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  1. Studio Ghibli - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Studio_Ghibli

    1 day ago · Hiromasa Yonebayashi Hiromasa Yonebayashi, Keiko Niwa & Masashi Ando: Takatsugu Muramatsu Japan: July 19, 2014 United States: May 22, 2015 91%: 72 2016 The Red Turtle: Michaël Dudok de Wit: Pascale Ferran: Toshio Suzuki & Isao Takahata Laurent Perez del Mar France (world premiere): June 29, 2016 Japan: September 17, 2016

    • Motion pictures, Video games, TV commercials
    • Koganei, Tokyo, Japan
  2. Castle in the Sky - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Castle_in_the_Sky

    1 day ago · Laputa: Castle in the Sky (Japanese: 天空の城ラピュタ, Hepburn: Tenkū no Shiro Rapyuta), known as simply Castle in the Sky in North America, is a 1986 Japanese animated fantasy-adventure film written and directed by Hayao Miyazaki.

  3. Grave of the Fireflies - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Grave_of_the_Fireflies

    1 day ago · Grave of the Fireflies (Japanese: 火垂るの墓, Hepburn: Hotaru no Haka) is a 1988 Japanese animated war tragedy film based on the 1967 semi-autobiographical short story of the same name by Akiyuki Nosaka.

    • Michio Mamiya
    • ‹See TfM›, 16 April 1988
    • Toru Hara
    • Tsutomu Tatsumi [ja], Ayano Shiraishi [ja], Yoshiko Shinohara [ja], Akemi Yamaguchi [ja]
  4. List of Asian Academy Award winners and nominees - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/List_of_Asian_Academy...

    1 day ago · Hiromasa Yonebayashi Yoshiaki Nishimura When Marnie Was There: Nominated Yonebayashi is of Japanese descent: 2016 Toshio Suzuki The Red Turtle: Nominated (nominated with Michael Dudok de Wit) 2017 Ramsey Naito The Boss Baby: Nominated Japanese father (nominated with Tom McGrath) 2018 Mamoru Hosoda Yuichiro Saito Mirai: Nominated 2019 Jinko ...

  5. Tom Holland (acteur) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Holland_(acteur)
    • Carrière
    • Vie personnelle
    • Formation
    • Enfance
    • Production

    Il a commencé sa carrière en 2008 en reprenant le rôle-titre de la comédie musicale Billy Elliot, the Musical puis se fait remarquer en 2012 au cinéma avec le rôle de Lucas Bennett dans le film The Impossible (Lo imposible) de Juan Antonio Bayona, aux côtés d'Ewan McGregor et Naomi Watts. Il accède à la célébrité internationale en reprenant le rôle du super-héros Spider-Man (précédemment incarné par son compatriote Andrew Garfield) intégré dans l'Univers cinématographique Marvel, qu'il incarne à partir de 2016 dans Captain America: Civil War, suivi notamment par trois films centrés sur son personnage, Spider-Man: Homecoming (2017), Spider-Man: Far From Home (2019) et Spider-Man 3 (2021) En 2008, Tom Holland commence sa carrière dans la comédie musicale Billy Elliot, the Musical après huit auditions et deux ans d'entrainement. Il rejoint officiellement le spectacle en juin pour interpréter Michael, le meilleur ami de Billy mais dès le mois de septembre, il devient l'un des interprètes du rôle titre4. Sa performance reçoit des critiques positives et il apparaît par la suite sur plusieurs plateaux de télévisions britannique pour interpréter des scènes du spectacle. Il partage le rôle avec trois autres acteurs, alternant d'une représentation à l'autre. En mai 2010, il joue une dernière fois le rôle de Billy avant de quitter la troupe. En 2012, il fait ses premiers pas au cinéma dans le film The Impossible (Lo imposible) de Juan Antonio Bayona, aux côtés de Naomi Watts et Ewan McGregor. La première du film a lieu au festival international du film de Toronto. Le film, comme la prestation du jeune homme, est salué par la critique, et il reçoit de nombreux prix pour son interprétation5. L'année suivante, il joue dans le film britannique Maintenant c'est ma vie (How I Live Now) de Kevin Macdonald, puis il interprète le marin Thomas Nickerson dans le film Au cœur de l'océan (In the Heart of the Sea) de Ron Howard en 2015. La même année, il rejoint la distribution principale de la mini-série Dans l'ombre des Tudors (Wolf Hall) pour le rôle de Gregory Cromwell. Le premier film du contrat est le blockbuster Captain America: Civil War d'Anthony et Joe Russo, sorti en 2016, où le personnage est secondaire. Lacteur reprend le rôle à titre principal en 2017 dans le film Spider-Man: Homecoming de Jon Watts qui lui permet d'avoir son interprétation validée par le public et la critique8. En mai 2017, il est annoncé quil interprétera une version jeune de Nathan Drake, le héros de la série de jeux vidéo Uncharted dans la première adaptation cinématographique de la série9. Il sera également prochainement à l'affiche de l'adaptation du roman Le Diable, tout le temps de l'écrivain Donald Ray Pollock, où il retrouvera Sebastian Stan, l'interprète du Soldat de l'hiver10. La fin de la décennie est marquée par la sortie de trois nouveaux blockbusters dans le costume de Peter Parker / Spider-Man, concluant, à ce stade, le premier contrat entre Sony et Disney : un second rôle dans les suites Avengers: Infinity War d'Anthony et Joe Russo (2018) et Avengers: Endgame des mêmes réalisateurs (2019), puis le premier rôle de Spider-Man: Far From Home de Jon Watts, les trois films qui concluent la phase III de l'univers cinématographique Marvel. Alors que les renégociations de l'arrangement entre Sony Pictures et Marvel Studios échouent, Holland reste attaché au rôle pour deux films.

    Tom Holland est le fils de Nicola Elizabeth Frost, une photographe, et de Dominic Holland, un acteur, humoriste et auteur. Il a trois frères plus jeunes que lui : Sam et Harry, des jumeaux nés en 1999, et Patrick né en 20041.

    Il étudie à la Donhead Preparatory School à Wimbledon puis au Wimbledon College. Il termine ensuite ses études à la BRIT School for Performing Arts and Technology à Selhurst, une banlieue de Londres2.

    Il commence à se passionner pour la danse lors d'un cours de hip-hop à la Nifty Feet Dance School de Wimbledon. Il est alors repéré par Lynne Page, lassocié de Peter Darling, le chorégraphe du film Billy Elliot et de son adaptation en comédie musicale, Billy Elliot, the Musical3.

    En juin 2015, il est annoncé que Tom reprendra le rôle du célèbre personnage de l'éditeur Marvel, Peter Parker / Spider-Man, qui prendra place au sein de l'univers cinématographique Marvel. Cependant, le personnage appartenant toujours au studio Sony, l'acteur bénéficie d'un statut à part, contrairement aux autres acteurs rejoignant la franchise, qui signent souvent un contrat pour six films6. Spider-Man est ainsi \\"prêté\\" à Marvel pour tenir le premier rôle de deux longs-métrages, mais aussi tenir un second rôle dans trois autres films de l'univers cinématographique Marvel7.

    • Dutch (Hollandais en anglais)
    • Britannique
  6. La Tortue rouge — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/La_Tortue_rouge
    • Adaptation
    • Synopsis
    • Résumé
    • Production
    • Développement
    • Technique
    • Commentaires
    • Récompenses et distinctions
    • Critiques
    • Sortie

    La Tortue rouge (en japonais Reddotātoru aru shima no monogatari (レッドタートル ある島の物語?)) est un film d'animation franco-belgo-japonais1 écrit et réalisé par Michael Dudok de Wit, sorti en 2016.

    Dessin animé relatant le conte d'un homme naufragé sur une île déserte où il rencontre une mystérieuse tortue rouge qui se change en femme, le film a reçu un très bon accueil de la part des critiques et a fait notamment partie de la sélection « Un certain regard » en compétition pour la Caméra d'or au Festival de Cannes 20161 ; il y a finalement reçu le prix spécial « Un certain regard ». Le film a également reçu plusieurs prix dans d'autres festivals. Un naufragé se retrouve sur une île déserte suffisamment pourvue pour l'accueillir. Celui-ci tentera de quitter cet endroit mais il en sera empêché par une grande tortue marine à la carapace rouge. Après avoir tenté de la tuer le naufragé connaîtra une aventure merveilleuse et ne quittera plus jamais cette île.

    Un naufragé se trouve dans l'eau, seul, au milieu de l'océan démonté. Il s'échoue sur une plage à proximité d'une forêt de bambous. L'homme se nourrit et explore la région : il monte au sommet d'une éminence rocheuse et s'aperçoit qu'il se trouve sur une île déserte peuplée d'une faune et d'une flore foisonnantes. Il y a de l'eau douce à l'intérieur de l'île et des fruits comestibles. Il est très vite remarqué par de petits crabes blancs qui le suivent et l'observent chaque fois qu'il vient sur la plage. Alors qu'il explore la partie rocheuse de la côte, alors qu'il tente de descendre en bas de la falaise pour trouver un tonneau flottant, il tombe dans un trou entouré de hauts rochers infranchissables. Il parvient à s'en échapper en passant par un siphon sous-marin qu'il franchit en apnée à grand-peine. Il récupère le tonneau , le ramène sur le plage pour le découvrir vide et inutilisable. L'homme rassemble quelques troncs de bambous tombés sur le sol de la forêt. La nuit venue, il dort sur la plage et rêve qu'il avance en planant sur un gigantesque pont de bambous qui s'étire sans fin par-dessus la mer et lui permet de quitter l'île. Le lendemain, l'homme bâtit un radeau pour s'échapper à l'aide des arbres de la forêt. Mais alors qu'il vient de prendre la mer, de puissants coups portés depuis la mer sous son embarcation disloquent le radeau. Dépité, l'homme fait une deuxième tentative, armé cette fois d'un bambou tranchant, mais son second radeau est brisé de la même façon, sans qu'il parvienne à comprendre qui (ou ce qui) est à l'origine de ces coups destructeurs. Épuisé et démoralisé, l'homme s'écroule dans la forêt, où il dort de longues heures. À son réveil, il a des hallucinations : un quatuor classique joue sur la plage, mais disparaît à son approche. Au fil des jours, l'homme se calme et reprend des forces. Il construit alors un troisième radeau, encore plus grand et solide. Parvenu en mer, les coups retentissent à nouveau, mais, cette fois, l'homme voit une grande tortue rouge s'approcher de l'embarcation. Malgré ses efforts, il ne peut empêcher la tortue de briser le radeau. Il se retrouve à l'eau et se recroqueville de frayeur à l'approche de la tortue rouge, mais elle se contente de le contempler sans l'attaquer, puis s'en va. L'homme regagne la plage avec peine, épuisé et en colère. Un jour, l'homme voit la tortue rouge s'avancer sur la plage. Saisissant l'occasion de se débarrasser d'elle, il s'en approche par surprise et la blesse à la tête d'un coup de bambou, puis il la retourne sur le dos, ce qui la rend vulnérable car elle est incapable de se remettre à l'endroit elle-même. Il s'éloigne alors pour la laisser mourir de soif et de chaleur sous le soleil. Mais le soir venu, l'homme est pris de remords : il va retrouver la tortue et essaie de la ranimer en lui apportant de l'eau dans un morceau de bambou creux, mais sans succès. Il s'endort alors près d'elle. Pendant la nuit, la carapace de la tortue rouge se fend avec un grand bruit, ce qui réveille l'homme. Il aperçoit alors dans la carapace, non plus le corps de la tortue, mais celui d'une femme inanimée à l'abondante chevelure rouge. Il veille sur elle plusieurs jours, l'abrite du soleil sous une claie de feuillage, la fait boire. Un jour, elle reprend connaissance et va nager devant l'île. Tous deux s'observent à distance pendant quelques jours puis se rapprochent peu à peu. Ils se rencontrent sous l'eau, puis la femme-tortue montre à l'homme comment se nourrir de mollusques. Ému, l'homme regrette de s'en être pris à elle. Tous deux vivent dès lors ensemble sur l'île, sans chercher à construire de maison ou à cultiver la terre. L'homme largue à la mer son quatrième radeau inachevé, pour montrer qu'il renonce désormais à quitter l'île. L'homme et la femme-tortue ont bientôt un enfant, un fils qui grandit dans cette nature luxuriante. Un jour, le fils tombe par accident dans le trou au siphon. Terrifié, l'homme s'apprête à plonger à son secours quand la femme l'arrête et lui montre que son enfant est capable de rester sous l'eau bien plus longtemps qu'un humain ordinaire. L'enfant n'a plus qu'à emprunter le siphon pour se faufiler dehors sans difficulté. Le temps passe et le fils grandit. Durant ses plongées autour de l'île, il rencontre plusieurs tortues qui l'emmènent parfois nager très loin. Un jour, alors que les deux parents se trouvent sur la plage et le fils dans la forêt, la mer se retire soudainement et les mouettes s'affolent avant de s'éloigner précipitamment de la côte : un puissant tsunami approche et balaye l'île, abattant la forêt et emportant tout sur son passage. Le fils, revenu à lui le premier, cherche ses parents avec anxiété. Il retrouve sa mère blessée, mais pas son père. Il finit par plonger pour s'avancer en mer, là où le reflux a emporté une partie de la forêt de bambous. Avec l'aide des tortues, le fils retrouve son père sur le point de se noyer et parvient à le ramener à terre. La vie reprend son cours et le temps passe. Une nuit, le fils, devenu adulte, rêve que la mer s'est figée en une seule énorme vague verte dans laquelle il va nager ; de loin, il fait signe à ses parents. À son réveil, le fils fait ses adieux à ses parents et quitte l'île pour découvrir le monde, guidé par les tortues. L'homme et la femme-tortue restent vivre ensemble. Le temps passe et tous deux vieillissent. Une nuit, l'homme meurt dans son sommeil. La femme-tortue le pleure, puis quitte l'île à la nage sous sa forme humaine. Elle se ravise, revient sur l'île, s'étend aux côtés de l'homme et lui caresse la main. Sa propre main redevient une patte de tortue, puis la tortue rouge, de nouveau sous forme animale, va replonger dans l'océan.

    La Tortue rouge est le premier long-métrage d'animation du réalisateur néerlandais Michael Dudok de Wit, auparavant réalisateur de courts-métrages. En 2006, Michael Dudok de Wit est contacté par le producteur Toshio Suzuki et le réalisateur Isao Takahata, qui sont ses interlocuteurs au studio Ghibli. Isao Takahata précise dans un entretien que l'idée du projet revient à Toshio Suzuki, qui exprime l'envie de voir le réalisateur néerlandais travailler sur un long métrage et se dit curieux d'en voir le résultat2. Le studio, impressionné par le travail de Dudok de Wit, notamment son court-métrage Père et Fille, se dit prêt à co-produire un long-métrage du même réalisateur, une nouveauté pour le studio Ghibli. Takahata donne carte blanche au réalisateur pour un projet de long-métrage. Le studio Ghibli insiste pour que le film soit entièrement fait en France : il est alors co-produit par deux studios français, Why Not Productions et Wild Bunch3. En 2014, Michael Dudok De Wit présente le film (encore en cours de production) en ces termes4 : « Je voudrais avec ce film, parvenir à combiner trois éléments. Tout dabord, une histoire forte. Ensuite, je souhaite que cette histoire sinscrive dans un univers visuel empreint de beauté : beauté naturelle des paysages, du jeu des ombres et de la lumière du soleil et de la lune, de lélégance et de la subtilité des mouvements. Jaimerais aussi que le film témoigne dun profond respect pour la nature, y compris pour la nature humaine, et quil véhicule un sentiment de paix et dadmiration devant limmensité de la vie. » Pendant l'écriture du scénario, Dudok de Wit effectue des repérages sur une île déserte dans les Seychelles, où il peut notamment filmer une tortue au moment de la ponte6. Il déclare avoir tenté d'éviter la « vision de carte postale » qui idéalise la vie sur les îles tropicales faites de palmiers et de ciel bleu6. Outre Dudok de Wit et Isao Takahata, le scénario est également conçu par une co-scénariste, Pascale Ferran, elle-même réalisatrice par ailleurs6. Elle apporte un regard différent sur le film, puisqu'elle ne vient pas du monde de l'animation, et aide le réalisateur à surmonter les grandes difficultés que lui pose la conception du scénario7. Dudok De Wit estime dans un entretien7 que « sans elle, le projet n'aurait pas survécu ». Pour la conception du storyboard, Michael Dudok de Wit loue un appartement à Tokyo près du studio Ghibli et travaille six mois, en collaboration avec Isao Takahata qui contrôle le résultat final. Dudok de Wit rentre alors en France et la production du film proprement dite commence6. L'animation est dirigée par Jean-Christophe Lie, animateur et par ailleurs réalisateur (L'Homme à la Gordini, Zarafa)9. Les dessins du film sont tracés au fusain et au crayon numérique, tandis que l'animation recourt parfois à des images de synthèse au rendu 2D10. La conception du film, du projet initial à la sortie en salles, dure neuf ans7. Pour la bande originale de La Tortue rouge, l'équipe de production rassemble les noms de plusieurs compositeurs et leur propose un essai : ils reçoivent une scène à partir de laquelle ils doivent composer le thème du film. L'équipe du film travaille pendant deux ans avec plusieurs compositeurs12. Finalement, la production choisit Laurent Perez del Mar, qui faisait partie des participants après avoir été proposé par les producteurs de Prima Linea pour qui il avait déjà travaillé et qui avait déjà composé plusieurs bandes originales de films d'animation auparavant (dont Zarafa et Loulou, l'incroyable secret)12. Il reçoit alors le film entier et compose 50 minutes de musique en deux mois. Pendant son travail, Laurent Perez del Mar est principalement en relation avec Michael Dudok de Wit et avec la directrice de post-production Béatrice Mauduit. Le réalisateur se contente de suggérer au compositeur un violoncelle et un rythme ternaire, mais ne donne pas beaucoup plus de recommandations techniques et évoque surtout les émotions qui doivent dominer dans chaque plan12.

    Dudok de Wit envoie peu à peu des dessins et des idées qui forment la base de La Tortue rouge5. Il est principalement en contact avec le réalisateur Isao Takahata, qu'il avait déjà rencontré en deux occasions auparavant, et dit avoir été surpris par la proximité de leur façon de voir les choses en dépit de leurs cultures très différentes6. Le studio Ghibli laisse une grande liberté au réalisateur. Isao Takahata formule des avis et des conseils, mais laisse sa liberté à Dudok de Wit. Celui-ci indique que Takahata lui a conseillé en particulier7 de donner plus d'épaisseur au personnage féminin, qui restait très mystérieux dans les premières versions du scénario, afin qu'elle ne reste pas « un fantôme ».

    Les décors sont dessinés à la main sur un papier dont le grain transparaît à l'image3. Les dessins des décors ont été conçus à la main, mais en utilisant des logiciels de dessin qui offrent des possibilités de contrôle des modifications accrues (qui évitent d'avoir à gommer) et facilitent les échanges entre les concepteurs du film répartis dans plusieurs pays6. L'animation des personnages adopte un style réaliste. À cette fin, les animateurs recourent à la technique de l'animationalytique11 qui consiste à observer des comédiens humains (James Thierrée en l'occurrence) en train de faire les mouvements et à s'en inspirer pour l'animation dessinée, de la même façon qu'un peintre peut travailler d'après un modèle (cette technique est différente de la rotoscopie où les mouvements des acteurs sont directement décalqués). Les animateurs utilisent les modèles pour repérer les poses fortes de chaque mouvement qui servent ensuite aux animateurs-clés11. Seuls quelques éléments ont été animés en images de synthèse, principalement la tortue et le radeau, car cela facilitait beaucoup le rendu des changements de perspective6. Même pour ces éléments, les modélisations en image de synthèse ne transparaissent pas directement à l'image : elles ont servi de modèle aux animateurs, puis chaque image a été redessinée à la main. De même, les ombres portées sur les bambous des radeaux, dont elles épousent les courbes, sont animées manuellement11.

    La bande originale est également conçue pour jouer un rôle narratif et renforcer le rythme du film, sans devenir envahissante. Le thème principal du film est annoncé au début puis revient régulièrement mais sans être audible dans toutes les scènes. Et certains plans montrant de beaux paysages ne sont accompagnés que de bruitages à base de sons naturels enregistrés, sans intervention de la musique12. Certaines scènes donnent lieu à discussions et à essais, comme la scène du tsunami qui ne comportait pas de musique dans sa première version, mais à laquelle Laurent Perez del Mar ajoute une musique qui renforce l'aspect romanesque de la scène sans tomber dans les clichés de la musique d'action qui ne feraient que paraphraser les images. À l'inverse, plusieurs scènes pour lesquelles la musique n'est pas d'une utilité manifeste sont laissées sans musique12.

    La Tortue rouge est sélectionné dans la catégorie « Un certain regard » en compétition pour la Caméra d'or au Festival de Cannes en mai 20161, avant sa sortie nationale dès le 29 juin 2016 en France.

    D'autres critiques, eux aussi admiratifs devant la beauté formelle du film, ne sont pas entièrement convaincus par son scénario. Isabelle Régnier, dans Le Monde19, loue la façon dont le film parvient, sans aucune parole, à se muer en « un récit palpitant, qui vous cloue à votre siège du début à la fin ». Mais elle estime que la seconde partie du film « séduit moins que la première », car la « vision édénique naturalisée du couple, puis de la cellule familiale » lui semble « lénifiante » en dépit de la beauté des images et de l'animation, et montre que le réalisateur reste moins à l'aise que dans des formats courts. Dans La Libre Belgique20, Alain Lorfèvre considère La Tortue rouge comme « un joyau d'une rare perfection formelle » mais apprécie le fait qu'il reste « accessible à tous les âges, qui l'apprécieront selon leur degré de compréhension ». Dans Soir Mag21, Didier Stiers estime que le film « vaut bien tous les honneurs » et indique que l'absence de paroles ne se remarque pas tant l'ensemble paraît naturel. Sur le site Cinopsis22, Eric Van Cutsem voit un « petit bijou d'animation », « un merveilleux conte qui illustre en images le courage et la ténacité humaine ». Selon lui, « cet animé a tout dun Ghibli y compris la qualité de son scénario ». Sur le site Cinecure, Charles De Clercq donne au film la note de 88 sur 10023. Sur le site Abus de ciné24, Olivier Bachelard donne au film la note maximale et estime que le film « dispose à la fois d'une animation élégante, de scènes pleines de poésie (la nage sous-marine...) portées par une musique magnifique à dominante de violons, et de bruitages et effets sonores puissants [] sans oublier la petite touche d'humour ». Le site agrégateur de critiques anglophone Rotten Tomatoes, consulté début janvier 201825, donne à La Tortue rouge une note moyenne de 94 sur 100, sur la base de 149 critiques parues dans la presse anglophone américaine, britannique, australienne, etc. Le site Metacritic, fonctionnant sur le même principe, donne quant à lui au film une moyenne de 86 sur 100, basée sur 32 critiques de presse26.

    La Tortue rouge sort en salles en France le 29 juin 2016. Durant sa première semaine d'exploitation en salles en France, La Tortue rouge rassemble 79 745 spectateurs27. Le 1er septembre, un peu plus de deux mois après sa sortie, le film a fait un peu plus de 267 500 entrées27.

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