Yahoo Web Search

  1. Car classification - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Car_classification

    1 day ago · The largest category of small cars is called C-segment or small family car in Europe, and compact car in the United States. The size of a compact car is defined by the United States Environmental Protection Agency (EPA), as having a combined interior and cargo volume of 100–109 cu ft (2.8–3.1 m 3 ).

  2. Minivan - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Minivan

    1 day ago · Minivan is an American car classification for vehicles designed to transport passengers in the rear seating row(s), with reconfigurable seats in two or three rows. The equivalent classification in Europe is the M-segment, more commonly known as an MPV (multi purpose vehicle) or a people carrier / mover.

  3. Škoda Octavia (1959–71) - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Škoda_Octavia_(1959–71)

    1 day ago · The Škoda Octavia is a small family car which was produced by Czechoslovakian automaker AZNP at their plant in Mladá Boleslav from 1959 to 1971. It was introduced in January 1959 and was named Octavia as it was the eighth car produced by the nationalised Škoda company.

  4. MG Cars - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/MG_Cars

    1 day ago · MG is a British automotive marque founded by Cecil Kimber in the 1920s, and M.G. Car Company Limited was the British sports car manufacturer that made the marque famous. Best known for its open two-seater sports cars, MG also produced saloons and coupés, with engines up to three litres in size.

  5. Peugeot - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Peugeot

    1 day ago · Armand Peugeot built the company's first car, an unreliable steam tricycle, in collaboration with Léon Serpollet in 1889; this was followed in 1890 by an internal combustion car with a Panhard-Daimler engine. Due to family discord, Armand Peugeot founded the Société des Automobiles Peugeot, in 1896.

  6. 1 day ago · Sequels and spin-off. A sequel Cars 2 was released on June 24, 2011. A second sequel Cars 3 was released on June 16, 2017. Both sequels were made by Pixar.. A spin-off movie Planes was released on August 9, 2013.

  7. #35, "Killing Me Softly With His Song," Roberta Flack (1973)

    www.electricgrandmother.com/2020/12/04/35...

    1 day ago · True confession: I’ve loved this song for the majority of my life but did not know until today that it was originally recorded by someone else. I guess I always assumed Roberta Flack wasn’t actually credited for writing it because that was the case with many R&B/soul artists at the time, but I had no idea there was an earlier version. The original recording was released by singer ...

  8. 2020-12-04から1日間の記事一覧 - Fitness Mania

    www.aresenal1886.com/archive/2020/12/04

    フィットネス業界に長く身を置く管理人がエニタイムフィットネス各店舗のレビュー中心にフィットネスマシン ...

  9. Jennifer Garner — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Jennifer_Garner
    • Carrière
    • Enfance
    • Commentaires
    • Culture populaire
    • Carrière professionnelle
    • Évènements
    • Vie personnelle

    Au cinéma, elle se distingue d'abord dans des rôles d'héroïne d'action - Daredevil (2003), Elektra (2005), Le Royaume (2007), avant d'enchaîner surtout les comédies - 30 ans sinon rien (2004), Juno (2007), Hanté par ses ex (2009), ou encore Valentines Day (2010). Mais depuis le début des années 2010, elle privilégie surtout un cinéma plus indépendant : La Famille Pickler (2011), Dallas Buyers Club (2013), Men, Women and Children (2014), Danny Collins (2015), Wakefield (2016), The Tribes of Palos Verdes (2017), Love, Simon (2018). Son premier rôle au cinéma est en 1996 dans Mr. Magoo, de Stanley Tong. Elle enchaîne avec un petit rôle dans Harry dans tous ses états, de Woody Allen. Entre 1999 et 2001, elle fait partie de la distribution principale d'une série sentimentale menée par l'actrice Jennifer Love Hewitt, intitulée Sarah. Mais cette série dérivée de La Vie à cinq ne fonctionne pas en termes d'audiences. Parallèlement, elle décroche des petits rôles au cinéma : en 1999 dans la comédie potache Eh mec ! Elle est où ma caisse ?, de Danny Leiner, avec Ashton Kutcher, et en 2001 dans le blockbuster Pearl Harbor de Michael Bay. En 2003, elle partage l'affiche du blockbuster Daredevil de Mark Steven Johnson avec la star Ben Affleck. Le film est un succès au box-office, à défaut de convaincre la critique. Deux ans plus tard, elle ré-endosse donc le costume du personnage d'Elektra Natchios pour un film dérivé. Intitulé Elektra, et réalisé par Rob Bowman, le film est néanmoins très mal reçu par la critique, et très moyennement par le public. Elle tente aussi de s'éloigner des rôles dhéroïne d'action pour la comédie sentimentale 30 ans sinon rien (13 Going on 30), de Gary Winick, qui fonctionne bien au box-office. L'année suivante, elle tente de s'imposer comme tête d'affiche de la comédie dramatique Ma vie sans lui, écrite et réalisée par Susannah Grant. Elle y interprète une jeune femme touchée par la mort de son fiancé, dont elle redécouvre progressivement le passé. Le film passe cependant inaperçu, et échoue au box-office. En 2007, elle est à l'affiche de deux films salués par la critique : elle revient à l'action pour partager l'affiche du thriller militaire Le Royaume (The Kingdom) avec Jamie Foxx. Sous la direction de Peter Berg, ils incarnent des agents fédéraux américains débarquant en Arabie Saoudite pour mener une enquête. Puis elle apparaît dans la comédie indépendante Juno, de Jason Reitman, qui révèle la jeune Ellen Page. Si le premier film fonctionne trop justement au box-office, le second remporte un énorme succès critique et commercial dans le monde entier. En 2011, elle produit et tient le premier rôle de la comédie dramatique indépendante La Famille Pickler. Elle y joue une mère au foyer ultra-compétitrice, sous la direction de Jim Field Smith. Elle joue ensuite une assistante dans la comédie romantique décalée Arthur, un amour de milliardaire, de Jason Winer. Les deux films peinent à convaincre le public comme la critique. En 2012, elle revient en tête d'affiche en jouant la mère de famille de la comédie familiale fantastique des studios Disney : La Drôle de vie de Timothy Green, de Peter Hedges. Le film rembourse à peine son budget. En 2014, elle joue dans le drame sportif mené par Kevin Costner Le Pari (Draft Day), réalisé par le vétéran Ivan Reitman. Elle revient ensuite à la comédie familiale et aux rôles de mère de famille idéale avec Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day, de Miguel Arteta, aux côtés de la star Steve Carell. L'année 2016 est marquée par quatre projets très différents : elle retrouve le réalisateur Garry Marshall pour la comédie populaire chorale Joyeuse fête des mères ; puis elle côtoie Kevin Spacey, qui mène la comédie familiale potache Ma vie de chat, de Barry Sonnenfeld. Ensuite, elle revient comme tête d'affiche pour le drame indépendant Miracles du Ciel, réalisé par Patricia Riggen.

    Cadette dune fratrie de trois filles, Jennifer Anne Garner grandit à Charleston en Virginie-Occidentale. Sa mère est professeure danglais et son père ingénieur. Sa première passion est la danse classique quelle pratique pendant 9 ans. Elle étudie ensuite la chimie[réf. nécessaire] à lUniversité Denison, où elle obtient un baccaulauréat avant dabandonner cette voie pour étudier le théâtre au National Theater Institute de Waterford dans le Connecticut.

    J. J. Abrams lui confie alors le rôle principal de sa nouvelle création : une série d'espionnage intitulée Alias. La série fait ses débuts sur la chaîne ABC en 2001, et est acclamée par la critique. L'actrice décroche le Golden Globe 2002 de la Meilleure actrice dans une série télévisée dès la fin de la première saison, le Saturn Awards 2003 pour la troisième, et le Screen Actors Guild Awards 2005 pour la quatrième. Les audiences très faibles de la série conduisent néanmoins à son arrêt en 2006, au terme d'une cinquième saison raccourcie par la chaîne. La comédienne décroche néanmoins deux People's Choice Awards cette même année : pour \\"Meilleure star féminine d'action\\" et \\"Meilleure actrice dans une série télévisée\\". Parallèlement à la série, elle participe à plusieurs projets cinématographiques. Au Québec, Aline Pinsonneault7 est voix française régulière de l'actrice. Enfin, elle donne la réplique à la star Bryan Cranston, tête d'affiche, du drame indépendant Wakefield, de Robin Swicord.

    En 2002, Steven Spielberg lui offre un petit rôle dans sa comédie Arrête-moi si tu peux, celui d'une mystérieuse hôtesse de l'air qui séduit le jeune héros interprété par Leonardo DiCaprio.

    En 2005, elle crée, avec son assistant personnel, sa propre société de production, Vandalia Films2. Elle revient en 2009 avec deux comédies, qui échouent toutes deux au box-office : tout d'abord la comédie romantique grand public Hanté par ses ex, de Mark Waters, avec Matthew McConaughey en vedette, puis la plus indépendante et ambitieuse Mytho-Man, réalisée par Ricky Gervais et Matthew Robinson. En 2010, elle renoue donc avec un projet ouvertement commercial : la comédie chorale de Garry Marshall, Valentines Day, où elle côtoie une brochette de stars.

    Elle revient au cinéma d'action en tête d'affiche de Peppermint, long-métrage réalisé par Pierre Morel.

    Le 19 octobre 2000, elle épouse Scott Foley mais ils se séparent au bout de trois années de mariage, le divorce étant finalement prononcé le 30 mars 2004. Après cette séparation, elle a une relation avec son partenaire de la série Alias, Michael Vartan, lors de la troisième saison mais ils se séparent dès août 2004. En 2004, elle se met en couple avec lacteur Ben Affleck, rencontré sur le plateau de Pearl Harbor. Ils se fiancent au bout de quelques mois et se marient le 29 juin 2005 sur une plage de Parrot Cay (Îles de Turks et Caicos) sans témoin ni invité. La cérémonie a été présidée par Victor Garber. Le couple a trois enfants : Violet Anne (née le 1er décembre 2005), Seraphina Rose Elizabeth (née le 6 janvier 2009) et Samuel Garner (né le 27 février 2012)3. Le 30 juin 2015, le couple annonce au magazine People4 son intention de divorcer. En avril 2017, ils officialisent leur divorce5.

  10. Sleepy Hollow (film) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Sleepy_Hollow_(film)
    • Adaptation
    • Production
    • Sortie
    • Résumé
    • Résultats
    • Critique
    • Analyse
    • Commentaire

    Sleepy Hollow : La Légende du cavalier sans tête (Sleepy Hollow) est un film fantastique américain de Tim Burton, librement adapté de la nouvelle de Washington Irving, La Légende de Sleepy Hollow, et sorti en 1999.

    Il a pour acteur principal Johnny Depp, qui incarne un inspecteur de police de New York chargé de résoudre une série de meurtres commis en 1799 dans le village de Sleepy Hollow par un mystérieux cavalier sans tête, interprété par Christopher Walken. La distribution se compose notamment aussi de Christina Ricci, Miranda Richardson, Michael Gambon et Casper Van Dien. Le film, dont le développement a commencé en 1993, était prévu pour être à l'origine un slasher à petit budget mais Paramount Pictures décida par la suite d'en confier la réalisation à Burton avec des moyens plus importants. En 1994, Kevin Yagher, un concepteur de maquillage qui a également réalisé deux épisodes des Contes de la crypte, a l'idée d'adapter au cinéma La Légende de Sleepy Hollow, une nouvelle de Washington Irving. Il est présenté par l'intermédiaire de son agent au scénariste Andrew Kevin Walker et les deux hommes écrivent une première version de vingt pages d'un script4, transformant notamment le personnage d'Ichabod Crane, qui est dans la nouvelle un maître d'école, en inspecteur de police new-yorkais5. Yagher et Walker proposent ensuite ce scénario à plusieurs sociétés de production et concluent un accord avec le producteur Scott Rudin, que le scénario de Walker pour Seven a impressionné6. Rudin met une option sur le projet pour le compte de Paramount Pictures, l'accord prévoyant que Yagher sera chargé de la réalisation et Walker du scénario alors que les deux hommes se partageront le crédit de l'adaptation à l'écran4. Après avoir réalisé Hellraiser 4, Yagher prévoit de faire de Sleepy Hollow un slasher à petit budget mais Paramount s'oppose à ce concept et relègue l'implication de Yagher dans le film à la conception des prothèses de maquillage7. Sherry Lansing, présidente de Paramount, réactive le projet en 19988. Scott Rudin et le producteur Adam Schroeder, qui a travaillé avec Tim Burton sur le tournage d'Edward aux mains d'argent, suggèrent que ce réalisateur dirige le film4. Burton sort à ce moment du projet avorté d'un film sur Superman, Superman Lives, sur lequel il a passé un an, et traverse une période de profonde déprime9. Il est engagé pour réaliser Sleepy Hollow au mois de juin 199810. Il explique à ce sujet : « Jamais je n'avais réalisé de films d'épouvante alors que c'est pourtant le genre de films que je préfère »11. Son intérêt pour réaliser un film d'horreur trouve son origine dans son amour pour les films de Hammer Film Productions et pour Le Masque du démon (1960), et en particulier pour la sensation d'irréalité qui se dégage de ces films et qui vient du fait qu'ils ont été tournés principalement dans des studios d'enregistrement12. Sleepy Hollow rend en conséquence hommage aux œuvres de Hammer Film Productions13, ainsi qu'à Frankenstein (1931, avec Boris Karloff) et aux films d'horreur de Roger Corman14. Le cavalier sans tête fascine également Burton depuis son apprentissage au California Institute of the Arts, lorsque l'un de ses professeurs, qui avait travaillé en tant que dessinateur sur Le Crapaud et le Maître d'école (1949), lui a montré des dessins du cavalier qu'il avait réalisés pour cette autre adaptation de La Légende de Sleepy Hollow15. C'est le « dosage très fort et subtil entre humour et terreur » de ce film d'animation que Burton souhaite retrouver16. Burton travaille avec Walker sur la réécriture du scénario, et Tom Stoppard est également engagé pour y apporter son aide, bien qu'il ne soit pas crédité au générique du film, ajoutant un aspect comique au personnage d'Ichabod Crane et développant sa relation romantique avec Katrina Van Tassel17. Paramount Pictures suggère à Burton d'engager Mel Gibson pour jouer le personnage d'Ichabod Crane18 puis lui demande d'envisager dans le rôle Brad Pitt, Liam Neeson et Daniel Day-Lewis19, mais Johnny Depp est le premier choix du réalisateur et est engagé en juillet 1998 pour sa troisième collaboration avec Burton20. L'acteur demande à ressembler physiquement au personnage tel que le décrit Irving dans sa nouvelle, ce qui inclurait une prothèse nasale, de grandes oreilles et des doigts très longs, mais Paramount refuse sa suggestion21. Après avoir lu la nouvelle version du scénario, Depp, ne souhaitant pas représenter son personnage comme un acteur de films d'action l'aurait fait, décide de le rendre encore plus sensible et fragile, avec un côté féminin très développé, et s'inspire de l'interprétation d'Angela Lansbury dans Mort sur le Nil (1978)8. Concernant les talents de détective du personnage, Depp trouve son inspiration dans Sherlock Holmes tel qu'il est joué au cinéma par Basil Rathbone21. Il s'inspire également du jeu de Vincent Price et de Peter Cushing dans les films de la Hammer18. Winona Ryder est contactée par Burton pour interpréter le personnage de Katrina Van Tassel mais elle décline sa proposition et c'est Christina Ricci, qui a travaillé avec Rudin sur La Famille Addams, qui est alors engagée pour le rôle12, Burton trouvant qu'elle « ressemble à une actrice du muet »22. Le réalisateur, qui aime travailler avec des acteurs qu'il a déjà dirigés, persuade Michael Gough (Alfred dans Batman et Batman : Le Défi) de sortir de sa retraite pour jouer dans le film23, qui marque également les retrouvailles du réalisateur avec Jeffrey Jones (qui a déjà joué dans Beetlejuice et Ed Wood), Christopher Walken (Max Shreck dans Batman : Le Défi) et Martin Landau (Béla Lugosi dans Ed Wood), ce dernier apparaissant pour un caméo au début du film où il est victime du cavalier sans tête. Lisa Marie, qui est alors en couple avec Burton, et Christopher Lee apparaissent aussi brièvement dans le film, la première interprétant la mère d'Ichabod Crane dans des scènes de flashbacks, et le second jouant le rôle du bourgmestre qui charge Ichabod d'enquêter sur les meurtres, ce dernier caméo étant un hommage supplémentaire rendu à Hammer Film Productions (Lee s'étant rendu célèbre par son interprétation du comte Dracula dans plusieurs films produits par la Hammer)24. Il est prévu à l'origine de tourner le film principalement en extérieurs et avec un budget de 30 000 000 $25. Des repérages sont effectués dans la vallée de l'Hudson, dans l'État de New York, avec l'aide de l'Historic Hudson Valley5, et l'équipe du film décide de commencer le tournage à Tarrytown au mois d'octobre 199820, avant de changer d'avis. Le chef décorateur Rick Heinrichs commente à ce sujet que les sites repérés étaient merveilleux « mais ne se prêtaient pas tout à fait à l'expressionnisme que nous recherchions et qui voulait exprimer une sensation de pressentiment »26. D'autres sites sont alors étudiés, dans le Massachusetts, mais aucun ne se révèle satisfaisant, problème qui vient s'ajouter à la difficulté de trouver dans la région de New York des studios disponibles suffisamment grands pour abriter les nombreux plateaux de la production. Scott Rudin suggère alors de déplacer le tournage en Angleterre27. Rudin pense en effet que l'Angleterre peut offrir des artisans capables de concevoir les décors et les costumes qui conviennent au design du film28. Tim Burton, qui a déjà réalisé Batman entièrement en Angleterre, donne son accord, et l'équipe anglaise du département artistique ayant travaillé sur Batman est alors engagée par Paramount29. Le début du tournage est repoussé au 20 novembre 1998 et commence aux studios de Leavesden, que l'équipe de Star Wars, épisode I : La Menace fantôme vient tout juste de libérer25. La plus grande partie du tournage se déroule à Leavesden, ainsi qu'aux studios de Shepperton, où est construit le plateau utilisé pour les scènes de l'« Arbre des morts »8 (lequel est conçu par le sculpteur britannique Keith Short30). De nombreux décors sont créés par Heinrichs et son équipe dans l'environnement totalement contrôlé de Leavesden, le design très gothique des décors étant influencé par les films produits par Hammer Film Productions, le style architectural des colons d'origine néerlandaise, le cinéma expressionniste et les illustrations de Theodor Seuss Geisel12. Un plateau, spécialement étudié pour le rendu des effets sonores, est consacré aux scènes de chevauchées du cavalier sans tête dans la forêt et les champs, avant d'être transformé successivement en cimetière, en champ de maïs et en champ de bataille enneigé, toujours pour des scènes centrées autour du cavalier sans tête. Un plateau temporaire est construit à l'extérieur des studios pour figurer une rue de New York et un réservoir sur les quais de cette même ville25. Les studios de Leavesden, une ancienne usine aéronautique, posent cependant des problèmes en raison de leurs plafonds relativement bas, et l'équipe du film doit pallier cet inconvénient en multipliant les jeux de lumière et de fumée pour masquer ces plafonds25. Une fois les scènes en studios bouclées, le tournage se poursuit ensuite pendant un mois, en mars 1999, à Hambleden, dans le Buckinghamshire, où le village de Sleepy Hollow a été construit en quatre mois par Heinrichs et son équipe pour un coût de 1 300 000 $. Douze bâtiments ont ainsi été construits dont plusieurs sont dotés d'intérieurs détaillés25. Le tournage se termine le 10 mai 1999 à Yonkers, dans l'État de New York, où quelques scènes de dernière minute sont ajoutées5. L'acteur Ian McDiarmid, qui interprète le Dr Lancaster et qui avait, juste auparavant, joué le rôle de Palpatine dans La Menace fantôme, compare l'esthétique des deux films, affirmant que les décors sur des plateaux aident les acteurs à entrer plus naturellement dans leur rôle et qu'après avoir tourné devant les écrans bleus de Star Wars, il était merveilleux de voir une équipe recréer tout un monde avec de véritables décors. « C'est de cette manière que les films doivent être faits », conclut-il28. La plus grande partie des cent cinquante effets spéciaux du film sont réalisés par Industrial Light & Magic33, tandis que Kevin Yagher supervise les effets de maquillage. Tim Burton décide de faire appel à l'infographie aussi peu que possible, en partie en réaction à tous les effets numériques qu'il a utilisés pour Mars Attacks!34. Ray Park officie en tant que doublure du cavalier sans tête pour les cascades et porte un masque de ski bleu, effacé numériquement par ILM, pour un effet d'incrustation17. Burton et Rick Heinrichs appliquent pour Sleepy Hollow plusieurs des techniques qu'ils ont utilisé en animation en volume sur Vincent, comme la perspective forcée35. Pour les scènes se déroulant dans le moulin à la fin du film, deux décors, un pour chaque étage, ont été construits sur deux plateaux différents, et une miniature de presque cinq mètres de haut a été réalisée pour l'incendie et l'explosion du moulin36. Ce n'est également que pendant la postproduction, au cours du processus de montage, que Burton s'est rendu compte de la participation de Francis Ford Coppola dans le film, en tant que producteur minoritaire, quand on lui a envoyé une copie de la bande-annonce du film et qu'il a vu le nom de Coppola dessus37. La bande originale de Sleepy Hollow a été composée par Danny Elfman, collaborateur habituel de Tim Burton. Le thème principal est toujours le même mais est repris à travers différentes orchestrations et harmonisations au cours des différents morceaux qui composent l'album. Elfman fait un usage considérable des bois (contrebasson, clarinette contrebasse), des cuivres (tuba wagnérien, cimbasso) et d'un chœur au registre grave pour souligner la tension et le côté sinistre et surnaturel du film tout en disséminant par moments des morceaux plus éthérés et romantiques38.

    À sa sortie au cinéma, Sleepy Hollow a connu un important succès commercial et a été accueilli plutôt favorablement par la critique. Il a reçu plusieurs récompenses, dont l'Oscar des meilleurs décors et deux BAFTA Awards. Burton y laisse transparaître dans son aspect visuel, au gothisme assez marqué, ses influences sur le plan de l'horreur, notamment les œuvres de Hammer Film Productions, et y explore des thèmes comme la recherche de ses origines et la confrontation entre la raison et les forces de l'imaginaire. Pour assurer la promotion de Sleepy Hollow, Paramount Pictures présente une bande-annonce du film lors de la Comic-Con de San Diego au mois d'août 199939. Au mois d'octobre, le studio met en ligne un site web que le magazine Variety décrit comme « le plus ambitieux marketing électronique jamais réalisé pour un film »40. Les visiteurs du site peuvent voir des photos et des bandes-annonces du film, des entretiens avec des membres de l'équipe de tournage, un documentaire sur le making of, et une présentation détaillée de plusieurs plateaux utilisés comme décors. Arthur Cohen, président du marketing mondial de Paramount, explique que la création de ce site a été influencée par les différents articles favorables concernant le film parus au cours des mois précédents sur des sites spécialisés dans le cinéma40. Dans les semaines précédant la sortie de Sleepy Hollow, des jouets représentant plusieurs personnages du film sont également mis à la vente par McFarlane Toys41. La sortie nationale aux États-Unis a lieu le 19 novembre 1999 dans 3 069 salles, le film rapportant au box-office 30 060 467 $ pour son premier week-end d'exploitation et se classant ainsi au deuxième rang des recettes hebdomadaires derrière Le monde ne suffit pas, sorti le même jour42. Il rapporte au total 101 071 505 $ aux États-Unis et au Canada, et 206 071 502 $ dans le monde entier42, ce qui le place, en termes de recettes au box-office, au 20e rang des films sortis en 199943. Sleepy Hollow est sorti en DVD le 23 mai 2000 en région 182 et le 6 décembre 2000 en région 283. La version DVD comprend le commentaire audio du film par Tim Burton, des interviews de Burton et de Johnny Depp et le making of du film. La version en disque Blu-ray est sortie le 26 septembre 2006 en région 184 et le 22 septembre 2009 en région 285.

    En 1799, l'inspecteur new-yorkais Ichabod Crane, un homme rationnel aux méthodes scientifiques d'avant-garde, est envoyé enquêter dans le village de Sleepy Hollow, où les corps du riche bourgeois Peter Van Garrett, de son fils et de la veuve Winship ont été retrouvés décapités, la tête ayant disparu. Crane rencontre à son arrivée les notables du village, le propriétaire agricole Baltus Van Tassel, le révérend Steenwick, le juge Philipse, le docteur Lancaster et le notaire Hardenbrook, qui lui apprennent que le responsable de ces crimes serait le cavalier sans tête, un cruel mercenaire hessois mort pendant la guerre d'indépendance des États-Unis il y a 20 ans et qui serait revenu des enfers dans le but de faucher des têtes. Crane reste sceptique devant cette histoire de revenants et commence à mener son enquête au moment où un quatrième meurtre est commis. Le fils de la victime, le jeune Masbath, un adolescent désormais orphelin, se met alors au service de Crane. Ce dernier commence également à nouer des liens avec Katrina Van Tassel, la fille de Baltus, au grand dam de Brom Van Brunt, soupirant de la jeune femme, qui se fait passer un soir pour le cavalier afin d'effrayer Crane. Le juge Philipse est ensuite à son tour décapité par le cavalier sans tête sous les yeux de Crane, à qui il avait avoué que la veuve Winship était enceinte. L'inspecteur, accompagné du jeune Masbath et rejoint par Katrina, se rend alors à « l'arbre des morts », où se trouve la tombe du cavalier ainsi qu'un point de passage vers les enfers. Ils y découvrent les têtes de ses victimes mais celle du cavalier a disparu. C'est alors que le spectre se réveille et tue le villageois Killian et sa famille, ainsi que Brom Van Brunt qui avait tenté de l'arrêter, tandis que Crane est blessé. Crane sait maintenant que le cavalier ne tue pas au hasard et découvre au cours de ses recherches que Van Garrett s'était marié en secret avec la veuve Winship et lui avait légué sa fortune. Les notables étaient de toutes évidences complices et l'inspecteur soupçonne alors Baltus Van Tassel, le suivant sur la liste des héritiers, d'être l'invocateur du cavalier. Suite au suicide du notaire Hardenbrook, la population de Sleepy Hollow tient une réunion d'urgence dans l'église au moment où le cavalier fait sa réapparition. Baltus voit ce dernier fondre sur son épouse Lady Van Tassel et la croyant morte, se réfugie dans l'église. Les notables s'y disputent et Steenwick tue Lancaster qui s'apprêtait à faire des révélations, avant d'être lui-même abattu par Baltus. Ce dernier est ensuite décapité par le cavalier. Crane, qui sait que Katrina s'intéresse à la sorcellerie, est désormais convaincu que la jeune femme est la maîtresse du cavalier, instigatrice des meurtres. Le cœur meurtri, l'inspecteur décide de quitter Sleepy Hollow mais se rend alors compte que le supposé cadavre de Lady Van Tassel est en fait celui de sa servante, Sarah. La belle-mère de Katrina réapparait et révèle à Katrina être celle qui a invoqué le cavalier pour se venger de son enfance gâchée par les Van Garrett et les Van Tassel, et pour éliminer tous ceux qui se dresse entre elle et l'héritage. Katrina est la dernière et le cavalier la poursuit avec acharnement protégée par Crane et le jeune Masbath, jusqu'à ce que l'inspecteur parvienne à arracher son crâne des mains de Lady Van Tassel et le lui restitue. Le cavalier regagne alors les enfers en emportant avec lui Lady Van Tassel. Crane rentre ensuite à New York en compagnie de Katrina et du jeune Masbath.

    Il a réalisé 2 480 451 entrées en France (ce qui le classe au 16e rang de l'année 2000 pour les entrées réalisées dans ce pays), 302 443 en Belgique et 122 889 en Suisse. Il a également dépassé les deux millions d'entrées au Royaume-Uni (2 308 846) et le million d'entrées en Allemagne (1 804 011) et en Espagne (1 523 968)44.

    Le film a reçu un accueil critique plutôt positif, recueillant 67 % de critiques favorables, avec un score moyen de 6,310 et sur la base de 126 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes45. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 65100, sur la base de 35 critiques collectées46. Parmi les critiques positives, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, trouve le film visuellement superbe et salue la performance d'acteur de Johnny Depp, estimant qu'il est « capable de se fondre dans son personnage, et jamais plus aisément que dans un film réalisé par Burton »47. Pour Richard Corliss, du Time Magazine, il s'agit d'un exercice de style virtuose et du film de Tim Burton « le plus beau et le plus étrange depuis Batman : Le Défi »48. Janet Maslin, du New York Times, évoque un film qui laisse transparaître « la riche imagination et la tendresse cachée » de Burton, à la distribution impressionnante et aux décors et costumes somptueux, mais elle le déconseille aux âmes sensibles49. D'autres critiques sont plus mesurées, ou même franchement négatives. Ainsi, Jonathan Rosenbaum, du Chicago Reader, pense que le film est « une expérience visuelle enchanteresse » et est servi par des acteurs talentueux, mais déplore un scénario prévisible et très éloigné de la nouvelle d'Irving50. Owen Gleiberman, d'Entertainment Weekly, compare le film à La Momie (1999), estimant qu'il est sans surprises, avec un final ressemblant à n'importe quel autre des productions du même genre des dix dernières années51. Et Mick LaSalle, du San Francisco Chronicle, éreinte le film, trouvant la réalisation de Burton « inexistante », l'histoire dépourvue « de tension et de sincérité », et les scènes entre Depp et Christina Ricci « affreusement plates »52. En France, les critiques l'ont salué de façon quasi unanime, le film obtenant une moyenne de 4,4 étoiles sur 5 pour les critiques presse sur le site Allociné53. Pour Samuel Blumenfeld, du Monde, « Tim Burton a poussé son projet à son point le plus extrême, faisant de Sleepy Hollow l'un de ses plus beaux films, et certainement le plus étrange ». Pierre Vavasseur, du Parisien, évoque « un film tout simplement magnifique qui mêle avec habileté pas mal d'ingrédients : de l'horreur au pur romantisme en passant par un humour indéniable et une jolie maîtrise des canons propres au genre fantastique ». Pour David Matarasso, de L'Écran fantastique, Burton « n'a rien perdu de sa fantaisie ni de sa mélancolie » mais « nous surprend en revanche par ses sanglants appétits », ajoutant que « le style et les préoccupations de Tim Burton s'expriment donc ici dans toute leur plénitude »53. Jean-Pierre Dufreigne, de L'Express, salue particulièrement les décors et le jeu de Johnny Depp et estime que « des profondeurs du mal, magnifiquement figuré par les racines d'un arbre torturé, Burton fait surgir sur un cheval de cauchemar le romantisme le plus débridé »54. Cédric Delelée, de Mad Movies, parle de « chef-d'œuvre » « d'une beauté stupéfiante » « entre cauchemar et conte de fées » et « transcendé par la participation incandescente de Danny Elfman ». Pour Françoise Maupin, du Figaroscope, « Burton excelle à recréer un univers onirique, baignant dans le mystère », faisant du film un « mélange inattendu d'horreur et de fantaisie ». Gérard Delorme, de Première, évoque « un grand et beau film », regrettant seulement que Burton fasse plus « un travail d'illustrateur que d'auteur ». Pour Serge Kaganski, des Inrockuptibles, c'est « un film superbement peint, une œuvre de la nuit très plaisante à regarder mais pas vraiment bouleversante, limitée par sa trame quelque peu prévisible »53. Jean-Claude Loiseau, de Télérama, estime que « les fulgurances de style effacent jusqu'au souvenir des maladresses »55. En Belgique, Luc Honorez, du Soir, évoque « un magnifique conte horrifique permettant divers niveaux de lectures, du divertissement pur à l'étude sociologique en passant par la quête du monstre qui, depuis le début des temps, vit dans nos têtes »56.

    Sur le plan esthétique, le film est considéré comme l'un des « symboles les plus aboutis de la culture gothique » et est vu comme une réaction envers le classicisme et la normalisation de la mise en scène hollywoodienne72. Burton réinvente le style du roman gothique, le replaçant dans le contexte actuel en révélant le mal-être des personnages et les changements de la société à travers le récit et les paysages73. Le gothique devient « une véritable esthétique intime, un cauchemar donnant forme à l'âme d'un artiste »72. Les principales influences de Sleepy Hollow sont les productions de la Hammer (on retrouve les mêmes images contrastées, les expressions de frayeur démesurées sur les visages et les paysages gothiques, lugubres et nocturnes), les films d'horreur de Roger Corman avec Vincent Price, et les films de Mario Bava, notamment Le Masque du démon auquel Burton rend hommage dans une scène de flashback où le père d'Ichabod Crane tue sa femme en l'enfermant dans une vierge de fer. En parsemant son film de références visuelles à ces œuvres, Burton paie ainsi sa dette envers le cinéma d'horreur qui a bercé son enfance74. Le film explore l'identité et les origines d'une Amérique qui vient de naître à l'époque où se déroule l'action et qui est partagée entre un passé sanglant et empreint de superstitions et un avenir qu'elle espère radieux. Ainsi, Ichabod Crane, qui représente le progrès, nie ses propres origines en refoulant les souvenirs de son enfance (sa mère ayant été tuée par son père pour avoir pratiqué la sorcellerie)75 mais retrouve finalement l'image de sa mère en Katrina, qui est elle aussi sorcière. Ce passé refoulé est aussi symbolisé par « l'arbre des morts », un « arbre-matrice qui saigne » et dont jaillit à plusieurs reprises le cavalier sans tête, qui représente les démons du passé revenant constamment, pour des scènes symbolisant un enfantement dans la douleur76. De la même manière, l'obscurité quasi permanente des images au village de Sleepy Hollow représente l'obscurantisme, qui s'oppose à une scène finale lumineuse à New York symbolisant le progrès et l'espoir (tout comme l'entrée dans un nouveau siècle)75. Entre ces deux mondes, la forêt traversée par Ichabod Crane au début et à la fin du film joue le rôle de seuil, servant « de cadre et demblème au passage dun monde dans un autre ». Pénétrer dans ce refuge du fantastique équivaut à « quitter le monde de la rationalité pour éprouver le surnaturel »77. Ichabod Crane, qui a rejeté son passé et a fait de la pensée rationnelle son credo, s'aperçoit néanmoins finalement qu'il a besoin de ses racines et rentre à New York avec une jeune sorcière, le passé et l'avenir étant réconciliés, de même que la magie et la science78. La société et l'époque où se déroule le film étant totalement placées sous le signe du patriarcat, on peut aussi voir l'œuvre sous un angle féministe81. Lady Van Tassel, dont la mère a été rejetée par le village à la mort de son mari, cherche à se venger de cette injustice et à obtenir un statut social influent par elle-même et non par le mariage, servitude domestique qui la cantonne au rôle d'hôtesse souriante. Et Katrina peut être vue comme la véritable héroïne de l'histoire, protégeant Crane par son livre de sorcellerie et montrant un courage plus grand (alors que Crane s'évanouit plusieurs fois au cours du film et est arachnophobe). Mais Katrina a elle aussi besoin de Crane et la fin du film présente un couple mis sur un pied d'égalité, une harmonie entre le féminin et le masculin et non une mise en opposition des deux sexes81.

    Cette opposition entre le rationnel et l'irrationnel, entre le conventionnel et l'étrange, entre la norme et ceux qui la perturbent, est une constante dans l'œuvre de Burton (Beetlejuice, Edward aux mains d'argent, Ed Wood). Ici, Ichabod Crane a trouvé un refuge dans la raison et les méthodes scientifiques pour échapper à son passé, dont le mysticisme est représentée par ses parents (une mère pratiquante de la sorcellerie et un père fanatique religieux), mais son arrivée à Sleepy Hollow va le confronter à ses démons. Il commence par réfuter la possibilité d'une explication surnaturelle mais c'est seulement en acceptant la magie et l'imaginaire qu'il va se réconcilier avec son identité79. La paix est d'ailleurs restaurée non pas par une victoire sur le cavalier (dont l'absence de tête symbolise l'irrationnel mais qui n'est pas mauvais par essence, ne faisant qu'obéir à la volonté de son invocatrice) mais par le fait de lui rendre sa tête, Crane ne parvenant à ce résultat qu'en acceptant l'existence de la magie, en y faisant appel (allant trouver la sorcière qui vit dans les bois pour en tirer des informations cruciales) et en réconciliant sa raison avec ses sentiments (son amour, autre élément échappant à toute logique, pour Katrina)80.

  11. People also search for