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  1. Ziegfeld Follies (film) - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Ziegfeld_Follies_(film)

    4 days ago · Ziegfeld Follies is a 1945 American musical comedy film released by Metro-Goldwyn-Mayer, and directed by Lemuel Ayers, Roy Del Ruth, Robert Lewis, Vincente Minnelli, Merrill Pye, George Sidney, and Charles Walters.

    • $3,403,000
    • August 13, 1945 (Boston), July 15, 1946 (United States)
  2. X战警:第一战 - 维基百科,自由的百科全书

    zh.wikipedia.org/wiki/X战警:第一战

    4 days ago · 2011年5月25日 () ( 齊格菲爾德劇院 ( 英语 : Ziegfeld Theatre (1969) ) ) 2011年6月1日 ( 2011-06-01 ) (英國) 2011年6月2日 ( 2011-06-02 ) (香港、新加坡)

  3. Broadway theatre - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Broadway_stage

    Jan 19, 2021 · Broadway theatre, also known simply as Broadway, refers to the theatrical performances presented in the 41 professional theatres, each with 500 or more seats, located in the Theater District and Lincoln Center along Broadway, in Midtown Manhattan, New York City.

  4. Joséphine Baker — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Joséphine_Baker

    1 day ago · Pepito et Joséphine Baker se séparent après l'échec de ces Ziegfeld Follies. Elle rentre en France et acquiert la nationalité française en épousant, le 30 novembre 1937 à Crèvecœur-le-Grand , le jeune courtier en sucre Jean Lion [ 18 ] (la société Jean Lion et Compagnie existe encore), Giuseppe Abatino étant mort d'un cancer à l ...

  5. Vivien Leigh — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Vivien_Leigh
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    Vivian Mary Hartley, dite Vivien Leigh, née le 5 novembre 1913 à Darjeeling (Inde) et morte le 8 juillet 19671,2 à Londres, est une actrice britannique.

    Au cours de ses trente années sur scène, elle interpréta une myriade de rôles allant des héroïnes des comédies de Noël Coward ou de George Bernard Shaw aux personnages du répertoire shakespearien telles que Ophélie, Cléopâtre, Juliette ou Lady Macbeth. Actrice prolifique au théâtre, elle joua fréquemment en collaboration avec son mari, Laurence Olivier, qui la dirigea dans plusieurs rôles. Louée pour sa grande beauté, elle considéra que cela l'empêcha parfois d'être prise au sérieux comme actrice, mais sa santé fragile s'avéra son principal obstacle. Affectée de trouble bipolaire durant la majorité de sa vie adulte3, elle acquit une réputation d'actrice difficile, dont la carrière connut des hauts et des bas. Elle fut ensuite affaiblie par des accès récurrents de tuberculose chronique, qui lui avait été diagnostiquée une première fois au milieu des années 1940. Après son divorce de Laurence Olivier en 1960, elle travailla sporadiquement sur scène et au cinéma jusqu'à sa mort, due à la tuberculose, en 1967.

    Vivien Leigh a remporté deux Oscars pour deux rôles de femmes du Sud des États-Unis : Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent (1939) et Blanche DuBois dans l'adaptation cinématographique de Un tramway nommé Désir (1951), un rôle qu'elle joua aussi sur scène à Londres.

    Vivian Mary Hartley naît à Darjeeling, Bengale-Occidental, Inde, de Ernest Hartley, un officier britannique de la cavalerie indienne, et de Gertrude Robinson Yackje, dont les origines sont discutées4. Ses parents s'étaient mariés à Kensington, Londres en 19125. En 1917, Ernest Hartley est muté à Bangalore (Inde), mais Gertrude et Vivian habitent Ooty (Inde)6. Elle fait sa première apparition sur scène à l'âge de trois ans, en récitant Little Bo Peep pour le groupe de théâtre amateur de sa mère. Celle-ci essaie de lui inculquer le goût de la littérature et lui fait découvrir les œuvres de Hans Christian Andersen, Lewis Carroll et Rudyard Kipling, mais aussi les récits de la mythologie grecque et de la culture indienne. Fille unique, elle est envoyée au couvent du Sacré-Cœur à Roehampton (Londres), (à présent la Woldingham School) en 1920 à l'âge de six ans et demi. Sa plus proche amie y sera la future actrice Maureen O'Sullivan, à qui elle exprime déjà son désir de devenir une « grande actrice »7.

    Le 20 décembre 1932, elle épouse Herbert Leigh Holman, et le 12 octobre 1933 donne naissance à une fille, Suzanne. Elle continue ses études en obtenant son diplôme de la Royal Academy of Dramatic Art (Académie royale de l'art dramatique). Le 17 février 1940, elle divorça de Holman. Elle se remarie avec Laurence Olivier le 31 août 1940 au San Ysidro Ranch à Santa Barbara. Les mariés passent leur lune de miel sur le yacht de Ronald Colman.

    Sa carrière démarre sur la scène : sa première pièce de théâtre est The Green Sash et The Mask of Virtue lui donne le statut de vedette. En 1935, elle entame une carrière d'actrice avec des films comme The Village Squire, Things are Looking Up et Look Up and Laugh. En 1938, elle joue avec Robert Taylor, Lionel Barrymore et Maureen O'Sullivan dans Vive les étudiants de l'Américain Jack Conway, le premier de ses films à attirer l'attention aux États-Unis, mais aussi le premier sur lequel elle est perçue comme une actrice difficile et incontrôlable. Alexander Korda informe son agent de la prévenir que son option ne serait pas renouvelée si elle n'améliorait pas son comportement10. Son rôle suivant est dans St. Martin's Lane (1938) avec Charles Laughton.

    Laurence Olivier découvre Vivien Leigh dans The Mask of Virtue. Alors qu'ils jouent des amants dans le film L'Invincible Armada en 1937, une attirance mutuelle se développe et ils commencent une liaison amoureuse dès la fin du tournage. Laurence Olivier est alors marié à l'actrice Jill Esmond. À cette période, Vivien Leigh lit Autant en emporte le vent, le roman de Margaret Mitchell et demande à son agent américain de souffler son nom à David O. Selznick, qui en prépare l'adaptation. Elle le fait remarquer à un journaliste, « Je me suis moi-même choisie pour être Scarlett O'Hara », et le critique C. A. Lejeune se souvient d'une conversation dans laquelle l'actrice « nous souffla tous » avec l'affirmation qu'Olivier « ne jouera pas Rhett Butler, mais je jouerai Scarlett O'Hara. Vous verrez »8. Leigh joue ensuite le rôle d'Ophélie dans l'adaptation d'Hamlet par Olivier dans une production londonienne. C'est durant cette session que l'acteur découvre ses brusques changements d'humeur alors qu'elle se préparait à entrer sur scène. Sans raison apparente, elle commence à lui crier au visage, avant de plonger dans le silence, le regard vide. Elle joue ensuite parfaitement son rôle et oublie l'incident le jour suivant9. Ils commencent à vivre ensemble, sans obtenir ni l'un ni l'autre le divorce de leurs conjoints. En 1937, Vivien Leigh joue aux côtés de Laurence Olivier, sur le point de devenir une légende du théâtre, dans deux films : L'Invincible Armada (Fire Over England) et Vingt et un jours ensemble (21 Days) (sorti en 1940). Le rôle le plus connu de Vivien Leigh est celui de Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent (Gone With The Wind) (1939), pour lequel elle obtient l'Oscar de la meilleure actrice. Ce rôle, si convoité, avait entraîné une épuisante recherche de talents où de nombreuses actrices furent envisagées pour le personnage de Scarlett, aux côtés de Clark Gable. Parmi celles-ci : Norma Shearer, Bette Davis, Jean Arthur, Katharine Hepburn ou Barbara Stanwyck.

    Olivier avait déjà tenté une carrière à l'international, mais malgré son succès en Angleterre il reste peu connu aux États-Unis. Lorsqu'on lui offre le rôle d'Heathcliff dans la production de Samuel Goldwyn des Hauts de Hurlevent (1939), il part pour Hollywood en laissant Leigh à Londres. Goldwyn et le réalisateur du film, William Wyler, lui proposent le second rôle d'Isabella, mais elle refuse, prétextant ne pouvoir jouer que Cathy, rôle déjà attribué à Merle Oberon11. Le producteur David O. Selznick sélectionne secrètement Vivien Leigh pour le rôle après l'avoir vue dans Vive les étudiants (A Yank at Oxford), mais personne ne le sait jusqu'en 1938, lorsque le tournage commence. Paulette Goddard devait normalement se voir attribuer le rôle de la sudiste de Margaret Mitchell.

    Le 6 décembre 1957, sa fille Suzanne se marie avec un agent d'assurance, Robin Farrington. Ils ont leur premier enfant, Neville Farrington, le 5 décembre 1958. Plus tard, suivent Jonathan, le 13 mai 1961 et Rupert, le 31 août 1962. Elle sera l'arrière-grand-mère d'Amy (née le 3 août 1989), Ashua (née le 6 septembre 1987), Sophie (née le 13 avril 1989) et Tessa, qu'elle ne connaîtra jamais.

    Le 7 juillet 1967, Vivien Leigh succombe à sa tuberculose chronique dans sa résidence de Londres. Elle est incinérée et ses cendres sont dispersées dans le lac Tickerage Mill Pond, non loin de Blackboys, Sussex, à Londres.

  6. Sigmund Romberg - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Romberg

    1 day ago · 11 november 1919, New York, Sam S. Shubert Theatre Frederic Arnold Kummer (1873-1943) Frederic Arnold Kummer Max R. Wilner en Sigmund Romberg 1920: Poor Little Ritz Girl; in samenwerking met: Richard C. Rodgers (1902-1979) 93 28 juli 1920, New York, Central Theatre Lew M. Fields (1867-1941) en George Campbell: Lorenz M. Hart (1895-1943) en Alex ...

  7. Film musical — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Film_musical
    • Définition
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    • Citation
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    • Conséquences
    • Origines
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    Le film musical1 est un genre cinématographique qui contient de la musique, des chansons ou de la danse. Il peut être confondu avec la comédie musicale, forme de théâtre où ont été ajoutées de la musique, des chansons et de la danse. Certains films sont des adaptations à l'écran de comédies musicales à succès jouées à Broadway. Les premiers films de ce genre, tous sortis en 1929, sont The Desert Song, de Roy Del Ruth, The Cocoanuts, de Robert Florey et Joseph Santley mettant en scène les Marx Brothers, Paris, de Clarence G. Badger d'après Cole Porter7, et surtout Show Boat, de Harry A. Pollard8.

    Ces projections ne sont pourtant pas les premières. En effet, le Français Émile Reynaud qui, lui, dessine et peint directement sur une pellicule de 70 mm de large, constituée de carrés de gélatine comme autant dimages, projette depuis 1892 dans le cadre de son Théâtre optique, les premiers dessins animés, ses pantomimes lumineuses, qui durent jusquà cinq minutes. Reynaud a compris instinctivement quune musique d'accompagnement augmenterait limpact émotionnel dune scène. Il commande ainsi des musiques originales à Gaston Paulin qui les interprète lui-même au piano lors de chaque séance. Ainsi, dès 1892, le mariage des images animées et de la musique est déjà scellé. Mais les films des trente-cinq premières années du cinéma, que lon appellera plus tard des films muets, sont souvent sonorisés par des moyens bricolés : chanteur caché derrière l'écran pendant la projection, pianiste, orchestre ou disque diffusé par un phonographe, etc.

    Du tournage des premiers films (1891) au premier système denregistrement du son sur la pellicule elle-même par procédé photographique (1927), des essais plus sérieux voient le jour sporadiquement. Les plus notables sont dabord les phonoscènes de Léon Gaumont, initiées par la première réalisatrice du cinéma, Alice Guy, qui permettent encore aujourdhui de voir et entendre des chansons entières interprétées par des artistes de la fin du XIXe siècle devant le Chronophone de Georges Demenÿ. Puis ce sont les véritables essais  en partie réussis  du Vitaphone, développé à la demande dune petite société de production américaine, Warner Bros, par la compagnie Western Electric et Bell Telephone Laboratories, un système de synchronisation sonore qui reprend le procédé du disque gravé quavait essayé sans succès Thomas Edison dès 1895. « Cette fois, les ingénieurs de Western Electric ont équipé lappareil de projection et le phonographe de moteurs électriques synchrones qui entraînent les deux machines à la même vitesse. À lépoque, pour des raisons de sécurité et de commodité, tous les films sont projetés en galettes de dix minutes. Pour ne pas interrompre la séance, les cabines des cinémas sont équipées dun double poste de projecteurs qui fonctionnent en alternance. Le système Vitaphone propose de coupler chaque galette de film avec un disque gravé de dix minutes et dutiliser deux phonographes. Comme les disques des phonographes du marché tournent à 78 tours par minute et durent de 4 à 6 minutes, pour obtenir la durée nécessaire de dix minutes, sans augmenter le diamètre des disques, ce qui les aurait fragilisés, la vitesse de rotation, à lenregistrement comme à la lecture, est diminuée de 78 tours à 33 tours 1/3 par minute4. » Cest le procédé qui est utilisé en 1926 pour le premier film sonore, en fait un film chantant de près de trois heures Don Juan (film, 1926), réalisé par Alan Crosland, avec la vedette John Barrymore, un succès qui tient laffiche durant de longs mois à New York. Puis en 1927, le célèbre Chanteur de jazz, réalisé lui aussi par Alan Crosland, avec Al Jolson. En fait de parlant, le film utilise encore les intertitres du cinéma muet. Aucun dialogue nest enregistré. Seules les chansons le sont ainsi que les rares interventions parlées dAl Jolson au sein de ces chansons.

    « La même année, Fox Film Corporation lance le procédé Movietone qui permet de photographier le son sur une pellicule cinéma et de le rajouter sur la bande le long des photogrammes du film... Linconvénient de ce procédé est que le son saltère avec lusure de la copie. Radio Corporation of America (RCA) lance un an plus tard le son Photophone... Ce procédé a lavantage de ne pas saltérer. La piste optique est née, le son et les photogrammes figurent désormais sur le même support, parfaitement solidaires5. »

    Les années 1930 sont celles de toutes les extravagances en matière de comédie musicale filmée et de nombreux historiens affirment que le genre n'a jamais connu une telle vitalité depuis. Chants, danses, décors fastueux, les comédies musicales offrent au public de la Grande Dépression le rêve et l'évasion dont il a besoin : les films de Mervyn LeRoy (Golddiggers of 1933, 1935) et de Lloyd Bacon (42th street, 1933, Wonder bar, 1934, À Calliente, 1935), sont très marqués par le style kaléidoscopique du chorégraphe Busby Berkeley qui devient coréalisateur puis réalisateur. Après la Seconde Guerre mondiale, la Metro-Goldwyn-Mayer règne sans partage sur la production de comédies musicales et prend sous contrat Judy Garland, Fred Astaire, Gene Kelly, Frank Sinatra, Vincente Minnelli, Cyd Charisse, Esther Williams, Debbie Reynolds, Mickey Rooney, Jane Powell, Howard Keel, Kathryn Grayson, Ann Miller, etc., pour des films devenus classiques, produits par Arthur Freed, tels que Ziegfeld Follies, Un Américain à Paris, Chantons sous la pluie, Un jour à New York, Le Chant du Missouri ou Tous en scène. Ce second « âge d'or » de la comédie musicale s'achève à la fin des années 1950 avec des films comme Gigi, inspiré du roman homonyme de Colette et dans lequel figuraient Leslie Caron, Maurice Chevalier et Louis Jourdan. Le tout dernier film produit par Samuel Godwyn est Porgy and Bess, réalisé par Otto Preminger en 1959. Les ayants droit de George Gershwin obtiendront en 1974 que le film ne soit plus programmé : ils le jugent trop « comédie musicale » et pas assez « opéra ». Cet épisode démontre s'il en est besoin la réputation problématique dont pâtit parfois le film musical. Après la guerre des Six Jours (1967), qui ébranle la confiance des Égyptiens en Nasser, et après la mort de ce dernier en 1970, la production cinématographique égyptienne s'effondre, tout comme la production littéraire qui y était d'ailleurs liée. La période Sadate, qui voit l'abandon du secteur public du cinéma10 marque la fin de l'âge d'or du cinéma égyptien.

    En 1935, avec Le Danseur du dessus, le réalisateur Mark Sandrich offre à la comédie musicale son premier couple mythique : Fred Astaire et Ginger Rogers. La fin de la décennie voit arriver la couleur. Le Magicien d'Oz, de Victor Fleming, sorti en 1939, constitue à l'époque le film le plus coûteux jamais produit par la Metro-Goldwyn-Mayer. Son succès public est phénoménal. C'est cependant Autant en emporte le vent, du même Victor Fleming, qui lui vole l'Oscar du meilleur film en 1939. C'est en vain que les concurrents de la MGM tentent de percer véritablement dans le domaine du film musical, mais on peut tout de même citer quelques réussites artistiques ou commerciales telles que La Glorieuse Parade (Yankee Doodle Dandy) (1942) et Une étoile est née (1954) chez Warner Bros., Les hommes préfèrent les blondes (1953), Carmen Jones (1954) et Le Roi et moi (1956) chez Fox, Holiday Inn (1942), Blue Skies (1946) et Drôle de frimousse (1957) chez Paramount Pictures et Oklahoma! (1955) chez RKO Pictures. À partir des années 1960, passée la période de la MGM, Hollywood cesse d'enchaîner les sorties de films musicaux. Les grands succès, souvent adaptés de spectacles de Broadway, sont plus épars, mais non moins marquants : West Side Story (1961), My Fair Lady (1964), La Mélodie du bonheur (1965), Funny Girl (1968), Jesus Christ Superstar (1971), Cabaret (1972), Grease (1978), Que le spectacle commence (1979), Popeye (1980), Annie (1982), Chorus Line (1985), La petite boutique des horreurs (1986), Chicago (2002) ou encore les films de l'Australien Baz Luhrmann : Ballroom Dancing (1992), Roméo + Juliette (1996) et Moulin Rouge ! (2001). Demy reste à ce jour le seul réalisateur français à avoir su maitriser lart du film musical, et en avoir fait sa spécialité pendant toute sa carrière. Son univers a beaucoup inspiré Damien Chazelle pour écrire La La Land (2016). Sans en faire une spécialité, de nombreux autres réalisateurs ont tenté des expériences musicales : Alain Resnais (On connaît la chanson, Pas sur la bouche), Claude Duty (Filles perdues, cheveux gras), Olivier Ducastel (Jeanne et le Garçon formidable), Pierre Koralnik (Anna), etc. À deux reprises, le réalisateur et scénariste Christophe Barratier tente l'expérience, dabord avec Les Choristes en 2004 puis avec Faubourg 36 en 2008, ainsi que Christophe Honoré avec Les Chansons d'amour (2007) et Les Bien-aimés (2011) dont les chansons ont été composées par Alex Beaupain. Paradoxalement, malgré l'engouement du public des années 1970, peu de films furent réalisés qui ne soient pas de simples captations, mais de véritables mises en scène, en image et en musique. À côté de quelques essais psychédéliques de Yes, la seule création notable demeure Pink Floyd: Live at Pompeii, initialement un téléfilm franco-allemand, sorti en salle en 1973. Pour mémoire, signalons néanmoins les émissions spéciales que réalisaient les Beatles à la télévision (BBC) à l'occasion des fêtes de Noël, et dont il reste au moins The Magical Mystery Tour (1967), également exploité en salle par la suite. Disney, avec les Silly Symphonies (1929) et Warner Bros., avec les Merrie Melodies (1931) créent des courts métrages animés et musicaux, parfois chantés. En 1937, Blanche-Neige et les Sept Nains inaugure une formule conservée par les studios Disney jusqu'au début des années 2000, celui du long-métrage d'animation en couleurs, avec des parties chantées. Mais on considère généralement que le premier film long-métrage musical animé est Douce et Criquet s'aimaient d'amour tendre (Mister Bug Goes to Town) des frères Max et Dave Fleischer (1941). L'année précédente, en 1940, les studios Disney s'étaient lancés dans une expérience originale, avec le film Fantasia, qui est constitué de huit séquences illustrant à l'écran des morceaux d'anthologie de la musique classique, de Johann Sebastian Bach à Igor Stravinsky. Le film est inspiré des travaux du cinéaste d'avant-garde Oskar Fischinger, un disciple de Walter Ruttmann qui, dès le début des années 1930 avait réalisé des films d'abstraction géométrique illustrant Liszt ou Gershwin13. En 1993, Disney innove encore en produisant une comédie musicale en « Stop Motion » (Animation en volume), L'Étrange Noël de monsieur Jack, par Henry Selick. Demy réitère avec Les Demoiselles de Rochefort interprété notamment par l'acteur-danseur américain Gene Kelly, puis réalise ensuite Peau dâne (1970) et sortira un second film entièrement chanté dans la même veine que Les Parapluies de Cherbourg baptisé Une chambre en ville. À la fin des années 1980, il tourne son dernier film, Trois places pour le 26, avant de mourir à 59 ans.

    Bien qu'ils n'aient tourné l'un et l'autre que relativement peu de films la chanteuse Oum Kalsoum et le chanteur Mohammed Abdel Wahab ont donné au cinéma égyptien quelques prestations marquantes. On peut citer aussi Farid El Atrache, Mohamed Fawzi, Tahia Carioca. La danseuse Samia Gamal est elle aussi une référence incontournable du cinéma égyptien d'après-guerre avec par exemple le film Madame la diablesse (1949) où elle incarne un génie malicieux.

    L'Opéra des quat'sous, adaptation de la comédie musicale du même nom, fut adapté une nouvelle fois au cinéma en 1962. La chanson Mack the Knife, version anglaise de La complainte de Mackie (Die Moritat von Mackie Messer) est devenue un standard du jazz après avoir été reprise dans les années 1950 par de nombreux artistes américains.

    Toutefois, si l'arrivée du régime nazi en Allemagne marque l'éloignement des juifs au cinéma, il ne marque pas la disparition des films musicaux. À titre d'exemple, citons L'Étudiant pauvre (1936), Leichte Kavallerie (1935), Capriccio (en) (1938, l'un des derniers films allemands auxquels a participé Lilian Harvey), Der singende Tor (1939) et Le Chant de la métropole (1943).

    Des comédies musicales subversives et autres opéras-rock naissent aussi de la contre-culture des années 1960-1970 en Grande-Bretagne ou aux États-Unis : Phantom of the Paradise (1974), The Rocky Horror Picture Show et Tommy (1975), Hair (1979), The Wall (1982). Ici, le genre musical n'est plus un produit, mais un véritable outil de contestation politique. On peut en dire autant, dans une certaine mesure, de films tels que Footloose et Dirty Dancing qui associent musique, danse et quête d'émancipation.

    De nombreux films musicaux s'attachent à évoquer le difficile parcours d'un artiste qui part à la recherche de son talent : Chorus Line, French Cancan, Fame, Flashdance, etc.

    De nombreux Films biographiques sont consacrés au récit romancé de la carrière d'artistes. On peut citer The Rose (1979), inspiré de la vie de Janis Joplin, What's Love Got to Do with It (1993), consacré à Tina Turner, Walk the Line (2005), consacré à Johnny Cash, La Môme (2007), consacré à Édith Piaf, etc. Dans certains de ces films, les musiciens interprètent leur propre rôle : Glitter, avec Mariah Carey, 8 Mile avec Eminem, Réussir ou mourir avec 50 Cent, Le Chant des ondes (2012) consacré à Maurice Martenot, etc.

    Des musiciens ont profité de leur notoriété ou de leur fortune pour devenir producteurs ou, parfois même, réalisateurs de films musicaux. On peut notamment mentionner Prince (Purple Rain, Under The Cherry Moon et Graffiti Bridge), Bob Dylan (Renaldo et Clara), Les Beatles (Magical Mystery Tour), ou encore des chanteurs-acteurs tels que Serge Gainsbourg (Je t'aime moi non plus) et Barbra Streisand.

  8. Oscars du cinéma — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Oscars_du_cinéma
    • Introduction
    • Histoire
    • Historique
    • Format
    • Principe
    • Fonctionnement
    • Controverses
    • Critiques
    • Description
    • Organisation
    • Évolution
    • Financement
    • Analyse

    Les Oscars du cinéma (Academy Awards) sont des récompenses cinématographiques américaines décernées chaque année depuis 1929 à Los Angeles1 et destinées à saluer l'excellence des productions américaines et internationales du cinéma. L'attribution de ces distinctions dans les domaines choisis pour représenter les métiers de la création cinématographique (réalisation, interprétation, scénario, technique) est organisée, gérée et dirigée par l'association professionnelle Academy of Motion Picture Arts and Sciences2. Les récompenses sont décernées aux films et aux personnes qui représentent, aux yeux de l'Académie, les meilleures réalisations, ouvrages et travaux artistiques de l'année écoulée. Si cette compétition est ouverte aux films du monde entier à partir du moment où ceux-ci sont distribués dans le comté de Los Angeles l'année précédant la cérémonie, elle se veut avant tout une célébration de l'industrie hollywoodienne. En conséquence, elle met presque systématiquement à l'honneur des films américains et anglophones : il n'existe un Oscar du meilleur film en langue étrangère que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et on ne recense que deux longs métrages, récompensés par l'Oscar du meilleur film, dont le financement n'est pas essentiellement américain : le film du réalisateur italien Bernardo Bertolucci Le Dernier Empereur3 en 1988 (film italien coproduit avec la Chine et le Royaume-Uni4) et le long métrage français The Artist en 20125. Les Oscars spéciaux (Academy Special Awards) récompensent des personnalités du cinéma pour leur carrière ou pour une occasion particulière. Depuis 2009, ces Oscars sont remis dans une cérémonie séparée (au mois de novembre), les Governors Awards. Les Oscars scientifiques et techniques (Academy Scientific and Technical Awards ou Sci/Tech Awards) sont décernés de façon irrégulière depuis 1931. Leur remise, depuis 1977, fait l'objet d'une cérémonie séparée, non télévisée, précédant généralement la cérémonie principale. On distingue trois classes : La cérémonie récompensant les films sortis au cours de l'année civile précédente, elle est désignée plutôt par son numéro que par son année40. Les prix honorifiques attribués par le conseil des gouverneurs sont l'Oscar d'honneur, le Jean Hersholt Humanitarian Award et l'Irving G. Thalberg Memorial Award. Ils sont remis dans une cérémonie distincte depuis 2009, au mois de novembre précédant la soirée des Oscars. Toutes les soirées des Governors Awards ont lieu dans des salles de réception du Hollywood and Highland Center, où est également présent le théâtre Dolby. Par ailleurs, plusieurs grands cinéastes (Charles Chaplin, Orson Welles, Alfred Hitchcock, Stanley Kubrick, etc.) n'ont jamais obtenu l'Oscar du meilleur réalisateur et l'Académie est passée à côté d'œuvres fondatrices du cinéma à l'instar de Citizen Kane, récompensé en 1942 uniquement pour son scénario original ou de 2001 : L'Odyssée de l'espace (1968) qui ne fut distingué que pour ses effets spéciaux avant-gardistes. De même, plusieurs acteurs de légende ne furent jamais nommés (comme Marilyn Monroe), n'obtinrent pas la statuette (Kirk Douglas, Cary Grant, Montgomery Clift, Greta Garbo) ou ne furent célébrés par l'Académie que pour leur carrière (Buster Keaton, Groucho Marx)64. Le comédien Matt Damon, qui a activement participé à la campagne des votes pour que Martin Scorsese obtienne enfin l'Oscar du meilleur réalisateur en 2007 après 5 tentatives infructueuses73, estime que « le meilleur moyen de juger un film est de le faire 10 ans après sa sortie. [...] Les Oscars se trompent plus souvent qu'ils n'ont raison »74.

    L'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS), association dédiée à la promotion et la préservation mondiale du cinéma, a initialement été créée le 11 mai 1927 par Louis B. Mayer, alors patron de Metro-Goldwyn-Mayer, dans le but de promouvoir les productions des studios, établir une feuille de route dans le financement et la distribution de longs métrages sur le sol américain et aider à la médiation dans les conflits sociaux. En 2012, l'Académie des arts et sciences du cinéma compte plus de 6 000 membres et représentants possédant le droit de vote7. Parmi l'ensemble des membres liés à l'industrie du cinéma, les acteurs représentent près d'un quart des votants. Les collèges professionnels de votants sont au nombre de 17.

    Même si l'association est ouverte aux personnalités mondiales, l'essentiel de ses membres reste originaire des États-Unis. De 2013 à 2017, la directrice marketing Cheryl Boone Isaacs (en) est la troisième femme après Bette Davis et Fay Kanin et la première personnalité afro-américaine à présider l'Académie14.

    Selon les règles 2 et 3 du règlement actuel, un film peut être nommé aux Oscars s'il est sorti en salle dans le comté de Los Angeles en Californie entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année précédant la cérémonie15. Le film doit durer au moins 40 minutes (à l'exception des Oscars récompensant les courts-métrages) et être au format 35 mm ou 70 mm. Depuis les années 2000, le format numérique en 24 ou 48 images par seconde, avec une définition minimum de 1280 x 720, est éligible. L'élection des gagnants s'organise, par correspondance, sur deux tours de scrutin13.

    Le premier tour sert à élaborer les nominations, fixées autour des cinq noms ou titres les plus proposés pour chaque catégorie (en nombre illimité à l'origine, elles ont finalement été limitées par la suite à cinq dans la plupart des disciplines). Les membres de l'Académie choisissent les candidats uniquement dans la catégorie des Oscars liée à leur branche professionnelle : les comédiens votent pour les meilleurs acteurs et actrices dans un premier ou un second rôle, les réalisateurs pour la meilleure réalisation, les décorateurs pour les meilleurs décors, les ingénieurs du son pour les disciplines sonores (meilleur montage de son et meilleur mixage) etc. En revanche, tous proposent cinq titres pour l'Oscar du meilleur film (dix depuis 2010). Les sélections pour l'Oscar du meilleur film étranger, du meilleur documentaire, du meilleur film d'animation et celles du court métrage (fiction, animation, documentaire) font l'objet d'une exception : elles sont statuées par un comité spécial de l'AMPAS, composé de membres issus de tous les collèges de votants16,13. Les formulaires sont envoyés aux votants fin décembre et doivent être renvoyés à la mi-janvier17.

    Lorsque les nominations sont établies, les lauréats sont désignés, dans toutes les catégories, par un second tour de vote au scrutin uninominal auquel participe la totalité des membres, sans distinction professionnelle. Le vote se clôt généralement le week-end qui précède la cérémonie17. Pour faciliter le processus de votes, l'Académie organise des séances spéciales, exonère ses membres du tarif de projections commerciales et leur poste un coffret de DVD contenant les films éligibles16. Le dépouillement des bulletins se fait, depuis 1935, au sein de la firme d'audit PricewaterhouseCoopers dont deux représentants apportent les enveloppes contenant les résultats à la dernière minute lors de la soirée18,19.

    Chaque année, la période précédant le scrutin est l'objet d'une campagne intense de la part des studios pour promouvoir leurs productions et leurs stars auprès des votants. D'importants enjeux financiers sont en effet en cause, l'attribution d'un Oscar permettant généralement à son récipiendaire de revoir très nettement son cachet à la hausse, aux films d'attirer plus de public et aux majors de multiplier les ventes sur support vidéo22,23. Plusieurs plans de communication, de marketing et de lobbying sont mis en place pour attirer l'attention des membres de l'Académie et rassembler le plus de voix : présentation des longs métrages dans les festivals de fin d'année, cocktails, déjeuners, rencontres, publicité dans différents médias, sollicitation d'interviews pour les célébrités dans les émissions de variété, projections privées, parrains prestigieux, consultants influents24 En général, une bonne campagne en vue des sélections est évaluée à 5 millions de dollars13. Harvey Weinstein, ex-président, avec son frère Robert, de Miramax et fondateur de la Weinstein Company est généralement considéré comme le champion des campagnes pré-Oscars : en 2012, les films qu'il a produits ou distribués totalisent 300 nominations et 86 statuettes remportées25. À noter qu'à la suite du témoignage de nombreuses personnalités féminines accusant Weinstein d'agression sexuelle, de harcèlement ou parfois de viol, l'Académie décide, le 14 octobre 2017, de l'exclure à titre conservatoire après avoir publié un communiqué dans lequel elle « juge la conduite décrite dans les accusations portées contre Harvey Weinstein répugnante, odieuse et contraire à l'éthique des hauts standards de l'Académie »26,27,28. Après Carmine Caridi en 200429, il devient la deuxième personne à être exclue de l'Académie depuis sa création. Plusieurs incidents et débordements ont marqué l'histoire des cérémonies, participant à sa notoriété. En 1973 notamment, Marlon Brando envoie une jeune Amérindienne, Sacheen Littlefeather (en), qui se présente à sa place pour refuser la récompense et dénoncer le rôle réservé aux Autochtones d'Amérique du Nord dans les films américains. En 1978, le discours de remerciement de Vanessa Redgrave, connue pour ses sympathies vis-à-vis de la cause palestinienne, provoque également plusieurs remous dont une manifestation improvisée devant le bâtiment où se déroule la soirée puisqu'elle s'en prend violemment au sionisme et aux associations pro-israéliennes qui avaient appelé à boycotter la cérémonie. Elia Kazan, réalisateur controversé à cause de ses positions pendant l'époque du maccarthysme, doit essuyer la désapprobation d'une partie du public lorsqu'il reçoit en 1999 un Oscar pour l'ensemble de sa carrière. L'un des reproches récurrent des Oscars est le lobbying, très présent, notamment chez Harvey Weinstein, par ses sociétés Miramax et The Weinstein Company, très persuasif au point d'être surnommé « L'Homme aux 80 statuettes »55,56,57. La première grande polémique vient des neuf nominations de L'Extravagant Docteur Dolittle en 1968. Le studio 20th Century Fox fit une campagne marketing monstre, avec des cérémonies et projections privées pour les membres votants, pour aboutir à ce résultat, malgré le fait que le film est un échec commercial et critique58,59. L'Academy en a conscience et depuis la 34e cérémonie des Oscars (la cérémonie précédente était marquée par le lobbying d'Alamo chapeautée par le super-publicitaire d'Hollywood Russell Birdwell), envoie une note à part dans le règlement annuel du vote, au derrière de la couverture, faisant part de sa déception à cause d'une « sollicitation irrégulière, excessive et vulgaire des suffrages »60. En 2016, l'Académie fait l'objet d'une vive controverse lors de l'annonce des nominations pour la 88e cérémonie : la presse note que, pour la seconde année consécutive, les 20 acteurs cités dans les quatre catégories d'interprétation sont blancs68. Plusieurs personnalités à l'instar de Spike Lee et Jada Pinkett Smith annoncent leur mécontentent sur les réseaux sociaux et leur intention de boycotter la soirée69. Face à l'ampleur de la campagne médiatique « Oscar so white » (« des Oscars si blancs ») dirigée contre elle, l'Académie décide d'amender ses conditions d'adhésion et promet de doubler en son sein d'ici 2020 le nombre de femmes et de personnes non-blanches69, quand bien même certains soulignent que le problème n'est pas seulement celui des Oscars mais de tout Hollywood70. Elle promet également d'accroître l'adhésion de votants non-américains ou issus de la jeune génération71. Le droit de vote à vie pour chaque membre est aussi modifiée : désormais, seuls peuvent y prétendre, parmi les plus âgés, les nommés, lauréats ou professionnels ayant travaillé sans discontinuer dans l'industrie cinématographique lors de la dernière décennie. Si cette condition n'est pas remplie, le votant reste membre de l'AMPAS mais devient adhérent émérite, sans plus de possibilité de prendre part à la désignation des candidats et des lauréats72. Certains gagnants aux Oscars ont d'ailleurs refusé leur trophée et boycotté la cérémonie. Le premier fut Dudley Nichols, lauréat en 1936 de l'Oscar de la meilleure adaptation pour Le Mouchard. Il manifestait ainsi sa désapprobation de l'AMPAS, alors en conflit avec le Syndicat américain des scénaristes (American Guild of Writers)75. Il fut suivi en 1971 du comédien George C. Scott qui déclara au sujet de cet évènement : « Tout ça n'est qu'un satané défilé de viande. Je ne veux absolument pas y prendre part. »76.

    Pour limiter les excès de ces campagnes et empêcher les conflits d'intérêts ou trafics d'influence, l'Académie a pris certaines mesures, comme la restriction des réceptions privées et l'interdiction d'envois de messages électroniques publicitaires en faveur d'un candidat dénigrant de manière agressive la concurrence16. Récemment, la direction de l'AMPAS a appliqué des sanctions contre certaines personnalités. Ainsi, Nicolas Chartier, producteur français du film Démineurs de Kathryn Bigelow a été interdit de présence à la 82e cérémonie en 2010 à la suite de l'envoi d'un courriel appelant à choisir Démineurs, une production indépendante et non un « long métrage à 500 millions de dollars », visant Avatar de James Cameron, le principal adversaire30. En 2014, la nomination à l'Oscar de la meilleure chanson d'Alone Yet not alone est annulée à la suite de la découverte de nombreux messages envoyés par Bruce Broughton, ancien gouverneur de l'Académie et membre du comité de direction de la branche des compositeurs, aux adhérents de son collège afin de les informer que sa chanson était éligible pour le premier tour de vote qui fixe les nominations31. L'existence même des Oscars suscite un certain nombre de critiques. Quelques voix, comme celle du réalisateur William Friedkin, s'élèvent contre le fait que les récompenses soient essentiellement décernées entre personnalités de l'industrie hollywoodienne, s'autocongratulant ainsi sans réelle objectivité. Il qualifie la cérémonie de « plus gros plan de promotion que l'industrie ait pu concevoir pour elle-même »61 et ajoute que l'on ne peut pas élire un « meilleur » parmi des rôles et des travaux artistiques aussi différents les uns des autres. La majorité des films récompensés provient des grandes firmes américaines qui, selon certains journaux, se servent de la cérémonie pour « célébrer la victoire d'un marketing conquérant, laissant à la trappe les productions les moins médiatisées et reléguant le 7e art à un rôle de figurant »62. En conséquence, plusieurs médias dénoncent le fait que seules les majors puissent assurer une onéreuse campagne médiatique pour toucher le plus grand nombre de votants63 et que, nonobstant la qualité de leur catalogue de films, les producteurs et distributeurs modestes ou indépendants restent en dehors de la course, faute de moyens et de sphères d'influence64. Une autre critique récurrente contre les Oscars porte sur la propension des votants à récompenser un même film présent dans plusieurs catégories au détriment d'un palmarès équilibré. À l'inverse, certains films n'ont obtenu aucun Oscar malgré un grand nombre de sélections : Le Tournant de la vie (11), La Couleur pourpre (11), Gangs of New York (10), True Grit (10), American Bluff (10), La Vipère (9), Les Plaisirs de l'enfer (9), Quo Vadis (8), Au risque de se perdre (8), La Canonnière du Yang-Tse (8), Elephant Man (8), Ragtime (8), Les Vestiges du jour (8), etc. Le Parrain 3 n'a obtenu aucun Oscar sur ses 7 nominations alors que Le Parrain a remporté 3 Oscars pour 10 nominations et Le Parrain 2, 6 pour 11 mentions. L'AMPAS a souvent été fustigée dans la presse pour son manque de diversité : en 2012, le Los Angeles Times publie une étude sur une liste de 5 765 votants gardée secrète, révélant que 94 % d'entre eux sont blancs (contre 2 % de Noirs et autant d'Hispaniques), 77 % sont des hommes et 54 % ont plus de 60 ans66,67.

    Le trophée représente un chevalier sur un socle, debout sur une bobine de film et tenant une épée dans ses mains gantées24. Il est constitué de britannium (alliage d'étain, d'antimoine et de cuivre), plaqué d'or. Il a été dessiné par Cedric Gibbons, cofondateur de l'AMPAS, et responsable artistique de la MGM entre 1924 et 195632. D'une hauteur de 34 centimètres (13½ pouces) pour un poids de 3 kg (8½ livres), il a été sculpté par George Stanley et est réalisé par la société R. S. Owens & Company à Chicago qui a l'exclusivité de sa réalisation24. La fine couche d'or recouvrant la statuette est de 24 carats. Son prix est d'environ 850 dollars (687 euros) 24. Dix heures de travail sont nécessaires pour obtenir une sculpture parfaite24.

    Initialement organisée sous forme de banquet, la première cérémonie, présidée par Douglas Fairbanks, a lieu le 16 mai 1929 à l'Hollywood Roosevelt Hotel et réunit 270 personnes38. La cérémonie n'est au départ pas faite pour durer : la première soirée se clôt en dix minutes et la place coûte quelques dollars24. Le film muet Les Ailes (Wings) de William A. Wellman, mélodrame aérien sur fond de premier conflit mondial, remporte le tout premier trophée du meilleur film24. Avant 1934, la statuette n'a pas de nom, elle n'est qu'une récompense professionnelle intitulée lAcademy Award of Merit39. À l'époque, on la surnomme le « Trophée d'or », l'« Homme d'acier » ou encore la « Statue du mérite »24.

    Le système de banquet perdure pendant quelques années. Mais cet évènement réunissant toujours plus d'invités, la formule est abandonnée en 1944 au profit d'une remise de prix plus traditionnelle au Grauman's Chinese Theatre d'Hollywood, sous une forme qui a perduré, à quelques détails près, jusqu'à nos jours.

    En 2007, la chaîne ABC évalue le coût de la cérémonie à 30 millions de dollars. Ce montant comprend l'organisation de la soirée mais également l'acheminement et le dépouillement des bulletins de votes, l'envoi de DVD des films cités aux votants, les soirées données en amont du grand soir, le bal des gouverneurs de l'Académie et le déjeuner des nommés13.

    Naomi Watts évoque, quant à elle, le plaisir d'être « reconnue par ses pairs » mais estime que « le travail d'une personne ne devrait pas être jugé par rapport à un autre. »65.

  9. Джуди Гарленд — Википедия

    ru.wikipedia.org/wiki/Джуди_Гарленд

    4 days ago · 1992 The Last Years 1965—1969: It’s All for You 1993 Judy Garland — Child of Hollywood (re-released in 2000 as '21 Hollywood Hits') 1993 The Ladies of the 20th Century: Judy Garland

  10. Wikipedia英語 Akron; ... MGMグランドホテルの前の大きな屋外広告には”ZIEGFELD THEATRE”と書かれてありますが、実在したかどうか ...

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