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  1. The Emigrants (film) - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/The_Emigrants_(film)

    1 day ago · The Emigrants (Swedish: Utvandrarna) is a 1971 Swedish film directed by Jan Troell and starring Max von Sydow, Liv Ullmann, Eddie Axberg and Allan Edwall.The screenplay is by Bengt Forslund and Troell.

  2. Cate Blanchett - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Cate_Blanchett

    1 day ago · In 2008, Blanchett and her husband became co-CEOs and artistic directors of the Sydney Theatre Company (STC). Blanchett returned to acting in the theatre in 2009 with the Sydney Theatre Company production of Tennessee Williams' A Streetcar Named Desire, directed by Liv Ullmann.

  3. Vittoria Febbi - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Vittoria_Febbi

    1 day ago · Liv Ullmann in Sinfonia d'autunno, Speriamo che sia femmina, L'immagine allo specchio, Sussurri e grida, Scene da un matrimonio Ann-Margret in Viva Las Vegas , L'ultimo omicidio , Mentre Adamo dorme , La ragazza made in Paris , Funerale a Los Angeles , 52 gioca o muori , Cincinnati Kid

  4. Luchino Visconti — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Luchino_Visconti
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    Luchino Visconti di Modrone, comte de Lonate Pozzolo (2 novembre 1906, Milan 17 mars 1976, Rome) et descendant de la famille noble Visconti, est un réalisateur de cinéma italien. Il fut aussi directeur de théâtre, metteur en scène et écrivain.

    Fils du duc Giuseppe Visconti de Modrone et de Carla Erba (nièce de Giulio Ricordi, petit-fils de l'illustre fondateur de la maison d'édition musicale, établie à Milan, et petite-fille héritière du richissime patron d'industrie pharmaceutique Carlo Erba), décédée à Cortina d'Ampezzo, Belluno, le 17 janvier 1939. La famille Visconti, qui régna sur Milan jusqu'au XVe siècle, appartient à la grande aristocratie italienne. Luchino était le quatrième de sept enfants :

    Passionné de chevaux, Luchino Visconti s'occupait, pendant sa jeunesse, d'une écurie de sa propriété (il accomplit son service militaire comme sous-officier de cavalerie à Pinerolo). Il fréquentait en outre activement le monde de l'opéra et du mélodrame, qui l'influença beaucoup. La famille Visconti avait sa loge attitrée à La Scala (son père le duc Giuseppe Visconti, était l'un des plus importants mécènes du théâtre ; ils habitaient, en outre, via Cerva, non loin du fameux théâtre), et le salon de sa mère était fréquenté, entre autres, par Arturo Toscanini ; c'est à cette époque que Luchino Visconti fit la connaissance de Giacomo Puccini et de Gabriele D'Annunzio. La famille possédait aussi une grande villa de style néo-Renaissance au bord du lac de Côme, la villa Erba, à Cernobbio, où l'on se retrouvait pour les grandes vacances et de petits séjours et où le duc Visconti aimait à monter des pièces de théâtre en amateur.

    Amoureux de la belle Irma von Windischgraetz, rencontrée aux sports d'hiver à Kitzbühel à l'âge de vingt-neuf ans, il dut affronter l'opposition du père de la jeune fille à un éventuel mariage. Ensuite, il se tourna définitivement vers les amours masculines. Un de ses premiers amants fut le photographe de Vogue, Horst, que lui présenta Coco Chanel à Paris. Ils voyagèrent ensemble en Tunisie en 19361.

    Sa carrière cinématographique débuta en 1936, en France, où il travailla aux côtés de Jean Renoir (rencontré grâce à Coco Chanel) comme assistant, à la réalisation et au choix des costumes de deux de ses œuvres, Les Bas-fonds et Partie de campagne. Le souci de réalisme du grand cinéaste français le marqua profondément. Toujours en France, il rencontra des réfugiés italiens, militants de gauche, au contact desquels ses convictions politiques changèrent radicalement. Après un bref séjour à Hollywood, il rentra en Italie en 1939 à cause du décès de sa mère. Avec Renoir, il commença à travailler à une adaptation cinématographique de La Tosca, mais, quand éclata la guerre, le réalisateur français fut contraint d'abandonner le tournage il fut remplacé par l'Allemand Carl Koch.

    Un second projet, une adaptation de L'Amante di Gramigna de Giovanni Verga, ne put être mené à bien, la guerre s'intensifiant. Capturé et emprisonné, Visconti échappa au peloton d'exécution grâce à l'intervention de l'actrice María Denis qui raconte cette expérience dans son autobiographie Il Gioco della verità (Le Jeu de la vérité). À la fin du conflit, Visconti participa aux côtés de Mario Serandrei à la réalisation du documentaire Giorni di gloria (Jours de gloire), consacré à la Résistance et à la Libération.

    Parallèlement, il monta des créations théâtrales (la compagnie formée avec Paolo Stoppa et Rina Morelli est restée légendaire, Vittorio Gassman les y rejoignit), ainsi que des mises en scène lyriques, son rêve d'une vie. Il dirigea Maria Callas, en 1955, dans La Sonnambula (La Somnanbule) de Vincenzo Bellini, et La traviata de Giuseppe Verdi.

    Dans toute l'histoire du cinéma péninsulaire, seuls quatre films furent entièrement tournés en dialecte et sous-titrés en italien : La Terra trema fut le premier ; les autres, L'Arbre aux sabots (L'Albero degli zoccoli) (1978) d'Ermanno Olmi, en dialecte bergamasque, Giro di lune tra terra e mare (1997) de Giuseppe Gaudino, en dialecte campanien avec des citations latines, et enfin, LaCapaGira (2001) d'Alessandro Piva, en dialecte apulien. Plus captivante pour le public fut sa troisième œuvre, Bellissima, (1951), écrite par Cesare Zavattini, une analyse sans concession des coulisses du monde clinquant du cinéma, avec l'une des actrices symboles du néo-réalisme italien, Anna Magnani, aux côtés de Walter Chiari ; y participèrent également le réalisateur Alessandro Blasetti, responsable des castings, et le présentateur Corrado Mantoni, dans son propre rôle. Visconti réalisa l'année suivante l'épisode Anna Magnani du film Siamo donne, tiré d'une autre idée du bouillonnant Zavattini, celle de montrer des épisodes de la vie privée de quatre actrices célèbres (outre Magnani, on trouve Alida Valli, Ingrid Bergman et Isa Miranda), suivis de castings d'un concours de recherche de nouveaux visages féminins à lancer au cinéma. Grande fresque historique relue de manière critique dans le contexte de l'analyse d'un drame privé, extrêmement recherchée dans le soin des détails du décor et dans la mise en scène (soin pour lequel Visconti fut reconnu unanimement comme un maître ; seul Franco Zeffirelli, son amant et élève déclaré, le suivit dans cette voie), Senso inaugura une série de films complexes et fascinants, imprégnés de violence et de tensions, toujours controversés par le public et par la critique ; la décadence humaine, morale et physique, y devint un leitmotiv qu'il déclina jusqu'à la fin de sa carrière. La Caduta degli Dei (Les Damnés), (1969), en est le premier film. Il s'agit de l'ascension et de la chute des membres de l'une des familles propriétaires des plus importantes aciéries allemandes pendant la montée du nazisme. Ce film marquait, après un petit rôle de domestique dans le sketch viscontien des \\"Sorcières\\", le premier grand rôle à l'écran de Helmut Berger, égérie et dernier amant de Visconti. Le deuxième fut Morte a Venezia (Mort à Venise), (1971), tiré de la nouvelle de Thomas Mann, La mort à Venise, est une fresque sublime explorant le thème de l'inéluctabilité de la vieillesse et de la mort, associé à la quête de la beauté idéale et inaccessible, dans une Venise merveilleuse, progressivement enlaidie, abîmée par les mesures sanitaires dictées par le service de santé, lorsque se répand dans la ville une épidémie de choléra. Le troisième et dernier volet fut Ludwig (Ludwig, le crépuscule des dieux), (1972), où Helmut Berger interpréta le rôle du jeune roi de Bavière, l'un des films les plus longs de l'histoire du cinéma (d'une durée de près de cinq heures dans sa version originale, plus précisément, d'après une version sortie en France en 1987, chez Ciné-Collection, en deux cassettes vidéo-VHS Secam, de 4 h et 42 minutes exactement ; toutes les autres versions sont incomplètes et mentent lorsqu'elles se prétendent intégrales) ; le film raconte l'histoire du roi Louis II de Bavière, la lente déchéance du jeune monarque idéaliste, visionnaire, qui préférait la rêverie, l'art, la beauté, l'amitié et l'amour aux charges du pouvoir, que nombre de ceux qu'il aimait trahirent, que son peuple trahit également, et qui finit par être interné ; il se noya, ainsi que son médecin, dans le lac de Starnberg, dans des circonstances mystérieuses. La Tétralogie aurait dû se terminer avec une nouvelle adaptation cinématographique d'une œuvre de Thomas Mann, La Montagna incantata (La Montagne magique). Durant le tournage de Ludwig, Visconti fut victime d'un accident vasculaire cérébral qui le laissa à moitié paralysé. Gruppo di famiglia in un interno (Violence et passion), 1974), inspiré à la fois par Mario Praz, Roberto Bazlen, est ouvertement autobiographique, interprété par Burt Lancaster et Helmut Berger, acteurs qu'il retrouve ici. Ce dernier film, crépusculaire malgré la jeunesse des personnages et la lumière de Rome et de la campagne romaine, L'Innocent (L'Innocente), (1976), est librement inspiré du roman de Gabriele D'Annunzio, L'Innocent, titre de la version littéraire italienne (1892), (L'Intrus dans sa traduction française). À sa sortie, la presse n'en fit pas grand cas, trompée peut-être par la société bourgeoise décrite dans le film, par les décors et les costumes de la fin du XIXe siècle. Se trompant sur le sens du film, elle n'y vit pas ce qu'il contenait, l'analyse profonde du seul sentiment amoureux, sentiment universel, et de la dépendance qu'il implique, compliquée, douloureuse, voire destructrice.

    Dans Senso, à l'époque de l'Italie du Risorgimento affrontant l'Autriche qui occupe toujours la Vénétie, et de la défaite de Custoza, une aristocrate vénitienne (Alida Valli), tombe éperdument amoureuse d'un officier de l'armée autrichienne (Farley Granger), qui ne songe, lui, qu'au moyen de s'échapper de l'armée grâce à l'argent que sa noble maîtresse pourrait lui procurer, ce qu'elle effectue en lui donnant le « trésor de guerre » des patriotes italiens ; se découvrant bafouée, elle dénonce son amant déserteur et le fait condamner au peloton d'exécution, avant de perdre la raison. Le film de Visconti fut l'objet d'importantes polémiques à la Mostra de Venise, et, au cours d'une soirée tumultueuse d'attribution des prix, il fut complètement ignoré par la critique, laquelle préféra attribuer le Lion d'or à Renato Castellani avec Giulietta e Romeo. Le film est important pour avoir rendu populaire la Symphonie nº 7 de Bruckner, utilisée par Visconti dans la bande sonore, comme il fera plus tard, avec l'Adagietto de la Cinquième de Gustav Mahler dans Mort à Venise.

    Le film fut distribué aux États-Unis et en Angleterre par la Twentieth Century Fox, mais au prix d'importantes coupures.

    En 1965, sortit le film Vaghe stelle dell'Orsa (Sandra), histoire d'un inceste au titre inspiré par Giacomo Leopardi, encore interprété par Claudia Cardinale, suivi de La Strega bruciata viva, un épisode du collectif Le Streghe (1966), suivi de Lo Straniero, (L'Étranger) (1967), inspiré par le livre éponyme d'Albert Camus, dans lequel il dirigeait à nouveau Marcello Mastroianni.

    Dans L'Innocent, on assiste à la désagrégation d'un couple jeune, sans enfants, formé par Tullio Hermil (Giancarlo Giannini), le mari, qui préfère ses maîtresses à sa femme, et par Giulianna (Laura Antonelli), sa femme. Celle-ci, humiliée, lassée, tombe amoureuse d'un autre homme et attend de lui un enfant, qu'elle décide de garder. Tullio, qui dénonçait l'hypocrisie de la société et plaidait pour la liberté de pensée et de mœurs (ici, pour la liberté de l'avortement), est contraint d'attendre la naissance de l'enfant. Devenu amoureux de Giulanna jusqu'à l'obsession, il réalise qu'en ayant toujours refusé de l'aimer et de dépendre de ses sentiments, il avait tenté d'échapper ainsi à l'« emprisonnement » selon lui, du lien amoureux. Son amour, fou au point de le pousser à vouloir tuer l'enfant, et la haine que lui déclare Giulianna en le quittant, le poussent au suicide.

    Visconti avait dit ne pas se retrouver dans ce film, et avoir « filmé non seulement la désagrégation d'une famille, mais aussi celle d'une certaine société »2. Jean-Louis Bory, critique de cinéma au Nouvel Observateur, n'y vit, à sa sortie en 1976, que le détournement d'un « mélodrame mondain qui lui devient prétexte pour peindre une société qui n'existe plus que par la représentation qu'elle se donne à elle-même »3.

    Rina Morelli, actrice que Visconti estimait beaucoup et avec laquelle il avait partagé les grandes saisons théâtrales de l'immédiat après-guerre, mourut peu de temps après lui.

    Le metteur en scène milanais « a consciemment rattaché ses propres films à ses souvenirs autobiographiques », nous dit René de Ceccaty, traducteur en français du Roman d'Angelo, œuvre littéraire inachevée de Luchino Visconti. Situations, scènes et personnages des films réalisés par Visconti constituent presque invariablement un florilège de réminiscences intimes et personnelles. Voici comment Visconti se décrit lui-même : « Je suis venu au monde le jour des Morts par une coïncidence qui restera toujours scandaleuse, en retard de vingt-quatre heures peut-être sur la fête de la Toussaint... Cette date m'est restée attachée pour la vie comme un mauvais signe. Je viens d'une famille riche. Mon père, bien qu'aristocrate, n'était ni stupide ni inculte. Nous étions sept enfants, mais la famille s'en est bien sortie. Mon père nous a élevés sévèrement, durement, en nous aidant à apprécier les choses qui comptaient : la musique, le théâtre, l'art... J'ai grandi dans une odeur de pharmacie : nous, les enfants, entrions dans les couloirs de l'établissement Erba, qui sentaient l'acide phénique, et c'était une telle excitation, une telle aventure ! Le sens du concret que je crois toujours avoir possédé me vient de ma mère... Elle aimait beaucoup la vie mondaine, les grands bals, les fêtes fastueuses, mais elle aimait aussi ses enfants, la musique, le théâtre. C'est elle qui s'occupait chaque jour de notre éducation, qui m'a fait apprendre le violoncelle. » (Settimo giorno, 28 mai 1963) Cette mère tant aimée, les critiques n'ont pas manqué d'en souligner la ressemblance avec la mère « proustienne » de Tadzio, léphèbe de Mort à Venise. « Il n'y a pas un instant de notre vie d'alors qui ne s'illumine dans le souvenir de la présence attentive de ma mère... Mon souvenir le plus heureux se situe à la première heure, avant le petit déjeuner... Je vois encore le reflet de la lumière incertaine sur mon violoncelle, je sens le poids léger de la main de ma mère sur mon épaule », nous confie encore Luchino Visconti. René de Ceccaty rappelle également que Visconti précisait que le Prélude, choral et fugue de César Franck, que joue la mère dans Sandra, incarnée par Marie Bell, était souvent interprété par sa propre mère.

  5. BAFTA alla migliore attrice protagonista - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/BAFTA_alla_migliore_at...

    1 day ago · Liv Ullmann - Scene da un matrimonio (Scener ur ett äktenska) 1977. Louise Fletcher - Qualcuno volò sul nido del cuculo (One Flew Over The Cuckoo's Nest) Lauren Bacall - Il pistolero (The Shootist) Rita Moreno - Il vizietto americano (The Ritz) Liv Ullmann - L'immagine allo specchio (Ansikte mot ansikte) 1978. Diane Keaton - Io e Annie (Annie ...

  6. Ali MacGraw — Wikipédia

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    9 hours ago · Biographie Famille. Ali MacGraw est la fille de Richard MacGraw, un américain catholique d'origine écossaise né dans le New Jersey et abandonné, un orphelin à l'« enfance tragique », qui s'est enfui en mer à l'âge de 16 ans et a étudié l'art à Munich puis est devenu un père violent et sectaire d'après sa fille [2], et de Frances Klein (1901–1980), une mère juive d'origine ...

  7. Frances McDormand — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Frances_McDormand
    • Vie personnelle
    • Enfance
    • Synopsis
    • Carrière
    • Adaptation
    • Hommages

    Frances Louise McDormand, née Cynthia Ann Smith le 23 juin 1957 à Gibson City (Illinois), est une actrice américaine. Elle a remporté à deux reprises l'Oscar de la meilleure actrice : en 1997 pour son rôle dans Fargo et en 2018 pour Three Billboards: Les Panneaux de la Vengeance. Elle est mariée au réalisateur Joel Coen et a joué dans plusieurs films des frères Coen, dont le premier, Sang pour sang.

    Frances McDormand, née Cynthia Ann Smith à Chicago, est la troisième et la plus jeune des enfants adoptés par un pasteur canadien, Vernon McDormand, et sa femme Noreen. Elle fut renommée Frances Louise McDormand par ses parents adoptifs. Elle a huit ans lorsque sa famille emménage à Monessen, en Pennsylvanie.

    Passionnée de théâtre depuis le lycée, la jeune femme, meilleure élève de sa promotion, sort diplômée du Bethany College de Virginie puis de la prestigieuse Yale School of Drama.

    En 1984, installée à New York, elle partage un appartement avec Holly Hunter (La Leçon de piano, Saving Grace). C'est par la même occasion qu'elle obtient son premier rôle au cinéma, prévu pour Holly Hunter, qui y renonça : le rôle d'Abby, personnage principal du film Sang pour sang réalisé par Joel Coen (dont c'est le premier film). La même année, elle épouse Joel Coen, qui en fera l'une de ses actrices fétiches notamment dans Arizona Junior en 1987, Miller's Crossing en 1990, mais c'est avec son interprétation de femme flic enceinte dans Fargo qu'elle accède à la notoriété internationale et obtient l'Oscar de la meilleure actrice. Elle joue régulièrement au théâtre, par exemple dans Un tramway nommé Désir, de Tennessee Williams en 2004. En 2008, elle retourne sous la direction de Joel Coen avec la comédie Burn After Reading, où elle partage la vedette avec George Clooney, John Malkovich, Brad Pitt et Tilda Swinton. Elle fait partie du casting du film Transformers 3 : La Face cachée de la Lune pour l'été 2011. Elle y côtoie John Malkovich avec qui elle a déjà tourné.

    En juillet 2018, il est annoncé qu'elle tiendra le rôle de Dieu dans l'adaptation en série de Bons Présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett1.

    Échec et math pour les filles, le 19e épisode de la 17e saison des Simpson (diffusé le 30 avril 2006) lui rend hommage en utilisant son apparence et sa voix : elle inspire le personnage de Mélanie Upfoot, la nouvelle directrice de l'école élémentaire de Springfield qui, remplaçant le principal Skinner, va instaurer des méthodes pédagogiques tendant à favoriser l'épanouissement des élèves de sexe féminin alors que les garçons sont laissés à eux-mêmes.

  8. Lena Endre - Vikipedi

    tr.wikipedia.org/wiki/Lena_Endre

    1 day ago · Lena Endre (d.8 Temmuz 1955 ), Alman oyuncu.. Lena Endre oyunculuğa 1986'da Stockholm'de tiyatro ile başladı. Daha sonra oyunculuğa geçerek TV-dizisi Varuhuset ve Lorry ile filmler Besökarna, Den goda viljan, Jerusalem ve yine Tv dizisi Trolösa başarılı oyunculuk denemeleridir.

  9. Julia Roberts — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Julia_Roberts
    • Carrière
    • Famille
    • Commentaire
    • Adaptation
    • Carrière professionnelle
    • Critique
    • Vie personnelle

    Elle est révélée par la populaire comédie romantique Pretty Woman en 1990, et devient une star planétaire. Elle obtient la consécration internationale en 2001 en recevant lOscar de la meilleure actrice pour son rôle dans le film Erin Brockovich, seule contre tous. Elle est une des actrices les mieux payées de Hollywood. Julia Fiona Roberts fait ses premières apparitions dans des téléfilms, des spots publicitaires, puis fait ses débuts au cinéma en 1986, sous la direction de Peter Masterson, dans le thriller Un fusil pour l'honneur, dans lequel elle tient un petit rôle, mais qui ne sortira dans les salles américaines que trois ans plus tard. Entre-temps, elle est devenue une jeune vedette, grâce à deux œuvres remarquées : en 1988, la comédie dramatique Mystic Pizza, de Donald Petrie, est déjà un joli succès critique et commercial, et la révèle au grand public. Elle fait partie du casting de femmes réunies par Herbert Ross dans la comédie dramatique Potins de femmes, un autre succès. Elle parvient à se distinguer auprès de ces grandes actrices, en étant citée aux Oscars et remporte un Golden Globe. En 1990, elle accède au statut de star grâce au rôle principal de Pretty Woman, comédie dramatique de Garry Marshall, qui remporte un succès critique et commercial mondial. Elle est nommée à l'Oscar de la meilleure actrice pour la première fois, et son couple de fiction avec Richard Gere devient mythique. Elle porte également le thriller psychologique avec Les Nuits avec mon ennemi, puis prête ses traits à la malicieuse fée Clochette dans le blockbuster Hook, de Steven Spielberg, en 1991. Mais c'est en 1993 qu'elle parvient à s'imposer comme valeur sûre, en interprétant le premier rôle féminin du thriller politique L'Affaire Pélican , de Alan J. Pakula, où elle évolue aux côtés d'une autre star majeure, Denzel Washington. Elle tente de s'imposer dans un registre dramatique en 1996 : elle est dirigée par Stephen Frears dans le mélodrame Mary Reilly, où elle joue la servante du Docteur Jekyll ; puis tient un rôle secondaire dans le biopic historique Michael Collins, de Neil Jordan ; et fait de nouveau partie d'un casting de stars pour la comédie musicale Tout le monde dit I love you, écrite et réalisée par Woody Allen. Ces deux films lui permettent de renouer avec la critique. Elle renoue avec son genre de prédilection en 1997 pour la comédie romantique Le Mariage de mon meilleur ami, de P.J. Hogan, où elle parvient cependant à s'éloigner du personnage de l'héroïne lisse et sans aspérités, en compagnie de Cameron Diaz et Rupert Everett. Ce succès l'a conduit à enchaîner dans ce registre : en 1999, elle porte ainsi Coup de foudre à Notting Hill, de Roger Michell, où elle joue de son image en incarnant une star qui tombe sous le charme d'un libraire londonien interprété par Hugh Grant ; puis retrouve Garry Marshall et Richard Gere pour une fausse-suite de leur succès passé, Just married (ou presque), qui est accueilli très fraîchement. Entre-temps, elle partage l'affiche du thriller politique Complots, de Richard Donner, avec Mel Gibson, en 1997 ; et le mélodrame Ma meilleure ennemie, de Chris Columbus, en 1998, aux succès également très mitigés.

    Son frère, Eric Roberts, sa sœur, Lisa Roberts Gillan et sa nièce, Emma Roberts, sont également acteurs.

    Le coup d'envoi est donné avec le biopic Erin Brockovich, seule contre tous, un énorme succès critique et commercial, qui mise énormément sur son aura de star, et lui permet de livrer une performance misant tant sur son humour que sur son charisme naturel. Une interprétation saluée par l'Oscar de la meilleure actrice, une dizaine d'années après sa première nomination. En 2001, Soderbergh la dirige de nouveau dans le film de casse Ocean's Eleven, où elle joue la seule femme d'un casting quatre étoiles dominé par George Clooney, Brad Pitt et d'un jeune Matt Damon. En France, Céline Monsarrat est la voix française régulière de Julia Roberts18,19. Frédérique Tirmont et Martine Irzenski18 l'ont également doublé respectivement à trois (dans L'Expérience interdite, Les Nuits avec mon ennemi et Le Choix d'aimer) et deux reprises (dans Deux flics à Miami et Potins de femmes) au début de l'actrice. Enfin, Micky Sébastian lui a prêté sa voix une fois pour Les Complices en 1994, tout comme Anne Rondeleux pour L'Affaire Pélican18 un an plus tôt, en 1993. Au Québec, elle a été régulièrement doublée par Claudie Verdant dans les années 1990 et 200020. À partir des années 2010, Marie-Andrée Corneille lui succède et devient la voix française de l'actrice. L'affiche du film Pretty Woman est une retouche photo, les producteurs ont superposé la tête de Julia Roberts sur le corps du top-modèle Shelley Michelle22, qui lui sert aussi de doublure de corps dans quelques scènes du film.

    Enfin, George Clooney lui confie un rôle dans son acclamé premier long-métrage en tant que réalisateur en 2002, la comédie dramatique Confessions d'un homme dangereux.

    La suite des années 2000 lui permet de renouer avec des rôles plus ambitieux : en 2003, elle mène un casting de jeunes actrices montantes - Kirsten Dunst, Julia Stiles, Maggie Gyllenhaal et Ginnifer Goodwin - dans le drame Le Sourire de Mona Lisa, de Mike Newell, qui reçoit des critiques mitigées.

    Ses deux collaborations avec Mike Nichols sont en revanche acclamées par la critique et le public : en 2004, en jouant l'un des deux principaux rôles féminins du drame sentimental Closer, entre adultes consentants, et en 2008, en donnant la réplique à Tom Hanks dans la comédie dramatique politique La Guerre selon Charlie Wilson.

    En 2017, elle participe à l'émission de survie Running Wild with Bear Grylls au Kenya, pour notamment apporter des vaccins5. Des personnalités comme Kate Winslet, Michelle Rodriguez, Ben Stiller ou encore l'ancien Président des États-Unis Barack Obama ont participé avant elle. En 1987, à l'âge de 19 ans, Julia commence à fréquenter l'acteur Liam Neeson, âgé de 35 ans à l'époque, qu'elle a rencontré sur le tournage du film, Satisfaction. Ils emménagent ensemble à Venice, un quartier de Los Angeles, mais se séparent en 19887. En 1989, elle fréquente brièvement l'acteur américain Dylan McDermott8. En novembre 1989, elle entame une relation avec l'acteur Kiefer Sutherland - avec qui elle s'est fiancée en août 19909. Ils rompent leurs fiançailles en juin 1991, quelques jours avant leur mariage8. En juin 1991, peu après l'annulation de son mariage avec Kiefer Sutherland, il est annoncé que Julia est en couple avec l'acteur américain Jason Patric10,11. Leur relation s'achève en mars 19938. Le 27 juin 1993, Julia épouse le chanteur de country Lyle Lovett, au bout de quelques semaines de relation. Ils divorcent à l'amiable en mars 1995, au bout de 21 mois de mariage12. Entre 1995 et 1996, elle fréquente l'acteur américain, Matthew Perry ; elle apparaît même dans un épisode de la série, Friends9,12. Elle a ensuite été en couple avec l'acteur américain Benjamin Bratt, de 1998 à 200113; là aussi elle apparaît dans un épisode de la série de son conjoint, New York, police judiciaire. Depuis 2001, Julia est la compagne du directeur de la photographie américain Daniel Moder - qu'elle a épousé le 4 juillet 2002 à Taos, au Nouveau-Mexique14. Ensemble, ils ont trois enfants : deux faux jumeaux, Hazel Patricia Moder et Phinnaeus \\"Finn\\" Walter Moder (nés le 28 novembre 2004)15, et un garçon, Henry Daniel Moder (né le 18 juin 2007)16.

  10. Fritz Lang — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Lang
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    Friedrich Christian Anton Lang, connu sous le nom de Fritz Lang [fʁɪts laŋ]1, né le 5 décembre 1890 à Vienne et mort le 2 août 1976 à Beverly Hills, est un réalisateur austro-hongrois, binational allemand par mariage à partir de 1919 et naturalisé américain en 1935.

    Inventeur d'un grand nombre de techniques innovantes qui sont devenues autant de standards et lui ont valu le titre de « Maître des ténèbres »2, il introduit dès 1919 dans le cinématographe une esthétique expressionniste qui fera école et inspirera en particulier le film noir. Son œuvre est traversée de thèmes récurrents : la vengeance, la pulsion de mort qui mine l'individu et la société, la manipulation des foules par un surhomme, la lutte pour le pouvoir, la violence de l'homme pour l'homme, la liberté pour le mal. Celui du double, image d'une inquiétante étrangeté, est présent dans la quasi totalité de ses films. Certains films de cette période s'inscrivent dans le courant du cinéma expressionniste allemand, notamment Le Docteur Mabuse avec l'utilisation de décors peints en couleurs vives (bien que ces couleurs ne se voient pas dans le film en noir et blanc, elles ont dû influencer ou conditionner le jeu des acteurs) et représentant des perspectives fortement improbables.

    Friedrich Christian Anton Lang3 naît dans une famille de la bourgeoisie ancienne. Son père, architecte de formation, est un entrepreneur en bâtiment viennois de confession catholique. Il est lui-même baptisé dans la religion catholique, le 28 décembre 1890, sous le prénom Fritz3. Sa mère, ashkénaze née Pauline Schlesinger dans la religion juive, se convertit au catholicisme quand il a dix ans.

    Le jeune Fritz manifeste des dons pour la peinture et le dessin, et une grande passion pour les récits d'aventures, fables fantastiques, exotiques et policières. Karl Kraus3, Jules Verne et Karl May sont parmi ses auteurs favoris4. Tout cela se retrouvera quelques années plus tard, dans ses films. Cédant à la pression paternelle, il suit des cours d'architecture à l'Université technique de Vienne. En 1908, Fritz Lang abandonne le TU pour l'Académie des arts visuels. En 1909, tout en continuant son apprentissage de la peinture, il décide de rompre avec sa famille et s'installe dans un appartement du huitième arrondissement de Vienne, au 1 Zeltgasse. Pour gagner sa vie, il se fait embaucher comme artiste dans un cabaret.

    En 1910, il entame un long voyage en Méditerranée et visite l'Afrique du Nord. À son retour, en 1911, il s'inscrit à l'Académie des arts décoratifs de Munich, ville d'avant garde où la vie étudiante est débridée, mais repart bientôt voyager en Extrême-Orient. Son périple ne se termine qu'en 19135, à Bruxelles. C'est là qu'il découvre le cinématographe6.

    Cette même année 1913, il rejoint le Paris de Franz Hessel, capitale des arts, et intègre le nouvel atelier que Maurice Denis vient d'aménager à Saint-Germain-en-Laye dans l'hôpital royal désaffecté rebaptisé Le Prieuré. Il gagne difficilement sa vie comme illustrateur de contes et caricaturiste pour des journaux français et allemands6. Il a la chance, en juin 1914, de réaliser une exposition de ses œuvres7.

    À Paris, son intérêt pour le cinéma, né à Bruges, attire son attention sur Louis Feuillade et son Fantômas, dont l'influence se verra dans la série des Mabuse. Du cinéma de cette époque, il déclarera : « je commençai à envisager que cela me permettrait de ne plus saisir la phase d'un mouvement en un temps d'arrêt, qu'on pouvait traduire le mouvement en images autrement qu'en peinture6 ». C'est en tant que peintre qu'il saisit l'intérêt artistique qui peut être tiré d'un cinématographe communément perçu comme un divertissement insignifiant et la possibilité de l'utiliser comme un média expressif. Dès lors il s'emploiera à répondre à cette question quasi métaphysique « Pourquoi êtes vous si intéressé par une image qui ne dure pas plus longtemps ? »8.

    Fritz Lang est à Paris, où il travaille comme illustrateur, quand le 28 juin 1914 le prince héritier d'Autriche Hongrie François Ferdinand est assassiné à Sarajevo, que le 31 juillet Jean Jaurès est lui aussi assassiné, et que trois jours plus tard, l'Allemagne et l'Autriche déclarent la guerre, bientôt mondiale, à la France. Fritz Lang, sujet ennemi âgé d'à peine vingt quatre ans, doit, tel le mari de Marie Laurencin, fuir la France pour ne pas être incarcéré. Il est intercepté à la frontière belge mais parvient à s'évader7.

    De retour en Autriche, il est incorporé dans l'armée autrichienne, en juin 1915, en tant qu'élève officier et envoyé en formation dans un régiment de réservistes à Luttenberg. Il est logé chez un fonctionnaire, Karl Grossmann, un intellectuel qui l'initie à la photographie et lui fait découvrir de courtes séquences filmées. Désormais lieutenant, il est envoyé en décembre sur le front Est, où il est blessé quelques mois plus tard.

    C'est probablement à cause de ses blessures que Fritz Lang perd son œil droit et devint borgne9,10. Les causes ne sont pas très établies, Bertrand Tavernier parle d'une infection à l'œil11, d'autres sources parlent d'un accident durant le tournage de Metropolis12, d'autant que jeune, il portait un monocle à l'œil gauche, dans les années 1960, il devint quasiment aveugle13. Lang fut souvent classé avec John Ford et Raoul Walsh parmi les « borgnes d'Hollywood »14,15.

    Le 25 septembre 1920, sa femme Élisabeth est trouvée morte, d'une balle tirée avec le Browning de son mari. L'enquête conclut non au suicide, mais à la mort par accident. Fritz Lang gardera toute sa vie le secret sur son premier mariage et ces circonstances supposées avoir eu une influence sur le thème de ses futurs films sur les complications sentimentales, la culpabilité, la mort et le suicide. Le critique Bernard Eisenschitz précise que « le coup de feu mortel aurait été tiré à la suite d'une empoignade18 » et que, dès lors, le cinéaste « découvrit alors pour la première fois à quel point circonstances et motifs de suspicion peuvent être précaires. C'est de cet incident que date l'habitude qu'il avait de noter chaque événement de la journée19 ». Ce chapitre de la vie privée de Lang a été évoqué en 2001, au cours de la longue rétrospective lors du Festival du Film de Berlin, mais sans mentionner la mort de Lisa Rosenthal.

    Veuf, il épouse en août de la même année sa scénariste, Thea von Harbou, ex comédienne qu'il avait connue durant la guerre. Devenue auteur de feuilletons littéraires, c'est le succès rencontré dans cette activité qui l'a menée à l'écriture de scénario. Son influence sur la carrière allemande du cinéaste est déterminante et ses interventions sur son œuvre directes.

    Fritz Lang réalise un diptyque sur les grandes légendes germaniques, Les Nibelungen (Die Nibelungen, 1924).

    En 1926, il tire d'un roman de sa femme, Metropolis, un film de science-fiction humaniste du même nom. Film le plus couteux de l'histoire des studios Universum, c'est un échec financier retentissant mais il assure dès janvier 1927 à Fritz Lang une célébrité qui dure au-delà de la mort de l'individu. Soutenue par des effets spéciaux spectaculaires et totalement inédits à l'époque, la vision à bien des égards prémonitoire d'une ville futuriste, coupée en deux parties distinctes selon le rang social de ses habitants, ne cesse d'impressionner les spectateurs. Dès cette époque, à l'occasion de ce travail d'adaptation du roman et d'interprétation du film, des désaccords politiques profonds se font jour entre le cinéaste et sa femme. Fritz Lang revient au film de mystère et d'espionnage avec Les Espions (Spione, 1928), dont l'esthétique est très volontairement abstraite. Il inaugure une liaison avec l'actrice principale, Gerda Maurus, et c'est avec elle qu'il tourne La Femme sur la Lune (Die Frau im Mond, 1929), où il explore à nouveau la science-fiction et imagine de manière réaliste -contrairement au film de Georges Méliès sur le même sujet- ce que pourrait être un voyage sur la Lune. Il travaille sur le scénario de ce film avec le physicien et ingénieur allemand Hermann Oberth qui sera, avec Wernher von Braun, l'un des pères des fusées à longue portée et l'un des pionniers du vol spatial. Fritz Lang quitte l'Allemagne peu de temps après. Il s'exile à Paris, où il retrouve Erich Pommer et où il réalise pour lui, en 1934, Liliom avec celle qui sera sa dernière compagne, Lily Latté. Le 6 juin 1934, il part pour les États-Unis, suivant les traces de Friedrich Murnau, Ernst Lubitsch, Josef von Sternberg et Erich von Stroheim, autres cinéastes allemands et viennois, émigrés à Hollywood. À Hollywood, Fritz Lang réalise d'abord une trilogie réaliste et sociale, Furie, un pamphlet sur le lynchage et la volonté de puissance, J'ai le droit de vivre (You Live Only Once, 1937), une tragédie sur un couple pourchassé par la police inspirée par l'histoire de Bonnie et Clyde, et Casier judiciaire (You and Me, 1939), une fantaisie sur l'inutilité du vol, pour laquelle Kurt Weill écrit une musique. Le premier film parlant de Fritz Lang est M le maudit M est le titre original  réalisé en 1931. Retrospectivement, le cinéaste le regardera comme « son préféré »20. Pour son premier film parlant, Fritz Lang utilise la bande son comme élément dramatique. L'horloge sonore évoque l'attente et l'inquiétude de la mère d'Elsie Beckman, la première victime. L'air Dans le palais du roi de la montagne, extrait de la musique de scène d'Edvard Grieg Peer Gynt, est siffloté par l'assassin, annonçant tel un leitmotiv son passage à l'acte. Le scénario de Fritz Lang et de son épouse Thea von Harbou, spécialiste du feuilleton populaire, se réfère troubles sociaux de cette époque de l'histoire allemande, conséquence plus ou moins directe de la crise de 1929. Le film tout entier est un reportage20. Du moins est ce ainsi que l'a conçu son auteur. M le maudit s'inspire en particulier d'un fait divers, l'affaire du « vampire de Düsseldorf », mais pas uniquement. Le pays est alors pris en étau par le nationalisme montant et le chômage de masse. Ce sont le drame du destin et le thème du Bien et du Mal qui intéressent le cinéaste, auteur d'une réflexion sur les procédures de jugement : une des scènes du film montre, en effet, le procès du meurtrier, qu'interprète Peter Lorre, par un tribunal constitué par la pègre organisée. Fritz Lang emploie de vrais criminels et délinquants, sortis de prison pour l'occasion. Le premier titre devait être Mörder unter uns - en français, Les assassins sont parmi nous. Les nazis qui y verront une critique finiront par l'interdire quelques années plus tard. Noël Simsolo, historien et critique de cinéma, auteur de nombreuses études dont une sur Fritz Lang, rapporte une anecdote intéressante : un jour, alors que Lang se rendait aux studios de Staaken pour le tournage de son film, un directeur nazi lui refuse l'entrée, car le titre du film était encore Les assassins sont parmi nous et pouvait laisser croire que les nazis étaient visés. Ce n'est que pendant le tournage que Lang changea le titre en M, après avoir tourné la scène où Peter Lorre se fait inscrire un M à la craie par un délinquant. Dans les années 1950, à l'exception d'un film de guerre, Guérillas (American Guerrilla in the Philippines, 1950), d'un western romantique avec Marlene Dietrich, L'Ange des maudits (Rancho Notorious, 1952) et d'un film d'aventures, Les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet, 1954), il tourne surtout des mélodrames, des films à suspense ou des films noirs : Le démon s'éveille la nuit (Clash By Night, 1952), La Femme au gardénia (The Blue Gardenia, 1953), Règlement de comptes (The Big Heat, 1953), Désirs humains (Human Desire, 1954), d'après la Bête humaine d'Émile Zola et remake du film de Jean Renoir du même nom, La Cinquième Victime (While The City Sleeps, 1956) et L'Invraisemblable Vérité (Beyond a Reasonable Doubt, 1956). Dans Les Contrebandiers de Moonfleet, Lang tourne en Cinémascope. À propos de ce procédé, Jean-Luc Godard lui fera dire dans le film Le Mépris (film lui-même en Scope) : « ce n'est pas fait pour des hommes, c'est fait pour les serpents [il fait le geste], pour les enterrements29. »

    À l'avènement du Troisième Reich, Joseph Goebbels, ministre de la propagande, qui, comme Hitler, admirait ses films (notamment Die Nibelungen et Metropolis), aurait convoqué Fritz Lang pour lui proposer de prendre la tête du département cinématographique de son ministère24. Selon ses propres dires25, Fritz Lang aurait poliment décliné l'offre en précisant que sa mère était d'origine juive. Toujours d'après lui, Goebbels lui aurait répondu : « Monsieur Lang, c'est nous qui décidons qui est aryen26. » Certains critiques ou spécialistes, comme Michel Ciment, mettent en doute l'authenticité de ce témoignage27.

    Dès avril 1933, il divorce de Thea von Harbou, qui soutient le projet nazi. La séparation de corps était bien antérieure, et dès 1928 Fritz Lang trompait sa femme. Noël Simsolo note, dans son étude sur Lang, que Thea von Harbou a introduit dans ses films, notamment Les Nibelungen et Metropolis, des éléments nationalistes et conservateurs. Du reste, Lang en avait conscience et partageait alors les idées de son épouse28.

    Le producteur Darryl Francis Zanuck lui permet de tourner deux westerns où il intègre son thème favori, la vengeance ; il tourne ainsi Le Retour de Frank James (The Return of Frank James, 1940) et Les Pionniers de la Western Union (Western Union, 1941). Il tourne ensuite une série de films d'espionnage anti-nazis, très en vogue à Hollywood durant la Guerre, comme Chasse à l'homme (Man Hunt, 1941), Les bourreaux meurent aussi (Hangmen Also Die!, 1943), écrit avec Bertolt Brecht, Espions sur la Tamise (Ministry of Fear, 1944) et Cape et Poignard (Cloak and Dagger, 1945).

    Devenu aveugle, Fritz Lang régularise en 1971 presque trente années de vie conjugale en épousant Lily Latté. Il meurt en 1976, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Il repose au cimetière du Forest Lawn Memorial Park des collines d'Hollywood à Los Angeles en Californie.

    Ce sont les critiques de la Nouvelle Vague, en particulier Claude Chabrol, qui mettent en évidence la figure du cinéaste fondateur Fritz Lang et la font émerger au-delà de quelques chefs-d'œuvre expressionnistes. François Truffaut dénonce dans les Cahiers du cinéma les « historiens du cinéma et les critiques [américains] [...] [qui] ne reconnaissent pas son génie quand il signe des films d'espionnage, des films de guerre, ou simplement des films policiers31. »