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  1. Maurice Duplessis — Wikipédia

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    Il défendait avec ardeur les droits de sa province face au gouvernement fédéral, mais réprimait certains droits civiques. Une intelligentzia commence à s'opposer à Duplessis, dont la revue Cité libre, magazine fondée en 1950, où œuvrent des intellectuels québécois tels que Gérard Pelletier et Pierre Elliott Trudeau.

    Ainsi la Révolution tranquille des années 1960 aurait pris racine dans le mécontentement général à l'égard des politiques et pratiques du gouvernement Duplessis, pendant cette période de « Grande Noirceur » après laquelle la majorité francophone québécoise abandonna son héritage religieux. Ce qui caractérise le règne de Duplessis, c'est la naissance d'un mouvement d'affirmation de la majorité francophone qui réclamait un contrôle plus important sur l'économie et la vie intellectuelle et artistique du Québec. Ce mouvement mena entre autres à la montée du syndicalisme et au développement d'une vie intellectuelle qui permettra la révolution tranquille lorsque le pouvoir politique changera de main. L'opposition de Duplessis à ces changements, son insistance à museler les syndicats et son manque d'ouverture envers les revendications des francophones qui aspirent à contrôler leur destinée, comme celles qui sont résumées dans le manifeste du Refus global (9 août 1948), feront de lui la bête noire des réformateurs. La révolution tranquille, qui cristallisera ces revendications dans la création d'institutions nouvelles et dans un changement en profondeur de l'ensemble de la société, cristallisera aussi un ressentiment des intellectuels envers Duplessis. Ses alliés resteront aussi stigmatisés, puisque désormais ce sera la gauche qui pourra profiter du nationalisme, que le clergé perdra rapidement non seulement son contrôle sur l'éducation francophone et sur les hôpitaux, mais aussi ses fidèles, puisque les églises seront rapidement désaffectées, et qu'enfin la minorité anglophone perdra son monopole sur l'économie du Québec.

    Maurice Le Noblet Duplessis vient au monde à Trois-Rivières, le 20 avril 1890. Il est le fils de Nérée LeNoblet Duplessis2, avocat, juge de la Cour supérieure et député conservateur à l'Assemblée législative, et de Bertha Genest3. Son père provient dune famille de cultivateurs de Yamachiche, village du comté de Saint-Maurice, tandis que sa mère est la fille de Laurent-Ubald Genest, greffier de Trois-Rivières, et de Emma MacCallum4 de Montréal, aux ascendances écossaise et irlandaise. À la fin du XIXe siècle, les Duplessis de Trois-Rivières sont des habitués des milieux politiques et religieux de la région. Plus particulièrement, on les retrouve dans les cercles des sympathisants conservateurs et ultramontains. Des assemblées politiques sont régulièrement tenues à leur domicile et on y débat des différentes affaires publiques du moment. Parmi les invités, on retrouve de nombreuses figures influentes de l'époque, telles que Louis-Olivier Taillon, Edmund James Flynn, Joseph-Mathias Tellier, Louis-Philippe Pelletier et Thomas Chapais. Le père Nérée Duplessis, un homme très croyant, est un collaborateur de longue date de lévêque de Trois-Rivières, Mgr Laflèche, agissant notamment à titre de conseiller juridique pour l'évêché de Trois-Rivières. Les liens qui unissent les hommes sont très étroits, et lorsque Nérée Duplessis décide de se présenter comme candidat conservateur dans Saint-Maurice en 1886, Mgr Laflèche lui donne son appui avec enthousiasme. Il le désigne comme son « homme de confiance à lAssemblée législative »5. C'est au cours d'un discours tenu devant une assemblée de partisans, pendant la campagne électorale de 1890 que Nérée Duplessis apprend la naissance de son fils, mis au monde par le docteur Éphrem Panneton, un ami de la famille. L'enfant est baptisé quelques mois plus tard par Mgr Laflèche en personne, et il sera appelé Maurice prénom choisit par le père, en lhonneur de sa circonscription électorale de Saint-Maurice6.

    Maurice Duplessis grandit dans le quartier Ste-Cécile à Trois-Rivières (quartier, d'ailleurs, dans lequel il fera plusieurs de ses discours électoraux, entre autres à l'aréna Laviolette, jadis situé sur la rue Ste-Cécile), dans un foyer modeste, sobre et pieux. Seul garçon de la famille, il était le second de cinq enfants. Son père était un chef de famille bienveillant mais distant, « attitude qui, en ces temps et lieux, était considérée propre aux affaires de l'Église, de l'État, de la famille et des corporations »7. En 1898, il quitte sa ville natale pour aller étudier à Montréal, au collège Notre-Dame, alors tenu par les religieux de Sainte-Croix. Le jeune garçon fait la connaissance du frère André, qui en retour se prend daffection pour lui8. Cest à son contact que Duplessis développe son culte de saint Joseph une dévotion personnelle quil conservera dailleurs toute sa vie et qui influencera ses choix politiques. Excellent élève et vif desprit, il remporte régulièrement des prix et des distinctions en français, en histoire, en latin et en philosophie. Pourtant, malgré ses brillants résultats et son caractère studieux, il nen était pas moins taquin et espiègle. En effet, il jouait volontiers des tours à ses camarades, pour la plupart des fils de cultivateurs, mais aussi à ses sœurs, cachant leurs vêtements, leurs oreillers, attachant des lits de manière à s'écrouler dès qu'on s'y couchait, lançant des seaux d'eau, des tartes, des petits pains et d'autres projectiles bien connus des écoliers9. En 1902, il est transféré au Séminaire de Trois-Rivières pour suivre son cours classique. Son intérêt pour la politique se manifeste très tôt, apprenant par cœur des dates, des résultats et des faits de la politique québécoise et canadienne. Il se démarque dans les débats de classes et en rhétorique. Pendant son adolescence, jusqu'au début de la vingtaine, il se préparera à la vie publique en aidant à l'organisation politique, de circonscription et de clientèle électorale avec J.A. Barrette, député conservateur dans Berthier10. Il suit aussi son père dans ses campagnes électorales et dans ses assemblées un peu partout à travers la région. Duplessis manifeste alors un intérêt pour les aspects plus pratiques et moins théoriques de la politique. Toutefois, même si la vie publique était attrayante, l'influence du frère André se fit sentir chez Duplessis et il se sentit attiré vers l'Église. Toutefois, les rigueurs de la soutane lui paraissaient trop contraignantes, et il avouera de lui-même, en se confiant à sa secrétaire, quelques années plus tard : « le sacerdoce, c'est trop pour moi »11.

    Duplessis est reçu avocat le 14 septembre 1913. Il retourne ensuite dans sa ville natale pour pratiquer le droit. Il sassocie alors à son père pendant peu de temps, jusqu'à ce que celui-ci soit nommé juge le 15 juin 1914, puis il ouvre son propre bureau sur la rue Hart, derrière la demeure paternelle, avec son associé Édouard Langlois, un ancien camarade du Séminaire et maintenant mari de sa sœur Gabrielle13. Plutôt occupé par les affaires de droit civil que de droit criminel, Duplessis développe sa clientèle parmi les petites gens. Rapidement, il se fait une réputation d'avocat compétent, préparant ses causes consciencieusement, attirant une large clientèle grâce à ses plaidoyers efficaces. Sociable et dynamique, parcourant la ville à bord de sa voiture de luxe de marque Winton (achetée à crédit, au grand désarroi de son père), Duplessis devient vite une figure populaire à Trois-Rivières14. Il s'impliqua dans les activités sociales de son milieu (notamment en s'occupant d'une équipe de baseball locale) et devint un habitué des tavernes à la mode.

    Maurice Duplessis se présente une première fois comme candidat conservateur dans Trois-Rivières, à l'élection générale québécoise de 1923, tentant de déloger le libéral Louis-Philippe Mercier, récemment élu deux ans auparavant. Mercier mène une campagne féroce, jouissant d'une organisation libérale bien rodée, dirigée par son mentor, l'ancien maire de Trois-Rivières, Jacques Bureau. Les deux candidats se serrent d'assez près, mais Mercier est finalement élu par 1 612 voix contre 1328 pour Duplessis. Ironiquement, le 25 avril suivant, Etiennette Duplessis épouse Édouard Bureau, fils de Jacques. Puis, lors de l'élection de 1927, Duplessis est prêt à se battre à nouveau. Cette fois, il a tout préparé et ne laisse rien au hasard. Son organisateur est Robert René, un marchand de chaussures « auquel on reconnaît du jugement et même de la psychologie »15. Aidé par sa mémoire exceptionnelle des noms et des visages, il visite toutes les familles. Après une campagne serrée lui permettant de recueillir des appuis dans de nombreuses familles ouvrières et bourgeoises, il est finalement élu à 2 622 voix contre 2 496 pour son adversaire libéral Mercier. Sa majorité est faible 126 voix mais il s'agit de la première fois en 27 ans qu'un candidat conservateur réussit à remporter la victoire dans cette circonscription, considérée jusqu'alors une « forteresse libérale »16. Il sera réélu à 3 812 voix contre 3 771 pour son adversaire libéral Philippe Bigué une majorité de seulement 41 voix lors de l'élection de 193117. Après la démission de Camillien Houde, en 1932, le caucus conservateur choisit Duplessis pour être chef de l'opposition. Il fut élu chef du parti lors du congrès de 1933, défaisant Onésime Gagnon. Deux semaines avant l'élection provinciale de 1935, il créa une coalition avec l'Action libérale nationale (ALN), un parti de libéraux réformistes dissidents et de nationalistes qui avaient claqué la porte du Parti libéral du Québec. Bien qu'il perdît cette élection, Duplessis réussit à exploiter un scandale de favoritisme (on disait à l'époque « patronage ») impliquant la famille du premier ministre Louis-Alexandre Taschereau pour obliger ce dernier à démissionner. L'ALN et les conservateurs avaient déjà formellement fusionné en un seul parti, l'Union nationale. Duplessis mena l'Union nationale à la victoire lors de l'élection d'août 1936, mettant fin à 39 années consécutives de règne libéral. Le premier gouvernement de Duplessis fut défait aux élections de 1939, une élection-surprise déclenchée le 23 septembre 1939, qui s'apparenta à un référendum contre une possible conscription comme en 1917 qui mena à la Crise de la conscription (1917). Le premier ministre pensa exploiter le refus du Québec à la participation canadienne outre-mer à la Seconde Guerre mondiale. Mais le premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King et son lieutenant politique québécois Ernest Lapointe venait de leur promettre, que la conscription ne serait pas imposée. Lapointe aida Mackenzie King à rédiger sa politique contre la conscription pour le service outre-mer en 1939 et sa campagne électorale aida à battre le gouvernement Duplessis en 1939. Duplessis, refusant de soumettre ses textes à la censure fédérale, ne put utiliser la radio et fit plutôt sa campagne par des assemblées publiques. En 1942, un référendum pancanadien imposa la conscription et déclencha la Crise de la conscription (1944). Duplessis fut reporté au pouvoir en 1944. Il le conserve durant les quinze années suivantes, jusqu'à sa mort ; on l'appelait simplement « le Chef » (parfois « le Cheuf »). Au total, il a été député pendant neuf mandats consécutifs et premier ministre durant cinq mandats, les quatre derniers étant consécutifs. Après lui, il s'est écoulé presque 50 ans avant qu'un parti politique ne réussisse à remporter trois mandats consécutifs lors d'élections provinciales québécoises, soit les libéraux de Jean Charest.

    Les gouvernements de Duplessis furent caractérisés par l'usage généralisé du trafic d'influence, la lutte Anticommunisme, l'emploi de la manière forte contre les syndicats; toutefois, les autres provinces canadiennes utilisaient des méthodes semblables, avec la Section 98 du Code criminel (Canada) depuis la Grève générale de Winnipeg du 15 mai au 25 juin 1919. Duplessis avait une machine électorale qui semblait invincible. Son initiative anticommuniste la plus célèbre fut la Loi protégeant la province contre la propagande communiste18, surnommée « la loi du cadenas ». L'Union nationale jouissait souvent de l'appui actif de l'Église catholique romaine dans les campagnes électorales.

    Maurice Duplessis a changé la manière de percevoir le marketing politique au Québec. Un peu à la manière de Dwight D. Eisenhower aux États-Unis, lUnion nationale utilisait des « campagnes à laméricaine » pour faire élire Maurice Duplessis. Les campagnes à laméricaine se caractérisent en cinq volets que Duplessis appliquait: des méthodes de communication fortement personnalisées, le recours à des professionnels de la communication, des décisions stratégiques précédées détudes de marché, un recours aux médias de masse ainsi quaux techniques publicitaires réputées les plus performantes puis finalement, des moyens financiers de plus en plus considérables19.

    Dabord, entre 1930 et 1960, limage de Duplessis était partout au Québec. En fait, le personnage était littéralement plus grand que son parti. Non seulement Duplessis était au-devant du parti quil représentait sur les affiches ou les publicités, mais aussi dans ses discours. Autrement dit, les gens nétaient pas invités à voter pour lUnion nationale, mais plutôt pour Maurice Duplessis. Dès 1939, sur les affiches électorales, il nétait pas inscrit « Union nationale », mais « Duplessis »20. Le parti pensait que le nom du chef frappait plus fort que le nom du parti.

    Lune des principales stratégies de Duplessis dépeinte par les experts était son utilisation des médias de masse. Dès 1936, 15 000 Catéchismes des lecteurs23 ont été distribués lors des événements organisés par le parti et dans ces petits carnets, le programme et les qualités de lUnion nationale étaient mis de lavant et le Parti Libéral du Québec était fortement critiqué. Outre la distribution du Catéchisme, les publicités du parti à la radio ont grandement contribué à la victoire de Duplessis. En fait, cette omniprésence et cette propagande radiophonique, qui était un message narratif professionnel dicté par des artistes populaires a permis de « percer le mur du silence »24 solidifié par la presse qui avait un parti prix pour les Libéraux. En 1940, lUnion nationale a conçu son propre hebdomadaire, Le Temps, ce qui a permis au parti dadresser ses idées à lélectorat par un canal que seul lui contrôlait. Le parti parvenait à distribuer entre 500 000 et 600 000 exemplaires du journal Le Temps25.

    Le vent a tourné en 1944 alors quen plus de continuer à produire des brochures, léquipe de Duplessis sest associée à plusieurs quotidiens comme Le Devoir, Le Montréal-Matin, LAction catholique et Le Nouvelliste.

    En 1948, chaque comté avait une brochure personnalisée, tout dépendant des besoins spécifiques de la région et cest cette même année que léquipe de Duplessis a commencé la production de films de propagande qui étaient présentés dans différents cinémas.

    En 1952, lUnion nationale a innové en mettant le visage de Duplessis et les slogans du parti sur des panneaux-réclames placés sur le bord des routes. Le parti est aussi parvenu à avoir trois pages de publicité dans tous les quotidiens montréalais.

    Puis, lors de sa dernière campagne en 1956, la publicité de Duplessis a traversé les frontières et sest retrouvée sur 28 pages du New York Times26. De plus, Duplessis est sur la première édition de lAlmanach Éclair. La publicité par lobjet a aussi commencé à se développer. Duplessis se retrouvait donc sur des drapeaux, des insignes, des crayons et des autocollants. Lors de cette campagne, lUnion nationale a acheté de la publicité dans 231 émissions de radio montréalaise, 76 à Québec et quelques-unes à Jonquière et Rimouski pour présenter des clips publicitaires27. Au départ, Duplessis nétait pas en faveur de la publicité, mais son organisateur de campagne, Joseph-Damase Bégin, la vite convaincu que les campagnes électorales se gagnaient dorénavant dans les médias. Tout au long de sa carrière, léquipe de Duplessis a vendu le chef du parti comme une véritable marque commerciale.

    Finalement, pour léquipe de Duplessis, largent na jamais été un problème, parce quelle avait un grand budget. Selon les statistiques mises de lavant par le texte de Lavigne et Cantin, le parti de Duplessis a dépensé trois millions de dollars lors de la campagne de 1948, cinq millions en 1952 et neuf millions en 1956. Selon le journaliste Pierre Laporte, lors de cette dernière campagne, lUnion nationale aurait dépensé 2 016 500 dollars en publicité, faisant une moyenne dargent dépensé par candidat unioniste de 23 000 dollars, comparativement à 4 000 dollars par candidat pour le Parti Libéral du Québec19.

    Duplessis fit une de ses contributions les plus durables au Québec le 21 janvier 1948, avec l'adoption par décret du drapeau du Québec, le fleurdelisé, qui remplaça l'Union Jack au sommet de l'hôtel du Parlement.

    Duplessis est mort en fonction à Schefferville le 7 septembre 1959 lors d'une visite à la Compagnie Iron Ore du Canada. Il portait un grand intérêt au développement minier dans cette région du nord du Québec. Paul Sauvé lui succéda comme chef de l'Union nationale et premier ministre. Par la suite, la société québécoise fut balayée par un vent de changement socioculturel, s'éloignant de ses politiques conservatrices centrées sur l'Église pour se diriger vers un État-providence hautement laïcisé et socialement libéral, phénomène qu'on a appelé la Révolution tranquille.

    Bien que le jugement de l'histoire ait souvent été dur envers Duplessis, certains font valoir qu'il présida à une longue période d'une forte croissance économique et a déposé 15 budgets équilibrés consécutifs, ce qui n'était pas difficile, considérant qu'il y avait peu de services publics. Malgré tout, il créa LOffice du crédit agricole du Québec en 1937 qui a pour mandat principal de garantir des prêts octroyés aux agriculteurs. LOffice devient la Société de financement agricole en 1993 et, en 2001 est devenu la Financière agricole du Québec un programme de Crédit agricole pour aider les agriculteurs à agrandir leurs exploitations, moderniser leurs équipements et favoriser l'émergence de nouvelles productions. Quant à son époque qui concerne Hydro-Québec elle est plutôt restée dans l'ombre36. En 1945 il dépose le projet de loi 45 qui transforme la société d'état d'Hydro-Québec en Organisme du gouvernement; laquelle verse ses profits directement pour administration par la province pour réinvestissement dans des achats ou constructions de nouvelles centrales, barrages ou améliorer les services sociaux, l'éducation et les soins de santé37. Duplessis voit Hydro-Québec comme un bien qui appartient au peuple. Le ministère des Ressources hydrauliques est créé en 1945, devenu l'actuel Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles. En septembre 1951, son gouvernement accorde par décret la concession de la force hydraulique de la rivière Betsiamites à Hydro-Québec, au grand dam de la Shawinigan Water and Power Company, qui avait des projets sur les rivières de la Côte-Nord. La construction d'un village nommé Labrieville, fut débutée en juin 1953 pour loger les travailleurs pour les barrages de Centrale Bersimis-1 (1956) et Centrale Bersimis-2 (1959). Au début de lannée 1956 les pouvoirs hydrauliques de la Rivière aux Outardes et de la Rivière Manicouagan sont transférées à Hydro-Québec38. La puissance électrique installée lors de la première nationalisation en 1944, qui était de 616 MW, avait augmentée à 2 906 MW en 1959 et atteigneait 3 675 MW avec la fin des travaux de la Centrale de Carillon (753 MW) et la troisième phase de la centrale de Beauharnois en 1962. Bien des grand projets et réalisations qui semblent apparus en 1960 comme par magie durant la soi-disant Révolution tranquille étaient en marche depuis des décennies. L'Office de l'électrification rurale fut aussi créé en 1945 pour favoriser l'électrification rurale par l'entremise de coopératives d'électricité. Demandé depuis 1928 par les spécialistes de la question agricole, par l'Union catholique des cultivateurs (U.C.C), (devenu aujourd'hui Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), et par diverses instances politiques, l'Office répondait à un besoin pressant des régions du Québec, l'accès aux ressources hydro-électriques essentielles à la modernisation de l'agriculture québécoise.

    Duplessis ne s'est jamais marié et n'a pas eu d'enfants. Toutefois, il n'a pas été célibataire toute sa vie. En effet, comme le rapporte Conrad Black dans sa biographie : Il est toutefois resté un homme de famille et fut très proche de ses sœurs, beaux-frères, neveux et nièces. Il eut divers problèmes de santé, notamment du diabète. Bien qu'il ne fut pas le seul homme public de son temps à en souffrir, il eut aussi des problèmes d'alcoolisme pendant une bonne partie de sa vie. C'est en 1943 qu'il cessa définitivement de boire de l'alcool. Pour soccuper dans ses loisirs, Duplessis aimait particulièrement les sports. Il assistait régulièrement aux parties des Canadiens et écoutait à la radio les parties de baseball des Yankees de New York durant les séries mondiales. Peu actif physiquement, il aimait toutefois jouer au croquet et entraînait même une équipe de baseball à Trois-Rivières. Malgré l'image publique qu'il donnait de lui-même et certaines rumeurs qui ont persisté longtemps, même après sa mort, Duplessis était aussi un amateur d'opéra et de lecture. S'il aimait en particulier les ouvrages sur l'histoire et la politique, il lisait aussi les grands auteurs classiques de la littérature française et anglaise dont Rudyard Kipling, Tennyson et Shakespeare40. Enfin, plus tard dans sa vie, il développa un goût pour la peinture et deviendra un collectionneur de tableaux. À son décès, sa sœur Jeanne-L. Balcer-Duplessis hérite de la collection du premier ministre. Elle cède au gouvernement provincial plusieurs œuvres d'art contre la remise des droits de succession et aussi pour rendre hommage à son frère. C'est le Musée du Québec qui hérite d'une grande partie de sa collection de peintures. On y retrouve des œuvres de Clarence Gagnon, Cornelius Krieghoff, Joseph Mallord William Turner, Auguste Renoir, Charles Jacque, Johan Barthold Jongkind, etc.41

  2. Louis Riel — Wikipédia

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  3. Philippe Pétain — Wikipédia

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  4. Soudan — Wikipédia

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  6. Expédition du Mexique — Wikipédia

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  7. Liechtenstein — Wikipédia

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  8. Attentat de Conflans-Sainte-Honorine — Wikipédia

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  9. Pierre-Joseph Proudhon - Wikipedia

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