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    L'UDF est fondée le 1er février 1978 par Michel Poniatowski sur l'idée de Jean Lecanuet et de Jean-Jacques Servan-Schreiber pour aider le président Valéry Giscard d'Estaing à disposer d'un parti le soutenant en vue des élections législatives de 1978, qui s'annoncent difficiles pour la droite. Pour le journaliste Laurent de Boissieu, l'objectif de l'UDF à sa création est de « faire pièce au RPR chiraquien, lancé en 1976 »9. Une liste de candidats pouvant se réclamer de l'appartenance à l'Union pour la démocratie française est publiée le 1er février 1978, sans toutefois qu'un nouveau parti soit créé. Le nom de l'UDF provient du titre du livre de VGE, Démocratie française, vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.

    Elle réunit six composantes, du centre et de la droite non-gaulliste, qui demeurent chacune des partis politiques indépendants : dont le groupe Union du centre : 34 membres et 7 apparentés (sur 577). 30 membres ont fondé le groupe Démocratie libérale et indépendants en 1998. Les sénateurs membres du Mouvement démocrate, du Nouveau Centre, de l'Alliance centriste, ainsi que certains qui ne sont affiliés à aucune de ces formations siègent au groupe Union centriste. En juin 2009, ce groupe comporte 29 membres dont 28 anciens UDF. La délégation UDF au Parlement européen, présidée par Marielle de Sarnez, comprenait 11 députés européens au sein de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. Trois députés l'ont quittée en janvier 2008 pour former la délégation de l'Alliance citoyenne pour la démocratie en Europe de Jean-Marie Cavada (ELDR) d'avril 2008 à 2009.

    Le 3 mars 1978, l'UDF se dote d'une structure provisoire : Michel Pinton (Parti républicain) en devient délégué général et un comité exécutif et un conseil national, composés de personnalités issues des différentes mouvances, sont créés. Cependant, l'UDF n'a jamais été formellement dissoute et reste dirigée par un bureau politique, dont Bayrou est le président. Elle garde également un siège social de 900 m2, loué par le Modem23.

    Selon les termes de Laurent de Boissieu, l'UDF regroupe « des familles idéologiques que beaucoup d'éléments opposent. Certaines pouvant par ailleurs être placées à la gauche du RPR, et d'autres à la droite du RPR »9.

    L'UDF connaît le succès dès les législatives de mars 1978, avec 21,37 % des voix et 123 sièges. Elle permet au 3e gouvernement Raymond Barre d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale, le RPR étant le partenaire obligé de cette coalition. Les élections européennes de juin 1979 sont un nouveau succès pour l'UDF qui arrive en tête avec 27,61 % des voix devant le PS, le PC et le RPR. L'UDF retrouva un niveau de 12 % des suffrages exprimés au premier tour des élections régionales de 2004 et aux élections européennes de juin 2004. Ce succès est en partie dû à l'alternative qu'elle propose aux électeurs de droite et du centre mécontents de la politique du gouvernement, notamment sur les questions sociales ; en partie à son engagement européen, qui lui permet de séduire au-delà de sa sphère d'influence traditionnelle. Lors des élections régionales 2004 le président de l'UDF François Bayrou, tête de liste UDF dans la région Aquitaine, a décidé, au second tour des élections régionales de 2004, de se désister, en faveur du candidat UMP Xavier Darcos. Au cours de ce scrutin, aucun candidat de l'UDF ne s'est désisté au second tour au profit d'un candidat du Parti socialiste. La liste des candidats du MoDem, arrêtée le 20 mai 2007, comporte 535 candidats à la députation sur 577 circonscriptions, plus que le Parti socialiste et le record dans l'histoire de l'UDF.

    L'UDF passe dans l'opposition en mai 1981, à la suite de la défaite de Valéry Giscard d'Estaing, battu par François Mitterrand, lors de l'élection présidentielle, et de la défaite aux législatives de juin 1981, où elle obtient 19,17 % des voix. Dirigée par Jean Lecanuet (jusqu'en 1988), elle apparaît surtout comme un « syndicat » d'élus locaux et de notables, dès les cantonales de mars 1982 où la coalition UDF-RPR-divers droite dépasse de nouveau la coalition PS-PC-MRG. L'engagement européen reste une valeur fédératrice forte. Simone Veil dirige ainsi aux européennes de juin 1984 une liste UDF-RPR qui obtient 43,01 % des voix et 41 sièges sur 81. Sur le plan national, et faute sans doute d'un dirigeant d'envergure malgré le retour progressif à la vie politique de Valéry Giscard d'Estaing qui en prend la présidence en 1986 (jusqu'en 1996), l'UDF laisse au RPR et à Jacques Chirac la direction de la coalition de droite et de centre droit aux législatives de mars 1986, où le scrutin proportionnel départemental impose un certain nombre de listes d'union. Avec à l'Assemblée nationale 114 sièges et 17 apparentés, l'UDF est alors le partenaire minoritaire du 2e gouvernement Chirac auquel participent notamment André Giraud, François Léotard, Alain Madelin, Pierre Méhaignerie ou René Monory. Une autre partie des cadres et militants ont créé l'Alliance centriste ou encore Avenir démocrate, tandis que d'autres ont rejoint le Forum des républicains sociaux, parti associé à l'UMP, ou sont devenus « centristes sans étiquette ».

    L'UDF est l'alliée du RPR aux élections législatives de 1993, au sein de l'Union pour la France, et participe aux gouvernements Édouard Balladur puis Alain Juppé. En 1995, l'ancien Premier ministre Raymond Barre devient maire et président de la communauté urbaine de la deuxième agglomération de France, Lyon.

    Les élections régionales de 1998 entraînent une scission. Alors que plusieurs présidents de région avaient été élus avec les voix de l'extrême droite, François Bayrou, alors président de Force Démocrate et Alain Madelin, président de Démocratie libérale, se divisent sur la condamnation de ces accords. La position de François Bayrou, qui s'oppose aux alliances avec le Front national (FN), l'emporte finalement, et Démocratie libérale choisit de quitter l'UDF quelques semaines plus tard. Quelques dissidents de DL comme Gilles de Robien et François Léotard décident de rester à l'UDF, au sein d'un Pôle républicain indépendant et libéral (PRIL). Rapidement, François Bayrou affirma sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis du RPR, menant lui-même une liste UDF aux élections européennes, face à la liste RPR-DL. Mais cette stratégie suscita des oppositions au sein des élus UDF qui furent nombreux à choisir, lors de l'élection présidentielle de 2002, de soutenir Jacques Chirac plutôt que François Bayrou. Malgré son relatif succès, François Bayrou, arrivé en quatrième position avec 7 % des voix, ne put s'opposer à la création de l'UMP, lancée par Jacques Chirac et Alain Juppé dès le lendemain du dimanche 21 avril 2002 pour unifier les partis de la droite et du centre. Une grande partie des élus UDF quittèrent le mouvement pour rejoindre l'UMP. Toutefois, aux élections législatives de 2002, l'UDF parvint, avec 29 députés, à conserver un groupe politique à l'Assemblée Nationale. Cette tribune lui permit d'affirmer sa différence en s'opposant à plusieurs reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Après les élections européennes, l'UDF a quitté le Parti populaire européen (historiquement le parti des Démocrates-chrétiens, mais désormais élargi à toutes les formations de droite), prenant pour prétexte l'euroscepticisme croissant du parti, pour fonder avec le centre gauche italien de La Marguerite un nouveau parti pro-européen, le Parti démocrate européen qui forme avec les libéraux le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE-ALDE) au Parlement européen. En réaction, Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, a lancé, le 21 mai, le cercle Société en mouvement, favorable à l'appartenance de l'UDF à la majorité, et qui est restée sans lendemain, à défaut d'être soutenue par la dominante sarkozyste de l'UMP. Le 10 juin, depuis Issy-les-Moulineaux, fief de l'UDF historique André Santini, Bayrou lance son appel à une « révolution civique », en présence de Gilles de Robien, venu reconnaître « la légitimité de François Bayrou en tant que président de l'UDF candidat à l'élection présidentielle ». Celui-ci est néanmoins chahuté par une très grande partie des conseillers nationaux UDF présents et quittera l'assemblée au motif d'un agenda chargé.

    Les 28 et 29 janvier 2006, lors du congrès extraordinaire de Lyon, les adhérents de l'UDF (91,1 % des votants) ont apporté leur soutien à la motion unique de François Bayrou définissant l'UDF comme un « parti libre et indépendant », au centre, séparé des majorités et opposition de droite comme de gauche et garant d'une démocratie pluraliste. Les partisans d'une alliance pré-électorale avec l'UMP, menés par le ministre Gilles de Robien sont marginalisés au sein du parti. Gilles de Robien avait été suspendu de ses fonctions exécutives au sein du parti à la suite de son entrée au gouvernement Villepin, contraire à la décision de non-participation de l'UDF.

    Tout en soutenant la ligne défendue par François Bayrou, un certain nombre d'élus locaux de l'UDF et de parlementaires avaient exprimé leurs réserves quant à son application trop radicale. Ils mettaient en avant que l'UDF participait à de nombreux exécutifs de collectivités territoriales (communes, départements, région) aux côtés de l'UMP, ce qui la place toujours comme un allié naturel de la droite. Il est d'ailleurs à noter qu'il existe une collectivité territoriale de taille importante qui est cogérée par l'UDF et un parti de gauche, le Grand Lyon, géré par une coalition PS-Verts-PCF-UDF. Mais il en existe d'autres, à des échelons plus locaux, à Nice notamment. Selon certains médias et observateurs situés plus à droite, ce montage juridique  dont l'un des objets est sans conteste de garantir provisoirement la continuité des financements publics  marque la « mort de l'UDF »19.

    Le 22 avril 2007, François Bayrou arrive en troisième position à l'élection présidentielle avec un score de 18,57 % , derrière Nicolas Sarkozy (UMP avec 31,18 % des voix) et Ségolène Royal (PS avec 25,87 % des voix).

    Sévèrement attaqué par l'UMP pour avoir accepté de participer à un débat télévisuel proposé par la candidate au second tour Ségolène Royal et relevant que de son côté le candidat Nicolas Sarkozy refuse comme « non légitime » tout débat officiel et démocratique avec lui, François Bayrou ne donne pas de consigne et indique à titre personnel « ne pas vouloir voter pour Nicolas Sarkozy ». En décembre 2010, il confiera avoir voté blanc12. En opposition à cette position, 24 députés UDF ayant pour la plupart appelé à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour et également soucieux d'être réélus aux législatives de juin 2007 sans désorienter leur électorat habituel de centre droit et avec le soutien de l'UMP publient le 8 mai 2007 dans Le Figaro une tribune intitulée « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle »13. Ils y déclarent entrer en dissidence avec les positions de François Bayrou et appellent pour la plupart (MM. Albertini et de Courson reviendront sur cet appel) à la constitution d'un nouveau parti politique de centre droit, partenaire de l'UMP, ce qui sera fait avec la fondation du Nouveau Centre.

    En réponse, lors du conseil national UDF du 10 mai suivant, les 1 500 conseillers nationaux UDF présents décident à l'unanimité moins quatre voix d'appeler la constitution d'un nouveau parti politique dénommé Mouvement démocrate et que l'UDF présentera des candidats aux législatives sous la bannière UDF - MOUVEMENT DÉMOCRATE.

    Le Parti démocrate européen, de tendance réformiste et centriste, est un parti politique européen créé le 16 avril 2004 par le Français François Bayrou et l'Italien Francesco Rutelli qui sont ses deux premiers coprésidents, Romano Prodi en étant le président d'honneur. Le chef de l'UDF a créé dans la foulée, fin février 2006 avec la New Democrat Coalition américaine, composante parlementaire du Parti démocrate, une « internationale », ou plutôt une Alliance mondiale des démocrates. En Italie, un important Parti démocrate, réunissant la gauche ex-communiste et le centre gauche chrétien, a vu le jour dans un congrès convoqué en octobre 2006.

    En avril 2007, Hervé de Charette revendique la propriété de la marque UDF au titre de l'antériorité. La direction de l'UDF - intégrée au MoDem - annonce de son côté vouloir « engager des poursuites judiciaires contre ceux qui avaient frauduleusement déposé le nom de l'UDF et sans en avoir ni droit ni qualité pour procéder à un tel dépôt », invoquant l'intention de nuire du déposant. En décembre 2009, Hervé Morin annonce pour le Nouveau Centre son intention de vouloir utiliser le sigle UDF. L'association UDF menace alors le Nouveau Centre de poursuites judiciaires16. En décembre 2010, Hervé Morin indique sa décision de « ne pas se lancer dans un combat inutile », « compte tenu de la complexité juridique du droit des marques »17. En mai 2007, une large majorité (23 sur 29 en prenant en compte les apparentés) des députés de l'UDF n'ont pas suivi François Bayrou dans son intention de création du Mouvement démocrate (MoDem), reprenant la ligne défendue par Gilles de Robien d'une alliance des centristes dans la majorité présidentielle, qui maintiendrait l'UDF au centre droit. Cette position a été notamment défendue par des personnalités comme Hervé Morin, président sortant du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Maurice Leroy, vice-président de l'UDF. D'autre part, Jean-Louis Bourlanges, député européen exprimait des réserves sur la stratégie.

    Le 25 avril 2007, Le président de l'UDF François Bayrou annonce la création d'un nouveau parti, le Mouvement démocrate (MoDem) regroupant les formations politiques et les militants souhaitant la constitution d'une force politique centriste indépendante de la droite et de la gauche. Ce parti est créé le 7 mai 2007. Les membres fondateurs du Mouvement démocrate sont : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Michel Mercier et Jacqueline Gourault. Le Mouvement démocrate est dans ses statuts un mouvement politique unitaire.

    Formellement et selon le droit des associations18, l'existence juridique de l'UDF subsiste pour une période transitoire de trois ans. L'UDF délègue aux instances du Mouvement démocrate la « responsabilité de l'action et de l'expression communes », les autres instances nationales et locales de l'UDF devant « s'intégrer aux instances correspondantes du Mouvement démocrate ». Pendant cette période transitoire, « les intérêts juridiques, matériels et moraux » de l'UDF doivent être « garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du président dont le mandat est prorogé ».

  2. Jan 20, 2022 · Affaires sensibles. France Inter. Culture et société. 4,4 • 6,6 k notes. Écouter sur Apple Podcasts. Les grandes affaires, les aventures et les procès qui ont marqué les cinquante dernières années. Rendez-vous sur l'application Radio France pour découvrir tous les autres épisodes. Écouter sur Apple Podcasts. 21 JANV. 2022.

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  3. fr.wikipedia.org › wiki › 19671967 — Wikipédia

    3 days ago · 21 avril : coup d’État militaire et prise du pouvoir par les « colonels » en Grèce [100] (fin en 1974). Ils abolissent la Constitution et suppriment des libertés individuelles. 22 mai : incendie des grands magasins « l’Innovation » à Bruxelles, 323 morts [101].

  4. 3 days ago · Le 5 avril, la ville se rend, avec les mêmes avantages que Lille en 1667 [b 21], mais la garnison espagnole se réfugie dans la citadelle et le siège se poursuit jusqu'au 17 avril. Après 29 jours de siège, le roi fait son entrée dans la ville, le lundi de Pâques 19 avril [b 22].

  5. fr.wikipedia.org › wiki › 18851885 — Wikipédia

    3 days ago · Amérique. Articles détaillés : 1885 au Canada, 1885 au Nouveau-Brunswick, 1885 au Québec et 1885 aux États-Unis. 11 janvier : soulèvement contre la politique centraliste du président Nuñez, à Tuluá dans l’ État de Cauca. Début de la guerre civile colombienne.

  6. 5 days ago · La liste des joueurs sélectionnés en équipe de France de rugby à XIII comprend x joueurs au 15 avril 1934. Le premier Français sélectionné est Antonin Barbazanges le 15 avril 1934 contre l' équipe d'Angleterre. L'ordre établi prend en compte la date de la première sélection, puis la qualité de titulaire ou remplaçant et enfin l ...

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