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  1. Jöns Bengtsson Oxenstierna - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Jöns_Bengtsson_Oxenstierna

    18 hours ago · Jöns Bengtsson (Oxenstierna), in Latin known as Johannes Benedicti de Salista, (1417 – 15 December 1467) was a Swedish clergyman, canon law scholar and statesman, Archbishop of Uppsala (1448–1467).

    • 1448
    • Uppsala
  2. Tampere - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Tampere

    1 day ago · Cathedral of Tampere designed by Finnish architect Lars Sonck The Old Church (Vanha kirkko) on the edge of the Tampere Central Square. As is the case with most of the rest of Finland, most Tampere citizens belong to the Evangelical Lutheran Church of Finland .

  3. AHHAA - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/AHHAA

    History. AHHAA was established as a project of the University of Tartu on 1 September 1997. Since 2004 it has operated as a foundation constituted by the city of Tartu and the University of Tartu.

    • 1 September 1997
    • Tartu
    • City of Tartu and the University of Tartu
    • Science museum
  4. Pegida - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Pegida

    1 day ago · Pegida was founded in October 2014 by Lutz Bachmann, who runs a public relations agency in Dresden. Bachmann 's impetus for starting Pegida was witnessing a rally by alleged supporters of the Kurdistan Workers' Party (PKK) against the siege of Kobani by the Islamic State (ISIL) on 10 October 2014 in Dresden, which he posted on YouTube on the same day.

    • Pegida
    • Dresden, Germany
  5. Emperor's Bible - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Emperor's_Bible

    1 day ago · At the death of his son, it was acquired by Uppsala University. The manuscript is richly decorated with miniatures, including full-page depictions of the Four Evangelists, illuminated canon tables and a depiction of the emperor donating the book to the patron saints of Goslar Cathedral.

  6. Diocese of Strängnäs - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Diocese_of_Strängnäs

    18 hours ago · About 1268 the Dominican priory at Strängnäs was founded. In 1291 Bishop Annund (1275–91) consecrated the cathedral, which was burnt down on the same day, and rebuilt by Isarus, the next bishop (1291–1303). In 1305 it was decided that the city of Stockholm belonged to Uppsala, but Södermalm belonged to Strängnäs.

  7. Stigmata - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Stigmata

    Oct 13, 2020 · Stigmata (Ancient Greek: στίγματα, plural of στίγμα stigma, 'mark, spot, brand'), in Christianity, are the appearance of bodily wounds, scars and pain in locations corresponding to the crucifixion wounds of Jesus Christ, such as the hands, wrists and feet. An individual bearing the wounds of stigmata is a stigmatist or a stigmatic.

  8. Huguenot — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Huguenot
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    Les huguenots sont les protestants du royaume de France et du royaume de Navarre pendant les guerres de Religion de la seconde moitié du XVIe siècle, au cours desquelles ils ont été  sous ce nom  en conflit avec les catholiques. À partir du XVIIe siècle, les huguenots sont appelés religionnaires, car les actes royaux ne parlaient pas de protestantisme mais de « religion prétendue réformée »1.

    Une hypothèse couramment admise est de faire dériver le mot de l'allemand Eidgenossen, signifiant « camarades liés par un serment » (membres d'une ligue, confédérés)6,5,7 ou de la corruption de ce mot à Genève Eidgnots, utilisé aussi par les partisans des Guises. Dans une déclaration de 1562, le prince de Condé emploie les mots Aignos et Aignossen8. Au sein du Petit-Conseil de Genève, Eignot fut le nom donné aux partisans des Cantons suisses, ceux du duc de Savoie étant les Mamelouks9. Théodore de Bèze, proche collaborateur de Jean Calvin, mentionne une étymologie populaire évoquant un légendaire et hérétique roi « Hugonet »10. Cette hypothèse n'est pas retenue aujourd'hui.

    En raison de l'émigration massive des protestants français, le mot huguenot est connu internationalement pour désigner les protestants français, mais aussi, particulièrement dans les pays du Refuge, émigré ou descendant d'émigré protestant français :

    Les protestants français restent très attachés à la croix huguenote. Ressemblant de très près à la décoration française de l'Ordre du Saint-Esprit, elle est apparue dans des conditions mystérieuses, sans doute à Nîmes. Chargée de symboles, elle regroupe une croix de Malte boutonnée, qui évoque la croix du Languedoc, quatre fleurs de lys formant en creux un cœur entre chacune des branches de la croix, et enfin un symbole du Saint-Esprit, soit un petit oiseau soit \\"une larme\\" (censée représenter une langue de feu). Elle reste à ce jour un signe de reconnaissance discret entre protestants et un bijou prisé des protestantes. Moins connue que les autres, plus ancienne, l'émigration en Suède s'explique par le fait que ce pays s'est rangé du côté des protestants pendant les guerres de Religion qui, en Allemagne, se sont soldées par la paix de Westphalie en 1648. Durant les guerres de Religion, les partisans d'un camp ou de l'autre se reconnaissaient à l'étendard du régiment de leur parti. La coutume militaire était de les cravater d'une écharpe distinctive. La Ligue portait une cravate verte15, couleur que le pape avait donnée, à l'occasion de la conférence de Gisors le 13 janvier 1133, aux Flamands partant en croisade, et qui était revenue à l'Espagne, championne du catholicisme Ferdinand d'Aragon et Isabelle la Catholique ont donné à Christophe Colomb un étendard à la croix verte. De même, les ducs de Guise, feudataires de l'Empire et champions de la Ligue, portaient de sinople leur croix de Lorraine. Les huguenots mirent à la bataille d'Ivry une cravate blanche aux étendards. Le blanc étant la couleur du roi, c'était une surenchère légitimiste, qui ajouta à la confusion, les ligueurs portant ce jour-là la même couleur. Par la suite, les huguenots portèrent durant les combats, en plus de l'écharpe blanche, une casaque blanche17. L'enseigne « nette » resta celle de Coligny. L'expression prêtée à Henri IV « Ralliez-vous à mon panache blanc ! » était une invitation adressée aux partisans huguenots à se rallier à leur ancien chef de guerre converti, aux catholiques à renoncer au parti espagnol, et aux deux à la paix. Les catholiques gallicans et réformistes, dits « évangéliques », comme Jacques Lefèvre d'Étaples, furent parmi les prédécesseurs des huguenots. Ils suivirent le mouvement débuté par Martin Luther en Saxe et formèrent les Églises réformées en France, appelées dédaigneusement « religion prétendue réformée » dans les textes officiels. Avant même la révocation de l'édit de Nantes, des huguenots fuient le royaume à cause des pressions et des brimades de plus en plus violentes exercées par le pouvoir royal. Dès 1680, ils sont victimes de persécutions dans le cadre des dragonnades, du nom d'un corps d'armée, les dragons. Les dragonnades obligeaient les protestants à loger les compagnies de dragons, charge dont les catholiques et les nouveaux convertis étaient exemptés. La méthode, avec 30 000 conversions forcées dans le Haut-Poitou, arracha en avril 1681, à Madame de Maintenon, célèbre petite fille du calviniste Théodore Agrippa d'Aubigné, ce cri d'enthousiasme : « Si Dieu conserve le Roi, il n'y aura pas un huguenot dans vingt ans ! ». Dès le XVIe siècle, le Vivarais et les Cévennes sont des bastions huguenots, grâce en particulier à l'action d'Olivier de Serres. Plusieurs protestants du Gard et des Cévennes sont partis dans les villes commerçantes italiennes. La famille André de Nîmes est partie dès 1677 dans le grand port italien de Gênes pour fonder une fabrique de toile qui donnera son nom au (blue)-jean et à la toile Denim. Les tisserands huguenots, menacés par le durcissement du pouvoir en France, affluent à Londres dès la fin des années 1660, lorsque le faubourg de Spitalfields naît de la nécessité de reconstruire sur des bases plus saines après le grand incendie de 166644. Ils apportent leur connaissance de la soie et des rubans, de la joaillerie, du travail des métaux comme l'orfèvre Peter Archambo ou encore Jean Crespin, auquel le British Museum consacre une salle entière ; et sont les fournisseurs de la plupart des grandes cours d'Europe. Leurs qualifications souvent plus élevées sont perçus comme des menaces par les artisans anglais. En 1684, Jean Larguier de Nîmes, est fait maître tisserand à condition d'utiliser de la main-d'œuvre anglaise45. Dans la ville lainière de Norwich, des émeutes visent les Français en 168346. Les tisserands de soie huguenots de Tours sont nombreux à Spitalfields. En 1820, Londres dépasse, pour la consommation de soie brute, la ville de Lyon, qui avait connu, au XVIe siècle, une émigration plutôt vers Amsterdam, après une première vague de violences. L'histoire de l'imprimerie à Lyon avait fait de la ville la capitale de l'imprimerie au détriment d'Anvers ; ce titre est perdu au XVIIe siècle au profit d'Amsterdam puis de Londres.

    Les huguenots réfugiés aux Amériques adoptèrent en l'honneur de Marguerite d'Angoulême une marguerite comme symbole, c'est-à-dire huit pétales en étoile, réminiscence des huit béatitudes du martyre évoquées dans le Sermon sur la Montagne15,16.

    Les vaudois furent d'autres prédécesseurs des huguenots, avec lesquels ils ont décidé de fusionner en 1532 lors du synode de Chanforan, dans les Alpes italiennes. Les vaudois, comme les protestants après eux, critiquaient l'idolâtrie, le culte de la Vierge, l'enrichissement d'une partie du clergé, accusé de mentir sur la religion pour pratiquer le commerce des indulgences, et prêchaient une religion respectant les écrits de l'Évangile, qu'ils incitaient les populations à lire dans leur propre langue. Les prédicateurs vaudois se déplaçaient de villages en villages avec une Bible manuscrite rédigée en provençal, cachée dans leurs vêtements.

    En 1685, la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV supprima définitivement leur liberté de culte. Leur survie était en cause s'ils ne se convertissaient pas au catholicisme. Cela conduit la plupart des huguenots à fuir vers les pays protestants d'Europe : Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), Angleterre, Suisse, principautés et villes libres protestantes allemandes (Hesse-Cassel, Brandebourg (futur royaume de Prusse), Francfort, etc.). LEncyclopédie de Diderot et DAlembert, à l'article « Réfugié », affirme : « Louis XIV, en persécutant les protestants, a privé son royaume de près d'un million d'hommes industrieux ». Des estimations plus prudentes évoquent le chiffre de 200 000 personnes après la révocation mais la persécution avait commencé dès Louis XIII avec la prise de la Rochelle puis de Privas avec des pertes importantes en vies humaines. La vague d'exil des protestants persécutés dès 1680 amène le ministre des Finances de Louis XIV Colbert à rédiger un mémoire pour prendre leur défense. Colbert meurt en 1683, deux ans avant leur aggravation, lors de la révocation de l'édit de Nantes. Dans son Mémoire pour le rappel des Huguenots, édité en 1689, l'ingénieur Vauban détaille l'ensemble des dégâts qu'a causé sur l'économie française le départ des artisans, marins et soldats protestants. Lorsqu'il se rend dans le Queyras, il rechigne à fortifier Château-Queyras et critique les combats qui ont eu lieu entre l'armée et les populations protestantes locales23. L'immigration protestante en Hollande commence au XVIe siècle avec le départ de 30 000 protestants flamands d'Anvers pour Amsterdam. La réputation d'Amsterdam comme capitale des libertés religieuses en Europe en fait un nœud de l'émigration vers d'autres régions. La Haye doit à l'architecte Daniel Marot, arrivé en 1684 aux Pays-Bas, l'intérieur du palais de Het Loo et le grand hall d'audience des états généraux. En 1688, il suit Guillaume III d'Angleterre en Angleterre, lors de l'expédition de 11 000 fantassins et 4 000 cavaliers qui déclenche la Glorieuse Révolution. Parmi eux, trois régiments d'infanterie de 750 hommes et un escadron de cavalerie composés de réfugiés protestants en Hollande, auxquels s'ajoutent 730 officiers français disséminés dans les autres régiments, soit 3 300 huguenots. L'ensemble de cette armée est dirigée par le maréchal Armand-Frédéric de Schomberg24. Quelques exemples précis d'immigration de protestants cévenols en Hollande sont connus pour cette période25. Entre la fin de la guerre de Trente Ans (1648), et la période suivant la révocation de l'édit de Nantes (1685), 50 000 huguenots émigrent en Brandebourg. Les Prussiens accueillent volontiers ces Français car leur économie est au plus bas à la suite de la guerre de Trente Ans et à cinq épidémies de peste qui ont fait 140 000 victimes. Le grand-électeur Frédéric-Guillaume Ier de Prusse fait savoir aux communautés du Languedoc et du Dauphiné qu'elles sont les bienvenues. Les princes-électeurs de Hesse et du Brandebourg s'intéressent à cette population huguenote souvent bien formée et d'un bon niveau intellectuel. Ils encouragent son accueil par l'édit de Potsdam du 29 octobre 1685, dix jours après la révocation de l'édit de Nantes26. Des lopins de terres leur sont réservés, ainsi que la possibilité de mettre en place une administration parallèle judiciaire et pénale, comme à la colonie de Französisch Buchholz. Les persécutés se transforment en colons. Les nombreux privilèges accordés attisent la jalousie. Malgré cela, l'intégration se passe relativement bien. Ils apportent de nouveaux métiers, comme dans l'horlogerie, et de nouveaux fruits et légumes, comme les oranges, les citrons, les choux-fleurs, les petits pois et les artichauts. La population de Genève triple durant les années 1680. Alors qu'elle s'élevait à 16 000 habitants, plus de 30 000 huguenots s'y rendent, les premiers étant les plus proches, les paysans du pays de Gex, qui chargent 4 000 charrettes de leurs récoltes. Une partie des arrivants repart lors de la glorieuse rentrée de l'été 1688, qui voit les protestants vaudois du Piémont italien réfugiés à Genève en 1687 se réinstaller dans leurs vallées, au terme d'une marche de 200 kilomètres, avec le feu vert du duc de Savoie, au moment de la création de la ligue d'Augsbourg par Guillaume III d'Angleterre. Une fois rentrés chez eux, ces Vaudois vont accueillir des protestants du Dauphiné venus des vallées voisines, comme le Queyras. Mais les renversements d'alliance du duc de Savoie les obligent ensuite à fuir en Allemagne. Ces Piémontais avaient été aguerris dès l'épisode sanglant des Pâques vaudoises de 1655, à l'issue duquel les écrits du pasteur Henri Arnaud avaient averti toute l'Europe protestante, plaçant par cet appel à la vigilance les jalons de la Glorieuse Révolution anglaise de 1688. La région de Cantorbéry et plusieurs quartiers de Londres ont accueilli des dizaines de lieux de culte huguenots à partir de 1688, après la Glorieuse Révolution de 1688 menée par le futur Guillaume III d'Angleterre, dont l'armée était dirigée par un maréchal de France resté fidèle à sa foi protestante, le Frédéric-Armand de Schomberg. Les huguenots sont très présents dans la vie culturelle et financière de l'Angleterre, qui instaure en 1689 la liberté de religion et la liberté de la presse. C'est un dénommé Coste, des Cévennes, qui traduit l'œuvre du républicain anglais John Locke, le Traité du gouvernement civil de 1689, premier ouvrage autorisant le peuple à se révolter en cas d'abus.

    La révocation interdit sévèrement toute émigration des huguenots et punit toute aide à l'émigration, obligeant à une extrême discrétion et à la francisation des noms. Les nombreux entrepreneurs huguenots qui ont dû prendre la fuite ont perdu leurs biens mais emporté avec eux le plus précieux, leur savoir-faire, car la plupart d'entre eux étaient à l'origine des artisans, qui ont ensuite pris des risques pour se reconstituer un patrimoine. Beaucoup avaient développé des connaissances en agronomie et en irrigation ou dans le domaine du textile et de la construction navale. Puis le fils du maréchal Schomberg, le comte Ménard de Schomberg revient dans les Alpes défendre les protestants du Dauphiné. En 1692, avec 1 500 Vaudois italiens et 2 000 huguenots réfugiés en Angleterre22, il passe le col Lacroix et met le siège devant Château-Queyras37. Un site historique où Vauban exprime des doutes sur la nécessité de combattre les populations locales et traîne les pieds pour fortifier la citadelle, préférant construire celle de Montdauphin. Cet épisode militaire coûtera la vie à une partie des réfugiés huguenots en Angleterre.

    Ceux qui restèrent en France furent persécutés jusqu'au milieu du XVIIIe siècle par les dragons, avec une interruption notoire sous la Régence de Philippe d'Orléans. Certaines grottes du sud de la France portent le nom des huguenots (notamment les prédicants de passage) qui s'y cachèrent pour ne pas être arrêtés. Dans le Nord de la France (Douai), on enterrait vivantes les huguenotes dans un cercueil en fer avec juste la tête dehors pour dire une abjuration : leurs enfants étaient alors catholiques de force.

    L'influence des huguenots est aujourd'hui remarquable dans les grandes villes d'immigration telles que Berlin ou Francfort-sur-le-Main. Berlin en a accueilli plus de 35 000. Certains quartiers, comme la Friedrichstadt, premier foyer d'installation des huguenots, affichent cet héritage. Beaucoup de protestants d'origine messine s'y sont réfugiés. Parmi eux Dorothea Viehmann (en)27, née Pierson, l'une des principales conteuses auprès desquelles les frères Grimm ont recueilli les contes réunis dans leur recueil, d'origine française pour beaucoup. Une large partie s'installe dans les campagnes environnantes et dans les bourgs. En 1697, la population de Berlin intra-muros atteint 20 000 habitants, dont 4 922 exilés français, selon Pierre Miquel28. En 1732, ils sont 8 900 pour la seule ville de Berlin29, qui construit son économie pré-industrielle ainsi que son centre économique autour de leur capital et de leur savoir-faire.

    Parler le français est prestigieux, les riches Allemands veulent des professeurs français pour leurs enfants. La culture allemande est alors fortement influencée par les huguenots. Des termes allemands, certes de plus en plus désuets, sont issus du français comme etepetete (« être-peut-être ») servant à qualifier une femme prétentieuse ou Muckefuck (« faux mocca ») pour un café un peu trop clair ou de chicorée ou d'orge (Ersatzkaffee). L'occupation française des guerres napoléoniennes, en provoquant une réaction nationaliste, effacera partiellement cette influence. Dans le sud, la ville dErlangue en Franconie, près de Nuremberg, a également bénéficié d'un important afflux de huguenots. Près de la frontière tchèque, dans la région du Fichtelgebirge, au nord de l'actuelle Bavière, une tradition perpétue le peuplement protestant français : la décoration des fontaines pour Pâques (Osterbrunnen) en forme de fleur de lys.

    Plusieurs orfèvres de Strasbourg fuient à Magdebourg, où ils fondent des entreprises, comme le fils de Johann Nicola Guischard, Johann Philipp Guischard27. Une branche de la famille Gruson de Fleurbaix, en Flandre française30, est partie à Mannheim puis Magdebourg, où un siècle plus tard Hermann Gruson fondera la firme Gruson de Magdebourg, future Gruson-Krupp31. Jean Meffre, d'Uzès, écrit à sa famille depuis Magdebourg, où il est réfugié avec plusieurs milliers de huguenots, que l'on « s'habitue facilement à la bière. » Une liste des Français réfugiés à Magdebourg, datant de 1703, a été retrouvée à la bibliothèque de la Société d'histoire du protestantisme français32. Ils viennent du Gard, d'Alsace, de Picardie ou de Brie33.

    Cette armée franco-néerlandaise de 15 000 hommes, parmi lesquels 3 000 huguenots français réfugiés en Hollande, a défait les jacobites irlandais, alliées aux troupes de Louis XIV, à la bataille de la Boyne en Irlande. Près de 5 000 huguenots s'installent à Dublin36, dont une majorité d'artisans.

    Les exportations britanniques de l'année 1700, à 85 % de la laine, sont double de leur niveau des années 166047.

    Les traces des huguenots sont visibles dans les secteurs de Tentergrown, Soho, Petticoat Lane (en) et du marché couvert de Spitalfields, à 900 mètres du Royal Exchange.

    Jean-Paul Pittion, auteur de The Hugenots in Ireland, an Anatomy of an Emigration a sauvé de l'oubli, il y a 25 ans, le cimetière48 où l'on peut retrouver par leurs noms les 239 huguenots de Dublin49 enterrés dans une sépulture collective qui a survécu dans une petite rue près d'un parc, Merrion Row. Les huguenots de Dublin avaient un autre cimetière, dans Cathedral Lane, utilisé jusqu'en 1865. Lorsque cette communauté s'est installée dans la capitale irlandaise, elle a dopé sa croissance économique et démographique au point d'en faire dès 1700 la deuxième ville de l'Empire britannique. Le quartier de Temple Bar, sorte de quartier latin dublinois était celui des huguenots.

    Outre Dublin, les huguenots s'établirent aussi à Cork : cette ville du sud de l'Irlande comprend de nos jours un quartier appelé « Huguenot Quarter » bordé par la French Church Street. Les premiers huguenots arrivèrent à la suite de la Révocation et cette communauté, d'environ trois cents personnes, s'agrandit à la fin du xviiie siècle suite à une autre vague d'immigrants. Les huguenots devinrent éminents dans la vie commerciale et civile de la cité : du xviie siècle au xixe siècle, beaucoup servirent en tant que shérifs et maires de Cork. Sur le plan économique, ils se distinguèrent dans la filature et la commercialisation de textiles aussi bien que dans l'artisanat (plus particulièrement dans l'orfèvrerie). Voici quelques-uns des toponymes de huguenots qui s'illustrèrent à Cork : Besnard, Delacour, Hardy, Lavit ou Lafitte, Malet, Pick, Perrier, Perdrian, Quarry