Yahoo Web Search

  1. Arte — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Arte
    • Présentation
    • Médias
    • Contexte historique
    • Organisation
    • Programmation
    • Historique
    • Évolution
    • Activités
    • Accès
    • Philosophie
    • Statut
    • Financement
    • Gouvernance
    • Fonctionnement
    • Situation actuelle
    • Construction
    • Emplacement
    • Hommages
    • Commentaires

    Arte (stylisé en arte, prononcé : /aʁte/), acronyme d'Association relative à la télévision européenne, est une chaîne de télévision franco-allemande de service public à vocation culturelle européenne diffusant depuis le 30 mai 1992. La chaîne est un groupement européen d'intérêt économique (GEIE) basé à Strasbourg, créé le 30 avril 1991 et composé à parité de deux pôles : Arte France (ancienne chaîne La Sept) et Arte Deutschland TV.

    Outre son offre de médiathèque multilingue, Arte est également présente sur le web à travers la plateforme consacrée au spectacle vivant ARTE Concert ainsi qu'avec Arte Radio, une webradio à la demande.

    Dans les années 1980, le paysage audiovisuel français est en plein bouleversement avec l'apparition d'opérateurs privés (Canal+, La Cinq, TV6 et TF1). François Mitterrand, alors président de la République, a l'idée d'une chaîne culturelle et éducative à vocation européenne dès 19841. Le projet donne naissance le 27 février 1986 à la chaîne La Sept (Société d'édition de programmes de télévision), détenue à 45 % par FR3, à 25 % par l'État, à 15 % par Radio France et à 15 % par l'Institut national de l'audiovisuel2. En octobre 1986, lors d'un sommet franco-allemand à Francfort-sur-le-Main, le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl parlent de renforcer le poids politique de l'Europe par la communication audiovisuelle1. Un an et demi plus tard, le 26 mars 1988, un groupe de travail sur une chaîne culturelle franco-allemande est mis en place en Allemagne. Il est composé de Lothar Späth, ministre-président du Bade-Wurtemberg, de Bernhard Vogel, ministre-président de Rhénanie-Palatinat, et de Klaus von Dohnanyi, premier bourgmestre de Hambourg. Le 4 novembre 19882, lors d'un sommet franco-allemand à Bonn, Mitterrand et Kohl s'accordent sur « une chaîne culturelle franco-allemande, noyau d'une future télévision culturelle européenne ». Un groupe de travail est mis en place et les négociations débutent en 19893. Le 31 octobre 1989, une rencontre a lieu sur le sujet entre Lothar Späth, ministre plénipotentiaire chargé des relations culturelles avec la France, Jack Lang, ministre de la Culture, et Catherine Tasca, ministre déléguée chargée de la Communication2.

    Le 30 avril 1991, Arte, pour Association relative à la télévision européenne, est créée sous la forme d'un groupement européen d'intérêt économique (GEIE). Le siège central se trouve à Strasbourg, et le groupement est composé de deux structures paritaires : La Sept en France (existante depuis le 27 février 19862) et Arte Deutschland TV en Allemagne (créé le 13 mars 1991 à parité par ARD et ZDF2). Jérôme Clément et Dietrich Schwarzkopf sont nommés respectivement président et vice-président du comité de gérance4,5. Arte est un groupement européen d'intérêt économique (GEIE) créé le 30 avril 1991 et dont le siège est situé à Strasbourg. Il est composé à parité de deux pôles d'édition et de fourniture de programmes22 : Les postes de dirigeants sont répartis entre Français et Allemands. La chaîne est dirigée au quotidien par le Comité de gérance sous l'égide de l'Assemblée générale qui définit les grandes orientations et vote le budget. Les programmes sont établis par la Conférence des programmes avec l'aide du Comité consultatif des programmes. La conférence des programmes définit la ligne éditoriale de la chaîne et établit la grille des programmes soumise à l'Assemblée générale. Elle se réunit une fois par mois à Strasbourg pour sélectionner les émissions proposées par les membres et décider de leur programmation. La Conférence des Programmes comprend quatre responsables d'Arte GEIE dont le directeur des programmes, qui la préside ainsi que deux représentants des membres français et allemands et un représentant de chacun des partenaires associés, avec voix consultative. Les chaînes partenaires associées y sont également conviées en fonction de l'ordre du jour32. Le comité consultatif des programmes conseille le Comité de gérance et l'assemblée générale en matière de programmes. Ses membres, huit Français et huit Allemands, sont des personnalités de la vie civile et culturelle de leur pays respectif. Les chaînes partenaires associées y participent avec voix consultative38. Arte a passé de nombreux accords d'association, de coopération ou de coproduction avec les autres chaînes publiques européennes39,40,41 :

    Le 30 mai 1992, la diffusion d'Arte débute lors d'une soirée spéciale en direct de l'Opéra de Strasbourg animée par l'actrice néerlandaise Maruschka Detmers. De nombreux artistes sont présents tels que Gérard Depardieu, Hanna Schygulla, Mstislav Rostropovitch, Yves Lecoq, Karine Saporta et Manu Dibango1,7.

    Le 28 septembre 1992, la chaîne étend sa visibilité en France en récupérant le cinquième réseau hertzien terrestre français, jusqu'alors attribué à La Cinq qui vient de faire faillite1,3. Mais à partir du 13 décembre 1994, elle doit partager ce canal avec la nouvelle chaîne La Cinquième créée plus tôt dans l'année. La Cinquième est diffusée de 7 h à 19 h et Arte le reste du temps8,9. En 1998, Arte diffuse à partir de 14 heures sur le câble et le satellite14. La chaîne passe des accords de coopération avec l'ORF (Autriche) le 15 janvier 1998, la Rai (Italie) le 17 avril 199815 et l'Yle (Finlande) le 3 février 19996. En septembre 1999, La Sept-Arte/La Cinquième devient actionnaire de TV5 Monde13. En août 2000, La Sept-Arte devient Arte France. En janvier 2001, la grille des programmes évolue en journée et en soirée et change d'habillage antenne16. Pendant ce temps, l'accord de coopération entre Arte et la TVP (Pologne) évolue en un accord d'association, tout comme avec l'ORF (Autriche) en mars de la même année4. En juin, Arte France devient actionnaire à 15 % de la chaîne canadienne francophone ARTV. En octobre, Arte passe un accord de coproduction avec la BBC (Royaume-Uni)13. En avril 2002, la diffusion de la chaîne s'étend à 20 pays africains francophones4. En juin, Arte passe un accord de coproduction avec SVT (Suède)13. En septembre, Arte France lance Arte Radio, une webradio à la demande proposant des reportages et documentaires. En novembre, Arte est diffusée sur le réseau numérique terrestre allemand4. Le 13 octobre 2003, Arte inaugure son nouveau siège à Strasbourg, plus près des institutions européennes. Le bâtiment de verre situé au bord de l'Ill a été conçu par une équipe d'architectes franco-allemands13,17. En avril 2013, ARTE Future, une plateforme dédiée aux problématiques environnementales, scientifiques et économiques, est lancée. En octobre 2013, la chaîne passe un accord de coopération avec Česká televize (République tchèque), et en décembre 2013, un accord d'association avec RTS (Suisse). En septembre 2014, le portail consacré au 7e art, ARTE Cinema, est mis en ligne. En novembre, est lancé Culture Touch, un hebdomadaire pour tablettes consacré à l'actualité culturelle4. Le 14 mars 2015, Arte France sort du capital de la chaîne canadienne francophone ICI ARTV au profit de Radio Canada18.

    En 1996, la chaîne connaît de nombreuses évolutions. Elle passe un accord de coproduction cinématographique avec l'ARD et la ZDF. En février, elle diffuse son premier film en audiodescription, et le mois suivant, son premier programme en 16/9. En octobre, elle lance son site web4. Le 9 novembre 1996, les cinq États fédérés de l'ancienne Allemagne de l'Est adhèrent au traité interétatique du 2 octobre 199013. En janvier 1995, la chaîne change d'habillage et de charte graphique conçus par l'agence britannique Lambie-Naim & Company. La typographie du logo évolue pour être plus lisible, opte une couleur orange et s'affiche à l'écran avec un angle à 4 degrés.

    En avril 2005, Arte est diffusé sur la TNT française et devient donc visible 24 h/24 par tous les Français sur le canal no 74. En septembre 2006, Arte et la RTBF lancent la chaîne Arte Belgique13. La chaîne est diffusée sur l'ADSL français à partir d'octobre 2006, et sur celui allemand à partir de 2007. En septembre 2007, elle lance son service de télévision de rattrapage ARTE +7. Arte passe à la haute définition sur le satellite Astra en juillet 2008 puis sur la TNT française en octobre de la même année. En avril 2009, Arte passe un accord de coopération avec ERT (Grèce). En mai, elle lance ARTE Live Web (rebaptisé ARTE Concert en 2014), une plateforme dédiée au spectacle vivant4. Arte France possède des filiales dans le cinéma avec Arte France Cinéma, la radio avec Arte radio et l'édition (livre ou multimédia) et la production avec Arte France Développement. Elle a également participé ou participe encore au financement de chaînes françaises et internationales telle que TV5 Monde ou ARTV.

    En avril 2010, Arte devient disponible dans trois départements français d'outre-mer : la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. En novembre, ARTE +7 est accessible sur les smartphones, la télévision connectée et les plateformes vidéos. En février 2011, ARTE Creative, une plateforme participative dédiée à la culture contemporaine et à l'art numérique, est lancée. En janvier 2012, Arte est disponible en direct et en différé sur internet, smartphones, tablettes et télévision connectée4.

    Arte est conçue comme une chaîne culturelle franco-allemande, dont la vocation est de devenir européenne3.

    Arte est une chaîne indépendante, qui n'est soumise à la surveillance et au contrôle que de ses seuls sociétaires. Elle n'est donc pas contrôlée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel français, malgré l'implantation de son siège à Strasbourg29,30.

    La centrale Arte GEIE, basée à Strasbourg, gère la programmation et la diffusion tandis que les deux pôles Arte France et Arte Deutschland financent et fournissent une grande partie de la programmation31. Chacun des pôles fournit 40 % des programmes et ARTE GEIE les chaînes européennes partenaires les 20 % restants32. Le groupement Arte est financé à 95 % par la contribution à l'audiovisuel public perçue en France et en Allemagne. La chaîne ne peut pas avoir recours à la publicité mais peut faire appel à des parrainages46. Les trois entités qui composent Arte, le groupement européen dintérêt économique (GEIE), ARTE France et ARTE Deutschland TV GmbH sont juridiquement indépendantes et présentent chacune un bilan, un compte de résultat et un rapport de gestion. ARTE GEIE bénéficie dune autonomie financière et de gestion.

    Le comité de gérance dirige la chaîne au quotidien et rend compte régulièrement de son action à l'assemblée générale. Il est composé de quatre membres : le président, le vice-président, le directeur des programmes et le directeur de la gestion. Les représentants d'Arte France et d'Arte Deutschland TV GmbH prennent part régulièrement aux réunions élargies du Comité de gérance33. Les postes de la présidence sont répartis entre Allemands et Français selon le principe de la présidence tournante. Les dirigeants sont nommés pour une période de quatre ans, rallongée à cinq ans en juin 2014 pour assurer une plus grande continuité dans la gouvernance et la stratégie de la chaîne34. Conseil de surveillance Arte France est sous la surveillance d'un conseil dont le président est Bernard-Henri Lévy [1] Conseil de surveillance

    L'Assemblée générale prend les décisions concernant les grandes orientations de la chaîne, vote le budget, nomme le Comité de gérance et les responsables de services d'Arte GEIE. Elle se compose de six Français et de six Allemands représentant les membres du GEIE et se réunit quatre fois par an. Les chaînes partenaires associées ont une voix consultative37.

    D'autres chaînes européennes ont passé des accords sans que l'on sache s'ils sont encore valables. La Radio télévision suisse (RTS) a établi un accord d'association en décembre 2013 et la Radiotelevisión Española (RTE) d'Espagne un accord de coopération le 12 juillet 199510. Par le passé, des accords de coopération ont été conclus avec la Nederlandse Programma Stichting (nl) (NPS) des Pays-Bas de 2001 à 2004 et avec la Rai d'Italie du 17 avril 199815 à 200141.

    En mars 1998, l'assemblée générale d'Arte décide de la construction d'un nouveau siège qui puisse répondre aux besoins grandissants de la chaîne. Un premier appel d'offres européen est remporté en décembre 1998 par le cabinet britannique Ian Ritchie Architects (en) mais des désaccords persistants mettent fin à la collaboration. Un nouvel appel d'offres est lancé en juillet 1999 qui se voit remporté par l'équipe d'architectes franco-allemand Hans Struhk/Paul Maechel le 20 octobre 1999. La première pierre est posée le 3 mai 2001 et les travaux sont achevés en avril 2004 pour un montant total de 30,5 millions d'euros. L'inauguration a lieu le 13 octobre 2004 en présence des officiels43,44.

    Le nouveau siège est situé 4 quai du Chanoine Winterer à Strasbourg, au bord de l'Ill, à proximité des institutions européennes. Le bâtiment consiste en un rectangle de 98 m de long sur 48 m de large, habillé de façades vitrées. Il offre 4 800 m2 de surface pour environ 450 collaborateurs43,17.

    En 2004, Arte et la ville de Strasbourg lancent avec l'aide du Centre européen d'actions artistiques contemporaines un concours auprès d'artistes européens pour installer une œuvre devant le siège d'Arte. Le 18 octobre 2006, est inauguré L'Homme girafe, une sculpture de Stephan Balkenhol, artiste allemand vivant entre la France et l'Allemagne. L'œuvre représente le corps d'un homme debout sur un tabouret, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche, avec à la place du visage humain le cou et la tête d'une girafe45.

    Le premier habillage, conçu par Hélène Guétary, met en scène des personnages insolites, telles des sœurs jumelles, ou des moutons qui occupent les nuits de la chaîne pendant plus de 15 ans pour accompagner les téléspectateurs dans leur sommeil. Cet interlude a une reconnaissance remarquable65, et a même été commercialisé en vidéocassette66. Radio Nova signe la bande son.

  2. Lui (magazine) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Lui_(magazine)

    19 hours ago · Lui est un magazine masculin de charme créé en novembre 1963 par Daniel Filipacchi et Frank Ténot, avec les bénéfices de Salut les copains.Très populaire jusqu'au début des années 1980, avec un contenu mêlant articles de fond et jolies femmes dénudées, souvent célèbres, il entame un long déclin qui mène à l'arrêt de la parution en 1994.

  3. Robert Badinter — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Badinter
    • Recherches
    • Origines
    • Décès
    • Formation
    • Vie personnelle
    • Carrière professionnelle
    • Carrière
    • Polémiques
    • Carrière politique
    • Fonctions
    • Objectifs
    • Controverse
    • Conséquences
    • Situation actuelle
    • Adaptation
    • Politique
    • Citation
    • Résultats
    • Critique
    • Contexte historique
    • Reconnaissance
    • Idéologie
    • Principes
    • Médias
    • Honneurs

    Il est également connu pour ses positions pour la réinsertion des détenus, pour la suppression de la distinction discriminatoire dans l'âge de la majorité sexuelle pour les rapports homosexuels, pour sa participation à la rédaction d'évolutions du Code pénal, ainsi que pour son combat contre l'antisémitisme.

    Son père, Simon Badinter, juif originaire de Bessarabie (raion de Telenești), est arrêté par la Gestapo lors de la rafle de la rue Sainte-Catherine à Lyon le 9 février 1943. Robert Badinter va à la recherche de son père et évite de justesse l'arrestation1. Son père est déporté depuis le Camp de Drancy par le convoi n° 53 du 25 mars 1943. Il meurt peu après au camp d'extermination de Sobibor, dans le Gouvernement général de Pologne2.

    De mars 1943 à août 1944 il trouve refuge, avec sa mère, Charlotte Rosenberg3, et son frère, à Cognin en périphérie de Chambéry4, où il entre au lycée Vaugelas, inscrit avec de faux papiers5.

    Robert Badinter effectue ses études supérieures aux facultés de lettres et de droit de l'Université de Paris, où il obtient une licence de lettres en 1947 et une licence de droit en 1948. Il bénéficie d'une bourse du gouvernement français pour compléter sa formation aux États-Unis, et obtient, en 1949, la maîtrise en arts de l'université Columbia6.

    De 1957 à 1965, il est marié à l'actrice Anne Vernon7. En 1966, il épouse en secondes noces la philosophe et écrivaine Élisabeth Bleustein-Blanchet, fille de Marcel Bleustein-Blanchet, le fondateur de Publicis, et de Sophie Vaillant, elle-même petite-fille du député socialiste et communard Édouard Vaillant. Ils ont trois enfants8,9,10.

    Parallèlement à sa carrière universitaire, il fonde en 1965 avec Jean-Denis Bredin le cabinet d'avocats Badinter, Bredin et partenaires15, où il exerce jusqu'à son entrée dans le gouvernement en 1981. Il participe à la défense du baron Édouard-Jean Empain après l'enlèvement de celui-ci et exerce autant comme avocat d'affaires (Coco Chanel, Boussac, talc Morhange, Empain, l'Aga Khan, etc.) que dans le secteur du droit commun. En 1972, il est le défenseur de Roger Bontems mais ne parvient pas à éviter la peine de mort à son client pour qui la Cour n'avait retenu que la complicité dans l'affaire du meurtre d'une infirmière et d'un gardien de la centrale de Clairvaux. Cet événement marque le début de son long combat contre la peine de mort et explique le fait qu'il accepte de codéfendre Patrick Henry, qui avait tué un garçon de sept ans en 1976. Grâce à sa plaidoirie contre la peine de mort en 1977, il sauve Patrick Henry de la peine capitale, ce dernier étant alors condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

    En 1974, il défend sans succès le joueur américain de tennis Jimmy Connors contre la Fédération française de tennis et son président Philippe Chatrier qui lui avait interdit de jouer le tournoi de Roland-Garros parce que sous contrat avec la World Team Tennis. Connors gagna cette année-là les trois autres tournois du Grand Chelem de tennis, il ne réussit ensuite jamais le Grand Chelem.

    En octobre 1979, il défend le directeur de la société Givaudan, Hubert Flahaut, dans l'affaire du talc Morhange, qui avait provoqué la mort de nombreux nourrissons sept ans auparavant. Il déclare alors à ce propos : « Ce n'est pas une société qui est jugée, mais un homme, je me sens un devoir de défendre cet homme »22. En 1981, tous les condamnés de ce procès bénéficieront de la loi d'amnistie votée par la nouvelle Assemblée nationale. Son dernier procès avant de devenir ministre de la Justice est celui contre le négationniste Robert Faurisson, qu'il fait condamner en 1981 pour avoir « manqué aux obligations de prudence, de circonspection objective et de neutralité intellectuelle qui s'imposent au chercheur qu'il veut être » et avoir « volontairement tronqué certains témoignages ». Et cela avant la loi Gayssot, qui date de juillet 1990 et qui qualifie de délit le fait de contester l'existence d'un crime contre l'humanité jugé par le Tribunal militaire international de Nuremberg2.

    Sa carrière politique débute comme ministre de la Justice (du 23 juin 1981 au 18 février 1986). À ce poste, il propose « au nom du gouvernement de la République » d'abolir en France la peine de mort le 9 octobre 1981. Il porte également des projets de lois, issus des 110 propositions du candidat Mitterrand comme : Il relance en 1985 la commission de révision du code pénal instituée par Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et qui avait cessé de fonctionner après l'élection de François Mitterrand, en 1981. François Mitterrand, président de la République, le nomme président du Conseil constitutionnel14 en mars 1986 ; il occupe cette fonction jusqu'en mars 1995. Il fait du Conseil constitutionnel un « bloc » rigide face aux majorités de droite, notamment contre les lois Pasqua-Debré25, Charles Pasqua mettant alors en cause son impartialité lorsque le Conseil annule huit articles de sa loi sur l'immigration26,27. Lors du renouvellement du Sénat du 24 septembre 1995, il est investi face à la sortante Françoise Seligmann28 et devient l'unique sénateur PS des Hauts-de-Seine. Il est réélu en 2004.

    Depuis le décès de Maurice Faure le 6 mars 2014, Robert Badinter est le doyen des ministres de la Justice français35.

    En novembre 2015, le Premier ministre Manuel Valls lui confie pour mission de fixer en deux mois les grands principes de ce nouveau « Code du travail », qui devait entrer en vigueur en 201836.

    C'est principalement pour cette raison qu'il accepta de défendre Patrick Henry. Durant le mois de janvier 1976, le petit Philippe Bertrand, âgé de huit ans, fut enlevé. Quelques jours plus tard, Patrick Henry fut interpellé par la police. Il désigna lui-même le dessous de son lit, où se trouvait le corps de Philippe, enveloppé dans une couverture. Ce qui révolta le plus l'opinion publique française fut le comportement de Henry durant l'enquête, avant son interpellation définitive. Quelques jours après l'enlèvement de l'enfant, les policiers suspectaient déjà Henry mais, faute de preuve, avaient dû le relâcher. Le criminel s'exhiba ensuite devant les caméras pour dire à qui voulait l'entendre que les kidnappeurs et les tueurs d'enfants méritaient la mort. Au côté de Robert Bocquillon, Badinter assura la défense de Henry. En accord avec Bocquillon dont la plaidoirie devait se concentrer sur la personnalité d'Henry, Robert Badinter plaida en forme de réquisitoire contre la peine de mort. Il explique dans L'Abolition que sa stratégie était de mettre les jurés face à leur responsabilité en replaçant leur choix de mort ou non au centre des débats, puisque la culpabilité était de son côté évidente. Il s'appuya notamment sur une formule marquante qu'une lettre de Buffet au Président Pompidou lui avait inspiré : « Guillotiner ce n'est rien d'autre que prendre un homme et le couper, vivant, en deux morceaux. »37. Henry échappa à la peine capitale et fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

    Après un tel verdict, on aurait pu croire qu'aucun tribunal français ne prononcerait plus de condamnation à mort. Ce ne fut pas le cas. Néanmoins l'affaire permit de lancer un vrai débat, et le visage de Robert Badinter devint celui des partisans résolus de l'abolition de la peine de mort.

    Bien que la peine de mort n'existe plus en France et dans la grande majorité des pays de l'Europe, de nombreux pays continuent de l'appliquer (notamment la Chine et les États-Unis). C'est pour cette raison que Robert Badinter continue son combat. Il a été notamment l'un des animateurs du premier Congrès mondial contre la peine de mort qui s'est déroulé à Strasbourg du 21 juin au 23 juin 2001.

    Un téléfilm, L'Abolition, sur son combat contre la peine de mort basé sur ses deux livres (L'Exécution et L'Abolition) est diffusé en deux parties sur France 2 en janvier 2009 et février 2009, avec Charles Berling dans le rôle de Robert Badinter.

    La dépénalisation des relations homosexuelles avec les mineurs de plus de 15 ans est une promesse de François Mitterrand lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1981.

    Le 20 décembre 1981, Robert Badinter marque la communauté homosexuelle avec son discours devant l'Assemblée nationale41,42.

    Après six mois de débats, l'Assemblée nationale vote le 27 juillet 1982 la loi du 4 août 198243 qui abroge lalinéa 2 de larticle 331 du Code pénal. Créé sous le régime de Vichy44 et maintenu par le gouvernement provisoire de la République française par lordonnance du 8 février 194545, cet alinéa a établi une distinction discriminatoire dans l'âge de la majorité sexuelle, défini à 21 ans pour les rapports homosexuels, âge ramené à 18 ans en 197446, alors que pour les rapports hétérosexuels, la majorité était de 13 ans puis de 15 ans. Durant les années où il est ministre de la Justice, plusieurs autres lois discriminatoires en fonction des mœurs des personnes seront également abrogées47.

    Au-delà de son action en France, l'ancien garde des Sceaux a pris position pour une « dépénalisation universelle de l'homosexualité »48. En septembre 2008, Robert Badinter montre son scepticisme quant à la dépénalisation de l'euthanasie devant la mission parlementaire sur la fin de vie. Il juge la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie comme satisfaisante et déclare que « le droit à la vie est le premier des droits de l'homme [...] constituant l'un des fondements contemporains de l'abolition de la peine de mort »56.

    Avec la ratification de l'article 25 de la Convention européenne des droits de l'homme, article accordant le droit de requête individuel des particuliers à l'encontre de la France, le 2 octobre 1981, la France devient partie intégrante de la Convention49.

    En 1989, Robert Badinter a participé à l'émission Apostrophes consacrée aux droits humains, en présence du 14e dalaï-lama. Robert Badinter parle de la disparition de la culture tibétaine comme d'un « génocide culturel » au Tibet50. À cette occasion, il qualifiait d'« exemplaire » la résistance non-violente tibétaine51. Robert Badinter a par la suite rencontré le dalaï-lama à de nombreuses reprises, notamment en 1998, où il le qualifia de « champion des droits de l'homme »52, en 200853, et en 2009 où il prononça un discours lors d'une conférence à Bercy54. Robert Badinter a été membre et vice-président du « Groupe d'information international sur le Tibet » du Sénat55.

    Il est opposé à l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne. Il estime que la situation géographique de la Turquie n'est pas une bonne chose pour l'UE et que son intégration n'a jamais été un de ses buts : « En vertu de quoi l'Europe devrait-elle avoir des frontières communes avec la Géorgie, l'Arménie, la Syrie, l'Iran, l'Irak, l'ancien Caucase, c'est-à-dire la région la plus périlleuse en ce moment ? Rien dans le projet des pères fondateurs ne prévoyait cette extension, je n'ose pas dire cette expansion. ».

    Il prend position contre la rétention de sûreté, qui vise à permettre dans certains cas l'internement de criminels à leur sortie de prison en raison de leur dangerosité constatée par des psychiatres ou/et des magistrats et non pour les actes qu'ils ont commis.

    Le 23 février 2008, il est un des premiers à s'exprimer vigoureusement dans les médias pour dénoncer la décision prise la veille par le président de la République, Nicolas Sarkozy, de consulter le premier président de la Cour de cassation après la censure partielle par le Conseil constitutionnel des dispositions relatives à l'application de la rétention de sûreté à des criminels déjà condamnés. Il déclare à ce sujet qu'« il est singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel, dont le respect s'impose à toutes les autorités de la République, selon la Constitution elle-même »58.

    Il a refusé toute distinction honorifique de l'ordre national de la Légion d'honneur (tout comme son épouse) et de l'ordre national du Mérite.

  4. Olivier Giroud — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Giroud
    • Carrière
    • Biographie
    • Parcours
    • Style de jeu
    • Carrière d'entraîneur
    • Récompenses
    • Adaptation
    • Famille
    • Vie personnelle
    • Religion
    • Controverse

    Après une saison marquée par les titres de meilleur joueur et du meilleur buteur de Ligue 2 en 2010, il rejoint le Montpellier Hérault Sport Club. Ses bonnes performances dans l'Hérault lui permettent de faire ses débuts en équipe de France en 2011. Il termine meilleur buteur du championnat de France en 2012. Au début de la saison 2012-2013, il est transféré au club anglais d'Arsenal FC avant de rejoindre Chelsea en janvier 2018. Olivier Giroud est sacré champion de France en 2012 avec le Montpellier HSC et est vainqueur de quatre Coupes d'Angleterre, trois avec Arsenal et une quatrième avec Chelsea. En 2017, il remporte le Prix Puskás de la FIFA du plus beau but de l'année. Formé au Grenoble Foot 38, Olivier Giroud fait partie de la sélection de Rhône-Alpes qui remporte la Coupe nationale des moins de 14 ans en 2000-2001 et Giroud inscrit deux buts en finale lors d'une victoire quatre buts à un2. Il est appelé en 2001 en équipe de France des moins de 16 ans, au côté de Yoann Gourcuff notamment3. Après avoir signé son premier contrat professionnel en 2005 avec son club formateur, il joue son premier match professionnel lors de la 31e journée de Ligue 2 et entre de nouveau lors de plusieurs matchs sans jamais être titularisé. Après deux saisons dans le club isérois, le gaucher4 est prêté au FC Istres qui évolue alors en National. Auteur de 14 buts lors de la saison 2007-2008, il est recruté la saison suivante par le Tours FC, promu en Ligue 25. Le 21 octobre 2008, Olivier Giroud marque ses deux premiers buts sous les couleurs du Tours FC face au Racing Club de Lens au stade de la Vallée du Cher. Le 3 janvier 2009, il signe un quadruplé contre la SS Jeanne d'Arc en 32e de finale de la Coupe de France (7-1). Le 18 septembre 2009, il signe à nouveau un quadruplé lors de la 7e journée de Ligue 2 contre l'AC Arles-Avignon (4-2)5. Il se distingue en début de saison 2009-2010 en étant un des meilleurs buteurs de Ligue 2, avec 13 buts en 19 matchs. Ces performances lui valent ainsi de susciter l'intérêt de nombreux clubs de l'élite6. Le 15 octobre 2011, Olivier Giroud marque son premier triplé en Ligue 1 contre le Dijon FCO5. Il récidive le 26 novembre suivant sur la pelouse du FC Sochaux-Montbéliard. Il confirme son excellente forme du moment dès la semaine suivante au stade de la Mosson, en marquant un but et en délivrant trois passes décisives contre le FC Lorient11. Le 26 juin 2012, Olivier Giroud signe en faveur du club londonien d'Arsenal, le transfert prenant effet le 1er juillet suivant. La durée du contrat n'est pas communiquée par le club12 mais les médias parlent d'un contrat de quatre ans13. Un mois plus tard, le club annonce que Giroud hérite du numéro 1214. Le 18 août 2012, Giroud prend part à son premier match officiel sous le maillot des Gunners en entrant en jeu à la 65e minute lors du match comptant pour la première journée de Premier League face à Sunderland (0-0)15. Le 18 septembre suivant, il joue son premier match de Ligue des champions à l'occasion de la première journée de la phase de groupes de la compétition face à ses anciens coéquipiers du Montpellier HSC. Il est impliqué sur les deux buts de son équipe avant d'être remplacé un quart d'heure avant la fin de la rencontre (victoire 1-2)16. Le 26 septembre 2012, Giroud marque son premier but avec Arsenal en ouvrant le score à l'occasion de la rencontre comptant pour le 3e tour de la Coupe de la Ligue anglaise face à Coventry City (victoire 6-1)17. Le 6 octobre suivant, il marque pour la première fois en Premier League lors du match comptant pour la 7e journée à West Ham (victoire 1-3)18. Le 6 novembre 2012, il marque son premier but en Ligue des champions lors du match face au FC Schalke 04 (2-2)19. Quatre jours plus tard, il inscrit son premier doublé en Premier League à l'occasion de la rencontre comptant pour la 11e journée face au Fulham FC (3-3)20. La journée suivante, il inscrit un but lors de la large victoire (5-2) de son équipe face à leur ennemi historique de Tottenham. Après plusieurs matchs sans jouer, Giroud entre en jeu à la 74e minute et réussit en un peu plus d'un quart d'heure à inscrire un doublé et touche la transversale lors de la victoire de son équipe sur le score de 7-3 face à Newcastle, lors de la vingtième journée de Premier League. Le 23 janvier 2013, il inscrit un doublé face à West Ham lors du large succès des Gunners 5-1. Trois jours plus tard, il inscrit un deuxième doublé consécutif face à Brighton permettant à son équipe de gagner 3-2. Dans la même semaine Giroud inscrit un but contre Liverpool avant de délivrer une passe décisive pour Theo Walcott dans la foulée permettant d'accrocher le match nul (2-2). Olivier Giroud termine sa première saison avec 17 buts et 7 passes décisives en 46 matchs sous les couleurs d'Arsenal. Lors de la pré-saison 2013-2014, Olivier Giroud inscrit huit buts, plus que n'importe quel autre joueur de l'effectif d'Arsenal21. Le 1er septembre 2013, lors du traditionnel North London derby contre Tottenham, il devient le quatrième joueur d'Arsenal à réussir à marquer lors de chacune des trois premières journées de Premier League après Sylvain Wiltord (2002/2003), Thierry Henry (2003/2004) et José Antonio Reyes (2004/2005). Il s'agit également de son huitième but lors d'un derby londonien. Lors de la 37e journée de championnat, il marque le seul but de son équipe contre West Bromwich qui permet de l'emporter. Giroud commence la saison 2015-2016 par le Community Shield. Arsenal soulève le trophée pour la deuxième fois avec celui de l'an passé, après s'être imposé d'un but face à Chelsea. Lors de la seconde journée de championnat, il inscrit son premier but de la saison lors d'un succès contre Crystal Palace (2-1)29. Giroud, rentré en jeu en seconde mi-temps, marque un but au cours de la cinquième journée de championnat face à Stoke City et consolide la victoire 2-0 des Gunners30. Le 16 septembre, Arsenal débute sa saison européenne en Ligue des champions contre le Dinamo Zagreb. Giroud, ayant auparavant déjà écopé d'un carton jaune pour protestation, se fait expulser en fin de première période en recevant un deuxième carton et voit son équipe perdre le match (2-1)31. Déjà critiqué pour son manque d'efficacité et de confiance, le Français est la cible de la presse anglaise et des supporters32,33. Il perd sa place d'attaquant au profit de Theo Walcott mais inscrit des buts lors de ses entrées en jeu : contre Leicester, Watford et le Bayern Munich, un but décisif. La blessure de Walcott lui permet de retrouver une place de titulaire. Il marque à l'extérieur contre Swansea de la tête, le 31 octobre. Le 4 novembre, lors de la défaite 5-1 en Ligue des champions face au Bayern Munich, il récidive en marquant d'un redoutable retourné acrobatique, laissant Manuel Neuer impuissant. Il faut attendre le match contre West Bromwich du 21/11/2015 pour le voir retrouver le chemin des filets, un but qu'il dédie aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre. Le 9 décembre, Olivier Giroud marque son premier triplé en Ligue des champions avec les Gunners, à l'occasion d'un match crucial pour la qualification de son club en 8e de finales. De par ses 3 buts Giroud permet au club de se qualifier pour la suite de la compétition34. Le 14 février 2016, face à Leicester, il délivre une superbe passe décisive de la tête pour Theo Walcott qui permet à Arsenal de se relancer dans la partie avant que Danny Welbeck délivre les Gunners dans les derniers instants du match (victoire des Gunners 2-1). Le 15 mai 2016, lors de la 38e et dernière journée de championnat, Olivier Giroud inscrit un coup du chapeau face à Aston Villa, qui permet aux Gunners de terminer la saison 2e au classement. Le match se termine donc avec un score de 4-0 pour Arsenal. Le 1er janvier 2017, il marque un but d'une volée acrobatique face à Crystal Palace. Trois jours plus tard, Olivier Giroud inscrit le but de l'égalisation à 3-3 face à Bournemouth dans les arrêts de jeu. Il est encore une fois décisif en Coupe dAngleterre face à Preston North End, lors du troisième tour. Nommé capitaine pour la première fois de sa carrière, il offre la qualification aux siens en toute fin de match (1-2)35. Le 28 septembre 2017, Giroud inscrit son centième but toutes compétitions confondues sous le maillot d'Arsenal lors du match de Ligue Europa face au BATE Borisov36. Sur les conseils de Didier Deschamps qui souhaite qu'il dispose de plus de temps de jeu, le 31 janvier 2018, Olivier Giroud s'engage pour un an et demi (plus une saison en option) avec le Chelsea FC37. L'attaquant français quitte donc Arsenal après avoir inscrit 105 buts en 253 matchs toutes compétitions confondues en l'espace de cinq ans et demi. Le 5 février 2018, il dispute son premier match avec les Blues en entrant à l'heure de jeu contre Watford en Premier League (défaite 4-1). Le 16 février suivant, il inscrit son premier but avec Chelsea lors d'un match comptant pour les huitièmes de finale de la Coupe d'Angleterre face à Hull City (4-0)38. Giroud inscrit ses deux premiers buts en Premier League avec Chelsea lors d'un match contre Southampton le 14 avril 2018 (victoire 2-3)39. Le 21 mai 2019, Giroud, en fin de contrat, s'engage pour une saison supplémentaire avec Chelsea41. Huit jours plus tard, il remporte la finale de la Ligue Europa, en ouvrant notamment le score face à son ancien club d'Arsenal (4-1). Il termine meilleur buteur de cette compétition avec onze buts42. Ce total fait de lui le meilleur buteur français sur une saison en coupe continentale43. En 2011, il est appelé pour la première fois par Laurent Blanc en équipe de France pour les deux matchs amicaux face aux États-Unis et à la Belgique44. Le 11 novembre, il entre en jeu à la 59e minute à la place de Kevin Gameiro face aux États-Unis et connaît ainsi sa première sélection chez les Bleus. Le 29 février 2012, Benzema absent, il est titularisé et marque son premier but en équipe de France lors du match amical face à l'Allemagne45. Le 16 octobre 2012, l'équipe de France se rend en Espagne dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Remplaçant en début de match, Giroud entre en jeu à la 88e minute et marque le but égalisateur des Bleus cinq minutes plus tard (1-1)47. Le 22 mars 2013, il marque de la tête le premier but de l'équipe de France face à la Géorgie (3-1), match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Longtemps doublure de Benzema, Giroud est titularisé par Didier Deschamps lors du match retour contre la Géorgie. Le 11 octobre 2013, il marque son premier doublé en sélection lors d'un match remporté 6-0 par la France contre l'Australie. Lors du premier match de préparation des Bleus à la Coupe du monde 2014 face à la Norvège, Giroud inscrit un doublé pour une victoire 4-0. Durant le troisième et dernier match de cette préparation, il délivre une passe décisive à Yohan Cabaye avant de marquer pour la huitième fois en bleu. Lors de la Coupe du monde 2014, il marque le centième but de l'équipe de France en phase finale de la compétition, le 20 juin contre la Suisse (victoire 5-2) en reprenant de la tête un corner tiré par Mathieu Valbuena48 et délivre quelques minutes plus tard une passe décisive pour ce dernier. L'équipe de France est éliminée en quarts de finale par l'Allemagne sur le score de 0-1. Le 17 mai 2018, il fait partie des vingt-trois joueurs français sélectionnés pour disputer la Coupe du monde 201851. Les Bleus sont champions du monde pour la deuxième fois à la suite d'une victoire en finale contre la Croatie (4-2)52. Auteur d'une passe décisive sur le quatrième but des Français inscrit par Kylian Mbappé face à l'Argentine en huitièmes de finale (4-3)53, Giroud ne marque aucun but pendant le Mondial mais ses performances au service du collectif sont saluées par la presse54,55,56, tout comme par ses coéquipiers. « Cest quand il nest pas là quon voit son importance dans léquipe », dit Lucas Hernandez57 après le premier match face à l'Australie qu'il ne joue pas, avant de démarrer les six rencontres suivantes en tant que titulaire. « Ceux qui disent quil ne sert à rien ne comprennent rien au foot ! Tout ce quil fait est pour le bien de léquipe. Son rôle est capital pour nous. Il est essentiel à notre style de jeu », ajoute Adil Rami57. Il retrouve le chemin des filets le 9 septembre 2018 lors d'un match de Ligue des nations contre les Pays-Bas, ce but permettant à l'équipe de France de l'emporter 2-1. Il met ainsi fin à une série de dix matchs sans but en sélection58,59. Giroud dépasse également Zinédine Zidane au classement des buteurs en inscrivant son trente-deuxième but avec les Bleus ce jour-là60. Le 22 mars 2019, Giroud inscrit le troisième but de l'équipe de France face à la Moldavie lors de la première journée des éliminatoires de l'Euro 2020 (victoire 1-4). Il rejoint ainsi David Trezeguet à la troisième place du classement des buteurs en équipe de France avec trente-quatre buts61. Il marque à nouveau trois jours plus tard lors de la victoire (4-0) face à l'Islande, et s'installe seul sur la troisième marche du podium des buteurs en sélection derrière Michel Platini (41 buts) et Thierry Henry (51 buts)62.

    Avec l'équipe de France, il participe à l'Euro 2012, à la Coupe du monde 2014 et à l'Euro 2016, avant d'être sacré champion du monde avec les Bleus lors de la Coupe du monde 2018. Il est avant-centre titulaire à partir du deuxième match du premier tour, et ne marque pas de but au cours du tournoi, tout en se montrant performant au service du collectif. Le 25 mars 2019, il inscrit son trente-cinquième but en sélection nationale lors d'un match comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2020 contre l'Islande et devient le troisième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France derrière Michel Platini (41 buts) et Thierry Henry (51 buts). Il est également le meilleur buteur français sur une saison de Coupe d'Europe lors de la Ligue Europa en 2018-2019 qu'il remporte avec Chelsea, en tant que meilleur buteur du tournoi (onze buts).

    Durant le marché des transferts hivernal, Olivier Giroud est sollicité par plusieurs clubs britanniques et français. Le club étant désireux de le voir terminer la saison en Touraine, il refuse l'offre du Celtic Glasgow7. Le 25 janvier 2010, son transfert au Montpellier HSC est officialisé, il signe un contrat de trois ans et demi et le club héraultais le prête jusqu'à l'été au club tourangeau8. L'indemnité du transfert est évaluée à deux millions d'euros9. Il termine finalement la saison meilleur buteur de Ligue 2 avec 21 buts et est élu meilleur joueur du championnat 2009-2010 par ses pairs, à l'occasion des trophées UNFP du football.

    Sa bonne saison en Ligue 2 éveille la curiosité des médias, et de nombreux articles sont publiés sur lui lors de l'été 2010. Le magazine France Football le décrit « à la fois costaud et élancé », possédant « une protection de balle et un jeu de corps diaboliques, sans occulter une réelle élégance. Son jeu de tête est redoutable grâce à sa taille mais aussi à un vrai sens du timing et à une bonne détente. Malgré sa grande taille, il n'en est pas moins mobile. Néanmoins il manque d'explosivité, doit améliorer sa vitesse d'exécution et progresser dans le placement, le déplacement et le sens tactique »10. Devenu remplaçant avec son club, le natif de Chambéry reste titulaire en pointe de l'attaque tricolore. Souvent critiqué et embarqué dans une saison compliquée avec Arsenal, l'attaquant français répond encore présent face au Luxembourg (3-1), match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Il marque deux buts qui lui permettent d'entrer dans le top 10 des meilleurs buteurs français de l'histoire avec vingt-trois buts, et d'avoir le troisième meilleur ratio but par minute de l'histoire de l'équipe de France. Le 2 juin 2017, au Roazhon Park, Giroud marque un triplé (6', 13' et 69') en amical face au Paraguay, il s'agit du premier triplé d'un Bleu depuis David Trezeguet le 16 août 200050.

    Le 23 août 2014, il permet à son équipe d'égaliser face à Everton à la 89e minute (2-2). Malgré une superbe performance22,23,24, il se fracture le pied gauche et sera absent des terrains quatre mois. Il effectue son retour le 22 novembre face à Manchester United. Malgré une nette domination et un but de Giroud, cela n'empêche pas aux Gunners de concéder une première défaite à domicile en Premier League depuis août 2013 face à Aston Villa. En effet, Arsenal perd 2 buts à 1 après des réalisations de Kieran Gibbs contre son camp et de Wayne Rooney. Le retour de Giroud à Arsenal permet au club de redresser la barre car il réalise une performance exceptionnelle contre Newcastle (victoire 4-1) et il marque face à Liverpool (nul 2-2). Il se fait cependant exclure pour trois matchs face à QPR (victoire 2-1). Il marque face à Manchester City le 18 janvier 2015 où les Gunners battent le champion en titre 2-0. En février, il marque encore face à Crystal Palace où son équipe l'emporte 2-1. En huitièmes de finale de Ligue des champions, face à Monaco, il livre une mauvaise prestation qui lui vaut de nombreuses critiques25. Le 1er mars 2015, il se relance en championnat en ouvrant le score contre Everton26. Le 17 mars, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions, il ouvre le score contre Monaco et répond ainsi aux critiques à la suite de sa prestation décevante à l'aller. Arsenal s'impose 2-0 avec un second but de Ramsey mais ne parvient pas à se qualifier malgré leur domination nette sur les Monégasques27. Quatre jours après, il permet encore aux Gunners de gagner face à Newcastle en inscrivant un doublé (victoire 2-1). Il est distingué comme joueur du mois de mars de Premier League en 2015, son entraîneur Arsène Wenger est lui aussi récompensé en tant que meilleur entraîneur28. Il confirme son statut de meilleur joueur du mois de mars en marquant contre Liverpool le 4 avril et en se procurant de nombreuses occasions pour une victoire 4 buts à 1 des Gunners. En mai, alors qu'il est remplaçant, Giroud marque le quatrième but en finale de la FA Cup 2015 (victoire 4-0 pour Arsenal contre Aston Villa).

    En 2017, il obtient le Prix Puskás de la FIFA, devenant le premier joueur français à remporter ce prix64. En 2019, il termine meilleur buteur de la Ligue Europa avec onze buts et figure dans l'équipe-type de la compétition65.

    En 2018, Olivier Giroud prête sa voix au Bouffon vert pour la version française du film d'animation, Spider-Man: New Generation66.

    Olivier Giroud a deux grands-pères français et deux grands-mères italiennes67. Il grandit aux côtés de sa sœur Bérangère et de ses deux frères, Bertrand et Romain68.

    Il est marié avec Jennifer depuis l'été 2011. Le couple a trois enfants : une fille Jade née le 18 juin 2013, et deux fils Evan né le 7 mars 201669,70 et Aaron né début 2018.

    Olivier Giroud est catholique, il affirme passer régulièrement « un moment avec Jésus »71. Il porte sur le bras droit en tatouage le premier verset du psaume 23 en latin : « Dominus Regit Me Et Nihil Mihi Deerit » (« Le Seigneur est mon berger, Rien ne saurait me manquer »)45, et arbore une croix au bras gauche.

    Le 16 février 2014, le tabloid anglais The Sun révèle une relation qu'aurait eue Olivier Giroud avec un mannequin anglais, Celia Kay72. Il présente des excuses publiques via Twitter73 où sa femme vient le défendre74, tout en niant avoir commis l'adultère.

  5. Europe 1 — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Europe_1
    • Emplacement
    • Origine
    • Carrière professionnelle
    • Organisation
    • Étymologie
    • Concept
    • Présentation
    • Financement
    • Polémique
    • Technique
    • Programmation
    • Controverses
    • Contexte historique
    • Historique
    • Format
    • Administration
    • Évolution
    • Développement
    • Commentaires
    • Conséquences

    Le siège social historique d'Europe 1 était situé rue François-Ier dans le 8e arrondissement de Paris jusqu'en 2018, et depuis lors, au quai André-Citroën, dans le 15e arrondissement, au même endroit que Le Journal du Dimanche, RFM et Virgin Radio.

    L'origine de la station remonte à l'immédiat après-guerre en 1945, lorsque le financier Charles Michelson veut poursuivre ses investissements dans le secteur de la communication. Bénéficiaire en 1939 d'une concession pour exploiter une radio à Tanger, alors zone internationale, Michelson rachète la petite Radio Tanger pour en faire Radio Impérial, voix de la France pour son empire colonial. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Michelson doit céder cette radio au gouvernement de Vichy1.

    Poursuivant ses investissements, Michelson prépare en secret le lancement de Télé-Sarre et de la radio périphérique Europe No 15. En 1952, le monopole de la télévision et de la radiodiffusion dans le protectorat français de la Sarre, indépendant de la République fédérale d'Allemagne (RFA), est attribué à M. Michelson et à sa société. En contrepartie de la création d'une chaîne de télévision germanophone régionale baptisée Télé-Saar, il obtient des autorités sarroises la concession d'un émetteur de forte puissance pour une « périphérique », échappant au monopole français de la radiodiffusion. Il regroupe ses radios et télévisions dans la holding Image et Son. Pour la diffusion, un émetteur est construit en Sarre, près de Sarrelouis, sur le plateau du Felsberg qui, d'après des études des techniciens du IIIe Reich faites à la demande d'Hitler, était le meilleur endroit pour couvrir toute la France6.

    Il embauche également Pierre Sabbagh, le créateur du journal télévisé français, pour diriger la rédaction et Pierre Delanoë pour diriger les programmes de la station qui privilégient alors la musique pop. Europe no 1 s'installe au 26 bis rue François Ier à Paris, dans les anciens studios de Voice of America. Le 20 avril 2017, Arnaud Lagardère prend la présidence d'Europe 1 à la place de Denis Olivennes35, recrutant Frédéric Schlesinger le 25 avril36. Le 2 mai 2017, Frédéric Schlesinger devient vice-président du pôle FM de Lagardère, regroupant les stations Europe 1, Virgin Radio et RFM. Le 21 juillet 2017, la presse révèle la nouvelle organisation interne autour d'Europe 1, voulue par Frédéric Schlesinger37 : Emmanuel Perreau est installé comme directeur délégué d'Europe 1, aux programmes et à l'antenne, Nathalie André disparaissant du nouvel organigramme, Jean Béghin, autre débauché de Radio France, est nommé adjoint du pôle radio de Lagardère Active, Donat Vidal est nommé directeur délégué à l'information, et Bérengère Bonte est nommée directrice adjointe de la rédaction d'Europe 1. Un peu plus d'un an après l'arrivée de Frédéric Schlesinger et la mise en place de son organisation autour de lui, il est remplacé, le 22 mai 2018, par le nouveau vice-président Laurent Guimier, Guy Birenbaum devenant son conseiller40. La refonte quasi totale de la grille est un gros tournant pour la station, toujours en perte d'auditeurs41.

    La station prend le nom d'Europe no 1 sur une idée de Louis Merlin, ainsi que celui-ci l'indique dans ses Mémoires : \\"On m'a souvent demandé comment et pourquoi j'avais choisi ce nom. Les causes en sont multiples et simples. Lorsqu'à la fin de 1953 je rêvai à un avenir nouveau et à la possibilité de créer une station nouvelle (que je croyais alors devoir être de télévision), je pensai qu'il fallait adopter un nom différent des autres, qui tournaient tous autour de Radio ou Télé-quelque-chose. De plus, cette station idéale devait être dans mon esprit le premier poste \\"européen\\". Enfin, cela ne me déplaisait pas d'annoncer qu'il serait \\"No 1\\". Les expressions \\"le premier\\", \\"le meilleur\\", \\"le plus grand\\", etc., portent toujours sur le public7.\\"

    Pour attirer de nouveaux annonceurs publicitaires, Louis Merlin pense que la station doit séduire une \\"foule indécise et indéfinie qui souhaite autre chose que la facilité populaire de Radio Luxembourg (RTL) et la pompe de la RTF\\" et décide que la station doit prendre le contre-pied de Radio Luxembourg : \\"Luxembourg avait des speakers traditionnels ? Il fallait trouver des animateurs cordiaux, détendus, souriants. Sa publicité se faisait à coups de trompettes ? Il la fallait faire à mi-voix. Tout avait été orienté vers la distraction ? Il fallait donner la primauté à l'information. Les bulletins d'information étaient une sélection de dépêches d'agence lus par une voix volontairement neutre ? Il fallait amener les journalistes au micro. Luxembourg essayait parfois de faire du social, mais avec discrétion ? Pourquoi ne pas le faire avec ampleur ? Les programmes enregistrés sur bande étaient diffusés longtemps après ? Il fallait tout émettre en direct et retrouver la souplesse d'un journal du soir. (...) Luxembourg était fidèle à la chanson traditionnelle et à l'accordéon ? Il fallait pousser le jazz et la jeune chanson8.\\"

    Il faut attendre le 3 avril 1955 pour que la station Europe no 1, reprenne l'ancienne fréquence de Radio Paris, proche de celle (185 kHz) du Deutschlandsender de la R.D.A. orientée vers l'est13, en se fixant sur 1 647 m grandes ondes (182 kHz) depuis un émetteur de 400 kW situé sur le plateau du Felsberg, près de Sarrelouis (Saarlouis) en Sarre alors sous protectorat, ce qui lui donne la liberté de disposer à son gré de l'attribution de fréquences de radio-télévision14.

    grâce aux dons des auditeurs. Dans la foulée, l'opération \\"Coeurs d'Enfants\\" permettra de récolter, en 24 heures, un fonds suffisant pour créer un hôpital dédié aux maladies cardiaques infantiles. La station gagne des auditeurs et dépasse dès novembre 2008 le cap des 5 millions d'auditeurs chaque jour selon Médiamétrie.

    En septembre 1955, Sylvain Floirat est appelé par le gouvernement français pour reprendre la société Europe no 1, dont le sort incertain consécutif aux premières difficultés de la station, déclenche la polémique à l'Assemblée nationale. Michelson cède l'entreprise qu'il a créée à la future Sofirad, pour une somme estimée comme considérable pour l'époque, soit 245 millions de francs. L'État en devint propriétaire au mois de juillet 1956. La régie publicitaire Régie no 1 est créée en 1960. Toutefois en 1962, après le succès remporté par la station, Michelson tente de renégocier cet accord auprès des tribunaux, en vain. La polémique qui s'ensuit atteint le sommet des États français et monégasque. La presse relate alors ces péripéties dont un article des quotidiens Le Monde daté du 27 janvier 1962 et Le Figaro, le jour suivant. En réaction aux mauvais résultats chroniques, le 2 janvier 2017, Fabien Namias perd sa casquette de directeur général délégué d'Europe 1, remplacé par Richard Lenormand32. En même temps, Jean-Pierre Elkabbach quitte Europe 133. Mais le sondage Médiamétrie du 19 janvier 2017 pour la période novembre-décembre 2016 indique qu'Europe 1 est, pour la première fois de son histoire, dépassée par Franceinfo et égalée par RMC en terme d'audience cumulée. Une motion de défiance contre la direction, rebaptisée « motion d'état d'urgence », est votée à l'unanimité par le personnel d'Europe 1 qui s'inquiète de voir la glissade du nombre d'auditeurs, la radio étant dans le classement désormais derrière RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC34. Le 18 février 2019, le tribunal des prud'hommes reconnaît le licenciement sans cause réelle et sérieuse de l'ex-directeur de l'information d'Europe 1, Fabien Namias, et condamne Europe 1 à lui verser 411 500 euros48.

    La naissance de la station coïncide avec l'apparition de trois inventions qui engendrent une influence significative sur son style : le nagra (magnétophone portable procurant une plus grande souplesse d'intervention et d'autonomie aux reporters), le transistor qui favorise l'écoute individuelle de la radio en déplacement notamment, celle des jeunes ainsi que le disque microsillon lequel permet de substantielles économies pour la rediffusion d'œuvres musicales en grande qualité.

    Parmi les premières émissions à succès d'Europe no 1, on compte « Pour ceux qui aiment le jazz » et le « café de l'Europe » (1955), « Signé Furax » et « Vous êtes formidables » (1956), ou encore « Salut les copains » et « La Coupe des reporters » (1959). À la suite du départ de Laurent Ruquier pour RTL en 2014, Europe 1 connaît à nouveau de grands mouvements sur sa programmation pour la saison 2014/2015. Le 4 février 2015, Europe 1 fête son anniversaire et ses 60 ans d'existence en faisant venir à l'antenne toutes les grandes voix qui ont fait les riches heures de la station31.

    Lors des événements de Mai 68, le journaliste Julien Besançon assure pour la station la couverture en direct des affrontements parisiens entre étudiants et forces de lordre et des premières nuits de barricades au Quartier latin. D'autres reporter de la station sont également sur le terrain : Fernand Choisel, Gilles Schneider, François Jouffa. Europe no 1, alors surnommée par certains « Radio Barricades », est accusée par les autorités de donner une version trop favorable aux manifestants des événements de mai 68. Le ministre de l'Intérieur, estimant que les reportages en direct des radios périphériques (dont Europe no 1) créent un danger pour l'ordre public, interdit l'usage des voitures émettrices durant plusieurs jours. Sur ordre de Matignon, le ministre de l'Intérieur fait également couper les fréquences des stations périphériques pour contrer la diffusion en direct des manifestations. Plusieurs journalistes jugés trop engagés sont licenciés l'année suivante, à l'instar des antennes radio et télévision du service public.

    En 1974, le nouveau président de la République Valéry Giscard d'Estaing et son Premier ministre Jacques Chirac, accusant la radio de « persifler », poussent le directeur Maurice Siegel et plusieurs autres dirigeants à la démission17. Après l'élection de François Mitterrand en 1981, Étienne Mougeotte est amené à démissionner. La gauche met en place la nouvelle direction et s'immisce dans les choix éditoriaux de la radio, à l'instar du pouvoir précédent. Les radios privées désormais autorisées sur la bande FM ponctionnent une partie de l'audience d'Europe 1 qui amorce alors son déclin. Philippe Gildas prend la tête de la direction de l'antenne. Sont créés le Top 50 et de nouvelles émissions insolentes, comme « Radio Libre à » animée par François Jouffa et Viviane Blassel, parmi lesquelles le rendez-vous animé par Coluche. Toutefois, l'ensemble des radios généralistes voient fondre leur audience face aux radios FM et face aux émissions télévisées de plus en plus efficaces.

    Le 30 mars 1983, Europe no 1 change officiellement de nom et devient Europe 1 (même si le nom Europe 1 était utilisé à l'antenne depuis la fin des années 1960). En 1995, Europe 1, passe de la seconde position à la cinquième position des stations les plus écoutées, avec moins de 10 % d'audience. Jérôme Bellay, le créateur de France Info, devient directeur général de l'antenne en 1996. Le 8 avril 2005, Arnaud Lagardère, président-directeur général de Lagardère Active, pôle audiovisuel de Lagardère SCA, nomme Jean-Pierre Elkabbach directeur général de l'antenne d'Europe 1, en remplacement de Jérôme Bellay, et administrateur de Lagardère Active Broadcast. La rentrée 2005-2006 est marquée par un nouveau logo, un nouveau slogan (« Parlons-nous! ») et un nouvel habillage sonore, qui s'accompagne d'une légère modification du fameux carillon, emblème de la station. En janvier 2011, après le départ d'Alexandre Bompard fin 2010 et l'annonce d'audiences décevantes avec une perte de 500 000 auditeurs en un an, Nicolas Demorand et Marc-Olivier Fogiel annoncent tour à tour qu'ils quittent la station29. Denis Olivennes est alors le directeur général d'Europe 1. À la rentrée de septembre 2011, l'animateur de la matinale est remplacé, cette matinale est restructurée, les soirées sont remaniées.

    Dès janvier 1997, Europe 1 change de format : la musique est retirée de l'antenne (notamment Vinyl Fraise quotidien par François Jouffa), l'émission F.M. en stéréophonie est supprimée et la diffusion se fait en voie monaurale, la station adopte le format de « news & talk ». Le célèbre carillon marquant les heures de la station est changé. La musique, le divertissement et les jeux sont supprimés des programmes et la part belle est faite aux actualités et à l'interactivité avec les auditeurs.

    Le 18 juin 2008, Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal+ depuis 2005, devient président de la station, et de sa filiale Sport, à la place de Jean Pierre Elkabbach. Ce dernier, qui conserve son interview quotidienne ainsi que son interview dominicale sur Europe 1, prend la tête de Lagardère News, le nouveau pôle de coordination des médias de Lagardère SCA20,21. Alexandre Bompard modifie considérablement l'équipe et la grille des programmes22. Il renforce le sport à l'antenne avec notamment des émissions sportives de 15 h à 23 h chaque week-end23. Pour diriger les sports, il compte sur Thierry Clopeau24, assisté de Laurent Jaoui25, tous deux venus de France Télévisions.

    La rentrée 2009 marque un changement de position pour la radio, qui renoue avec une grille plus généraliste. Pour accompagner cette évolution, un nouveau slogan est adopté : « Bien entendu ». En mars 2010, Alexandre Delpérier est mis à pied pour avoir présenté une conférence de presse de Raymond Domenech et de Thierry Henry comme un entretien exclusif26, et démissionne quelques jours plus tard27.

    La rentrée 2016/2017 sera marquée par de nouveaux bouleversements en raison de plusieurs critères, tels que les mauvaises audiences cumulées, qui entraineront le départ de Cyril Hanouna, et la mise en retrait temporaire de Jean-Marc Morandini.

    En novembre 2017, Europe 1 ne parvient pas à endiguer la montée de ses concurrentes. Le sondage officiel la place en termes d'audience après RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC, soit en sixième position. Elle se situe au coude à coude avec France Bleu[réf. souhaitée], ce qui correspond à la plus mauvaise rentrée de toute son histoire, soit depuis sa création en 195538. Début 2018, la chute de l'audience se poursuit (-810.000 auditeurs en un an), le point noir étant selon Le Figaro la matinale de Patrick Cohen qui fait fuir les auditeurs les plus conservateurs et n'aurait pas attiré ceux de France Inter39.

    Le 15 novembre 2018, les chiffres publiés par Médiamétrie révèlent une nouvelle chute d'audience pour Europe 142. Interrogé le même jour, Laurent Guimier, le vice-président de la radio, constate le déclin d'Europe 1 qui perd environ 1.500 auditeurs par jour depuis deux ans et demi43. \\"Il n'y a pas encore de rebond visible. Ce sera très long, je l'avais dit.\\" Laurent Guimier tempère toutefois les rumeurs menant à un éventuel rachat ou plan social de l'entreprise: \\"la cession d'Europe 1 n'est pas à l'agenda, un plan de départs non plus.\\" Le 7 janvier 2019, pour la rentrée de la radio, le vice-président de la station Laurent Guimier déclare « Nous sommes sur la bonne voie44 ». Pourtant, les nouveaux chiffres de Médiamétrie publiés le 15 janvier 2019 confirment la chute d'Europe 145. C'est la treizième baisse consécutive enregistrée par la station. Laurent Guimier reste toutefois attaché à l'optimisme : « Notre objectif cest daccélérer dans le projet quon a mis en place en septembre parce quon y croit, parce que tous les indicateurs qualitatifs nous disent quon est dans la bonne direction »46. Dans le même temps, lors d'une interview accordée à l'Express en février 2019, Denis Olivennes défend son bilan47,note 1.

  6. Jack Lang — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Lang
    • Carrière politique
    • Origines
    • Études
    • Parcours
    • Formation
    • Débuts
    • Fonctions
    • Éducation
    • Activités
    • Économie et société
    • Polémiques
    • Réalisations
    • Programme
    • Culture
    • Conséquences
    • Critiques
    • Politique
    • Culture populaire
    • Controverse

    Plusieurs fois ministre (Culture, Éducation nationale) dans des gouvernements socialistes, notamment en tant que « numéro deux du gouvernement » (1992-1993), il est conseiller de Paris de 1983 à 1989, député de Loir-et-Cher entre 1986 et 2000 puis du Pas-de-Calais de 2002 à 2012. Battu lors des élections législatives de 2012 dans la deuxième circonscription des Vosges, il devient président de l'Institut du monde arabe l'année suivante. Dans sa jeunesse, Jack Lang est, à la suite de son père radical franc-maçon22, un fidèle de Pierre Mendès France. Membre du Conseil du développement culturel de 1971 à 1973, il s'engage à partir de 1974 aux côtés de François Mitterrand, le faisant profiter de son carnet d'adresses international23. Il entre au Parti socialiste en 1977, et devient secrétaire national à la culture en 197924. Élu en 1977 conseiller municipal du 3e arrondissement de Paris dans le sillage de Georges Dayan, il milite contre le réaménagement des Halles de Paris. Il est révélé au grand public en 1981 quand il est nommé ministre de la Culture, poste qu'il occupera pendant dix ans sous tous les gouvernements socialistes des deux septennats de François Mitterrand. À la fin du mois de mai 1981, il présente sa démission du ministère après que son frère a tué un homme d'un coup de poignard dans un bar ; cette démission est refusée par François Mitterrand, qui use par la suite de son droit de grâce présidentielle en faveur du frère de son ministre25. C'est à ce poste qu'il institutionnalise en 1982 la Fête de la musique qui existait auparavant sous forme associative. Cette fête populaire, qui est l'occasion de concerts de rue gratuits et de manifestations culturelles, connut rapidement un grand succès en France au point que de nombreux pays en reprirent l'idée. De même, en 1984 avec les Journées nationales du patrimoine (actuelles journées européennes du patrimoine). Il propose sa démission à François Mitterrand en 1985 par opposition au projet de privatisation des chaînes de télévision françaises et aux privilèges accordés à la 5e chaîne26. Mitterrand refuse sa démission, ne souhaitant pas rompre la « solidarité gouvernementale » à moins de six mois des élections législatives. Parallèlement à sa carrière ministérielle, il est conseiller municipal et conseiller de Paris de 1983 à 1989, puis à partir de 1986 il s'implante en Loir-et-Cher et en devient député (réélu en 1988 ainsi qu'en 1993 mais démis d'office et rendu inéligible pour un an sur décision du Conseil constitutionnel à la suite d'irrégularités dans ses comptes de campagne34, puis réélu en 1997) et maire de Blois de 1989 à 2000, date à laquelle il abandonne son poste de maire à son adjoint, Bernard Valette. Il ambitionne alors ouvertement de se présenter à la mairie de Paris, puissant bastion de la droite. Cependant, quelques jours avant la désignation du candidat socialiste, il est nommé ministre de l'Éducation nationale par Lionel Jospin. Entre 1997 et 2000, il préside la Commission des affaires étrangères35, et, c'est en 1998 qu'il y invita le Dalaï Lama36,37. En avril 1992, Pierre Bérégovoy lui confie le ministère de l'Éducation nationale en plus de celui de la Culture. Arrivé en pleine période de contestation étudiante et lycéenne, il commence pour « épurer l'atmosphère » par suspendre le projet de réforme universitaire de son prédécesseur, Lionel Jospin. Il assouplit le projet de réforme pédagogique des lycées et propose de faire appel à des appelés du contingent pour lutter contre la violence à l'école. Il reprend aussi les négociations et réussit à trouver un accord avec le père Max Cloupet, alors secrétaire général de l'enseignement catholique, permettant le règlement d'une partie du contentieux sur le paiement de la contribution de l'État aux dépenses de fonctionnement des écoles privées. Il fait aussi retapisser l'antichambre du bureau du ministre de l'Éducation nationale avec un superbe papier peint signé Alechinsky, mais préfère le magnifique bureau d'André Malraux, place Valois. En mars 2000, à la suite du large remaniement ministériel qui voit le retour des « éléphants » du PS au gouvernement, il succède à Claude Allègre comme ministre de l'Éducation nationale. Le Premier ministre Lionel Jospin le nomme pour son côté consensuel et sa popularité auprès des jeunes, en cette période préélectorale, afin de calmer les esprits : « Cest la hantise de tout ministre davoir les lycéens dans la rue », raconte-t-il, nommé à deux reprises (1992-1993 ; 2000-2002) pour pacifier le monde éducatif, calmer les syndicats et les représentants des parents d'élèves. Il est d'autant plus disponible qu'il renonce à solliciter l'investiture socialiste pour les élections municipales de la capitale. Battu aux municipales de 2001 par l'UDF Nicolas Perruchot, en vue des législatives de 2002, il quitte définitivement Blois, et réussit son « parachutage » dans le Pas-de-Calais. Il devient député dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais (Boulogne Nord-Calais ouest), circonscription très populaire, qui compte l'un des taux les plus importants de bénéficiaires du RMI en France. En 2004, il est nommé porte-parole national de la campagne du PS pour les régionales et les cantonales. À la fin de l'année, il réintègre la direction du Parti socialiste, en étant chargé, avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, du projet socialiste pour 2007. Selon la Sofres, entre 1987 et 2005, sa cote de popularité oscille autour de 45 % d'opinions favorables, avec un taux, au plus bas, de 35 % en 200038. Certains le considèrent comme un possible recours de la gauche à l'élection présidentielle de 2007. Il affiche alors un soutien au PACS et se prononce pour le mariage civil des couples de même sexe. Porte-parole du PS durant la campagne pour le référendum du traité pour la Constitution européenne, il défend la ligne du « oui » aux côtés de l'équipe dirigeante du parti. Après l'échec du 29 mai et le rejet de ce traité, il annonce, le 31 mai 2005, la création d'un club de réflexion, Inventons demain, ce qui est considéré par certains comme un pas vers l'annonce de sa « candidature à la candidature » lors des primaires qui désigneront, en novembre 2006, le candidat socialiste à l'investiture présidentielle. Après avoir longtemps affirmé qu'il souhaitait être candidat à la candidature, il décide finalement de ne pas se présenter aux primaires le 2 octobre 2006. Lors des élections législatives de 2007, Jack Lang est réélu député de la sixième circonscription du Pas-de-Calais, obtenant 54,72 % des voix au second tour. Il rejoint, à titre personnel, le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions en juillet 2007, ce qui entraine les critiques de Jean-Marc Ayrault et François Hollande et l'amène à quitter le bureau national du Parti socialiste le 11 juillet 2007. Selon Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l'Université de Reims, cette nomination permet à Nicolas Sarkozy de déstabiliser le PS, et à Jack Lang, populaire mais sans courant organisé, de sortir de son isolement hors du parti43. Dans le cadre de cette commission, il préconise la suppression du poste de Premier ministre et la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels44. Un an plus tard, il est le seul parlementaire socialiste à voter la réforme lors du congrès du Parlement français du 21 juillet 2008 réuni en vue de modifier la Constitution française dans le sens proposé par le comité de réflexion. Le vote, obtenu par deux voix d'écart, entraîne la formulation de nombreuses critiques à son encontre de la part du Parti socialiste45. Le 25 février 2009, il se rend à Cuba en qualité d'« émissaire spécial du président de la République » pour relancer le dialogue franco-cubain, cette fois sans critique de la part de la direction de son parti46. Pressenti un moment pour le poste d'ambassadeur de France à l'ONU, il est nommé conseiller spécial pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie auprès du secrétaire général de l'ONU l'année suivante, le 26 août 2010. En octobre 2010, il s'affiche aux meetings de campagne électorale de son ami Laurent Gbagbo51, dont il avait tenté de réhabiliter l'image auprès des socialistes français52. Le 3 décembre 2010, il critique à mots couverts la victoire d'Alassane Ouattara53. Quelques jours plus tard, il invite finalement Laurent Gbagbo à reconnaître les résultats54. Il apporte dans un premier temps son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la primaire présidentielle socialiste de 2011. Celui-ci étant accusé d'agression sexuelle à New-York, Jack Lang condamne la justice américaine et dénonce un « lynchage »55. Il annonce, peu avant le premier tour de la primaire, son soutien à François Hollande. En décembre 2011, alors qu'il avait refusé de se présenter au vote des militants socialistes dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais, dont il est le député sortant, il n'est pas investi par le Parti socialiste dans cette circonscription en vue des élections législatives de 2012. Dans les semaines qui suivent, il cherche une circonscription où se présenter56. Le 7 janvier 2012, il est finalement investi par les militants PS dans la deuxième circonscription des Vosges57. Lors du second tour de l'élection législative, le 17 juin 2012, il est battu par le député UMP sortant, Gérard Cherpion. Nommé ambassadeur itinérant chargé de la piraterie par François Hollande en août 2012, il devient, le 25 janvier 2013, président de l'Institut du monde arabe58,59 et succède ainsi à Renaud Muselier.

    Jack Lang est issu, du côté paternel, d'une riche famille juive laïque3 de Nancy ; son père, Roger Lang, est le directeur commercial de l'entreprise familiale fondée et dirigée par le grand-père de Jack, Albert4. Roger et Albert sont tous deux francs-maçons. La mère de Jack, Marie-Luce Bouchet, catholique, née en 1919, est la fille d'Émile Bouchet, mort en 1926, et de Berthe Boulanger, infirmière également franc-maçonne5. Dès 1938, en raison du risque de guerre avec l'Allemagne, Albert et Roger avaient envoyé leurs épouses à Vichy6. Après l'invasion allemande, Albert Lang et sa femme s'installent à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. Le tout jeune Jack et sa mère partent à Cholet chez son arrière-grand-mère, la mère de Berthe Boulanger, puis à Bordeaux, alors que son père Roger est tout d'abord mobilisé à Lunéville, puis rejoint ses parents et son beau-frère Luc Bouchet à Brive6. Jack et sa mère rejoignent également Brive après le bombardement de Bordeaux. Son père est condamné par le tribunal de Brive pour non-déclaration de ses enfants comme juifs, avant d'être relaxé par la Cour d'appel du fait que la mère des enfants est catholique. Roger Lang soutient, sur l'avis du rabbin de Brive, David Feuerwerker, que seule la filiation maternelle détermine l'adhésion à la religion juive7. Roger Lang est cependant placé en résidence surveillée. Berthe Bouchet vient voir la famille Lang en avril 1942 alors que sa fille est sur le point d'accoucher de son troisième enfant, Marianne. Berthe, vénérable de la première loge maçonnique mixte, est arrêtée par la Gestapo à la suite d'une dénonciation en 1943 à Nancy. Condamnée pour faits de propagande et de résistance, elle est déportée à Ravensbrück, où elle est gazée le 30 mars 19458.

    Jack Lang fait des études secondaires au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Entré en sixième en 1949, il redouble cette classe, puis est envoyé deux ans en pension au collège de Lunéville. Il revient en classe de quatrième au lycée Poincaré. Placé en section scientifique au premier trimestre de la classe de seconde, il demande à passer en section économique et sociale en cours d'année. Jack Lang perd son père à l'âge de 15 ans, en 1955. Il obtient le baccalauréat en 1957, puis s'inscrit à la faculté de droit de l'université de Nancy et au centre universitaire d'études politiques, dépendant de l'Institut d'études politiques de l'université de Paris. Ayant réussi avec mention ses deux premières années d'études au centre, il peut entrer directement en 1959 en deuxième année d'études à l'Institut d'études politiques de l'université de Paris, section service public, dont il est diplômé en 1961. Il continue en parallèle ses études de droit à la faculté de droit de l'université de Paris, et y obtient la licence, également en 1961.

    Après ses études à Paris, il entame une carrière universitaire à la faculté de droit de l'université de Nancy. Il devient assistant du professeur de droit international Charles Chaumont, obtient en 1964 les diplômes d'études supérieures en sciences politiques15 et en droit administratif16 puis, après l'obtention du doctorat en droit en janvier 196717, il devient chargé de cours. Après deux échecs successifs, il est lauréat du concours d'agrégation de droit public et sciences politiques, et est nommé maître de conférences le 1er janvier 1971 à l'université Nancy II. Il est nommé professeur titulaire de droit international en 1976, et est doyen de l'unité d'enseignement et de recherche de sciences juridiques et économiques de 1977 à 1980. Il obtiendra ensuite sa mutation à l'université Paris X-Nanterre.

    Très tôt attiré par la scène théâtrale, Jack Lang fonde, en 1958, avec Édouard Guibert, la troupe universitaire de Nancy18 ; la première année, il interprète le rôle-titre de Caligula. Il suit également des cours durant trois ans au conservatoire d'art dramatique de Nancy.

    Dès 1963, il obtient la permission de recevoir des équipes d'amateurs étrangers et crée le Festival de théâtre universitaire de Nancy, qu'il présidera jusqu'en 1973 (où il sera remplacé par Lew Bogdan). Dès l'édition de 1968, l'événement dépasse la sphère artistique lorraine pour acquérir une réputation nationale et mondiale, qui accueille notamment Roland Grünberg, le Bread and Puppet Theatre, Bob Wilson, El Teatro Campesino19.

    Durant les deux mandats de Jack Lang, de mai 1981 à mars 1986, puis de mai 1988 à mars 1993, le ministère connait d'importantes transformations. Il va accélérer sa modernisation et s'ouvrir à la société contemporaine : augmentation du budget, élargissement de son champ d'action à de nouvelles formes d'art, insertion dans le monde économique, développement de l'audiovisuel. Le ministre de la Culture bénéficie du soutien constant du président de la République, notamment dans la réalisation des Grands Travaux à Paris (Grand Louvre, Arche de la Défense, Opéra Bastille, Bibliothèque nationale de France) et en province, qui donneront un nouvel élan à l'architecture contemporaine en France (Christian de Portzamparc, Jean Nouvel, Dominique Perrault).

    L'éducation artistique en milieu scolaire se modernise. De nouvelles disciplines sont enseignées (théâtre, cinéma, histoire des arts), alors qu'est engagée la réalisation du futur Institut national d'histoire de l'art. Des opérations de sensibilisation se développent pour les enfants : classes culturelles, collège au cinéma, classes du patrimoine. La lecture est favorisée par l'achèvement du réseau des Bibliothèques départementales de prêt et par l'augmentation de leurs moyens dans le cadre de la décentralisation.

    Le champ d'action du ministère s'élargit à d'autres formes d'art : chanson, rock (programme de construction des Zéniths), jazz (orchestre national), musiques traditionnelles, cirque (Centre national des arts du cirque), arts de la rue, la mode qu'il promeut comme patrimoine français33, design, création industrielle, tandis que se créent de nouveaux lieux de diffusion (Centre national de la Chanson, Centre national de la bande dessinée d'Angoulême).

    Cette époque sera aussi celle des mutations dans le paysage audiovisuel : multiplication des chaînes, privatisation d'une partie du secteur public, ouverture des ondes, instauration d'institutions de régulation audiovisuelle (Haute autorité).

    Initialement candidat à la primaire présidentielle socialiste de 1995, il doit finalement se retirer sous les critiques de certains socialistes, le rocardien Manuel Valls et une vingtaine de premiers secrétaires fédéraux ayant mené une campagne interne contre lui sous le thème de « Lang ? Jamais ». Daniel Vaillant renchérit en le traitant de « déshonneur de la gauche ». Lang qualifie alors Lionel Jospin de « loser », lequel s'oppose à l'entrée de Jack Lang au gouvernement en 1997, après la victoire de la gauche aux législatives. D'après Valeurs actuelles, Jospin a toujours été exaspéré par Lang, sa futilité, ses approximations, sa grandiloquence, son côté « paillettes », son amour des « love Parade » et des grands travaux, sa soif de gloire, d'honneurs et d'argent27. En 2002, après l'échec de Lionel Jospin, il considère qu'il faut réconcilier les hommes politiques avec les Français en étant d'accord, par exemple, sur le principe d'une émission de télé-réalité où des politiques partageront l'existence de Français moyens. Il est vigoureusement pris à partie par les intermittents du spectacle qui lui reprochent de récupérer leur mouvement.

    Durant les deux années de son ministère, il fait en sorte de calmer le « mammouth », comme l'appelait son prédécesseur. Il réforme légèrement le baccalauréat et relance le recrutement d'enseignants, en panne depuis 1997. Il crée en novembre 2001 une Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III, présidée par l'historien Henri Rousso.

    Le 1er septembre 2005, il publie un livre-programme en vue de l'élection présidentielle de 2007 : Changer. Se proclamant un « réaliste révolutionnaire », il y propose notamment, un président responsable devant lAssemblée, un mandat de quatre ans, la pleine restauration des pouvoirs du Parlement, la fin du cumul des mandats, la suppression de lactuel Sénat, une réforme de la justice, le pluralisme médiatique, la régularisation des sans-papiers. À l'occasion du 10e anniversaire de la mort de l'ancien président de la République François Mitterrand, il signe la postface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, aux éditions de l'Archipel.

    Il fait partie de l'équipe restreinte de campagne de la candidate, en qualité de « conseiller spécial ».

    À partir de cette élection, il prend ses distances avec les instances de son parti, et accepte des missions proposées par le président de la République Nicolas Sarkozy, tout en se défendant de vouloir entrer dans un gouvernement d'ouverture à l'instar des anciens socialistes Bernard Kouchner et Éric Besson42.

    Dans le même temps, il fait des déclarations bienveillantes envers le gouvernement, jugeant par exemple « plutôt positive » la politique internationale du gouvernement, tout en émettant de virulentes critiques des actions de son successeur à l'Éducation nationale, Xavier Darcos42.

    Lors du congrès de Reims du 14 novembre 2008, il prend position en faveur de Martine Aubry, qui sera élue premier secrétaire42.

    Dans le film Belle du Seigneur (2013), il joue un rôle secondaire de délégué français à la Société des Nations61.

    En janvier 2014, il critique dans une tribune l'ordonnance Dieudonné du Conseil d'État, jugeant cette décision comme « une profonde régression ». Il y voit « un retournement de jurisprudence » « qui tend à instaurer une sorte de régime préventif, voire de censure morale préalable à la liberté d'expression »62,63.

  7. David Pujadas — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/David_Pujadas
    • Parcours
    • Carrière
    • Médias
    • Enfance
    • Études
    • Débuts
    • Polémique
    • Carrière politique
    • Culture populaire
    • Politique
    • Historique
    • Concept
    • Programmation
    • Carrière professionnelle
    • Citation
    • Vie personnelle
    • Enseignement

    Reporter et présentateur de journal au sein du Groupe TF1 de 1989 à 2001, il arrive ensuite à France télévision et devient, du 3 septembre 2001 au 8 juin 2017, le présentateur du journal de 20 heures de France 2, détenant sur cette chaîne le record de longévité à ce poste2. En mai 2017, il est écarté, à la surprise générale, de la présentation du journal par Delphine Ernotte, la dirigeante du groupe public.

    Toujours sur France Télévision, et jusqu'à son départ du groupe en juin 2017, il officie également en tant qu'animateur de plusieurs émissions politiques ou de société, comme Des paroles et des actes, Les Infiltrés ou L'Émission politique.

    Depuis le 28 août 2017, il présente sur LCI l'émission 24h Pujadas, l'info en questions, chaque jour de la semaine entre 18 h et 20 h, émission produite par Particules Production, dont il est le fondateur. Pendant la saison 2005-2006, il présente Le Contrat, une interview politique mensuelle sur La Chaîne parlementaire. Au cours de sa carrière au journal télévisé de 20 heures de France 2, David Pujadas, surnommé « l'interviewer de la République » par Le Figaro64, a interviewé diverses personnalités internationales importantes, parmi lesquelles Bachar al-Assad65, Angela Merkel66, Barack Obama67, Vladimir Poutine68

    David Pujadas naît à Barcelone d'un père catalan, Rosendo Pujadas, traducteur, et d'une mère française, Françoise Redon, interprète3. Son père arrête l'école à 13 ans et travaille pendant quatre ans dans les marchés de Barcelone avant de faire le tour de l'Europe et de finalement devenir interprète. La famille de David Pujadas quitte l'Espagne peu après sa naissance pour s'installer en France, dans l'Ain. Ils retournent à Madrid pendant six mois alors que David a 10 ans avant de s'installer définitivement à Ferney-Voltaire, où son père travaille comme interprète pour des organisations internationales.

    Il étudie au lycée international de Ferney-Voltaire (Ain)4 avant de déménager à Aix-en-Provence pour une licence en sciences économiques à l'université de la Méditerranée Aix-Marseille II. Il rejoint ensuite l'Institut d'études politiques de Paris, dans la même promotion que Jean-François Copé, Anne Roumanoff et Isabelle Giordano. En 1984, à 20 ans, il effectue un stage de quatre mois à Nice-Matin. Il déclare plus tard que c'est ce stage qui lui a donné envie de devenir journaliste5. Diplômé de l'IEP Paris en 1986 (section « Pol.Eco.Soc. »)6, il intègre ensuite le Centre de formation des journalistes de Paris dont il obtient le diplôme en 19883.

    Dans le cadre dun concours de reporters organisé par TF1 en 1988, David Pujadas gagne le prix Jean d'Arcy5. La figure imposée est un reportage sur les Parisiens qui préfèrent passer l'été dans la capitale. La récompense est un an de contrat à TF1. Il y devient alors reporter. En mai 1989, il couvre l'arrestation de Paul Touvier, premier Français condamné pour crime contre l'humanité. David Pujadas est alors le seul journaliste à avoir pu pénétrer dans le prieuré de Nice où s'était réfugié Paul Touvier.[réf. souhaitée]

    En 1994, alors reporter pour l'émission de TF1 Le Droit de savoir, il s'oppose à la censure d'un passage d'un de ses reportages sur Bernard Tapie8. L'émission ne plaît pas à l'homme politique marseillais9. Selon Jérôme Bellay, fondateur de LCI, ce sujet, qui « n'était pas très sympathique pour Bernard Tapie », aurait fâché ce dernier qui aurait réclamé son départ de TF19. Un des dirigeants de TF1 aurait alors autorisé Jérôme Bellay à engager David Pujadas pour sa nouvelle chaîne d'information en continu9. Alors qu'il obtient plus de 24,7 %9 de part de marché, contre 22 % en 20019, le journal de 20 heures de France 2 fait l'objet d'une polémique au début 2004, l'équipe de rédaction ayant décidé d'annoncer au début de son édition du 3 février, le retrait de la vie politique d'Alain Juppé, alors même que celui-ci est attendu au journal télévisé de TF1 et ne l'a pas encore annoncé3. David Pujadas présente ses excuses pour cette erreur dans l'édition du lendemain, mais deux jours plus tard, à la suite d'une motion de défiance votée par la rédaction de la chaîne, il est sanctionné par deux semaines de congés forcés3 durant lesquels il est remplacé par son joker, Carole Gaessler. Le 11 février 2004, Olivier Mazerolle présente sa démission et est remplacé par Arlette Chabot à la tête de la rédaction de France 216. D'octobre 2008 à mai 2010, il anime Les Infiltrés, un magazine d'investigation bimensuel diffusé sur France 2 le mercredi en deuxième partie de soirée36,37. Lors de sa deuxième saison, l'émission suscite des réactions pour un de ses documents sur la pédophilie et les prédateurs sexuels sur Internet. Peu après le tournage en caméra caché du documentaire, les hommes rencontrés par l'émission sont signalés aux autorités38,39. En 2010, l'émission se concentre sur un groupuscule d'extrême droite catholique, « Dies Irae », qui porte plainte par la suite pour diffamation contre David Pujadas, le fondateur de l'agence Capa Hervé Chabalier, ainsi que deux autres journalistes. Ils seront tous relaxés en octobre 201440. En septembre 2011, Marie Drucker lui succède à la présentation du magazine41.

    En 2002, il se voit confier la présentation des soirées électorales13,14, fonction qu'il gardera en 200715, 201215 et 2017.

    Il apparaît dans le documentaire français Les Nouveaux Chiens de garde, sorti en janvier 2012 et tiré de l'essai de même titre de Serge Halimi (1997), qui explore les collusions entre les médias français et le pouvoir politique et économique.

    En avril 2015, il se rend en Syrie, à Damas, pour interviewer le président du pays Bachar el-Assad afin de le questionner sur le conflit et la guerre qui ravage son pays depuis 2011. Il est le premier journaliste français à interviewer le président syrien dans le cadre de ce conflit.[réf. souhaitée]

    Après seize années à la tête de la présentation du 20 heures, David Pujadas annonce le 17 mai 2017 qu'il est écarté de la présentation du journal de France 2. Il déclare : « cette décision n'est pas la mienne. Elle ne nous a pas été expliquée »27,28. Lors d'une réunion exigée par la rédaction, Delphine Ernotte met deux heures à donner des explications qui ne satisfont pas les journalistes29. Elle déclare que ce remplacement est « [sa] décision », non motivée par l'élection du nouveau président de la République Emmanuel Macron, quelques jours auparavant30. Elle dit également : « Jai estimé que le temps était venu de donner un nouvel élan. Il est inutile dattendre que les choses aillent mal pour changer », tout en saluant le professionnalisme et la rigueur du journaliste. La presse annonce le nom d'Anne-Sophie Lapix, épouse du nouveau Président de Publicis Groupe, Arthur Sadoun, pour le remplacer à partir de septembre31,32,30,33. Le 1er juin, il annonce sur son compte Facebook qu'il présentera son dernier journal télévisée le jeudi 8 juin 2017. Il était censé en assurer la présentation jusquà lété, mais la direction de la chaîne comprend son choix34. Après 16 ans de service, il bat un record de longévité à la tête du journal télévisé de France 25. Lors de son dernier journal, avant ses remerciements, la rédaction diffuse des sujets sur ses années au 20h (interviews de personnalités politiques et de vedettes françaises et internationales, bêtisier, etc). Il est entouré pour l'occasion par Étienne Leenhardt, Nathalie Saint-Cricq et François Lenglet avant que toute l'équipe de rédaction vienne l'acclamer lors de son discours de départ.

    À partir de février 200635, il anime chaque semaine Madame, Monsieur, bonsoir avec Hervé Chabalier sur France 53. L'émission a pour but d'analyser les archives de la télévision des cinquante dernières années. Le titre de l'émission serait inspiré de la formule d'ouverture du journal de 20 heures de David Pujadas, « Madame, monsieur, bonsoir ! ». En 2007, alors qu'il quitte l'émission, celle-ci devient un jeu télévisé.

    De juin 2011 à mai 2016, il présente le magazine politique mensuel Des paroles et des actes en première partie de soirée sur France 242. L'émission est récompensée le 20 février 2013, lors des Lauriers 2012 de la Radio et de la Télévision dans la catégorie « Laurier Info TV »21. Dans le cadre d'édition spéciales dédiées aux évènements législatifs importants, David Pujadas reçoit différentes personnalités politiques françaises importantes, notamment François Hollande (pour la primaire présidentielle socialiste en 2011 et l'élection présidentielle en 2012 pour l'entre-deux tours), Manuel Valls (primaire présidentielle socialiste), Jean-François Copé (élection du nouveau président de l'UMP en 2012), François Fillon (élection du nouveau président de l'UMP en 2012), Marine Le Pen (élection européenne en 2014) et Nicolas Sarkozy (élection présidentielle de 2012 pour l'entre-deux tours). Depuis le 15 septembre 2016, il coanime avec Léa Salamé L'Émission politique à la place de Des paroles et des actes : les deux journalistes y reçoivent les principaux candidats aux primaires de la droite et du centre et de la Belle Alliance Populaire, puis à l'élection présidentielle de 2017, tels que Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Juppé, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou encore Emmanuel Macron. Un format plus court, L'Entretien politique, est également diffusé à la suite du journal de 20 heures et reçoit les autres candidats, comme, entre autres, Nathalie Kosciusko-Morizet, Vincent Peillon, Nicolas Dupont-Aignan ou Nathalie Arthaud. Le 17 novembre 2016, il anime le troisième débat de la primaire présidentielle des Républicains, opposant les sept candidats, organisé par France 2, Europe 1 et les partenaires de presse régionale45. Le 24 novembre, il anime avec Alexandra Bensaid et Gilles Bouleau le débat d'entre-deux tours de cette même primaire diffusé sur France Inter, TF1 et France 246. Le 19 janvier 2017, il anime, avec Léa Salamé et Fabien Namias, le troisième débat de la primaire présidentielle de la Belle Alliance populaire, opposant les sept candidats, organisé par France 2, Europe 1 et les partenaires de presse quotidienne régionale47. Le 25 janvier, il anime avec Alexandra Bensaid et Gilles Bouleau le débat d'entre-deux tours de cette même primaire diffusé sur France Inter, TF1 et France 247. Le 20 avril 2017, il anime avec Léa Salamé l'émission Présidentielle 2017, 15 minutes pour convaincre sur France 2 qui permet à tous les candidats de l'élection présidentielle de 2017 de présenter leur projet en quinze minutes face aux questions des deux journalistes48. Enfin, il anime aux côtés de Laurent Delahousse, Léa Salamé et Marie-Sophie Lacarrau les soirées des premier et second tours de la présidentielle. Alors qu'il était celui qui révélait le nom des deux finalistes, puis du nouveau président, depuis l'élection de 2002, c'est finalement Laurent Delahousse qui est chargé de ces annonces lors de cette élection.

    Le 21 août 2017, il annonce officiellement son arrivée sur la chaîne LCI pour 2 ans et présente à compter du lundi 28 août 24h Pujadas, l'info en questions chaque jour de la semaine entre 18 h et 20 h49. Il en sera également le producteur via Particules Production, dont il est le fondateur.

    Le 15 octobre 2017, il interviewe, aux côtés de Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray, le président de la République française Emmanuel Macron dans l'émission Le grand entretien : Emmanuel Macron diffusée sur TF1 et LCI50.

    David Pujadas est divorcé de sa première épouse, journaliste de presse écrite, avec qui il a eu deux filles52, Esther et Adèle. En couple depuis 2004 53,54 avec Ingrid, une hôtesse de l'air rencontrée lors d'un vol, ils ont un garçon, Adam, né en 200855,56,57, et une fille58. Le couple se sépare en mai 201759.

    Parrain d'un programme d'aide à l'intégration à Sciences-po Paris d'élèves provenant de lycée de ZEP, David Pujadas anime en mai 2013 au lycée Joliot-Curie de Nanterre les conventions éducation prioritaire dont le but est d'inciter les élèves à « dépasser leurs limites »63.

  8. People also search for