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  1. Bernard Erasme von Deroy — Wikipédia

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    • Carrière militaire
    • Enfance
    • Conséquences
    • La bataille

    Bernard Erasme von Deroy, né le 11 décembre 1743 à Manheim en Bavière et mort le 23 août 1812 à Polotsk en Russie, est un général de division bavarois du Premier Empire. Originaire du Palatinat, sa carrière militaire commença peu après le déclenchement de la guerre de Sept Ans. Pendant les guerres de la Révolution française, il servit d'abord du côté de la Coalition contre les armées révolutionnaires, puis combattit en tant qu'allié du Premier Empire au cours des guerres napoléoniennes. Deroy et son homologue Carl Philipp von Wrede furent les principaux représentants de l'armée bavaroise sous le règne de Napoléon Ier. Issu d'une famille de militaires, Deroy entra dans l'armée en qualité d'officier alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Il obtint par la suite tous les grades jusqu'à celui de général juste avant le début de la guerre de la Première Coalition. Il défendit sa ville natale de Mannheim contre l'armée républicaine française jusqu'à sa reddition en 1795. En 1800, il combattit de nouveau comme allié de l'Autriche en conduisant une brigade de troupes bavaroises au combat. À l'époque où Napoléon fut couronné empereur des Français, la Bavière s'était rangée du côté de la France et Deroy dirigea une division avec compétence lors des guerres de 1805, 1806, 1807, 1809 et 1812. Il fut mortellement blessé pendant la campagne de Russie à la bataille de Polotsk, le 23 août 1812. Le jeune Deroy embrassa la carrière militaire dès lâge de sept ans, en entrant comme enseigne dans le régiment du comte palatin commandé par le duc Charles II Auguste de Palatinat-Deux-Ponts. Il participa à la guerre de Sept Ans et notamment à la bataille de Rossbach en 1757. Promu lieutenant en 1761, il devint capitaine en 1763 à la suite de la paix de Hubertusbourg puis commanda une compagnie de grenadiers à partir de 1774. Il fut ensuite nommé major de son régiment avant d'être transféré au régiment d'infanterie de Rodenhausen avec le grade de lieutenant-colonel en 1784. En 1787, il fut fait colonel commandant du régiment de Deux-Ponts, son ancienne unité, qui fut transformé la même année en 1er régiment d'infanterie bavarois. Deroy se fit alors remarquer comme un officier dévoué et efficace3. Il fut élevé au grade de général-major en 1794. La même année, il fut nommé commandant militaire de Mannheim auprès du gouverneur baron von Belderbusch et fut chargé du commandement de la tête de pont de cette ville. Le 10 octobre, la division française du général Martial Vachot arriva sur les lieux et entama à partir de la mi-décembre un bombardement des positions ennemies. Deroy, qui disposait de 3 000 hommes et de 67 canons, fit de son mieux pour résister et repoussa une offre de reddition, mais sa position devint de plus en plus précaire à mesure que le bombardement s'intensifiait et il entra en négociation avec les Français le 25 décembre4. À l'issue des pourparlers, la tête de pont fut remise aux troupes républicaines et quatre bataillons autrichiens furent faits prisonniers5. L'année suivante, Mannheim fut assiégée et Belderbusch capitula le 20 septembre 1795. Toute la garnison, composée exclusivement de troupes bavaroises à l'exception d'un bataillon autrichien, et 471 canons tombèrent aux mains des Français6. Deroy fut autorisé à quitter la ville le 22 septembre7. Au début de la campagne d'Allemagne en 1800, Deroy prit le commandement de la 1re brigade du corps auxiliaire palatino-bavarois dirigé par le lieutenant-général Christian de Deux-Ponts, destiné à servir aux côtés des troupes autrichiennes. Il avait sous ses ordres le bataillon de grenadiers Reuss, le bataillon d'infanterie légère Metzen et les bataillons de ligne Minucci, Zettwitz, Spreti et Schlossberg. Le 5 juin, à Thionville, il résista à l'offensive des divisions françaises de Richepanse et de Ney et permit au reste de l'armée de faire retraite en bon ordre. Le 27 juin, lors du combat de Neubourg, Deroy s'engagea dans la plaine entre Oberhausen et Unterhausen face à la division française du général Montrichard. Le général Carl Philipp von Wrede se porta dans le même temps avec ses troupes sur l'aile droite des Français, contraignant ces derniers à reculer. Le commandant en chef de l'armée autrichienne, Pál Kray, ne sut pas tirer parti de la situation et Montrichard, qui avait reçu le renfort de la division Grandjean, reprit sa progression. Insuffisamment soutenue, la brigade Deroy fut contrainte de battre en retraite8. En 1801, Deroy devint membre d'une commission créée à l'instigation du prince-électeur de Bavière Maximilien IV afin de procéder à une réorganisation de l'armée. Dans l'exercice de ses fonctions, il introduisit en 1804, conjointement avec Wrede, de nouvelles réglementations militaires inspirées des réformes menées en 1788 par un certain Karl Theodor. Parallèlement à cette activité, il commanda à partir de 1803 la brigade de Basse-Bavière, composée du bataillon léger Metzen et de quatre bataillons de ligne, avec quartier-général à Landshut. À partir du 18 mars 1804, il se vit également confier la charge d'inspecteur de la Basse-Bavière, dans une zone regroupant les garnisons de Landshut, Straubing, Passau, Amberg et Ingolstadt. Il fut promu lieutenant-général la même année14. En 1805, la Bavière se rallia à la France et Deroy fut fait grand-aigle de la Légion d'honneur par Napoléon le 16 mars de la même année. Il prit alors la tête d'une division de l'armée bavaroise qui était rassemblée à Amberg et Ulm pour s'opposer à une éventuelle agression de l'Autriche. Cette division, cantonnée à Amberg, était forte de 17 bataillons d'infanterie, 10 escadrons de cavalerie et trois batteries d'artillerie, répartis en trois brigades sous les ordres des généraux Minucci, Marsigli et Mezanelli15. Au mois de septembre, face à l'avancée des forces autrichiennes, l'armée bavaroise se replia au nord de la rivière Main16. S'étant retiré sur Bamberg entre le 24 et le 25 septembre, Deroy fit sa jonction avec le corps français du maréchal Bernadotte au début du mois d'octobre17. La Grande Armée de Napoléon contraignit rapidement les troupes autrichiennes du général Mack à capituler dans Ulm le 20 octobre, ce qui permit au contingent bavarois d'aller combattre dans le Tyrol18. La division Deroy participa dans un premier temps à la poursuite du corps de Kienmayer et atteignit Salzbourg à la fin du mois d'octobre, où elle fut chargée de lutter contre les forces autrichiennes de l'archiduc Jean qui occupaient les montagnes19. Le 1er novembre, le colonel bavarois Pompei s'empara d'un certain nombre de positions à proximité de Lofer, au sud-ouest de Salzbourg. Encouragé par ce succès, Deroy ordonna une attaque sur le col de Strub, à 8 km à l'ouest de Lofer. L'endroit était défendu par les 1 500 hommes de la brigade autrichienne Saint-Julien, soutenue par de la milice et des irréguliers tyroliens. L'assaut se solda par un échec sanglant : entre 1 200 et 1 800 Bavarois furent mis hors de combat20, parmi lesquels Deroy, blessé d'une balle de pistolet21. De son côté, Saint-Julien ne perdit que 200 hommes et un canon20. Conduit à Lofer puis à Munich pour sa convalescence, Deroy prit ensuite le commandement des troupes d'occupation du Tyrol et du Vorarlberg22. Rentré à Munich avec ses troupes le 24 janvier 180623, Deroy fut décoré de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière fondé par le nouveau roi24. Il travailla à la même époque avec d'autres généraux à un projet de renforcement de l'armée bavaroise23. Avec le début de la campagne contre la Prusse, celle-ci entra en campagne à la fin du mois de septembre et la division Deroy fut intégrée au IXe corps du prince Jérôme Bonaparte, le plus jeune frère de Napoléon25. En novembre, la 1re division bavaroise de Deroy mit le siège devant Glogau. Après que les Bavarois eurent été remplacés par une division wurtembergeoise, la place capitula le 2 décembre. Deroy marcha ensuite sur Breslau, où sa division arriva le 18 décembre. Les 22 000 hommes du corps de Jérôme encerclèrent la ville jusqu'au 6 janvier 1807, date à laquelle la forteresse se rendit, livrant 5 300 prisonniers et 268 aux assiégeants. Les pertes bavaroises ne s'élevaient qu'à 259 hommes. Deroy continua sa progression et, avec 13 000 hommes, fit le siège de Brieg, dont les 1 450 défenseurs capitulèrent à leur tour le 17 janvier26. Le général bavarois assiégea alors Kosel à partir du 24 de ce mois, mais la ville résista à toutes les attaques27. Le 5 mars, Deroy reçut l'ordre de transformer le siège en simple blocus et de transférer les canons de siège à Breslau28. Passé sous les ordres du général Dominique René Vandamme, il contribua à la prise de Glatz le 24 juin avant de faire mouvement avec 6 500 hommes contre Silberburg, qu'il bombarda les 28 et 29 juin, mais là encore la garnison prussienne refusa de déposer les armes. La paix de Tilsit mit fin aux engagements29. À cette période, la division Deroy, constituée de trois brigades aux ordres des généraux Rechberg, Raglovich et Zandt, alignait 10 400 fantassins, 1 000 cavaliers et 24 canons. Vers la fin de l'année 1808, il fut fait membre du Conseil privé de Bavière30. Au commencement de la guerre de la Cinquième Coalition en 1809, Deroy transmit le commandement de la 1re division au prince héritier Louis de Bavière pour prendre la tête de la 3e division du VIIe corps d'armée. Son unité se composait des 5e, 9e, 10e et 14e régiments d'infanterie de ligne, des 5e et 7e bataillons d'infanterie légère, du régiment de dragons Taxis, du régiment de chevau-légers Bubenhoven et de 18 canons31. Après l'invasion du royaume par les troupes autrichiennes, Deroy occupa la rive ouest de l'Isar en face de Landshut le 16 avril. Au cours d'un engagement très bref, chaque camp perdit entre 150 et 200 tués ou blessés. Lorsqu'une colonne autrichienne franchit la rivière en amont à Moosburg, Deroy recula sur Siegenburg en passant par Pfeffenhausen32. Sous les ordres du maréchal François Joseph Lefebvre, il assista sans être engagé à la bataille d'Abensberg le 20 avril33. Le 21 avril, tandis que Napoléon remportait la bataille de Landshut au sud, Deroy fut confronté au IVe corps d'armée autrichien du prince Franz Seraph von Rosenberg-Orsini. S'avançant à la droite du IIIe corps français commandé par le maréchal Louis Nicolas Davout, ses troupes s'emparèrent du village de Schierling. Les Bavarois ne progressèrent pas plus loin ce jour-là et les attaques de Davout furent également interrompues. Les Bavarois comptaient environ 150 hommes hors de combat, les Français 1 500 et les Autrichiens 3 00034. Après la victoire de Napoléon à Wagram les 5 et 6 juillet 1809, Lefebvre et Deroy réoccupèrent Innsbruck. Lors de la troisième bataille de Bergisel le 13 août, 18 000 Tyroliens infligèrent une sérieuse défaite aux 3 000 soldats de Deroy. Les Bavarois comptèrent 200 tués et 250 blessés dans leurs rangs alors que les insurgés perdirent 100 morts et 220 blessés. Emmenant avec lui plusieurs otages, Lefebvre ordonna la retraite et le Tyrol fut entièrement évacué par les Bavarois à partir du 18 août45. Le 17 octobre, les Tyroliens furent néanmoins surpris et sévèrement battus à Bodenbichl par les troupes du général-major Rechberg. À la suite de cet événement, les trois divisions du VIIe corps reprirent le contrôle du Tyrol46. Les troupes du général Wrede triomphèrent à la quatrième bataille de Bergisel le 1er novembre et la rébellion fut écrasée47. Deroy fut élevé au grade de General der Infanterie (général de l'infanterie) le 1er janvier 181148. Lorsque débuta l'invasion de la Russie par Napoléon en 1812, Deroy commandait la 19e division d'infanterie appartenant au VIe corps du général Laurent de Gouvion-Saint-Cyr49. Découragé, le général écrivit une lettre au roi Maximilien-Joseph le 22 juin dans laquelle il se demandait comment lui et ses hommes allaient bien pouvoir survivre50. L'avancée en territoire russe était difficile et il rapporta à son souverain que la nourriture était mauvaise et les uniformes et les chaussures des soldats usés jusqu'à la corde. Pour toutes ces raisons, écrivait-il, la discipline s'était considérablement dégradée, le moral des troupes s'était effondré et les soldats étaient beaucoup moins enclins à obéir aux ordres51. La première bataille de Polotsk s'engagea le 16 août. Le maréchal Nicolas-Charles Oudinot y menait les IIe et VIe corps de la Grande Armée contre le Ier corps russe du général Pierre Wittgenstein52. Le premier jour des combats, les 30 000 soldats russes défirent les 24 000 hommes du camp d'en face et Oudinot fut blessé. Saint-Cyr prit alors le commandement et replia la plus grande partie de son armée sur la rive sud de la Dvina dans la nuit du 17 au 18 août. À 15 h, Saint-Cyr attaqua les Russes par surprise, avec le VIe corps bavarois à droite, le IIe corps français au centre et la cavalerie française à gauche. Soutenue par le feu de 30 pièces d'artillerie, la 19e division de Deroy prit d'assaut le village de Spas tandis que la 20e division de Wrede progressait plus à droite53. Au cours de cette attaque, Deroy fut frappé à l'abdomen par une balle de fusil et dut être remplacé au pied levé par le général Wrede. Il succomba à sa blessure le 23 août 1812 à 7 h du soir. Selon son biographe Heilmann, ses derniers mots furent : « je meurs dans l'exercice de mon devoir, et m'abandonne désormais à la volonté du Tout-Puissant. Dieu sauve le roi ! » Il fut inhumé dans le cimetière de l'église Saint-Xavier de Polotsk. En reconnaissance de ses services, un titre de noblesse fut attribué à sa femme et à son fils aîné. Le jour même de sa mort, Napoléon le nomma comte de l'Empire français avec une donation de 30 000 francs. Le décret, signé quatre jours après le décès du général, fut confirmé et étendu à tous les membres de sa famille en 182054.

    Bernard Erasme von Deroy naquit le 11 décembre 1743 à Mannheim, dans l'électorat de Palatinat1, de l'union de Matthaüs Wilhelm Bertram de Roye et de Christina Hofstatt. Son père, un général, était le représentant d'une lignée de militaires qui, en un siècle et demi, avait donné six généraux et plusieurs colonels. La famille de Roye de Wichen était originaire de Picardie et son existence remontait au XIIIe siècle. D'abord installée dans les Pays-Bas, elle avait dû quitter cette région au XVIe siècle à cause de sa fidélité à la foi catholique, mal perçue dans le contexte de la Réforme, et s'était alors fixée dans le Palatinat où plusieurs de ses membres étaient entrés au service de l'électeur. Le père de Deroy, en récompense de sa valeur à la tête des armées palatines, fut même accepté au sein de la noblesse impériale allemande le 23 juillet 17642.

    Cette série de défaites autrichiennes prit fin avec la conclusion d'une trêve le 15 juillet 18009. Un armistice fut signée à la fin du mois de novembre, époque à laquelle l'archiduc Jean d'Autriche, un homme jeune et inexpérimenté, concentra 15 762 Bavarois et Wurtembergeois derrière l'Inn à l'ouest de Braunau. Le gros de l'armée de Jean, soit 65 500 hommes, était stationné à l'est10. Au sein de la division bavaroise de Deux-Ponts, Deroy commandait le bataillon de grenadiers Reuss, le bataillon d'infanterie légère Mentzen et les bataillons de ligne Schlossberg, Stengel et Minucci. Avec la brigade Wrede, le contingent bavarois alignait 7 071 fantassins, 828 cavaliers et 26 pièces d'artillerie11. Après Eckmühl et la petite bataille de Neumarkt-Sankt Veit le 24 avril, Napoléon demanda au maréchal Lefebvre de s'emparer de Salzbourg et d'aller secourir la garnison bavaroise de la forteresse de Kufstein38. Au début du mois de mai, des irréguliers autrichiens et tyroliens défirent une brigade de la 3e division bavaroise commandée par le général-major Vincenti, qui tentait de rejoindre Kufstein. En réaction, l'Empereur ordonna à Lefebvre d'organiser une opération de secours de grande ampleur39. Le 11 mai, Deroy dégagea les 576 hommes de la garnison qui résistaient depuis un mois40. Avec les divisions Wrede et Deroy, Lefebvre infligea ensuite une défaite au général autrichien Jean-Gabriel du Chasteler à la bataille de Wörgl le 13 mai. Chasteler, qui était chargé de soutenir la rébellion du Tyrol, reçut l'ordre d'abandonner la région peu après41.

    À la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800, les Bavarois marchaient avec la colonne de centre-gauche, placée sous le commandement de Johann Kollowrat et de l'archiduc Jean en personne. En début de matinée, Kollowrat refoula la 108e demi-brigade de ligne française et engagea trois des bataillons de Deroy pour permettre à l'attaque de continuer. Les forces alliées entrèrent toutefois rapidement en contact avec la principale ligne de résistance sous les ordres du général Emmanuel de Grouchy et furent refoulées par une puissante contre-attaque. Deux-Ponts envoya également deux bataillons bavarois au sud à la recherche de la colonne de gauche du général Johann von Riesch, qui tardait à arriver sur les lieux12. À la place de Riesch, la division française du général Richepanse émergea des bois situés dans le dos des troupes de Kollowrat. Après un combat acharné, la colonne de Kollowrat fut encerclée de trois côtés par les divisions Richepanse, Grouchy et Ney. Dans la débâcle qui s'ensuivit, Deroy et 18 autres officiers bavarois furent faits prisonniers, tout comme des milliers de soldats autrichiens et bavarois. Deux-Ponts parvint à s'enfuir en enfourchant un cheval d'artillerie et l'archiduc lui-même n'échappa que de justesse à la capture13. Innsbruck fut occupée dans la foulée, mais la 3e division de Deroy fut attaquée le 25 mai lors de la première bataille de Bergisel. Sur un effectif total de 4 000 soldats et 12 canons, les Bavarois perdirent entre 20 et 70 tués et de 100 à 150 blessés. Les Autrichiens et les Tyroliens commandés par Andreas Hofer déplorèrent de leur côté 50 tués et 30 blessés. Découragés par le manque de soutien de la population locale, les Tyroliens se replièrent au sud42. Ils repartirent toutefois à l'attaque le 29 mai au cours de la deuxième bataille de Bergisel. Deroy, avec 5 240 soldats et 18 canons, parvint malgré tout à défendre sa position, au prix de 87 tués, 156 blessés et 53 disparus. Les troupes adverses, composées de 1 200 réguliers autrichiens et de 13 600 Tyroliens, laissèrent sur le terrain 90 tués et 160 blessés43. À court de vivres et de munitions, Deroy dut cependant évacuer Innsbruck le 30 mai et se retira sur Kufstein44.

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