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      • Paraguay (/ ˈpærəɡwaɪ /; Spanish pronunciation: [paɾaˈɣwaj] (listen), [paɾaˈɰwaj]), officially the Republic of Paraguay (Spanish: República del Paraguay; Guarani: Tetã Paraguái), is a country in South America. It is bordered by Argentina to the south and southwest, Brazil to the east and northeast, and Bolivia to the northwest.
      en.wikipedia.org/wiki/Name_of_Paraguay
  1. Paraguay - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Name_of_Paraguay

    Nov 18, 2020 · Paraguay is a developing country. With around seven million inhabitants, Paraguay is a founding member of Mercosur, an original member of the United Nations, the Organization of American States, the Non-Aligned Movement and the Lima Group. Also, the city of Luque, in Asuncion's Metropolitan Area, is the seat of the CONMEBOL.

  2. COVID-19 pandemic in Paraguay - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › COVID-19_pandemic_in_Paraguay

    1 day ago · Paraguay's economy will contract 2.5% until 5% in 2020 due to the halt in economic activities brought on by social isolation measures to contain the coronavirus. The projection is a stark turnaround from the Central Bank of Paraguay in December 2019 estimate of 4.1% growth in the year.

  3. Miss Paraguay - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Miss_Paraguay

    6 days ago · Miss Paraguay is a national Beauty pageant in Paraguay.The contest has responsibility to select its winner to the Miss Universe.In addition, delegates for regional competitions are also selected such as Reina Hispanoamericana, Miss Continente Americano and Miss América Latina

    • Promociones Gloria
    • Asunción
    • Confidently Beautiful
    • Paraguay
  4. Paraguay — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Paraguay
    • Généralités
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    Le Paraguay (en guarani Paraguái, en espagnol República del Paraguay), en forme longue la république du Paraguay, est un pays d'Amérique du Sud sans accès à la mer. Son territoire compte deux régions différentes séparées par la rivière Paraguay : la partie orientale, qui est la plus peuplée, et l'occidentale, qui intègre le Chaco Boreal ou Gran Chaco (le Chaco est une région naturelle qui s'étend de la Bolivie centrale à l'Argentine septentrionale incluse). Entouré par le Brésil, la Bolivie et l'Argentine, le Paraguay occupe une superficie de 406 752 km2, sa population est de 6 862 812 en juillet 20161, sans compter une diaspora de centaines de milliers de Paraguayens, notamment en Argentine, où ils ont souvent fait souche. Sa capitale est Asunción. La surface totale officielle du Paraguay est de 406 752 km2, constituée, en chiffres arrondis, d'une aire terrestre de 397 300 km2 et d'un espace aquatique de 9 450 km23. Le Paraguay est un pays d'Amérique latine. Le Paraguay ne possédant pas d'accès à la mer, il est entouré par environ 3 450 km de frontières terrestres et fluviales. Ce pays possède une triple frontière avec le Brésil et l'Argentine. Ces trois pays sont séparés par la rivière Iguazu et le fleuve Parama12. De chaque côté de la frontière, un obélisque aux couleurs de son pays est érigé13. Ce pays américain possède une frontière avec l'Argentine de 2 531 km, avec la Bolivie de 753 km, et avec le Brésil de 1 371 km14.

    Le point culminant est le Cerro San Rafael, de 850 mètres d'altitude4. Le point le plus bas se situe au point de confluence entre le Paraguay et le Paraná, les deux plus grands cours d'eau, à 40 m d'altitude environ5. La surface irriguée du Paraguay est estimée à 670 km2 (donnée de 1993). Le fleuve Paraguay divise le pays en deux parties, le Paraguay oriental et le Paraguay occidental6.

    Le pays était couvert, à l'est du fleuve Paraguay et au nord d'Asunción, de forêts tropicales denses, et près du fleuve Paraguay, de zones marécageuses. Au sud, de vastes zones inondables puis, se rapprochant du fleuve Paraná, de nouveau une forêt tropicale humide. À l'ouest, région du Chaco paraguayen, existaient au nord d'Asunción des forêts d'arbres de régions sèches (notamment le quebracho), de vastes zones de savanes et buissons de climat sec et une végétation de zone tropicale inondable. On rencontre encore dans les deux régions des variétés de palmiers. Par contre, le processus de dégradation s'est accéléré dans la région orientale depuis quelques décennies. Plus de 8 000 espèces de plantes ont été recensées au Paraguay, parmi lesquelles environ 15 % sont utilisées comme plantes médicinales (stévia, citronnelle paraguayenne)7. Toutes ces plantes, sont menacées à cause de la déforestation lié aux cultures de soja. En dix ans, le Paraguay est devenu le quatrième exportateur mondial de soja8 et le sixième exportateur de bétail9. De plus, le soja est devenu le moteur principal de la croissance du pays. « Le Paraguay est le champion de la déforestation », a déclaré lancien ministre de lEnvironnement José Luis Casaccia. « Seulement 13 % de la forêt originale de la partie orientale du pays subsiste encore, et si on continue comme ça, dans trente ans, il ny aura plus un arbre », a-t-il ajouté10.

    Le climat, sub-tropical humide, peut laisser place en hiver à des périodes de froid, celui-ci montant depuis le Sud de l'Argentine. Les pluies sont importantes dans l'Est, alors que le climat est semi-aride dans l'Ouest où existent au sud et sud-ouest des régions inondées chaque année (département de Villa Hayes, abords du fleuve Pilcomayo, frontière avec l'Argentine). En été les températures avoisinent 40 °C. L'hiver (juillet-septembre) est le mois le plus froid et sec. En juillet, on peut passer de 25 °C à 5 °C d'une journée à l'autre11.

    L'histoire coloniale du Paraguay est très compliquée en comparaison de celle d'autres parties de l'Empire espagnol des « Indes ». Asunción a d'abord été un poste avancé pour Buenos Aires, puis cette place forte a été détruite par des Indiens. D'abord point de départ d'expéditions à la recherche de l'or des Incas, constatant que d'autres espagnols avaient atteint ce but, elle est devenue le centre administratif et la base de la conquête d'une grande partie du bassin du Rio de la Plata. Elle a constitué jusqu'au début du XVIe siècle la « province Géante des Indes » par défaut, mais a été rapidement démembrée. En effet, alors que les autres provinces voyaient leur territoire délimité  avec toutes les approximations qu'entraînaient les connaissances géographiques limitées de l'époque  c'est à la suite de la « refondation » de Buenos Aires depuis Asunción que, du fait de sa position géographique de port sur l'embouchure du Rio de la Plata, la première a pris l'ascendant et sera élevée à capitale de province, amputant l'aire de la province du Paraguay, puis sera choisie comme siège du nouveau vice-royaume du Rio de la Plata dont le Paraguay ne sera plus qu'une des « intendances ». Les Européens arrivèrent dans la région dans le premier tiers du XVIe siècle (Sebastián Gaboto, Juan de Solis, Aleixo Garcia, etc.), mais le premier acte de la couronne d'Espagne la concernant attribua à Pedro de Mendoza le titre d'« Adelantado » investi  à ses frais et profits (sauf le sixième pour la Couronne), mais pour le roi d'Espagne  de l'exploration et de la conquête du Rio de la Plata en date de 153415. Il s'embarqua en 1535 et érigea en 1536 le (premier) fort de Buenos Aires. Le premier établissement qui deviendra Asunción a été fondé par Juan de Ayolas (18 janvier 1536). Puis sera fondé officiellement le fort d'Asunción par Juan de Salazar (es), le 15 août 1537, le jour de l'Assomption, (d'où son nom initial de « Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción »), au cours d'une expédition pour retrouver un autre explorateur parti de Buenos Aires pour chercher une route vers le pays de l'or (le pays des Incas, le Pérou), le même Juan de Ayolas cité plus haut, le premier à affronter les Indiens Guaranis (« Carios » chez Schmidel16,17).

    Cependant, le système des réductions jésuites soulevait l'hostilité des colons espagnols de première génération et de leurs enfants métis (il n'y avait pas de femmes espagnoles disponibles au XVIe siècle et en nombre insuffisant au siècle suivant), dans la mesure où les ordonnances d'Alfaro soustrayaient les Guaranis à l'encomienda. Des raids de colons désireux de rafler des esclaves furent organisés, et ce d'autant plus facilement que les réductions réunissaient une quantité importante d'Indiens en un même lieu. D'un côté, des colons espagnols tentaient des rancheadas, d'un autre côté, notamment dans les années 1630, des expéditions de chasse aux esclaves étaient organisées par les bandeirantes, colons portugais de la ville de São Paulo, pourtant située à quelque mille kilomètres des réductions de la région de Guaira qu'il fallut déplacer vers le sud. Ce fut une des motivations du roi d'Espagne pour autoriser les Guaranis à s'armer et à constituer des milices. En 1641 eut lieu la bataille du río Mbororé, victoire des Guaranis et de leurs jésuites contre les paulistes. Cependant, l'armement de milices guaranis répondaient aussi aux besoins nés de l'expansion de la colonie portugaise du Brésil, et elles durent intervenir, le plus souvent avec succès, notamment contre l'implantation portugaise de la Nova Colonia de Sacramento, sur le Rio de la Plata en face de Buenos Aires, ce qui conduisit, en 1750, à la signature du traité de Madrid, « traité des frontières » (limites), ou « d'échange » (permuta) entre les monarchies espagnole et portugaise : en échange de l'évacuation par les Portugais de la place de Colonia (aujourd'hui Colonia del Sacramento en Uruguay), zone de contrebande et de menace portugaise sur Buenos Aires, le roi d'Espagne, qui avait pourtant accordé aux jésuites l'administration de la zone, devait faire évacuer sept réductions situées à l'est du fleuve Uruguay et céder ce territoire aux Portugais. Le refus des Guaranis se manifesta par la guerre des Guaranis, de 1754 à 1756, sous l'égide du cacique (chef coutumier) et corregidor (« président » du « conseil municipal » d'une réduction) Nicolàs Ñeengirú21. Après avoir conquis le pouvoir, Alfredo Stroessner dissout le Parlement, interdit les partis d'opposition et purge le Parti Colorado. Tous les quatre ans, le régime organise des élections qui aboutissent chaque fois à la réélection du président. La Constitution est amendée afin de permettre une présidence à vie23. Plusieurs centaines, voire milliers, de personnes sont tuées pour des raisons politiques, au moins 20 000 individus sont torturés, 1,8 million de Paraguayens (environ le tiers de la population) choisissent l'exil pour des raisons politiques ou économiques. Outre le soutien financier reçu des États-Unis, lÉtat paraguayen, grâce à sa situation géographique, fait de la contrebande l'une de ses principales sources de revenu. De l'alcool aux animaux exotiques, en passant par les drogues et les voitures, le volume de la contrebande serait de trois fois supérieur au chiffre officiel des exportations. Le régime de Stroessner emploie amplement la corruption pour conserver la fidélité des Forces armées. Entre 1954 et 1989, quelque 8 millions d'hectares (soit un tiers des terres agricoles du pays) ont été distribués à des proches du pouvoir, principalement des officiers, dont certains ont ainsi pu amasser des fortunes considérables. La forte concentration des richesses et des terres a fait du Paraguay l'un des pays les plus inégalitaires de la planète au cours de cette période23. Alfredo Stroessner est renversé par un coup dÉtat en 1989 et le Brésil lui a offert l'asile politique. Le Parti Colorado lui survit au prix d'une mise au goût du jour : les élections présidentielles sont donc désormais formellement libres. Le Paraguay n'a jamais traduit en justice les principaux responsables des actes de torture et assassinats perpétrés pendant la dictature (seuls quelques policiers et un civil ont été condamnés)23.

    Un « cuartelazo », l'occupation du quartier général militaire à Asunción dans la nuit du 14 au 15 mai 1811 par quelques dizaines d'hommes, est retenu comme date officielle de la proclamation de l'indépendance. En réalité, la proclamation de 1811 fait allégeance à l'Espagne royale. Ce n'est, formellement, que le 1er octobre 1813 que l'indépendance sans aucune référence d'allégeance extérieure sera proclamée par le Congrès qui avait été convoqué pour le 30 septembre. Ainsi, le 16 mai 1811, un triumvirat, qui comprenait le futur docteur Francia, et qui avait été constitué à la suite de l'occupation du quartier général, prit position à l'égard de la Junte qui s'était établie à Buenos Aires, « reconnaissant toujours le malheureux souverain sous les auspices duquel nous vivons (Ferdinand VII), nous unissant et nous confédérant avec la ville de Buenos Aires elle-même », etc. Le 20 juin, les cinq membres (dont le Docteur Francia), d'une Junte désignée par le Congrès de la province du Paraguay prêtèrent serment de n'obéir à aucun autre souverain que Ferdinand VII. Le 12 octobre 1811 fut signé avec Buenos Aires un traité de commerce, sur les frontières et d'amitié qui, dans son article 5, consacra la reconnaissance par Buenos Aires de l'indépendance du Paraguay. Négocié principalement par le docteur Francia, celui-ci, après avoir patiemment éliminé ses rivaux et tissé un réseau dans le pays, deviendra d'abord consul aux côtés de Fulgencio Yegros (désignation par un Congrès le 12 octobre 1813), puis « dictateur temporaire » élu pour cinq ans le 3 octobre 1814 par un autre Congrès, et enfin un dernier Congrès le désignera « Suprême Dictateur à vie » le 30 mai 1816. Il le restera en effet jusqu'à sa mort survenue le 20 septembre 1840. Très controversé, son « règne », isolant presque complètement le pays du monde extérieur, a permis d'épargner au Paraguay les troubles constants qui ont agité les autres ex-colonies espagnoles et l'alphabétisation de la quasi-totalité de la population, même si l'enseignement était interdit, sauf exception, au-delà de ce que nous appellerions l'école primaire. La paix a permis à la population de jouir d'un relatif bien-être. Après un bref intermède militaire, il a été remplacé après sa mort par Carlos Antonio López, personnage aussi étrange, mais conscient que le pays ne pourrait demeurer éternellement fermé, celui-ci réitéra la proclamation de l'indépendance en 1842 afin de mettre un terme aux prétentions périodiques de Buenos Aires sur l'ancienne intendance. Il ouvrit précautionneusement les frontières, important des savoir-faire et des équipements modernes (chemin de fer, chantiers navals, etc.) et donna au pays une puissance économique pouvant permettre au pays de rivaliser avec celle de ses voisins, puissance relative concentrée géographiquement, ce qui était susceptible de lui conférer un avantage. Carlos Antonio Lopez, conscient que le temps travaillait contre le Paraguay, consacra une part notable des ressources à un effort militaire. Le Congrès l'autorisa en 1856 à désigner un successeur intérimaire par pli scellé. Il décéda le 10 septembre 1862 et le successeur en question était l'un de ses fils, Francisco Solano López, qu'il avait nommé à la tête de l'armée et qu'il avait envoyé conduire diverses ambassades auprès des puissances de l'époque. Ce dernier convoqua un Congrès pour le 12 octobre 1862 qui le « choisit » comme président. Fort des moyens économiques laissés par son père, il se prépara à la guerre qui devait éclater en 1864 avec le Brésil, puis en début 1865 avec l'Argentine et l'Uruguay, les trois pays se liguant par le traité de la Triple-Alliance (1er mai 1865). Le poids relatif du Paraguay inquiétait ses voisins. Son refus de se plier aux exigences du libre commerce22 prôné par la Grande-Bretagne et déjà les États-Unis déplaisait aux intérêts argentins et brésiliens. Devant le grignotage par le Brésil des territoires à la frontière indéfinie du Nord-Est, le Paraguay réagit par un coup de main réussi[Quoi ?] au sud du Mato Grosso[réf. nécessaire]. Considérant que les opérations menées en Uruguay par le Brésil et ses alliés uruguayens (Venancio Flores, également proche de Mitre qui dirigeait l'Argentine) mettaient en cause les équilibres politiques dans le Río de la Plata, ce qui n'était pas infondé, Francisco Solano Lopez demanda à l'Argentine le libre passage de ses troupes pour atteindre l'Uruguay. La réponse tardant, très probablement à dessein, il expédia des troupes importantes au travers du territoire argentin. Le Paraguay déjà en guerre avec le Brésil, c'était là une occasion pour l'Argentine d'en finir avec les prétentions paraguayennes sur son actuelle province de Misiones. L'intervention de l'Uruguay désormais dirigée par Flores, n'a répondu qu'à un échange de bons procédés à titre personnel entre ce dernier et Mitre. En bref, les actes de guerre du Paraguay, dans le cas du Brésil répondant à sa pression militaire, n'ont fait qu'avancer une confrontation vraisemblablement inéluctable compte tenu de l'occupation de plus en plus serrée des territoires incontrôlés qui séparaient les pays d'Amérique latine entre eux. Francisco Solano Lopez, si ses décisions étaient compréhensibles, satisfaisait aussi sans doute ses rêves de gloire que la diplomatie, qu'il avait pourtant exercée avec un certain succès sous la direction de son père, ne comblait pas. Le Paraguay s'engagea dans un conflit qui, de bilatéral, se transforma donc en « guerre de la Triple-Alliance » contre ses trois ennemis coalisés, l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay (1865-1870). Les buts de guerre inscrits dans le traité de 1865 comprenaient l'attribution au Brésil et à l'Argentine des territoires qu'ils revendiquaient et l'imposition de la clause de la nation la plus favorisée, en finissant avec le protectionnisme qui avait permis le développement relatif du pays. Conduite imprudemment sur le plan stratégique dès le début de la guerre, quatre années ne furent que celles d'un lent repli avant la quasi-extermination de son peuple. Défait, l'acharnement principalement des armées brésiliennes et la résistance obstinée de Francisco Solano Lopez aboutit à sa mort au combat et à la dévastation complète de la partie peuplée du pays, les enfants d'environ quatorze ans étant enrôlés, à la réduction de sa population à une fraction de ce qu'elle était auparavant (probablement entre un tiers et la moitié), causant un déséquilibre démographique inouï entre les sexes (un homme pour deux à quatre femmes). La polygamie de fait se pratiquera par la force des choses et, compte tenu de la courte espérance de vie, le rééquilibrage démographique sera atteint une soixantaine d'années plus tard. Il y perdit aussi des territoires qu'il contrôlait mal autour de son actuelle région à l'est des fleuves Paraguay et Rio Paraná. Comme l'Uruguay, le pays devint « pays tampon » entre l'Argentine et le Brésil et connaîtra, désormais, une existence alignée sur celle des autres pays de la région : instabilité politique, exploitation du territoire par des intérêts d'abord anglo-argentins, puis aussi anglo-brésiliens. Ainsi exploitée, l'économie ne se rétablit au niveau antérieur à la guerre qu'une cinquantaine d'années plus tard. Le Paraguay dut affronter une deuxième guerre, la guerre du Chaco (1932-1935). Attaqué par la Bolivie, il gagna aux dépens de celle-ci la plus grande partie du Chaco qu'elle revendiquait. En fait, la région conquise n'était contrôlée par aucun pays à l'exception de ses franges, situation fréquente entre les anciennes colonies espagnoles et portugaises d'Amérique latine, qui a donné lieu au renouvellement de la théorie juridique dite de « l'uti possidetis juris : la terre appartenait à celui qui l'occupait, encore fallait-il prouver le caractère effectif de l'occupation et tenter de s'appuyer sur des titres. L'essentiel du territoire qui lui a été alors reconnu ne comprenait pas de ressources économiques notables (la thèse largement diffusée selon laquelle elle aurait été déclenchée pour y rechercher du pétrole sous l'influence américaine ne repose sur rien de sérieux), la principale ressource, le quebracho, un arbre à croissance lente au tronc riche en tanin alors indispensable aux industries du cuir, étant déjà sous souveraineté de fait paraguayenne et sous domination économique argentine le long du Haut-Paraguay.

    C'est après la fin de cette guerre que les forces politiques sous l'influence de l'Argentine puis, à moindre titre, du Brésil, regroupées, en synthèse, entre libéraux (les « bleus ») et libéraux nationalistes (les « rouges » ou « colorados »), durent céder le pouvoir à des régimes militaires sous la pression notamment des anciens combattants du Chaco et du Colonel Franco qui fondera le parti « Fébrériste ». L'orientation politique de ceux-ci alla d'une tendance démocratique (José Félix Estigarribia, « général de la victoire » de la guerre du Chaco, élu le 30 avril 1939, décédé dans un accident d'avion le 7 septembre 1940) jusqu'à une tendance influencée par une adaptation locale du fascisme (Général Victor Morinigo, 24 décembre 1940, avec perte progressive d'influence jusquau 12 janvier 1947), pour déboucher, les « colorados » alors dominants, sur une période de guerres civiles (1947), coups d'État et de troubles dont sortira finalement vainqueur le général Alfredo Stroessner en 1954 et renversement de l'influence des deux grands voisins au profit du Brésil. Des élections pour renouveler le président et les deux chambres ont eu lieu le 27 avril 2003. Nicanor Duarte Frutos, du parti Colorado, a été élu président. Le 20 avril 2008, le parti Colorado voyait son règne de plus de soixante ans s'achever avec l'élection de Fernando Lugo, ancien évêque de gauche de l'Alliance patriotique pour le changement (APC), à la présidence du pays. Celui-ci a été déchu de la présidence par le Sénat le 22 juin 2012 et remplacé par son vice-président, Federico Franco. Cette destitution, très controversée, fut notamment qualifiée par la présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner de « coup d'État », et valut au Paraguay une exclusion du Marché commun du Sud (Mercosur), de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) et de la Communauté d'États latino-américains et caraïbes (Celac), qui ne reconnurent pas la légitimité du nouveau gouvernement26. Horacio Cartes est élu en 2013 et Mario Abdo en 2018, tous deux membres du Parti Colorado. Le Paraguay est une république présidentielle. La Constitution de 1992 impose la division des pouvoirs.

    Il bénéficie d'un fort soutien des États-Unis, du Brésil, alors sous dictature militaire, et du Chili après le coup dÉtat. Le président Richard Nixon va jusqu'à déclarer que le régime de Stroessner est un « modèle de démocratie viable pour lAmérique latine ». « Guidé par la main experte du général Stroessner », déclare Gustavo Leigh, l'un des membres de la Junte chilienne derrière Pinochet, en ouverture du troisième congrès de la Confédération anticommuniste latino-américaine en 1977, « le Paraguay a été l'un des premiers en Amérique à dresser des barricades pour se défendre contre le germe communiste, dans une attitude exemplaire pour les peuples américains ». Des officiers américains participent à la formation de leurs homologues paraguayens aux techniques de torture. La plus célèbre, la pileta consistait à plonger des opposants dans une baignoire emplie dexcréments, jusquaux limites de leurs forces24.

    Le régime est également responsable de la sédentarisation forcée et brutale des indigènes Aché à partir de 1967, sédentarisation accompagnée de meurtres et au cours de laquelle des indigènes connurent des conditions de travail proches de esclavage et des enfants furent volés. En 2013, les Aché ont porté plainte contre lÉtat paraguayen pour crimes contre lhumanité et génocide devant la justice argentine25.

    Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et le vice-président sont élus pour un mandat de cinq ans. Le président choisit après l'élection les membres de son cabinet.

    Le parlement est composé de deux chambres. La Chambre des députés (Cámara de Diputados) compte quatre-vingts membres et le Sénat en compte quarante-cinq. Les élections législatives pour le renouvellement des deux chambres ont lieu tous les cinq ans, en même temps que lélection présidentielle.

    La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire. Les sénateurs et le président en choisissent les neuf membres en se basant sur les recommandations d'un conseil spécifique.

    Le Paraguay est divisé en dix-sept départements, mais la capitale dispose d'un statut particulier. À la tête de chaque département, se trouve un gouverneur élu par les citoyens de la région. Voici la liste des départements :

    La population du pays est de 6 862 812 en juillet 2016. Environ 95 % des Paraguayens sont métis, d'une ascendance à la fois européenne et amérindienne1. Selon la Dirección Nacional de Estadística (Censo Nacional Indígena), les Amérindiens étaient 87 000 en 2002 (soit 1,7 % de la population)27. La densité y est de 16,5 hab/km2 (Banque mondiale 2014). pyramide des âges14 : |0-14 ans : 25.04 %

    Le Paraguay est classé parmi les pays les plus pauvres d'Amérique du Sud, et du monde. Son taux de pauvreté est de 22,6 % en 2014.

    Lespérance de vie, de ce pays, est de 72,9 ans (Banque mondiale 2014), le taux de natalité de 22,6 (DGEEC 2013), le taux de fécondité de 2,9 enfants par femme, et le taux dalphabétisation 93,9 % (UNICEF 2012)28. Il y a environ 11 médecins pour 10 000 personnes30. Il y a 18 infirmiers et sages-femmes pour 10 000 personnes30. L'espérance de vie en bonne santé était de 64 ans en 200730. Le taux d'infection du VIH était de 0,5 % en 200730.

    Au Paraguay, il existe deux langues officielles : le guarani et l'espagnol (castillan). Le Paraguay est lun des rares pays dAmérique latine où une langue indigène est reconnue depuis longtemps : elle est la langue nationale depuis 1967, et la langue co-officielle depuis 1992. Enfin, depuis 1994, un plan national déducation vise à enseigner les deux langues à tous les Paraguayens29. Même si les deux langues ont un statut égal, dans ladministration, la justice, lenseignement et les médias, lespagnol simpose largement mais il n'y a que 6 % d'unilingues espagnols et ce pourcentage diminue car le bilinguisme sétend malgré tout à toutes les sphères de la société : 55 % des Paraguayens peuvent donc sexprimer en espagnol. 88 à 95 % de la population totale parle le guarani. 39,2 % sont unilingues guarani, 48,9 % sont bilingues guarani-espagnol et 2,7 % parlent une autre langue amérindienne avec parfois le guarani comme seconde langue. Il existe une vingtaine de langues amérindiennes vivantes : laché, layoreo, le bolivien oriental (?), le chamacoco (en), le chiripá, le chorote iyo'wujwa, le guana, le guaraní, le guaraní mbyá, le guarani paraguayen, la lengua, le maká, le maskoy pidgin, le nivaclé, le pai tavytera (en), le sanapaná, le tapieté, le toba et le toba-maskoy, plus une langue disparue, l'emok. Les autres langues d'origine européenne parlées sont le portugais (3,2 %), lallemand standard (immigration, environ 1 %), le bas allemand mennonite et l'italien.

    Dans les années 2010, léconomie, en grande partie dirigée vers la production de soja, connait une croissance de 4 % en moyenne. La croissance économique ne permet néanmoins pas de faire reculer la pauvreté, qui atteint en 2018 selon les chiffres officiels plus de 26 % de la population. Cette croissance aurait surtout bénéficié aux investisseurs : d'après The New York Times, le Paraguay est « lun des pays dAmérique latine où lécart entre les riches et les pauvres sest le plus amplifié ces dernières années » ; dans les campagnes, 85 % des terres agricoles appartiennent à 2,6 % des propriétaires. En outre, des populations dascendances indigènes ont été expulsées afin de permettre limplantation d'entreprises de soja31. Le marché de lexportation du soja est très largement dominé par des multinationales (Cargill, Archer Daniels Midland, Bunge Limited, etc) et ne profite donc que peu à la population paraguayenne. Les entreprises dexportation et les propriétaires terriens payent peu dimpôts. Ainsi, une étude de la CEPALC (un organisme de lONU) parue en 2018 indique que le Paraguay est un des pays où les entreprises participent le moins au budget de lÉtat32. La monnaie paraguayenne est le guaraní paraguayen. 1 euro = 6 576,3091 guaranis en août 2017.

    Le Paraguay est l'un des pays subissant les plus fort taux de déforestation. Quelque 2,5 millions d'hectares de forêts du Chaco paraguayen ont été perdus au cours de la décennie 2003-201333.

    Les terres boisées publiques sont vendues à des éleveurs sud-américains, européens ou américains. Les forêts sont coupées ou brûlées pour permettre la culture du soja ou la création de pâturages pour le bétail. Au Paraguay, la vente et le défrichement des terres sont libéralisés par le manque de mesures régulatrices et l'un des taux de corruption les plus élevés en Amérique latine33.

  5. February Revolution (Paraguay) - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › February_Revolution_(Paraguay)

    4 days ago · February Revolution in Paraguay was a military coup d’état on February 17, 1936 that brought to power colonel Rafael Franco.The Revolution marked the end of Liberal Party rule in Paraguay and started the ascendancy of military dictatorships that lasted for more than half a century.

  6. Flag of Paraguay - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Flag_of_Paraguay

    Nov 18, 2020 · The colours of the flag are believed to be inspired from the flag of France to show independence and liberty, and the coat of arms represents the independence of Paraguay. The emblem on the reverse side is the seal of the treasury: a yellow lion below a red Phrygian cap on the top of a pole (symbolising courage) and the words Paz y Justicia ...

  7. Paraguay - Wikipedia

    it.wikipedia.org › wiki › Paraguay

    4 days ago · Il Paraguay o Paraguai (in entrambe le grafie, AFI: /paraˈɡwai/), ufficialmente Repubblica del Paraguay, è uno Stato dell' America meridionale. Confina a nord con la Bolivia, a est con il Brasile e a sud e ovest con l' Argentina. Con 406 750 km² di superficie totale, è uno stato senza sbocco al mare.

  8. Assunção – Wikipédia, a enciclopédia livre

    pt.wikipedia.org › wiki › Assunção_(Paraguai)

    O Paraguai foi um dos primeiros países na América do Sul com ferrovia para transporte de passageiros. Foi construída durante o governo de Carlos Antonio López. Pode ver-se a locomotiva "Sapukái", uma das primeiras do Rio da Prata. É um museu histórico com mostras

  9. Uruguay - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Uruguay

    2 days ago · in South America (grey) Capital and largest city Montevideo National language Spanish Regional language Uruguayan Portuguese Ethnic groups (2016) 92% White 5% Mestizo or Native 3% Black Religion (2017) 57% Christianity —41% Roman Catholic —12% Protestant —4% Other Christian 41% No religion 2% Other religions Demonym(s) Uruguayan, Oriental Government Unitary presidential constitutional ...

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