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  1. Joseph Kessel - Wikipedia

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    4 days ago · La Passante du Sans-Souci (1936; turned into a movie by Jacques Rouffio in 1982) Hollywood, Ville mirage (Gallimard, NRF, 1936) Mermoz (1938) L'Armée des ombres (1943; adapted for a movie by Jean-Pierre Melville in 1969); Army of Shadows (Contra Mundum Press: 2017), featuring an intro by Stuart Kendall

  2. Joseph Kessel — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Joseph_Kessel
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    Engagé volontaire comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, il tire de cette expérience humaine son premier grand succès littéraire, L'Équipage, publié à 25 ans. Dès lors, son œuvre romanesque se nourrit de l'aventure humaine dans laquelle il s'immerge, à la recherche d'hommes exceptionnels. Après la guerre, il se consacre en parallèle au journalisme et à l'écriture romanesque. Il participe à la création de Gringoire, un hebdomadaire politique et littéraire qui devient l'un des plus importants de l'entre-deux-guerres, et signe des grands reportages à succès pour Paris-Soir que dirige alors Pierre Lazareff. Il publie notamment Belle de jour, qui fait scandale et reste entouré d'une réputation sulfureuse jusqu'à son adaptation cinématographique en 1967 avec Catherine Deneuve, et Fortune carrée, inspirée d'un périple en Mer Rouge où il fait la rencontre d'Henry de Monfreid. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il est correspondant de guerre, puis rejoint la Résistance et rallie le général de Gaulle à Londres. Il y compose alors avec son neveu Maurice Druon les paroles du Chant des partisans qui devient l'hymne de la Résistance, et écrit L'Armée des ombres, en hommage à ces combattants de l'ombre, puis finit la guerre comme capitaine dans l'aviation. Après la Libération, il retourne aux voyages dont il tire de grands reportages et la matière de romans, dont celui qui est considéré comme son chef d'œuvre romanesque, Les Cavaliers, ou encore Le Lion, qui rencontre un immense succès. Avec Georges Suarez et Horace de Carbuccia, il fonde en 1928, à Paris, un hebdomadaire politique et littéraire orienté à droite, Gringoire. Romain Gary, qui deviendra plus tard son ami, y publie deux nouvelles à ses débuts, L'Orage (le 15 février 1935) puis Une petite femme (le 24 mai 1935), sous son véritable nom, Roman Kacew. Joseph Kessel est également membre du jury du prix Gringoire, fondé par l'hebdomadaire, parmi d'autres écrivains de l'époque et sous la présidence de Marcel Prévost. Mais par la suite, Kessel, choqué par l'arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne et par les persécutions antijuives qui s'ensuivent, quitte Gringoire quand le journal commence à adopter une ligne nettement antisémite. En 1936, il publie La Passante du Sans-Souci, un roman au ton antifasciste11. Joseph Kessel appartient à la grande équipe réunie par Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fait lâge dor des grands reporters. Il fait pour le journal de nombreux voyages dont il rapporte des reportages qui font monter le tirage du journal de plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, et dont il tire la matière de romans.

    Joseph Kessel est le fils de Samuel Kessel, médecin juif dorigine lituanienne (à l'époque en Russie impériale) et de Raïssa Lesk, d'une famille juive établie à Orenbourg, en Russie, sur le fleuve Oural3. Samuel Kessel, après avoir passé son doctorat à Montpellier, s'embarque avec son épouse pour l'Argentine où il a obtenu un poste pour trois ans. C'est dans ce pays que naît Joseph. La famille revient ensuite en Europe pour se rapprocher de la famille Lesk à Orenbourg4,5, où elle réside de 1905 à 1908. Cette année-là, elle vient sinstaller en France, à Nice6, rue Auber.

    Joseph Kessel fait ses études secondaires à Nice au lycée Félix-Faure (aujourd'hui lycée Masséna), puis à Paris au lycée Louis-le-Grand.

    Infirmier brancardier durant quelques mois en 1914, il obtient en 1915 sa licence de lettres et se trouve engagé, à dix-sept ans, au Journal des débats, dans le service de politique étrangère7.

    Tenté un temps par le théâtre, reçu en 1916 au Conservatoire avec son jeune frère, Lazare (1899-1920) dit Lola  le père de Maurice Druon , il fait quelques apparitions comme acteur sur la scène de lOdéon. Mais à la fin de cette même année, Joseph Kessel choisit de prendre part aux combats, et senrôle comme engagé volontaire, dabord dans lartillerie, puis dans laviation. Il sert au sein de lescadrille S.39, sous le commandement du Capitaine Thélis Vachon. Séduit par le charisme de cet homme à l'enthousiasme contagieux, il lui rend hommage à travers le personnage du capitaine Gabriel Thélis dans son premier grand succès, L'Équipage, publié en 19238. Il termine la guerre par une mission en Sibérie en passant par les États-Unis, puis Vladivostok 9. Il est correspondant de guerre pendant la guerre d'Espagne, puis durant la drôle de guerre. Après la défaite, il rejoint la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu et ami Maurice Druon. Cest avec ce dernier quil franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et sengager dans les Forces aériennes françaises libres du général de Gaulle.

    Il se marie en 1921 avec Nadia-Alexandra Polizu-Michsunesti (d'origine roumaine et surnommée « Sandi »), qui décédera en 192810.

    Il rencontre Catherine Gangardt (d'origine lettone et surnommée « Katia ») avec qui il se marie en 193912 mais dont il divorcera ensuite13.

    C'est à cette époque qu'il rencontre à Londres Michèle O'Brien, une Irlandaise avec qui il se marie en 1949. Elle sombra par la suite dans une dépendance à l'alcool qui incitera Kessel à s'intéresser aux Alcooliques anonymes et aux méthodes de traitement15, et à publier Avec les Alcooliques Anonymes, en 1960.

    À la Libération, il reprend son activité de grand reporter. Il est l'un des journalistes qui assistent au procès du maréchal Pétain en juillet-août 1945, et assiste ensuite au procès de Nuremberg, pour le compte de France-Soir. Il voyage en Palestine et reçoit le premier visa du tout nouvel État d'Israël quand il se pose à Haïfa, le 15 mai 194816.

    En 1950 paraît Le Tour du malheur, livre comportant quatre volumes. Cette fresque épique, que l'auteur mit vingt ans à mûrir (voir l'avant-propos), contient de nombreux éléments de sa vie personnelle et occupe une place à part au sein de son œuvre. En s'attachant à des personnages sans commune mesure dans leurs excès, elle dépeint les tourments d'une époque (la Grande Guerre puis l'entre-deux-guerres) et recèle une analyse profonde des relations humaines. On peut y lire sous les relations entre le personnage principal et son jeune frère, Georges, celles qui liaient Joseph Kessel et son petit frère Lazare, qui se suicida en 1920, à 21 ans.

    Il meurt d'une rupture d'anévrisme le 23 juillet 1979, à l'âge de 81 ans20, quelques mois avant son épouse Michèle, décédée en décembre 197921.

    François Mauriac lui rend hommage dans son Bloc-notes : « Il est de ces êtres à qui tout excès aura été permis, et dabord dans la témérité du soldat et du résistant, et qui aura gagné lunivers sans avoir perdu son âme. » Le rôle de Joseph Kessel est interprété :

  3. Joseph Kessel – Wikipedia

    sv.wikipedia.org › wiki › Joseph_Kessel

    6 days ago · Joseph Kessel, född 10 februari ... Fortune carrée, Les enfants de la chance, La passante du Sans-Souci. ... Joseph Kessel ou sur la piste du lion (1985)

  4. Dominique Labourier - Wikipedia bahasa Indonesia ...

    id.wikipedia.org › wiki › Dominique_Labourier

    La Passante du Sans-Souci (1982) State of Grace (1986) Eugénie Grandet (1994) Time Regained (1999) Les Blessures assassines (2000) Referensi Pranala luar ...

  5. Romy Schneider — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Romy_Schneider
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    Au début des années 1950, vers l'âge de quinze ans, elle commence sa carrière d'actrice dans le genre Heimatfilm allemand. De 1955 à 1957, elle interprète l'impératrice Élisabeth d'Autriche, surnommée « Sissi », dans trois films Sissi (1955), Sissi impératrice (1956) et Sissi face à son destin (1957) qui lui valent succès et reconnaissance internationale.

    En 1958, elle rencontre l'acteur Alain Delon avec lequel elle se fiance en 1959 ; elle s'installe alors en France où elle joue dans des films à succès, acclamée par la critique et dirigée par des réalisateurs parmi les plus remarquables de l'époque. Sa relation avec Alain Delon prend fin en 1963, tandis qu'elle entame une carrière aux États-Unis ; par la suite, elle se marie deux fois. Le fils de son premier mariage meurt dans un accident en 1981 à l'âge de quatorze ans. En mai 1982, âgée de 43 ans, Romy Schneider est retrouvée morte dans son appartement parisien rue Barbet-de-Jouy. Le 1er avril 1965, à l'occasion de l'inauguration du restaurant Blatzheim à l'Europa-Center (en) de Berlin-Ouest, elle rencontre l'acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen, d'origine juive. Encore marié, il divorce : ils peuvent se marier le 15 juillet 1966 à Saint-Jean-Cap-Ferrat  Romy est déjà enceinte de cinq mois  et s'installent à Berlin-Grünewald. Le 3 décembre 1966, à l'âge de 28 ans, Romy donne naissance à son premier enfant, David Christopher Meyen (Meyen étant le pseudonyme du père, David s'appelle en réalité Haubenstock, comme le mentionne son état civil). Lactrice se retire alors de la vie publique pendant une année et demie pour s'occuper essentiellement de son fils à Berlin. En 1972, elle se sépare de son époux Harry Meyen. En 1974, elle tombe dans une grave dépression, après le tournage éprouvant de L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski, et à la suite de sa liaison interrompue avec Jacques Dutronc, autre vedette du film23. Ressurgissent alors les vieux démons de l'alcool et des médicaments que le milieu artistique de Harry Meyen lui a fait découvrir. Malgré la surveillance de son secrétaire Daniel Biasini, elle parvient à obtenir ces médicaments par l'intermédiaire de Marlene Dietrich qui les lui fait transmettre dissimulés entre les pages de quelques livres24. En outre, elle fume jusqu'à trois paquets de cigarettes par jour, ce qui dégrade rapidement sa santé25. Le divorce houleux  Harry Meyen lui réclame la moitié de sa fortune en échange de la conservation de la garde de leur fils David  est prononcé le 5 juillet 1975 à Berlin-Ouest en l'absence des deux intéressés. Le 18 décembre 1975, elle épouse Daniel Biasini à Berlin. Le 31 décembre 1975, vers 18 heures, elle ressent de violentes douleurs au ventre. Elle fait une fausse couche le 31 décembre 1975, non pas à la suite d'un accident de voiture26 (celui-ci a en fait eu lieu en janvier 1977)e, mais sans doute à cause d'un virus contracté au cours de l'extraction d'une dent de sagesse une semaine auparavant27. Elle divorce de Daniel Biasini en février 1981. La même année, sous la direction de Jacques Rouffio, elle commence le tournage de La Passante du Sans-Souci, que des incidents vont interrompre à plusieurs reprises. En avril, elle part comme tous les ans en cure de thalassothérapie à Quiberon. Elle s'y brise le pied gauche en sautant d'un rocher sur une plage, sous l'objectif du photographe Robert Lebeck. Le 23 mai, elle entre à l'hôpital américain de Neuilly pour une ablation du rein droit, à la suite de la détection d'une tumeur. Mais, par l'intermédiaire de Claude Berri, elle rencontre le producteur Laurent Pétin, célibataire, plus jeune qu'elle, avec lequel elle entame une relation amoureuse. Laurent Pétin lui redonne confiance et elle peut achever le tournage du film de Jacques Rouffio.

    Romy Schneider obtient par deux fois le César de la meilleure actrice pour ses rôles dans L'important c'est d'aimer (1975) et Une histoire simple (1978).

    Romy Schneider naît en 1938 à Vienne  quelques mois après l'intégration de l'Autriche, du fait de l'Anschluss, au Reich allemand  au sein d'une famille de longue tradition artistique. Son arrière-grand-père paternel, Rudolf Retty, était un acteur et un metteur en scène et sa femme Kate Retty était une chanteuse. Ils sont les parents de Rosa (Retty puis Albach-Retty) (1874-1980), une pensionnaire du Burgtheater. Rosa, qui mourra plus que centenaire en 1980, épouse Karl Albach, un officier de l'armée impériale austro-hongroise. Ce dernier renonce par amour à sa carrière militaire et devient par la suite avocat puis comédien. Rosa et Karl ont un fils, Wolf Albach-Retty qui deviendra acteur. Il épouse la comédienne allemande Magda Schneider. Cette dernière, née à Augsbourg en Souabe bavaroise, est la fille de Xaverius (ou Franz Xavier) Schneider et de Maria, née Meier-Hörmann.

    En octobre 1938, alors que Rosemarie n'est âgée que de quelques semaines, la famille Albach quitte Vienne en cours de nazification depuis l'Anschluss et s'installe dans la propriété de Mariengrund à Schönau am Königssee dans les Alpes bavaroises, près de Berchtesgaden2. Le Berghof, le chalet d'Adolf Hitler situé à vingt kilomètres par la route3 mais à environ six cents mètres à vol d'oiseau, est visible de l'autre côté de la vallée, quasiment à la même altitude.

    À partir de 1949, Romy est placée en pensionnat à l'internat autrichien Goldenstein, une institution religieuse catholique située près de Salzbourg, qu'elle fréquente jusqu'en 1953. Cette année-là, elle obtient avec mention sa Mittlere Reife (en), l'équivalent du diplôme national du brevet français daujourd'hui, puis est censée rejoindre sa mère à Cologne.

    Voulant devenir décoratrice ou illustratrice de livres pour enfants, Romy doit effectuer sa rentrée scolaire à l'École de dessin de mode à Cologne8, mais elle rêve surtout d'une carrière d'actrice, comme le montre le journal intime qu'elle a reçu en cadeau à l'âge de treize ans et qu'elle baptise Peggy. Elle y raconte sa joie lorsqu'on lui confie un rôle dans la petite troupe de théâtre de son pensionnat.

    En 1953, sa mère se remarie avec le restaurateur colognois Hans-Herbert Blatzheim (de), déjà père de trois enfants. Romy, adolescente, ne s'entend pas avec ce parâtre qu'elle ne désignera que par l'expression de « deuxième mari de ma mère »8. Plusieurs fois elle devra se cacher dans les toilettes pour échapper aux assauts quasi incestueux9 de ce quinquagénaire que sa mère laisse, comme le droit le lui permet, se faire son agent.

    À cette époque, le producteur de cinéma Kurt Ulrich cherche une jeune fille pour tenir le rôle de la fille du personnage principal du film Lilas blancs, joué par sa mère Magda Schneider. Celle-ci propose sa propre fille, qui passe brillamment les essais en juillet 1953 et se révèle très photogénique10. Romy quitte alors le cursus scolaire, et, à quinze ans, apparaît pour la première fois à l'écran, sous le nom de « Romy Schneider-Albach ». Le film Lilas blancs connaît un succès immédiat et est suivi d'autres rôles. Mais c'est en incarnant l'impératrice d'Autriche Élisabeth de Wittelsbach à partir de 1955 qu'elle fait une percée fulgurante5. Au début des années 1950, le réalisateur autrichien Ernst Marischka a pour projet de monter à l'écran l'histoire romancée de limpératrice Élisabeth d'Autriche, dite « Sissi», née en 1837, épouse de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche et assassinée en 1898 à Genève. Marischka a toujours été sensible à l'immense pouvoir de séduction de cette femme qui fut l'un des personnages les plus captivants de la fin du XIXe siècle, mais également celui dont les Autrichiens se souviennent avec le plus de nostalgie. Marischka avait déjà essayé de la populariser en 1932 dans une opérette où Paula Wessely tenait le premier rôle11. Alain Delon est en pleine gloire et tourne sans cesse tandis que Romy joue peu. Dans ses moments de déprime, elle rend visite à Marlène Dietrich qui devient sa confidente. Une complicité avec Jean-Louis Trintignant nait, en 1961, sur le tournage du Combat dans lîle dAlain Cavalier, qui plus tard sera une liaison sur Le Train, interrompue une fois le film achevé16. La seconde, plus sombre et complexe, prend un véritable tournant par ses interprétations dans Le Procès d'Orson Welles et La Piscine de Jacques Deray. Cette période plus tardive est le fruit d'une collaboration, parfois compliquée, avec des cinéastes exigeants tels qu'Alain Cavalier, Joseph Losey, Claude Sautet, Luchino Visconti, Andrzej Żuławski, Bertrand Tavernier ou encore Costa-Gavras et Orson Welles. Romy Schneider a participé à la réalisation de plusieurs spots de publicité télévisée, notamment pour le savon Lux (en) (en) en 1976 et la lessive Woolite (en) (en) en 1978.

    Pour Marischka, l'existence réelle d'Élisabeth de Wittelsbach révèle trop de tourments pour ne pas être romancée et il ne souhaite conserver dans sa fiction que le passé glorieux et heureux de l'impératrice. Il ne gardera donc que les événements romantiques et les grands moments d'émotion en occultant tous les drames pénibles et les phobies qu'elle a réellement vécus. De plus, l'Autriche cherche à faire oublier son annexion à l'Allemagne nazie et à retrouver son prestige. Ernst Marischka « ne lésine pas » sur les moyens pour que le spectateur croie réellement côtoyer Sissi à son époque. Il vise très haut et sait que Romy Schneider, remarquablement secondée par sa mère qui interprète le rôle de la duchesse Ludovika, mère de l'impératrice, est prête à contribuer à la réussite du projet. Il choisit Karlheinz Böhm pour interpréter le rôle du jeune empereur François-Joseph.

    Dès 1953, Magda Schneider a décidé de prendre en charge la carrière naissante de sa fille qui a définitivement adopté le pseudonyme « Romy Schneider ». En outre, Magda parvient souvent à imposer aux réalisateurs de jouer auprès de sa fille. En 1957, elle va même jusqu'à interdire à sa fille de signer le contrat que Kirk Douglas lui propose lors de leur rencontre au Festival de Cannes. La jeune fille se rebelle alors et décide de désormais choisir elle-même ses rôles. Comme conséquence évidente, cette décision a un effet négatif sur la carrière professionnelle et la situation financière de sa mère13.

    Delon lui fait apprendre l'italien et rencontrer Luchino Visconti qui fait monter sur scène le couple dans Dommage qu'elle soit une putain en 1961. Après ce triomphe, le réalisateur italien lui donne un rôle dans un sketch de Boccace 70 en 1962. À la fin du tournage, Visconti lui glisse au doigt un anneau en bois incrusté de deux diamants et d'un saphir qui ne la quittera plus jusqu'à sa mort. Cette même année, elle monte pour la première fois sur les planches en Allemagne, au théâtre de Baden-Baden, où elle joue en français, avec une troupe française, la pièce La Mouette d'Anton Tchekhov. Fin 1962, elle est hospitalisée pour surmenage ; Alain Delon est à son chevet. Les producteurs américains, séduits, surnomment l'actrice « la petite fiancée du monde » et lui font de nombreuses propositions17. La Columbia lui offre alors un contrat de sept ans (pour sept films et un cachet d'un million de francs pour chacun de ses rôles). En 1962, Romy s'installe à Hollywood, qu'elle quittera en 1965. Elle tourne un premier film avec Otto Preminger, Le Cardinal qui est un succès. En 1963, elle reçoit la première récompense française de sa carrière, l'Étoile de Cristal de l'Académie du cinéma pour sa prestation dans Le Procès. Néanmoins, sur son deuxième film pour la Columbia, Prête-moi ton mari, elle découvre que les techniques de l'Actors Studio sont bien différentes des siennes. Maladroite dans cette comédie, elle est envahie par le stress, le trac et les doutes, notamment personnels : des photos de Delon accompagné d'une jeune femme circulent dans la presse. Ainsi, la presse américaine la surnomme Miss Worry (« Mademoiselle inquiète »)18, et la conduit à des seconds rôles. Elle rompt donc son contrat avec la Columbia et retourne à Paris après que son agent George Beaume lui a remis une lettre de rupture de quinze pages écrite par Alain Delon. Le 18 décembre 1963, elle trouve en rentrant dans leur hôtel particulier du 22, avenue de Messine quelques roses laissées sur la table du salon et un mot de son ex-fiancé : « Je suis à Mexico avec Nathalie. Mille choses. Alain » ; cette mise en scène est démentie par l'acteur5. Après cinq ans de passion orageuse, Alain Delon l'a ainsi quittée pour Nathalie Sand, enceinte de leur fils Anthony. Romy est évidemment très affectée par cette rupture19.

    Le 21 février 1967, son père meurt à Vienne d'un infarctus, à la suite d'un excès de trac, appréhension qui la fera elle aussi souffrir pendant toute sa carrière21. Le 21 juillet 1977, à l'âge de 38 ans, elle accouche prématurément d'une fille, la future actrice Sarah Biasini, à Gassin dans le Var. La césarienne l'a épuisée : elle reste une année entière auprès de sa famille puis reprend à nouveau le chemin des plateaux de cinéma. Ses rapports avec son mari se dégradent dès 1979 : Romy est souvent absente en raison de son métier et Daniel Biasini sort beaucoup la nuit. Elle part alors en vacances au Mexique seule avec Sarah mais, pendant son séjour, un télégramme adressé le 15 avril 1979 lui annonce le suicide à Hambourg de Harry Meyen son ex-mari ; très affectée, elle rentre d'Acapulco pour assister aux obsèques28.

    En 1970, elle est la vedette principale, aux côtés de Michel Piccoli, du film dramatique de Claude Sautet Les Choses de la vie (Prix Louis-Delluc) qui lui assure une grande notoriété en France et marque le début d'une longue collaboration avec le metteur en scène. Femme engagée, elle se prononce pour l'avortement libre et gratuit en signant en Allemagne dans le magazine Stern, l'équivalent du Manifeste des 343, publié en France dans Le Nouvel Observateur ; ce qui lui vaut d'être inquiétée par le Tribunal de Hambourg22. Elle sort à cette époque avec le producteur américain Robert Evans5.

    Le 5 juillet 1981, David, le fils de quatorze ans qu'elle a eu avec Harry Meyen, passe le dimanche à Saint-Germain-en-Laye29 chez les parents de Daniel Biasini, son ex-beau-père. L'après-midi, vers 16 h 30, il est de retour à la maison mais le portail, haut de deux mètres, est clos. Pour ne pas déranger sa famille, il escalade le mur d'enceinte comme il en a l'habitude, mais perd l'équilibre et, dans sa chute, tombe sur les pointes de métal de la grille : celles-ci lui perforent l'artère fémorale. Il meurt le soir même à l'hôpital. Des paparazzi, costumés en infirmiers, pénètrent dans le service funéraire pour photographier l'adolescent sur son lit de mort. Romy Schneider est anéantie : elle exprimera sa colère, quelques mois plus tard, dans une interview accordée à Michel Drucker, diffusée dans l'émission Champs-Élysées en avril 1982 : « Que des journalistes se déguisent en infirmiers pour photographier un enfant mort Où est la morale ? Où est le tact ? »5. Au matin du 29 mai 1982, Romy Schneider est retrouvée morte par son compagnon Laurent Pétin dans son appartement parisien du 11, rue Barbet-de-Jouy dans le 7e arrondissement. Elle avait 43 ans. La police retrouve sur son bureau une lettre inachevée, un mot d'excuse  sa fille ayant la rougeole  pour décommander une séance de photographie et d'interview, portant une longue rature montrant qu'elle a dû s'effondrer en l'écrivant. Sur le bureau on trouve de l'alcool et des médicaments. Le magistrat Laurent Davenas préfère classer l'affaire sans autopsie pour, dit-il, « ne pas casser le mythe30 ». Quant à savoir si elle s'est réellement suicidée par barbituriques, s'il s'agit d'un abus accidentel de ces produits ou d'une mort naturelle, le journaliste Guillaume Évin affirmera ultérieurement qu'« elle ne s'est pas suicidée mais est morte de ses excès »31. En 2012 (anniversaire des trente ans de sa disparition), Claude Pétin, amie intime de Romy et belle-sœur de Laurent Pétin, prétend que la mort de Romy Schneider était absolument naturelle et n'avait pas été causée par un abus de barbituriques et d'alcool, comme lavait spécifié la presse à l'époque32. En 2018, à l'occasion de la sortie du film Trois jours à Quiberon, sa fille Sarah Biasini est très critique sur l'image de Romy Schneider donnée par le film et confirme qu'elle n'a jamais eu de dépendance à l'alcool ou aux médicaments33.

    Le 22 février 2008, lors de la 33e cérémonie des César, l'Académie des arts et techniques du cinéma décerne à titre posthume à Romy Schneider un prix du souvenir, à l'occasion du 70ème anniversaire de sa naissance. Alain Delon monte sur scène pour recevoir le prix et demande une ovation en l'honneur de l'actrice.

    Dans la presse, dans les années 1950 : pour les automobiles allemandes DKW, les collants Ergee, l'appareil photographique Eura de la marque Ferrania.

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  7. Lijst van Franse films - Wikipedia

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  8. 1981年 放蕩娘 La fille prodigue 特集上映. ー Une etrange affaire ベルリン国際映画祭 男優賞 受賞. 1982年 遅れてきた死神 Espion, leve-toi テレビ放映. ー サン・スーシの女 La passante du Sans-Souci マックス

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  10. Жан Рено — Википедия

    ru.wikipedia.org › wiki › Жан_Рено

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