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  1. From Wikipedia, the free encyclopedia The Young Savages is a 1961 American crime drama film directed by John Frankenheimer and starring Burt Lancaster. It was written by Edward Anhalt from a novel by Evan Hunter.

    The Young Savages - Wikipedia

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Young_Savages
  2. 1947 - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › 1947

    1 day ago · 1947 was a common year starting on Wednesday of the Gregorian calendar, the 1947th year of the Common Era (CE) and Anno Domini (AD) designations, the 947th year of the 2nd millennium, the 47th year of the 20th century, and the 8th year of the 1940s decade.

  3. Oscar du meilleur scénario adapté — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Oscar_du_meilleur_scénario
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    Ce prix récompense les auteurs d'un scénario inspiré d'œuvres publiées préalablement (livres, pièces de théâtre) ou d'autres scénarios (séries télévisées, films). Initialement intitulée Best Adaptation, la catégorie a été renommée au cours des années en Best Screenplay (1936), Best Screenplay Adapted (1957), Best Screenplay Based on Material from Another Medium (1958), Best Screenplay Adapted from Other Material (1975), Best Screenplay Based on Material from Another Medium (1977), Best Screenplay Based on Material Previously Published or Produced (1992) et Best Adapted Screenplay (2003)1.

    Deux autres catégories récompensent les œuvres originales : l'Oscar de la meilleure histoire originale décerné depuis 1929, complété en 1941 par l'Oscar du meilleur scénario original. À partir de 1958, les deux catégories sont fusionnées avant de ne plus récompenser, à partir de 1975 que le meilleur scénario original.

    Note : L'année indiquée est celle de la cérémonie, récompensant les films sortis au cours de l'année précédente2. Les lauréats sont indiqués en tête de chaque catégorie et en caractères gras.

    Pierre Boulle reçut la récompense en 1958 pour Le Pont de la rivière Kwaï, adapté de son propre roman. Cette adaptation fut cependant écrite par Carl Foreman et Michael Wilson, alors inscrits sur la liste noire d'Hollywood qui les empêchait de travailler officiellement et donc d'être crédités au générique du film. Il faudra attendre le 11 décembre 1984 pour que le comité directeur de l'AMPAS les crédite officiellement et leur remette un Oscar posthume.

  4. Christopher Hampton - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Christopher_Hampton

    19 hours ago · Sir Christopher James Hampton CBE FRSL (born 26 January 1946) is a British playwright, screenwriter, translator and film director. He is best known for his play Les Liaisons Dangereuses based on the novel of the same name and the film version Dangerous Liaisons (1988), which received the Academy Award for Best Adapted Screenplay.

    • Laura de Holesch (1971–present)
    • Christopher James Hampton, 26 January 1946 (age 75), Horta, Faial, Azores, Portugal
  5. Apple Look Around - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Apple_Look_Around

    1 day ago · Apple Look Around is a technology featured in Apple Maps that provides interactive panoramas from positions along a small number of streets in the United States, the United Kingdom, Canada, Ireland and Japan.

  6. Philip G. Epstein - Vikipedi

    tr.wikipedia.org › wiki › Philip_G

    19 hours ago · Philip G. Epstein (22 Ağustos 1909 – 7 Şubat 1952), Amerikalı senaryo ve oyun yazarı. Epstein, ikizi Julius ile birlikte sahnelenmemiş Everybody Comes to Rick's isimli oyundan uyarladıkları Kazablanka ile tanınır.

  7. Francis Ford Coppola - Vikipedi

    tr.wikipedia.org › wiki › Francis_Ford_Coppola

    19 hours ago · Francis Ford Coppola (doğumu 7 Nisan 1939, Detroit, Michigan), İtalyan asıllı Amerikalı film yönetmeni, yazar ve yapımcıdır. Baba üçlemesinin yönetmeni olarak ün salmıştır.

  8. Guillaume II (empereur allemand) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Guillaume_II_(empereur_al
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    Ses prénoms ont été donnés en hommage à son grand-oncle Frédéric-Guillaume IV, régnant lors de sa naissance, et à ses grands-parents.

    Les historiens décrivent un homme « intelligent, cultivé et ouvert », mais parfois indécis et prêt à s'emballer pour revenir en arrière peu de temps après, défaut utilisé contre lui par la diplomatie européenne1. Atteint d'une paralysie du plexus brachial consécutive à une naissance difficile qui met en danger sa jeune mère alors âgée de 18 ans, Guillaume présente une atrophie partielle du bras gauche. Cette paralysie (atrophie de l'épaule gauche nette sur les photos à quinze ans) le gêne dans ses fonctions de représentation et notamment, l'empêche de monter seul un cheval, handicap majeur pour un prince de cette époque, héritier puis souverain d'une monarchie militariste. Il cherche toujours à dissimuler ce handicap, ce qui explique ses nombreuses fanfaronnades et son ton agressif qui cause bien des difficultés à la diplomatie impériale. Certains historiens[Qui ?] pensent qu'il aurait aussi pu subir une lésion cérébrale susceptible d'expliquer certains de ses traits de caractère (cyclothymie, agressivité, entêtement, impulsivité et manque de tact). Une telle personnalité engendre un comportement incompatible avec celui d'un monarque constitutionnel : pour compenser ce complexe d'infériorité, Guillaume fait une série de déclarations intempestives qui provoquent des crises diplomatiques graves, notamment l'affaire du Daily Telegraph et alimentent le courant germanophobe au Royaume-Uni et en France. Dans ses Mémoires, le chancelier von Bülow écrit qu'il passe un temps considérable à rattraper les maladresses du souverain.

    Son règne débuta dans un climat social très agité, sur fond de grèves en particulier des mineurs. Le jeune souverain prend le contrepied des lois antisociales du chancelier Bismarck et finira rapidement par s'en séparer : Guillaume II applique une mesure d'avant-garde, la réduction à 8 heures de la journée de travail dans les mines. Mesure sociale qu'il essaie de faire partager par les pays européens, pour ne pas pénaliser l'industrie allemande. En 1890, il organise à cet effet une Conférence internationale à Berlin, de ce point de vue un échec2. Son règne fut également marqué par un changement total de la politique traditionnelle prussienne, un militarisme et un autoritarisme exacerbés. Désirant donner à l'Allemagne une envergure internationale, il troqua la Realpolitik de Bismarck contre la Weltpolitik expansionniste et colonialiste, s'employa à développer une marine de guerre tandis que son règne tint de plus en plus du régime personnel. Il est en cela en accord avec une opinion publique demandant une politique étrangère plus active et la montée en puissance des groupes nationalistes comme la Ligue pangermaniste. Bien que connu pour sa passion pour les parades militaires et les uniformes, Guillaume n'est pas, comme on l'a dépeint par la suite, un va-t'en guerre irréfléchi. On le voit notamment lors de la crise d'Agadir en 1911, où en proie aux attaques de la presse nationaliste qui le traite de « Guillaume le timide, le valeureux poltron », il choisit une solution négociée au conflit1. Il joue également un rôle modérateur dans les guerres balkaniques de 1912-1913, conseillant à son allié autrichien de ne pas intervenir, car il redoute un conflit austro-russe dans les Balkans1. Il encourage également l'Autriche-Hongrie à améliorer ses relations avec la Serbie. Dès 1890, il renvoya le chancelier Otto von Bismarck et ne renouvela pas le pacte germano-russe d'assistance mutuelle. Sa politique étrangère agressive (armement maritime selon le plan Tirpitz, volonté d'expansion allemande) le mit en confrontation notamment avec le Royaume-Uni, avec lequel, du fait de ses relations familiales, il eut des rapports complexes, et l'isola sur le plan diplomatique.

    Il tenta vainement d'influencer la politique orientale du tsar Nicolas II de Russie et lui offrit notamment un tableau peint par Hermann Knackfuss représentant l'Europe devant défendre ses valeurs en Chine. Il fréquentait beaucoup les jeunes officiers du « cercle de Liebenberg », tous issus de la haute noblesse prussienne, nationaliste et ultra-conservatrice. Le prince Alexandre de Hohenlohe parle d'une homosexualité latente de l'empereur12, la plupart de ses intimes étant homosexuels. Il se lia notamment d'une profonde amitié avec le prince Philipp zu Eulenburg surnommé Phili. Le prince zu Eulenburg avait une grande influence sur l'empereur au point qu'il put faire nommer un membre du cercle de Liebenberg, Bernhard von Bülow, chancelier d'empire et ministre-président de Prusse en 1900. Cette relation fut brisée lorsque ce dernier fut ouvertement compromis par un scandale et un procès (affaire Harden-Eulenburg) (1906/1909). Bernhard von Bülow dut démissionner et l'empereur cessa toute relation avec le prince zu Eulenburg.

    Les relations avec la France étaient marquées par le revanchisme de cette dernière et la concurrence en matière étrangère et coloniale. L'affaire Schnæbelé date de l'année précédant son avènement, et d'autres crises suivront : crise de Tanger en 1905, coup d'Agadir en 1911.

    Dans les mois qui précèdent le conflit, Guillaume II est loin d'encourager une solution militaire  c'est du moins ce qu'il veut faire croire à la Triple-Entente et au reste du monde  mais il œuvre en fait pour tout le contraire, usant de désinformation et poussant l'Autriche à attaquer la Serbie, à la suite de l'attentat de Sarajevo3. En mars 1914, l'ambassadeur allemand à Vienne précise que deux personnes sont contre un conflit avec la Russie : l'empereur Guillaume II et l'archiduc-héritier François-Ferdinand. Après l'attentat de Sarajevo, même s'il assure l'Autriche-Hongrie de son soutien inconditionnel, Guillaume II espère que l'ultimatum autrichien à la Serbie permettra de trouver une solution diplomatique1. Pendant tout le mois de juillet, il communique avec son cousin Nicolas II, affirmant que la paix repose dans les mains de celui-ci4.

    Le 31 juillet, après des hésitations, le commandement militaire en la personne du général von Falkenhayn lui arrache « l'état de danger de guerre ». Pendant la guerre, Guillaume II était commandant en chef des armées, mais il perdit bientôt l'autorité réelle et sa popularité en fut diminuée. La mutinerie qui éclata dans la marine allemande précipita la fin de la monarchie. Les mutineries de l'automne 1918, linstauration de conseils ouvriers (Arbeiter und Soldatenräte) dans toutes les grandes villes de l'empire, de Metz à Berlin, forcèrent le Kaiser à renoncer non seulement au trône allemand, mais aussi au trône de Prusse. Les autres souverains allemands, qui avaient dû le suivre dans sa démarche autoritaire et militariste, ne purent pas non plus sauver leurs dynasties séculaires. Bien qu'héritier du trône de Bade, le chancelier Max de Bade, connu pour ses idées libérales, précipita les évènements en annonçant par anticipation l'abdication du Kaiser. La république fut proclamée et le Kaiser n'eut d'autre choix que de se résigner à abdiquer officiellement le 9 novembre 1918 (le traité d'abdication ne fut signé cependant que le 28) lorsqu'il résidait au château de la Fraineuse, à Spa. Craignant de subir le même sort tragique que son cousin le tsar de Russie et ne pouvant sans risque pour sa vie regagner Berlin, il se réfugia aux Pays-Bas, État neutre, et s'installa à Doorn sous la protection de la reine Wilhelmine, tante par alliance de sa belle-fille la Kronprinzessin Cecilie qui était restée à Berlin avec ses enfants auprès de la Kaiserin. L'ex-empereur ne sera pas livré aux vainqueurs qui voulaient le juger comme responsable de la guerre. De même, la reine des Pays-Bas accueillera sur son sol les principaux sujets belges germanophiles de 1914-1918 dont les plus notoires étaient condamnés à mort par contumace.

    À l'issue de la guerre, il est désigné par les puissances alliées comme le principal responsable du conflit et l'article 227 du traité de Versailles (1919) l'accuse personnellement d'« offense suprême contre la morale internationale et l'autorité sacrée des traités »1. Le Premier ministre anglais David Lloyd George est encore plus expéditif et réclame de pendre l'empereur5, rejoignant l'opinion exprimée par plusieurs titres de presse1.

    Depuis cette époque, la question de la responsabilité de l'Allemagne et de Guillaume II dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale a provoqué des polémiques qui ont dépassé le seul cercle des historiens. Ces polémiques sont renouvelées par la thèse de Fritz Fischer dans Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale6 qui suggère un calcul politique de grande ampleur. Selon lui, l'Empire allemand aurait visé à l'hégémonie en Europe plusieurs années avant la guerre ; dernier venu sur la scène coloniale, il aurait aspiré à la domination mondiale par une victoire totale sur les autres puissances européennes. La guerre aurait été décidée par l'Allemagne avant même décembre 1912.

    La thèse de Fischer a fait l'objet de nombreuses critiques et les biographies ultérieures sont beaucoup plus mesurées quant au rôle joué par Guillaume II dans le déclenchement du conflit. Elles estiment qu'on ne peut affirmer que Guillaume II a provoqué la Première Guerre mondiale, même s'il ne fit pas grand-chose pour l'éviter. Ainsi, pour Henry Bogdan, « si Guillaume II pressé par les militaires de son entourage leur a cédé, sa responsabilité personnelle est des plus limitées »1.

    Il accorde une entrevue au sujet d'Adolf Hitler en 1938 à un journaliste de Voilà, W. Burkhardt, qui permet de comprendre son opinion des évènements en Allemagne. Il reproche à Hitler d'être « un homme seul, sans famille, sans enfant, sans Dieu ». « Il prépare des légions, mais il ne fait pas une nation », et oppose la tradition à l'« État vorace » qui se « substitue à tout ». Il dit aussi : « Jai cru pendant quelques mois au national-socialisme : je pensais quil était une fièvre nécessaire, et je voyais y participer certains hommes qui sont parmi les plus remarquables et les plus sages dAllemagne. Mais ceux-là, un à un, il les écarte ou les exécute : Papen, Schleicher, Neurath Et même Blomberg. Il ne reste maintenant que des aventuriers en chemise. »9.

    Il condamne, malgré ses convictions antisémites, les lois antijuives. Deux mois plus tard, lors de la nuit de Cristal en novembre 1938, il dit : « pour la première fois, j'ai honte dêtre Allemand »8.

    Il meurt à 82 ans aux Pays-Bas, le 4 juin 1941, quelques jours avant l'attaque allemande sur l'Union soviétique, et reçoit à ses funérailles les honneurs militaires allemands. Il avait demandé que des symboles nazis ne soient pas portés lors de ses funérailles, ce qui n'est pas respecté.

    Son corps repose à Doorn, devenu un lieu de pèlerinage pour les monarchistes. Sa deuxième épouse, faite prisonnière par les Soviétiques, meurt d'insuffisance cardiaque10 en 1947, à 59 ans. Guillaume II appartenait à la première branche de la maison de Hohenzollern. Cette lignée donna des princes-électeurs, des rois, des empereurs au Saint-Empire romain germanique, à la Prusse et à l'Allemagne. Guillaume II d'Allemagne est l'ascendant de l'actuel chef de la maison impériale d'Allemagne, le prince Georges-Frédéric de Prusse. Après avoir fait des études au Gymnasium de Cassel et à l'université de Bonn, il renonce à convoler avec sa cousine Élisabeth de Hesse-Darmstadt11 et épouse le 27 février 1881 la princesse Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg dite Donna (née le 22 octobre 1858, morte le 11 avril 1921), fille de Frédéric Auguste de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg puis, devenu veuf, la princesse Hermine Reuss zu Greiz, veuve du prince de Schönaich-Carolath. De son premier mariage, il a sept enfants :

  9. Pierre Elliott Trudeau — Wikipédia

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    Pierre Elliott Trudeau ou PET1,2, né le 18 octobre 1919 à Outremont (Québec) et mort le 28 septembre 2000 à Montréal, est un homme d'État canadien. Il exerce les fonctions de Premier ministre du Canada à deux reprises : du 20 avril 1968 au 3 juin 1979, puis du 3 mars 1980 au 30 juin 1984, sous la bannière du Parti libéral3. Par sa longévité politique et l'importance des changements qu'il a mis en œuvre, il est certainement la figure politique canadienne la plus importante de la seconde moitié du XXe siècle4. En tant que ministre de la Justice sous Lester Bowles Pearson, il fait adopter le Bill omnibus qui légalise le divorce et décriminalise l'avortement et l'homosexualité, considérant que « l'État n'a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation5 ». Dès quil est élu premier ministre, Trudeau sapplique à faire du Canada un véritable pays pluraliste en s'inspirant grandement des politiques du Royaume-Uni en matière d'immigration et en tentant de rassembler les deux principaux peuples fondateurs du pays, parfois surnommés les deux solitudes. Un des gestes notoires quil fait dans cette direction est dadopter la loi sur les langues officielles, officialisant par le fait même le caractère bilingue du Canada, en obligeant les institutions fédérales à offrir des services en anglais et en français à la grandeur du pays, tout en créant le poste de commissaire aux langues officielles. Bien qu'en apparence uniquement positives, ces deux mesures, la politique d'immigration et celle de la langue, demeurent controversées puisqu'elles ont pu servir à affaiblir le nationalisme québécois et suscitent des craintes chez les anglophones qui prônent l'unilinguisme.

    Alors qu'il est Premier ministre, le Canada établit des relations avec la Chine communiste en 1970, puis avec Cuba en 1976. C'est également sous son mandat que la peine de mort est abolie. Chef du camp du « non » au premier référendum portant sur l'indépendance du Québec, il est le principal artisan du rapatriement de la Constitution de 1982, événement qui suscite encore aujourd'hui la controverse. Pierre Elliott Trudeau influence fortement la politique canadienne par diverses interventions. Son caractère flamboyant et intellectuel6 sert à rehausser la visibilité du Canada sur la scène mondiale. Il est également un homme dont l'héritage est souvent critiqué : au niveau économique, le déficit des finances publiques canadiennes se creuse pendant l'administration de Trudeau. L'un des adversaires les plus déterminés de Trudeau est l'ancien ministre libéral provincial René Lévesque. Il fonde le Parti québécois avec lequel il remporte les élections de 1976. Le Parti québécois étant dallégeance souverainiste, plusieurs événements de tension se déroulent entre les deux hommes lors des conférences entre la partie fédérale et les provinces. Lévesque instaure notamment la loi 101, proclamant le français seule langue officielle au Québec.

    Au Québec, il lui est reproché son implication dans de nombreux scandales s'attaquant au mouvement indépendantiste québécois7 tandis que son Programme énergétique national créé un fort ressentiment dans l'Ouest canadien. Son fils Justin Trudeau exerce également les fonctions de Premier ministre du Canada depuis 2015.

    Pierre Elliott Trudeau est né le 18 octobre 1919 à Outremont sur l'île de Montréal, fils dun entrepreneur canadien français, Joseph Charles Émile Trudeau, et dune dame de la bourgeoisie canadienne anglaise, Grace Elliott. Il est baptisé Joseph Philippe Pierre Yves Elliott Trudeau le 20 octobre 1919 en l'église Saint-Viateur d'Outremont8 : pour l'occasion, son parrain est son grand-père Joseph Trudeau, agriculteur rentier de Saint-Rémi, et sa marraine est sa grand-mère Malvina Cardinal. Pierre Trudeau est le deuxième dune famille de trois enfants : Suzette est née en 1918 et Charles junior en 1922. Trudeau nait peu de temps après que son père eut fondé lAutomobile Owners Association : ce nest donc pas dans lopulence, mais dans les tensions financières et la crainte de voir l'entreprise sombrer dans la faillite quil vit les premières années de sa vie. Il fait ses études primaires à lacadémie Querbes, puis va au collège Jean-de-Brébeuf pour ses études secondaires. Durant ces années, le réseau de stations-service Champlain de son père prospère jusquà ce quil le vende pour la somme de 1,4 million de dollars à lImperial Oil. À partir de ce moment, les Trudeau peuvent vivre dans un certain confort financier. À cette époque, Pierre est un enfant fragile et timide, nayant pas encore développé la confiance en soi et l'excentricité qui feront sa marque des années plus tard, lors de sa carrière politique. Son père sait comme il est difficile à lépoque de prospérer pour un Canadien français. Il entreprend donc de rendre son fils plus sûr de lui, lincitant à pratiquer la gymnastique suédoise, la crosse, le hockey. Pierre shabitue au caractère exubérant de son père. En avril 1935, Charles-Émile Trudeau meurt à 47 ans d'une pneumonie. Pierre, alors âgé de 15 ans, en est profondément bouleversé. Il adopte alors un comportement outrancier, insolent, provoquant et imprévisible avec ses amis, sans doute pour masquer son désarroi. Avec sa famille, il reste ladolescent poli et discret quil a toujours été. Comme pour se détacher de son père, il délaisse les activités populaires quil pratiquait plus jeune pour se lancer dans des cours de diction et des sports solitaires.

    À la sortie de Brébeuf, il sinscrit à la faculté de droit de lUniversité de Montréal. Il trouve les cours ennuyeux et inutiles, ce qui lui fait dire que létude du droit au Québec dans les années 1940 ne mène quà « une vie minable parmi des gens incapables daligner deux idées ». Il finit toutefois ses cours et entreprend de pratiquer le droit comme stagiaire. Il se serait alors joint à la société secrète des Frères chasseurs9,10. Son désintérêt de la profession d'avocat conjugué au climat social déplaisant qui régnait à cette époque au Québec et la peur d'être conscrit (cétait la Seconde Guerre mondiale et la crise de la conscription) lamènent à quitter le Canada en septembre 1944. Alors âgé de 24 ans, Trudeau décide de faire une maîtrise en économie politique à lUniversité Harvard au Massachusetts. Après la guerre, il sinscrit à lÉcole libre des sciences politiques de Paris. Un an après, il part en Angleterre étudier à la London School of Economics. Il y suit les cours du haut dirigeant du Parti travailliste anglais, Harold Laski, et devient grâce à ce professeur un fervent partisan des idées socialistes. Puis, ne trouvant toujours pas sa place dans la société, il entreprend un tour du monde, durant lequel il traverse notamment la Chine à vélo[réf. nécessaire].

    Trudeau revient au Québec en 1949. Maurice Duplessis était alors premier ministre du Québec et la province sindustrialisait en dépendant des investissements américains. À son retour, une grève illégale éclate à Asbestos (les mineurs de lamiante exigeaient de meilleures conditions de travail) et Trudeau décide daccompagner le journaliste Gérard Pelletier, qui se rendait à Asbestos suivre les événements pour le compte du journal Le Devoir. Très rapidement, Pierre prend parti pour les manifestants par des discours virulents qui attirent lattention du chef syndical Jean Marchand et lui valent aussi dêtre brièvement détenu par la police locale. Puis, sa passion pour la politique le conduit à postuler pour un poste de fonctionnaire à Ottawa, poste quil obtient, devenant ainsi attaché au conseil privé pendant un an (jusquen 1951).

    Très vite, Trudeau se lance en politique fédérale en se présentant comme candidat pour le Parti libéral du Canada dirigé par Lester B. Pearson. Aux élections de 1965, il est élu député de Mont-Royal au sein d'un gouvernement libéral minoritaire. Pearson le choisit alors pour être son secrétaire parlementaire. En 1967, toujours sous Pearson, Trudeau devient ministre de la Justice. Du 27 au 30 novembre de la même année12, Pearson organise une conférence constitutionnelle des premiers ministres où Trudeau domine largement les débats, ce qui accroît sa popularité. En décembre, Trudeau dépose un projet de loi légalisant lavortement, le divorce et lhomosexualité. En conférence de presse, il prononce, pour justifier son point de vue, une citation qui restera célèbre : « LÉtat na rien à faire dans les chambres à coucher de la nation ». Moins de trois mois après être devenu chef de son parti, Trudeau remporte son premier combat électoral lors du scrutin du 25 juin 1968, qui voit l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire : 155 députés libéraux contre 72 pour le parti progressiste-conservateur de Robert Stanfield, 22 pour le Nouveau Parti démocratique dirigé par Tommy Douglas et 14 pour le Ralliement créditiste de Réal Caouette.

    À la fin de 1967, Pearson annonce son départ de la vie politique. Trudeau pose sa candidature à la direction du Parti libéral. La course voit s'affronter 10 aspirants dont les principaux sont, outre Trudeau : Mitchell Sharp (ministre des Finances), Paul Hellyer (ministre des Transports), Paul Martin père (secrétaire d'État aux Affaires extérieures), Robert Winters (ministre de l'Industrie et du Commerce) et John Turner qui, à trente-huit ans, est le plus jeune des candidats. La convention se déroule à Ottawa du 3 au 6 avril 1968. Le dernier jour, Trudeau remporte, bien que difficilement (au 4e tour contre Robert Winters), la course à la chefferie du Parti libéral du Canada. Il devient par le fait même le quinzième Premier ministre du Canada. Il est assermenté le 20 avril. Les élections suivantes ont lieu le 30 octobre 1972. Cette fois, les libéraux se retrouvent à la tête d'un gouvernement minoritaire, avec seulement 109 sièges contre 107 pour les députés du parti progressiste-conservateur. La balance du pouvoir appartient aux 31 députés néo-démocrates, dont le chef est maintenant David Lewis. À la suite d'un vote de non-confiance, de nouvelles élections sont déclenchées au début de l'été 1974. Au scrutin du 8 juillet, les libéraux font élire 141 députés contre 95 Progressistes-conservateurs, 16 Néo-démocrates et 11 Créditistes. Ils sont à nouveau majoritaires.

    Au cours des années qui suivent, les autres partis fédéraux élisent de nouveaux chefs : Joe Clark au parti progressiste-conservateur, Ed Broadbent chez les néo-démocrates et Fabien Roy chez les créditistes. Lors des élections du 22 mai 1979, les libéraux perdent le pouvoir et c'est le parti progressiste-conservateur qui forme le gouvernement. Mais celui-ci est minoritaire (136 députés conservateurs, 114 libéraux, 26 néo-démocrates, 6 créditistes) et ne reste en poste que pendant neuf mois. Les libéraux regagnent le parlement lors des élections du 18 février 1980 et disposent d'une majorité confortable : 147 libéraux, 103 progressistes-conservateurs et 32 néo-démocrates. En février 1984, Trudeau annonce son intention d'abandonner la vie politique. Il quitte ses fonctions quatre mois plus tard. Le véritable affrontement arrive avec lannonce du référendum sur la souveraineté association. Le 1er novembre 1979, le gouvernement péquiste publie son livre blanc, véritable plate-forme référendaire, et annonce la tenue dun référendum imminent. Claude Ryan, alors chef de lOpposition officielle à Québec et chef du Parti libéral provincial, conclut alors avec Lévesque que le fédéral ne devrait pas intervenir dans la campagne et que Ryan serait donc le chef du Non. Les libéraux provinciaux composent un document nommé Une nouvelle fédération canadienne, sur lequel ils voulaient se baser pour la campagne référendaire. Les libéraux fédéraux, constatant les difficultés éprouvées par leurs collègues provinciaux et anticipant une victoire du Oui, viennent leur prêter main-forte. Trudeau discute longuement avec Ryan et le convainc doublier son livre beige (surnom donné au document Une nouvelle fédération canadienne). Puis, il nomme Jean Chrétien, alors ministre de la Justice, responsable du référendum. Ce dernier crée une équipe de gestion de crise installée au Bureau des relations fédérales provinciales (BRFP). Graduellement, Chrétien prend le contrôle du camp du Non. La contre-attaque fédérale pouvait commencer. Le camp du Non avait lavantage de pouvoir compter sur les premiers ministres des provinces anglophones, qui affirment un à un quil nétait pas question que leur province ait une quelconque association économique (comme le suggérait Lévesque) avec un Québec indépendant : on le considérerait comme un pays étranger. Des ministres fédéraux interviennent aussi illégalement pendant la campagne en faveur du Non : par exemple, Monique Bégin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, fait accompagner dun inséré bilingue le chèque dallocation familiale reçut par plusieurs familles canadiennes : « Non merci : ça se dit bien ». Un slogan qui était à double sens pour les Québécois. À la mi-avril, Trudeau profite du discours du Trône pour saboter les arguments du Oui et lancer un appel au fédéralisme. Puis, il se lance dans une tournée au Québec où il prononça trois de ses plus grands discours. Trudeau fait son dernier discours sur le référendum le 14 mai au centre Paul Sauvé. Il y défend passionnément le fédéralisme canadien, accusant Lévesque de tromper les souverainistes et dêtre illogique. Puis il se défend de linsulte que ce dernier lui avait adressée six jours plus tôt l'accusant de porter un nom partiellement anglophone, celui d'Elliott ce qui aurait expliqué son engagement en faveur du Non15 Entretemps, les premiers ministres provinciaux se concertent. Ils se rencontrent durgence le 14 octobre. Richard Hatfield (premier ministre du Nouveau-Brunswick) et Bill Davis (premier ministre de l'Ontario) sont rapidement délaissés puisquils étaient favorables à la mesure unilatérale mise en avant par Trudeau. Les huit autres provinces se liguent contre le projet pour former ce quon appelle la « bande des huit ». Elles conviennent dune stratégie reposant essentiellement sur la contestation du projet fédéral devant les tribunaux et devant le gouvernement britannique. Cest dans ce contexte quune délégation canadienne se rend à Londres pour exposer ses exigences au Parlement. Margaret Thatcher, alors Première ministre du Royaume-Uni, avait précédemment assuré Trudeau de son soutien, mais lopposition de certains députés britanniques ralentit le projet. Les provinces dissidentes en profitent pour aller à Londres rallier ainsi des députés à leur cause. Le gouvernement québécois nomme Gilles Loiselle, souverainiste convaincu, à la Québec House. Ce dernier établit une liste de députés susceptibles de sopposer au rapatriement de la constitution et les invite à de grands banquets payés par Québec. Il va même jusquà divulguer des informations confidentielles à un député travailliste pour quil sollicite une étude de la proposition canadienne par le comité des affaires extérieures. Cela mène à la Commission Kershaw, quon chargea danalyser la proposition canadienne. Les « fédéraux », soutenant que seule leur proposition était bonne et que les provinces navaient aucune raison de la contester, la boycottent. Cette commission accorde donc naturellement son appui aux provinces, en affirmant que « le Parlement britannique ne saurait accepter inconditionnellement la validité constitutionnelle de nimporte quelle demande émanant du Parlement canadien sans une large approbation de provinces. » En février 1981, Jean Chrétien dépose une nouvelle version du projet gouvernemental sur la constitution, à la suite des recommandations de la Commission Hays-Joyal. Les modifications suggéraient entre autres des garanties plus élevées afin que les libertés individuelles soient respectées. Les provinces, quant à elles, fières de leur succès londonien, mettent en branle la deuxième phase de leur stratégie : la contestation devant les tribunaux. Elles choisissent trois tribunaux provinciaux pour défendre leur cause : la cour dappel du Manitoba, la Cour suprême de Terre-Neuve et la cour dappel du Québec. Cest le Manitoba qui se prononce en premier, donnant raison au « fédéral ». La joie des trudeauistes est toutefois de courte durée puisque le 31 mars, la cour suprême de Terre-Neuve déclare que le gouvernement fédéral « nétait pas habilité à présenter un amendement qui affecterait directement les dispositions de lA.A.N.B. touchant les relations fédérales-provinciales... sans avoir obtenu laccord préalable des provinces. ». Ainsi, puisquun tribunal donnait raison aux provinces, bien que la cour dappel du Québec ait elle aussi statué en faveur du fédéral peu après, le gouvernement fédéral fut contraint de demander à la Cour suprême du Canada de se prononcer sur la constitutionnalité de la proposition de rapatriement unilatéral de Trudeau. Pendant cinq jours, de fin avril à début mai 1981, les juges écoutent les différents partis. Puis, il leur faut cinq mois pour rendre leur arrêt. Le 28 septembre suivant, les juges annoncent finalement quà 6 voix contre 3, ils sont en faveur de la thèse des provinces que tout amendement exige leur accord substantiel (et non unanime). Toutefois, ils sont à 7 voix contre 2 davis quil était parfaitement légal dexpédier la proposition de Trudeau à Londres, bien que cela soit, selon eux, politiquement illégitime. Ils avaient donnent raison en partie et aux provinces et au « fédéral » pour les inciter à reprendre les négociations. Trudeau consent donc à organiser une ultime conférence, à tenter une dernière fois darriver à un accord avec la « bande des huit ». Le 2 novembre 1981, souvre à Ottawa une deuxième conférence constitutionnelle des premiers ministres. Cette fois-ci, les deux partis sont prêts à négocier ; le Premier ministre de lOntario, qui est en faveur du rapatriement, consent à se départir du traditionnel droit de veto que possédaient le Québec et sa province et qui était inclus dans le projet de constitution canadienne. Il propose aussi le lendemain que les provinces acceptent la Charte des droits et libertés, en échange le « fédéral » accepte la formule damendement albertaine qui oblige un vote unanime des provinces comme pré-requis à toute modification constitutionnelle. À sa grande surprise, Trudeau rejette cette proposition. Cest le 4 novembre de la même année que la dynamique change réellement. En effet, Trudeau suggère aux provinces un référendum national sur le rapatriement de la Constitution, chose à laquelle les provinces sétaient toujours opposées, et René Lévesque accepte. Il faut quelques heures aux péquistes pour se rendre compte de lerreur monumentale que leur chef avait commise. Ce dernier avait contrevenu à une règle primordiale de la « bande des huit » : se consulter avant de changer de position. Pour les 7 autres provinces dissidentes, ce fut comme si Lévesque avait conclu un accord avec Trudeau et elles aussi s'empressèrent de parlementer avec le « fédéral » de peur dêtre mises de côté lors dune éventuelle entente. Chrétien prépare une nouvelle proposition qui inclut la formule damendement de lAlberta, la possibilité pour les provinces de se retirer dun programme fédéral pour le remplacer par un programme provincial, mais sans compensation financière dOttawa et le droit à léducation dans leur langue aux minorités. Des fonctionnaires de toutes les délégations, sauf celle du Québec, se rencontrent à la suite de la Saskatchewan pour marchander sur certains points de la proposition de Chrétien. Ils se mettent tous daccord et Trudeau, bien que réticent au début, consent à donner son accord lorsque Davis lappelle pour lui annoncer les propositions sur lesquelles se sont mises daccord les provinces. Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1981, les Premiers ministres des provinces anglophones s'entendent en l'absence de Lévesque sur une proposition fédérale. Le 7 novembre, tous les Premiers ministres, sauf Lévesque, ratifient la proposition de Chrétien. La délégation québécoise rentre chez elle, se sentant trahie par les agissements des autres provinces lors de la soirée précédente, quon ne tarde pas à appeler la « nuit des longs couteaux du Québec ».

    Pierre Trudeau est mu avant tout par un « antinationalisme viscéral » à l'égard du Québec. Selon lui, il faut refonder le Canada en prenant pour modèle une citoyenneté cosmopolite exemplaire affranchie de ses origines historiques4. Le Canada se définit par son multiculturalisme, dans un pays où l'histoire ne fonde rien4.

    Des Québécois avaient déjà commencé à revendiquer lindépendance de leur province dès le début des années 1960. Les plus extrémistes formèrent le Front de Libération du Québec (FLQ), un réseau promouvant la souveraineté québécoise par des actes radicaux. En octobre 1970, des membres du FLQ enlèvent le diplomate britannique James Richard Cross et le ministre provincial du travail, Pierre Laporte. Certains parmi eux seront responsables de la mort de Pierre Laporte survenue pendant sa détention. Ils confectionnent aussi des bombes artisanales quils déposent dans des boîtes aux lettres de quartiers anglophones de Montréal, visant ainsi un symbole fédéraliste, la poste. À la demande du Premier ministre du Québec (Robert Bourassa) et du maire de la ville de Montréal (Jean Drapeau), Trudeau met à la disposition du gouvernement du Québec l'armée, pour appuyer les forces policières, et proclame la Loi sur les mesures de guerre13. La Loi sur les mesures de guerre met en suspens l'application de la Déclaration canadienne des droits de l'homme et accorde aux autorités des pouvoirs étendus dont celui de procéder à des arrestations et à des détentions préventives. Sous cette loi, les policiers procèdent à plus de 400 arrestations excessives (dont celle d'Andrée Ferretti, Pauline Julien, Gaston Miron et Gérald Godin) et injustifiées, qui ne débouchèrent sur aucune accusation, malgré une détention incommunicado de plusieurs mois dans certains cas. En 1976, le gouvernement Trudeau dépose en chambre le projet de loi C-84 abolissant la peine capitale au Canada. Le premier ministre Trudeau prononce en chambre un discours passionné à l'appui du projet, qui est finalement adopté par 130 voix contre 124 à la mi-juillet14. En 1976, Pierre Elliott Trudeau fait à Cuba l'une des premières visites d'État d'un dirigeant occidental pendant l'embargo imposé par les États-Unis. Il apporte 4 millions de dollars d'aide canadienne et offre un prêt de 10 millions supplémentaires. Dans son discours, Trudeau déclare : « Longue vie au commandant en chef Fidel Castro. Longue vie à l'amitié cubano-canadienne. » L'amitié entre les deux hommes se poursuit après le retrait du premier ministre de ses fonctions et Trudeau se rend à de nombreuses reprises sur cette île dans les années 1980 et 1990. Castro fait le déplacement au Canada en 2000 à Montréal (Québec) pour assister à ses funérailles. Ce fut d'ailleurs l'une des très rares fois où Castro n'a pas revêtu son traditionnel uniforme militaire vert pour une fonction officielle.

    En septembre 1980, Trudeau convoque à nouveau une conférence constitutionnelle des premiers ministres dans le but de les convaincre daccepter son projet. LOntario et le Nouveau-Brunswick lappuient, mais le refus des huit autres provinces rend à peu près impossible toute négociation. Trudeau annonce donc, le 2 octobre, quil tentera de rapatrier la constitution unilatéralement. Ainsi, il manifestait son intention de faire voter à la Chambre des communes et au Sénat une résolution demandant au Parlement de Londres dadopter les modifications quil proposait à lA.A.N.B. Des députés réclament aussitôt la tenue daudiences parlementaires sur le sujet. Trudeau doit donc créer la Commission Hays-Joyal, ce qui ralentit beaucoup son plan, mais a au moins leffet positif de légitimer le processus en cours et de prouver son utilité. En effet, plusieurs groupes de citoyens viennent aux audiences affirmer limportance dintégrer ceci ou cela à la Charte des droits et libertés, ce qui en souligne la nécessité.

    Pierre Trudeau, alors premier ministre, épouse le 4 mars 1971, à Vancouver, Margaret Sinclair, qu'il a rencontrée à Tahiti. Il a trente ans de plus qu'elle. Le mariage est célébré en secret et n'est révélé que quelques jours plus tard16. Ils ont ensemble trois enfants : Justin, né en 1971 ; Alexandre, né en 1973 ; Michel, né en 1975 et décédé à vingt-trois ans, le 13 novembre 1998, dans une avalanche survenue au lac Kokanee, en Colombie-Britannique.

    Les conjoints se séparent en 1977 puis divorcent en 1984. Trudeau quitte officiellement la politique le 30 juin 1984. Il retourne ainsi à Montréal, sa ville natale, et se consacre à la pratique du droit pour diverses entreprises privées. De plus, il voyage un peu partout dans le monde, comme il le fit toute sa vie.

    Pierre Elliott Trudeau meurt le 28 septembre 2000. Il souffrait notamment du cancer de la prostate et de la maladie de Parkinson21,22. Son cercueil était drapé dans le drapeau du Canada au long de son périple jusqu'à la Colline du Parlement du 30 septembre au 1er octobre, et le jour suivant à l'hôtel de ville de Montréal. Le 3 octobre, des funérailles d'État ont lieu à la Basilique Notre-Dame à Montréal.

  10. Julius J. Epstein - Vikipedi

    tr.wikipedia.org › wiki › Julius_J

    19 hours ago · Julius J. Epstein (22 Ağustos 1909 – 30 Aralık 2000), ikiz kardeşi Philip ile birlikte yazdıkları senaryolarla tanınan Amerikalı senaryo yazarı. İki kardeşin en ünlü eserleri, hiç sahnelenmemiş Everybody Comes to Rick's adlı oyundan uyarladıkları Kazablanka'dır.

  11. Morti l'8 novembre - Wikipedia

    it.wikipedia.org › wiki › Morti_l&

    19 hours ago · 1885 - John Edward McCullough, attore teatrale irlandese (n. 1832) 1887 - Doc Holliday, criminale statunitense (n. 1851) 1889 - Gaetano La Loggia, medico e politico italiano (n. 1808) 1890. César Franck, compositore e organista belga (n. 1822) Maria Clotilde Elisabetta Luisa di Riquet, pianista e nobildonna belga (n. 1837)