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    related to: Arthur C. Clarke wikipedia
  1. The Nine Billion Names of God - Wikipedia

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    19 hours ago · "The Nine Billion Names of God" is a 1953 science fiction short story by British writer Arthur C. Clarke. The story was among the stories selected in 1970 by the Science Fiction Writers of America as one of the best science fiction short stories published before the creation of the Nebula Awards.

  2. Monolith (Space Odyssey) - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Monolith_(Space_Odyssey)

    1 day ago · (Arthur C. Clarke admitted to changing some concepts each time he wrote another sequel novel so it is not possible to fully reconcile TMA-2 and The Great Wall.) Minilith. A small Monolith appears before Heywood Floyd in 2061 on board the Galaxy spacecraft. He nicknames it "Minilith" for its small size compared to other observed Monoliths.

  3. Mind uploading in fiction - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Mind_uploading_in_fiction

    19 hours ago · In Arthur C. Clarke's novel 2001: A Space Odyssey (1968), the beings controlling the monoliths were once alien lifeforms that had uploaded their minds into robotic bodies and finally into the fabric of space and time itself. The character Dave Bowman undergoes an uploading from the body of a human into a "ghost", as he is described in later books.

  4. List of fictional computers - Wikipedia

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    1 day ago · The Central Computer of the city of Diaspar in Arthur C. Clarke's The City and the Stars (1956) Miniac , the "small" computer in the book Danny Dunn and the Homework Machine , written by Raymond Abrashkin and Jay Williams (1958)

  5. Sejarah komputer - Wikipedia bahasa Indonesia, ensiklopedia bebas

    id.wikipedia.org › wiki › Sejarah_komputer

    1 day ago · Mendefinisikan komputer generasi kelima menjadi cukup sulit karena tahap ini masih sangat muda. Contoh imajinatif komputer generasi kelima adalah komputer fiksi HAL9000 dari novel karya Arthur C. Clarke berjudul 2001: Space Odyssey. HAL menampilkan seluruh fungsi yang diinginkan dari sebuah komputer generasi kelima.

  6. Clark — Wikipédia

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    19 hours ago · Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis. Politique de confidentialité À propos de Wikipédia

  7. Rama (disambigua) - Wikipedia

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    19 hours ago · Ciclo di Rama, serie di libri scritti da Arthur C. Clarke e Gentry Lee: Incontro con Rama – romanzo di fantascienza scritto da Arthur C. Clarke, pubblicato nel 1972; Rama II – romanzo di fantascienza scritto da Gentry Lee e Arthur C. Clarke, pubblicato nel 1989

  8. Arthur Dobbs — Wikipédia

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    Arthur Dobbs Esquire, 1689-1765, Surveyor-General of Ireland, Prospector and Governor of North Carolina, Desmond Clarke, 1957. Notes et références [ modifier | modifier le code ] ↑ L'intelligence des plantes , Stefano Mancuso , Éd.

  9. 2001, l'Odyssée de l'espace — Wikipédia

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    2001, l'Odyssée de l'espaceN 1 (2001: A Space Odyssey) est un film britannico-américain de science-fiction produit et réalisé par Stanley Kubrick, sorti en 1968, basé sur un scénario écrit par Kubrick et le romancier Arthur C. Clarke, partiellement inspiré d'une nouvelle de Clarke intitulée La Sentinelle.

    Produit et distribué par le studio américain Metro-Goldwyn-Mayer, le film est presque entièrement tourné au Royaume-Uni, dans les studios MGM British (il est d'ailleurs l'un des derniers films à utiliser ces locaux) ainsi qu'à Shepperton, du fait des plateaux de tournage plus vastes que ceux des studios américains. Le long-métrage est co-produit par la société de production de Stanley Kubrick. Ce dernier, ayant déjà tourné deux films au Royaume-Uni, décide d'y résider de manière permanente pendant le tournage du film. Les sources diffèrent concernant le pays de provenance de 2001, l'Odyssée de l'espace : bien qu'il ait paru aux États-Unis un mois avant sa distribution au Royaume-Uni et que l'Encyclopædia Britannica le considère comme américain, plusieurs commentateurs le qualifient de film britannique, américain ou encore anglo-américain. Kubrick avait réfléchi à l'idée de concevoir Docteur Folamour comme un documentaire réalisé par des extraterrestres5. Cette idée, abandonnée pour Docteur Folamour, le poussa à s'essayer à un genre nouveau pour lui : la science-fiction. Ayant lu une nouvelle d'Arthur C. Clarke intitulée La Sentinelle, il décida de rencontrer son auteur en 1964, afin d'établir la thématique et préparer l'élaboration de sa prochaine œuvre. Pour ce film, Kubrick réunit une imposante équipe technique : 25 spécialistes des effets spéciaux (dont Harry Lange et Frederick Ordway (en), tous deux issus de l'industrie spatiale, et Brian Johnson plus tard oscarisé comme assistant non crédité), 35 décorateurs de plateau et 70 autres techniciens furent en effet employés pour le tournage. La salle de commande de Discovery nécessita un fort investissement financier car l'équipe du film dut construire un décor cylindrique rotatif pesant près de 30 tonnes, d'un coût de 750 000 $6. Le tournage commença le 29 décembre 1965 (par la scène de la découverte du monolithe dans le cratère de Tycho) et se déroula sur sept mois. La postproduction nécessita deux ans de travail supplémentaire. Alors que le budget initialement prévu était de six millions de dollars, il dépassa les dix millions de dollars7, ce qui s'explique, en partie, par l'utilisation d'effets spéciaux dans 205 plans du film. 2001 explora de nombreuses techniques d'avant-garde en matière d'effets spéciaux et fut notamment à l'origine du motion control. L'ensemble des éléments scénaristiques et des décors firent l'objet d'une attention toute particulière et plusieurs scientifiques et experts en matière d'exploration spatiale coopérèrent. Le coût des effets spéciaux représentera finalement 60 % du budget total du film. Le directeur de la MGM, Robert O'Brien, prévoyait une sortie du film pour la fin de l'année 1966 ou au printemps 19678, mais l'avant-première n'eut lieu qu'en avril 1968 à New York. Stanley Kubrick a progressivement élagué son projet de départ : la durée d'origine était encore plus longue (158 minutes) que le montage définitif (final cut, de 149 minutes). Son objectif initial était de produire le premier long-métrage de science-fiction doté de décors réalistes, qui ne soient pas décelables à l'écran, dont l'argument serait un scénario fondé sur des postulats et une représentation du futur proches et crédibles, cautionnés par des scientifiques9. Nombre des idées inédites du film, qui sont depuis devenues des poncifs, sont nées de la volonté de s'éloigner à tout prix de l'aspect « série B » de la SF de l'époque et de ses conventions. Kubrick, ayant pris goût aux effets spéciaux avec Docteur Folamour (dont les scènes de vol de B-52, en transparence, étaient supervisées par Wally Veevers), considérait que, dans un tel projet, il n'avait pas droit à l'erreur. Connu comme cinéaste intellectuel de stature européenne, il redoutait de faire une série B de plus, avec des décors en carton-pâte et une anticipation peu crédible, qui vieillirait mal. Il fit donc appel à la crème des techniciens en effets spéciaux, et à de jeunes talents, parmi lesquels Douglas Trumbull, engagé pour faire quelques dessins11, qui réalisa par la suite le film de science-fiction Silent Running, sorti en 1972. Pour le scénario, Kubrick se mit à la recherche du meilleur auteur de science-fiction de l'époque, du moins le plus sérieux sur le plan de la crédibilité technique. Selon ce critère, c'eût pu être Isaac Asimov, scientifique en plus d'être romancier, ou Brian Aldiss, qu'il a voulu utiliser plus tard pour ce qui est devenu A.I. Intelligence artificielle, film finalement réalisé par Steven Spielberg. Mais c'est un autre savant et auteur qu'il choisit : Arthur C. Clarke. Ces musiques n'étaient pas celles initialement prévues pour le film. Le compositeur Alex North avait été initialement retenu par les producteurs pour écrire la musique du film. Il fut mis à rude épreuve par Kubrick. Celui-ci avait déjà utilisé des musiques temporaires pendant les deux années de production, et avait de plus vu sa proposition d'employer de la musique classique comme bande sonore finale refusée par la MGM. Le réalisateur mit la pression sur le compositeur qui, enfermé de décembre 1967 à janvier 1968 dans un appartement londonien spécialement aménagé, en sortit en ambulance24 pour ne livrer qu'une partition d'environ 40 minutes tout cela en pure perte, puisque Kubrick obtint finalement gain de cause avec son premier choix de n'avoir recours qu'à des musiques non originales. North n'en fut pas informé et le découvrit lors de l'avant-première du film à New York25. En 1993, la Musique pour 2001 dAlex North26 fut finalement enregistrée aux Studios Abbey Road de Londres par le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Jerry Goldsmith27.

    2001, l'Odyssée de l'espace est empreint de plusieurs thèmes, notamment l'évolution humaine, la technologie et l'intelligence artificielle ou encore la perspective d'une vie extraterrestre. Le film est resté célèbre pour sa précision scientifique, ses effets spéciaux révolutionnaires pour l'époque, ses scènes ambiguës, son usage d'œuvres musicales au lieu d'une narration traditionnelle, et le rôle secondaire qu'occupent les dialogues dans l'intrigue. La bande-son mémorable est conçue par Kubrick pour épouser au mieux les scènes du film. Ainsi, Kubrick use de la suite de valses du Beau Danube bleu de Johann Strauss II pour rappeler le mouvement des danseurs de valse lors du mouvement de rotation des satellites, ou encore du poème symphonique de Richard Strauss Ainsi parlait Zarathoustra afin d'aborder le concept philosophique nietzschéen du Surhomme, mentionné dans le poème philosophique éponyme. Le célèbre monolithe noir, objet emblématique du film, est transparent comme du cristal dans le roman de Clarke (qui peut-être pensait au « Cristal qui songe » de Theodore Sturgeon12). Mais il a fallu renoncer à cette caractéristique, car l'objet était ainsi invisible à l'écran. Fruit d'une collaboration entre les deux hommes, le scénario de 2001 est, curieusement, assez conventionnel : le postulat en est que les extraterrestres ont visité la Terre il y a quatre millions d'années, et sont à l'origine, artificielle, de l'évolution du singe vers l'homme. Ils ont laissé un émetteur sur la Lune et un relais en orbite autour de Jupiter. L'accès des hommes à la science étant prouvé par l'aptitude de ceux-ci à atteindre la Lune, la « sentinelle » en informe le relais autour de Jupiter, à charge pour ce dernier d'informer les « Grands Anciens galactiques » du succès de l'opération. La musique et les effets sonores revêtent une importance particulière, structurant profondément les aspects narratifs et spéculatifs du film, et redéfinissant les liens entre musique et image dans le cinéma de science-fiction contemporain18. Les titres principaux qui constituent la partie musicale du film sont : Les critiques d'art ont noté des similitudes entre le monolithe de Kubrick et le motif similaire dans les peintures de l'artiste Georges Yatridès. Arthur Conte note que le tableau intitulé L'Adolescent et l'Enfant, peint en 1963, avant la sortie du film, comporte une plaque très similaire à celle utilisée par Kubrick dans le film34,35. Dans les peintures de Georges Yatridès, le monolithe représente un symbole mystique vecteur d'une connaissance absolue. Le sémiologue Sacha Bourmeyster explique36 que la plaque de Yatridès a le pouvoir de transcender la vie de manière surnaturelle, d'une manière comparable au monolithe de Kubrick. Bourmeyster a également souligné cette similitude dans son ouvrage Les Icônes Interstellaires37. Les similarités entre les peintures de Yatridès et le monolithe de Kubrick ont été également relevées dans le site web d'architecture CYBERARCHItecte38.

    Le film est reçu de manière partagée par la critique et le public à sa sortie mais, au fil du temps, il acquiert un statut de film culte et connaît un énorme succès au box-office. Quelques années après sa parution, il devient finalement le plus gros succès du box-office nord-américain en 1968. Aujourd'hui, 2001, l'Odyssée de l'espace est acclamé par la critique, le milieu du cinéma et le public. Nommé à quatre Oscars, il ne reçoit finalement que celui des meilleurs effets visuels. En 1991, il intègre le National Film Registry pour conservation à la bibliothèque du Congrès des États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». La place primordiale qu'occupe 2001, l'Odyssée de l'espace dans l'histoire du cinéma en fait l'un des plus grands films de science-fiction tous les temps. Le film est un grand succès commercial et totalise 56 715 371 de dollars de recettes au box-office mondial. En France, le film attire 3 256 884 spectateurs dans les salles.

    L'aube de l'humanité. À la merci des prédateurs, chassée de son point d'eau par un groupe rival, une tribu d'australopithèques est sur le point de disparaître. Mais un matin, ils découvrent un imposant monolithe parallélépipédique de couleur noire devant la caverne qui leur sert d'abri. Peu après l'avoir touché, ils ont soudain l'idée de se servir d'os comme armes et apprennent à tuer du gibier. Ce premier acte de violence est suivi par une attaque pour la reprise du point d'eau, qui réussit par le meurtre du chef du groupe rival. Cette séquence s'achève par le raccord sous forme de match cut (resté célèbre) associant le jet de l'os tournoyant en l'air à la procession d'un satellite raccourci fulgurant du progrès technique de l'humanité de la préhistoire jusqu'à l'ère de l'exploration spatiale. Des vaisseaux dans l'espace. En 1999, le Dr Heywood Floyd, un scientifique américain, se rend sur la Lune pour enquêter sur une extraordinaire découverte gardée secrète : les équipes de la base de Clavius ont relevé dans le cratère de Tycho une forte anomalie magnétique, conduisant à l'excavation d'un monolithe noir de forme parallélépipédique, source de cette perturbation. Celui-ci, manifestement d'origine extraterrestre, aurait été volontairement enfoui dans le sous-sol lunaire quatre millions d'années plus tôt, comme si les mystérieux extraterrestres se trouvant au départ de l'évolution des australopithèques vers l'intelligence humaine, avaient attendu que la technologie permette aux humains de voyager dans l'espace. Peu après que le Dr Floyd a touché le monolithe, celui-ci émet une puissante onde radioélectrique en direction de Jupiter. La mission Jupiter, 18 mois plus tard. En 2001, le vaisseau Discovery One (Explorateur Un dans la version française) fait route vers Jupiter. Son équipage est composé de deux astronautes, David Bowman et Frank Poole, de trois scientifiques maintenus en hibernation, et de HAL 9000 (CARL dans la version française), un ordinateur de bord doté d'une intelligence artificielle. Un jour, après une série de questions énigmatiques et insistantes au sujet du but de la mission, HAL signale à Bowman qu'un élément du système de communication externe est sur le point de tomber en panne ; Bowman et Poole vont inspecter cet élément, manœuvre périlleuse, mais ne trouvent aucune anomalie. L'ordinateur étant réputé infaillible, ils s'inquiètent alors des conséquences de cette découverte sur le bon déroulement de leur mission. S'enfermant dans une capsule destinée aux sorties extravéhiculaires en pensant échapper à la surveillance de HAL, ils décident de le déconnecter pour parer à tout incident ultérieur. Mais HAL parvient à suivre la conversation en lisant sur leurs lèvres ; interprétant leurs propos comme une menace pour son intégrité, et s'estimant en outre indispensable à la mission, l'ordinateur entreprend alors de se débarrasser de ses partenaires humains. Lors d'une nouvelle sortie de Poole, il prend le contrôle de sa capsule et le projette au loin dans l'espace. Il profite ensuite de l'absence de Bowman, parti à son secours à bord d'une autre capsule, pour désactiver les caissons d'hibernation des scientifiques, les condamnant à mort. Lorsque Bowman revient avec le corps de Poole, HAL lui refuse l'accès au Discovery One, lui expliquant qu'il met en péril la mission. Bowman lui réplique qu'il compte entrer par un accès de secours, mais HAL lui indique que sans casque parti en hâte, Bowman l'a oublié la chose est impossible. Conscient du risque, Bowman ouvre l'écoutille, utilise le système d'éjection de sa capsule pour se propulser dans le vaisseau et rétablit la pressurisation, échappant de peu à l'hypoxie. Il se dirige alors vers le « centre nerveux » de HAL et désactive un à un ses blocs mémoires. Il découvre ainsi un message pré-enregistré du Dr Floyd, qui devait être diffusé à la fin du voyage, relatant l'épisode lunaire (les astronautes étaient maintenus dans l'ignorance de ce contexte, contrairement à HAL) et précise que la mystérieuse onde radioélectrique était pointée vers Jupiter. Jupiter et au-delà de l'infini. Arrivé près de Jupiter, où se trouve un gigantesque monolithe noir en orbite autour de la planète, similaire en aspect et proportions à celui découvert sur la Lune, Bowman quitte le Discovery One à bord d'une capsule pour aller l'observer. Il est alors aspiré dans une sorte de tunnel coloré et, terrifié, voyage à très grande vitesse à travers l'espace, découvrant d'étranges phénomènes cosmiques et des paysages extraterrestres aux couleurs stupéfiantes. Et puis soudain, il se retrouve dans une suite d'hôtel de style Louis XVI, où tout semble factice mais conçu pour son confort, et où il se voit vieillir prématurément, sans qu'aucun indice ne lui permette de comprendre ce qui lui arrive1. Alité et mourant, il voit apparaître devant lui un nouveau monolithe noir, qu'il tente de toucher. Il renaît alors sous la forme dun fœtus entouré d'un globe de lumière, puis est téléporté dans l'espace, près de la Terre. Toutes les interprétations sont possibles comme l'a souligné Kubrick, mais l'une d'elles est qu'après l'évolution décisive « à l'aube de l'humanité » des australopithèques, il s'agisse là de l'évolution suivante de l'humanité, désormais capable d'exister et de se déplacer dans l'espace infini.

    2001, l'Odyssée de l'espace est un film de science-fiction ayant suscité beaucoup de commentaires. On l'a par exemple qualifié de fable pessimiste sur l'avenir technicien de l'humanité, de méditation pascalienne3 sur la solitude de l'homme face au mystère insondable de l'Univers, et de métaphore du trépas et du voyage vers l'au-delà4. Mais rien, malgré le talent de Clarke, ne garantissait qu'on s'éloignerait, avec un tel scénario, des sentiers balisés, fût-ce en égalant des réussites du genre comme Planète interdite de Fred McLeod Wilcox ou Les Survivants de l'infini de Joseph M. Newman. Kubrick voulait mieux. On suppose que Kubrick n'a jamais eu l'intention d'utiliser la partition de North, et n'a fait appel à celui-ci que pour apaiser la MGM, et a mis le studio et North devant le fait accompli au dernier moment18. Ce synopsis était dans l'air du temps : on trouvait alors dans la bibliothèque de tous les amateurs de fantastique les ouvrages d'auteurs comme Erich von Däniken, qui prétendait démontrer que les extraterrestres étaient « déjà venus » et étaient décrits dans la Bible, au livre d'Enoch ; comme Jacques Bergier (Le Matin des Magiciens, Les Extraterrestres dans l'histoire), premier traducteur de H. P. Lovecraft, père des Grands Anciens ; ou encore Jean Sendy (La Lune, clé de la Bible, Ces dieux qui firent le ciel et la terre, le roman de la Bible), promoteur d'une théorie selon laquelle la Genèse relaterait sous forme naïve la venue d'extraterrestres ayant façonné l'espèce humaine à leur image et laissé un « arc d'alliance » sur la Lune scénario quasi identique à celui que développaient, peu avant lui, Kubrick et Clarke pour le script de 2001. De telles idées inspirèrent même à Hergé le scénario de Vol 714 pour Sydney où Tintin visite un temple millénaire bâti par les extra-terrestres sur un îlot indonésien.

    La grande roue orbitale de 2001 et sa gravité artificielle provoquée par la force centrifuge, est un concept envisagé par Wernher von Braun dans les années 1950 : « La station spatiale sera aussi un hôtel, les astronautes pourront y vivre un mois ou deux de suite. Ils feront la navette entre la Terre et la station pour effectuer des travaux spéciaux »14. Quant à la mission Explorer 1, elle s'apparente de près au Projet Orion de 1958, qui prévoyait l'emploi de l'énergie nucléaire pour la propulsion et revendiquait « Saturne dès 1970 »15. Enfin la navette empruntée par le savant Heywood Floyd ressemble bien plus au Concorde ou au X15 qu'à Challenger, et son poste de commande est une quasi-copie de celui de la capsule Apollo.

    Il reste à ajouter qu'à sa sortie en 1968, avec l'arrivée du LSD et autres drogues hallucinogènes, les ouvrages de Carlos Castaneda, la bande dessinée (Philippe Druillet réutilisera l'œil rouge de HAL sous la forme d'un ordinateur féminin appelé Rose16), le rock progressif, les hippies ou le cinéma expérimental, 2001 rencontra des circonstances presque idéales pour son succès retentissant, malgré une critique catastrophique17 : il fut éreinté par Variety « Trucages habiles à la George Pal », par le New York Times « D'un ennui mortel », par la revue The New Leader (en) « Une histoire de dieux sans queue ni tête ».

    Cette pièce est utilisée en ouverture du film, illustrant l'alignement entre la Lune, la Terre et le Soleil, ainsi que dans L'aube de l'humanité et dans la scène finale du film. Cette musique semble illustrer la notion de triomphe du progrès, étant utilisée lors de la séquence de la découverte de la notion d'outil (transition du singe à l'Homme) et à la fin du film (Homme à Surhomme). Richard Strauss lui-même disait à propos de cette musique et de son lien avec lœuvre de Nietzsche : « J'avais l'intention de suggérer, par l'intermédiaire de la musique, l'idée du développement de l'espèce humaine à partir de son origine et à travers les diverses phases de son développement, religieux et scientifique. »18.

    Exécutée par l'orchestre philharmonique de Leningrad, dirigé par Guennadi Rojdestvenski, cette pièce accompagne la présentation du vaisseau Discovery One en route vers Jupiter, et des astronautes. Le caractère désolé et apaisé de cette musique18 participe au climat de la scène, et du film, décrit par Michel Ciment : « 2001 présente un univers d'indifférence dans lequel chaque personne est extraordinairement détachée, emprisonnée dans son rôle prédéfini, vivant dans une solitude glacée. »20.

    Cette chanson est la première chanson « apprise » en 1961 à un ordinateur (un IBM 7094) par John Kelly au Bell Labs21,22,23. Cette chanson avait été écoutée par Arthur C. Clarke au Bell Labs et l'utilisation de cette chanson, ainsi que son ralentissement progressif est son idée18.

    Si 2001, l'Odyssée de l'espace devait être réduit à une scène emblématique, ce serait sans doute (du moins dans la conscience collective, d'après les nombreuses parodies qu'elle engendra) celle où le singe pré-humain lance en l'air le premier outil de l'humanité (un os, utilisé comme arme) et que celui-ci s'élève (sur la musique de Richard Strauss) puis retombe (dans le silence, suivi de la musique de Johann Strauss musicien antérieur au précédent, sans lien de parenté) et se « transforme » soudain en un satellite lanceur d'engins nucléaires33 flottant dans l'espace et qui semble même « tomber » dans le prolongement de la trajectoire de l'os. La particularité de cette scène tient essentiellement en sa forme, plus précisément son montage. Ce raccord extrêmement simple, puisqu'il n'y a nulle utilisation de transitions (ex : fondu, etc.), peut être qualifié à la fois de brutal et de cohérent. Brutal parce qu'il lie deux situations très différentes et surtout deux âges très éloignés. Cohérent parce que les formes de ces deux objets sont à l'écran, très semblables et que le mouvement n'est pas rompu. Ce type de raccord est inhabituel puisque, traditionnellement, un fondu au noir aurait été utilisé pour signifier le changement de contexte. On peut toutefois noter que ce procédé avait déjà été utilisé dans le film Lawrence d'Arabie, de David Lean (sorti en 1962), dans lequel un raccord similaire conférait pareillement une force symbolique saisissante à un enchaînement de deux scènes disjointes (une flamme d'allumette, directement suivie d'un lever de soleil).

  10. Intelligence artificielle — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Intelligence_artificielle

    1 day ago · Certains auteurs de science-fiction, tels Isaac Asimov, William Gibson ou Arthur C. Clarke, sur le modèle du récit de L'Apprenti sorcier, décrivent le risque d'une perte de contrôle des humains sur le processus technique. Dans les années 2000, différents intellectuels ont également pris position.

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