petite bourgade », au bord d'un lac. On n'y vit pas plus mal qu'ailleurs. « Pas d'alcoolisme apparent. Pas de misère exubérante. » Conviés à découvrir le film de Zviaguintsev, les habitants ne l'apprécient pas du tout, ils le jugent « caricatural et grotesque »24. De son côté, le maire un maire bien différent du Vadim Cheleviat de Léviathan ne se formalise pas : « Vous savez, ce n'est qu'un film, une toute petite partie de la Russie, et pas un documentaire. Moi j'aime bien de Funès, mais je sais que ce n'est pas toute la France24. » Certains défendent tout de même le film. Stass Tirkine, dans la Komsomolskaïa Pravda, dit qu'il est naïf de soupçonner Zviaguintsev d'avoir montré l'alcoolisme et la corruption dans le seul but de décrocher des prix. Et le directeur de théâtre Konstantin Bogomolov trouve « absurde » d'imaginer que les artistes ne doivent évoquer la Russie qu'en montrant « des bouleaux, des prairies et des lacs »26. Le magazine culturel Aficha voit dans Léviathan le « plus grand film russe de la décennie, qui fait parler tout le monde pendant un mois, que ce soient des ministres ou des fermières en colère4 ». L'œuvre reçoit un bon accueil critique en France. Sur le site Allociné, la note moyenne est de 4,2 sur 5, pour 27 titres de presse31. Les commentateurs s'attachent beaucoup à l'« intense beauté formelle32 » de l'œuvre, aux images « d'une beauté absolue, presque minérale17 », à l'« utilisation grandiose de l'espace et de la lumière33 » Le Monde renchérit : « Plans-séquences d'une extraordinaire fluidité, cadrages somptueux, images magnifiques du Grand Nord russe, d'un point de vue formel, c'est du grand cinéma1. » Positif souligne une « impressionnante direction d'acteurs33 ». Plusieurs critiques estiment que le film aurait dû être récompensé à Cannes du prix de la mise en scène plutôt que de celui du scénario33,34. Pour Le Figaro, « le réalisateur filme comme on boxe. Le spectateur sort KO, l'esprit dans les brumes, ayant tâté du malheur des autres, pensant soudain à autre chose qu'à son tiers provisionnel. Il existe donc encore des poètes, des artistes, des philosophes35. » Première parle d'une « comédie sombre », d'un « film noir chaotique et distendu », et d'un Zviaguintsev qui « parvient à faire descendre sa mise en scène altière sur la scène dun formidable petit théâtre de labsurde et de la cruauté36. » Francetvinfo et Le Monde saluent la performance des acteurs37,1. Gala voit « un film fort et puissant, totalement pessimiste38 », Télérama « un polar sombre, effrayant tant il est implacable39 ». Pour La Croix, il s'agit d'un film intense et profond, « supérieurement intelligent », offrant « une richesse inouïe de thèmes de réflexion » et « parfois très drôle », ce qui est nouveau chez Zviaguintsev17. Curieusement, la scène de ce film très noir la plus citée par les journalistes est une scène de comédie38, « l'une des plus belles scènes de biture de l'histoire du cinéma32 ». Elle contient une réplique qui, selon Zviaguintsev, a fait « hurler de rire une salle entière », au festival de Cannes40 Dans un concours de tir entre buveurs titubants, l'un d'eux apporte en guise de cibles des portraits sous verre des dirigeants de l'URSS. On lui demande pourquoi il n'y a pas de portraits de dirigeants actuels. « On n'a pas le recul historique », répond-il.

    L'œuvre suscite de violentes polémiques en Russie avant même sa sortie. Car, en montrant les libertés que les puissants prennent avec les lois, Zviaguintsev a produit un brûlot : « C'est la première fois, dit Joël Chapron, qu'un film russe montre la collusion du pouvoir et de l'Église autour d'une histoire de corruption2. » Des fondamentalistes orthodoxes réclament l'interdiction de ce film « maléfique »26. L'agence Interfax juge que la prestation de Valeriy Grishko, l'acteur jouant le rôle de l'évêque, n'est qu'une « cynique et ignoble parodie du sacerdoce ». Un groupe d'activistes de la région de Samara exige du ministre de la culture que Grishko soit démis de ses fonctions de directeur du théâtre dramatique de Samara. Vitaly Milonov, membre du parlement de Saint-Pétersbourg, demande le remboursement des 35 % d'aide de l'État consentis pour le financement de Léviathan, film qu'il juge « antipatriotique »5.