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  1. Francis II of France - Wikipedia

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    1 day ago · On 21 December, the council named Catherine de Médici Regent of France. The Guises left the court, while Mary Stuart, Francis II's widow, returned to Scotland . Louis, Prince of Condé, who was jailed and awaiting execution, was freed after some negotiations with Catherine de Médici.

  2. Jeanne d'Arc — Wikipédia

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    1 day ago · Selon les termes de ce contrat visant une « paix finale », Henri V devient le régent du royaume de France et l'époux de Catherine de Valois, fille du roi Charles VI « le Fol » [15]. À la mort de celui-ci, la couronne et le royaume de France doivent échoir à son gendre Henri V d'Angleterre, puis perpétuellement aux héritiers ...

  3. Battle of Baugé - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Baugé

    1 day ago · Hugh Kennedy, known to the French as Canede, was granted the right to quarter his coat of arms with the fleur-de-lis of France. Meanwhile, Henry V had been busy in England with his wife Catherine of Valois. Catherine had been crowned at Westminster in late February.

    • 22 March 1421
    • Baugé, France
    • Decisive Franco–Scottish victory
  4. Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons — Wikipédia

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    • Contexte historique
    • Résumé
    • Analyse
    • Controverse
    • Conséquences
    • Mort

    La guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons est un conflit mené par deux branches cadettes de la dynastie royale des Valois durant le premier tiers du XVe siècle (1407-1435). Cette guerre affaiblit le royaume de France, déjà en lutte avec le royaume d'Angleterre dans le cadre de la guerre de Cent Ans. Le contexte historique est celui de la guerre de Cent Ans et du grand schisme d'Occident. Le conflit trouve ses racines sous le règne de Charles VI. En fait, ce sont deux sous-ensembles économiques, sociaux et religieux différents qui se font face. D'une part la France, pays très favorisé par l'agriculture, avec un régime féodal et religieux fort. D'autre part l'Angleterre, au climat pluvieux favorisant les pâturages et donc l'élevage des ovins, qui vend sa laine aux drapiers de Flandre : pays où l'artisanat, la bourgeoisie et les villes prennent de l'importance. Les Bourguignons sont favorables au modèle anglais (d'autant plus que la Flandre appartient au duché de Bourgogne), tandis que les Armagnacs défendent le modèle français. De la même manière, le grand schisme d'Occident a entraîné l'élection d'un antipape qui siège à Avignon (Clément VII) et est soutenu par les Armagnacs, alors que le pape de Rome (Urbain VI) est soutenu par les Anglais. Charles VI étant fou, la reine Isabeau de Bavière préside à partir de 1393 un conseil de régence, où siègent les grands du royaume. L'oncle de Charles VI, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi, qui fut régent à la minorité du roi (de 1380 à 1388), est fin politique et influe sur la reine (il avait organisé le mariage royal pendant sa régence). Cette influence va être progressivement détournée par Louis d'Orléans, le frère du roi. À la mort de Philippe le Hardi, son fils Jean sans Peur, moins lié à Isabeau, perdra encore de l'influence. Les autres oncles de Charles VI sont moins influents sur la régence : le duc Louis d'Anjou est accaparé par la gestion du royaume de Naples et le duc Jean de Berry sert surtout de médiateur entre les partis d'Orléans (futurs Armagnacs) et de Bourgogne dont la rivalité va augmenter progressivement, pour aboutir à une véritable guerre civile. Pour contrer l'expansion territoriale du duché de Bourgogne (qui possède la Flandre), le duc d'Orléans acquiert en gagère le Luxembourg en 1402. Dans le dessein de venger son père, Charles d'Orléans, fils de Louis, la victime, suscite partout des ennemis au duc de Bourgogne. Pourtant, en 1409, une paix conclue à Chartres semble arrêter les hostilités. Mais Charles d'Orléans ayant épousé la fille de Bernard VII d'Armagnac, il se forme à Gien, à l'occasion de ses noces, une ligue contre le duc de Bourgogne et ses partisans, dans laquelle entrent, outre le duc d'Orléans et son beau-père, les ducs de Berry, de Bourbon et de Bretagne, ainsi que les comtes d'Alençon et de Clermont (15 avril 1410). En 1413, Jean sans Peur soutient la révolte des Cabochiens qui entraîne une succession de massacres à Paris. La population parisienne, affolée, appelle les Armagnacs à son secours. Leurs troupes reprennent le contrôle de la ville en 1414. En 1415, le duc de Bourgogne reste neutre vis-à-vis des Anglais, qui reprennent les hostilités. Il laisse ainsi Henri V défaire l'armée française, essentiellement pourvue par les Armagnacs, à la bataille d'Azincourt en octobre 1415. Cependant, les directives données par le duc à ses sujets de ne pas se présenter à l'ost pour la bataille n'ont pas été suivies (on retrouve notamment dans les listes des morts de nombreux sujets du duc de Bourgogne, y compris le propre frère de Jean sans Peur, Antoine de Brabant). Le 29 mai 1418, grâce à la trahison d'un certain Perrinet Leclerc et au soutien des artisans et des universitaires, Paris est livré à Jean de Villiers de L'Isle-Adam, capitaine d'une troupe de partisans du duc de Bourgogne. Le 12 juin suivant, les Armagnacs sont massacrés par la populace. Le comte Bernard VII fut l'une des victimes. Maître de Paris, Jean sans Peur entre en négociation avec les Anglais et semble disposé à accueillir les prétentions du roi d'Angleterre au trône de France. Il devient impérieux pour le Dauphin de négocier un rapprochement avec les Bourguignons pour éviter une alliance anglo-bourguignonne. Jean sans Peur, de son côté, s'est rendu maître d'une grande partie du royaume après la prise de Paris, mais ses finances sont au plus bas. Il est donc favorable à une rencontre avec le Dauphin, afin de signer une paix avantageuse. Plusieurs rencontres vont donc être organisées. Philippe le Bon, le nouveau duc de Bourgogne, fait alors alliance avec les Anglais et aboutit au traité de Troyes, où Charles VI déshérite son fils, le dauphin Charles, et marie sa fille Catherine de Valois à Henri V d'Angleterre. Henri V exercera la régence du royaume de France et son futur fils devra hériter de la couronne de France et de celle d'Angleterre. De toute évidence, ce traité est dénoncé par les Armagnacs, qui arguent « que le roi appartient à la couronne et non pas l'inverse ». Il faudra l'intervention de Jeanne d'Arc pour que Charles VII puisse être légitimé par un signe divin et sacré à Reims, le 17 juillet 1429, prenant de court le successeur d'Henri V, aussi décédé en 1422 (Henri VI d'Angleterre n'ayant que dix mois, il ne sera sacré que le 16 décembre 1431, à Notre-Dame de Paris). Charles VII, engagé dans une patiente reconquête du territoire français, souhaite isoler les Anglais des Bourguignons. En 1435, il conclut avec Philippe le Bon le traité d'Arras, qui reconnaît l'indépendance de la Bourgogne. Cet accord met officiellement fin à la guerre et va permettre à Charles VII de reprendre aux Anglais pratiquement toutes leurs possessions continentales : en 1453, ils ne contrôlent plus que Calais.

    Tandis que Louis d'Orléans, tirant du Trésor royal les neuf dixièmes de ses revenus, achète terres et places fortes dans les marches orientales du royaume que les Bourguignons considèrent comme une chasse gardée, Jean sans Peur, qui n'a pas le prestige de feu son père, voit se tarir les largesses royales. Alors que le père recevait deux cent mille livres par an, le fils doit se contenter de trente-sept mille.

    La querelle respecte tout dabord les formes courtoises : Jean sans Peur adopta lortie comme emblème, Louis dOrléans le bâton noueux. Aussitôt, le duc de Bourgogne prend le rabot pour insigne et distribue des « rabotures », ou copeaux dargent, à ses partisans.

    Le frère du roi, Louis d'Orléans, « qui hennissait comme un étalon après presque toutes les belles femmes », est accusé d'avoir voulu séduire ou pis « esforcier » la duchesse de Bourgogne. De plus et même s'il ne s'agit que d'une rumeur, ce séducteur aurait été l'amant de la reine et la propagande bourguignonne s'est plu à le présenter comme le père véritable du dauphin Charles (futur Charles VII). Il se rapproche de la reine et bénéficie de la bienveillance de son frère le roi lors de ses phases de sortie de crise : il réussit ainsi à faire évincer les Bourguignons du conseil.

    Bernard VII recrute dans le Midi des bandes qui font la guerre avec une férocité inouïe : les Écorcheurs. À leur tête, il ravage les environs de Paris et s'avance jusqu'au faubourg Saint-Marcel. Un nouveau traité, signé à Bicêtre le 2 novembre 1410, suspend les hostilités, mais, dès le printemps 1411, les partis reprennent les armes. Les Armagnacs se répandent dans le Beauvaisis et la Picardie « en mengeant le povre peuple suivant la coustume de adonc ». En octobre 1411, fort d'une armée de 60 000 hommes, le duc de Bourgogne entre dans Paris et attaque les Bretons, alliés des Armagnacs, qui sont retranchés à La Chapelle. Il doit reculer, mais, dans la nuit du 8 au 9 novembre, il sort par la porte Saint-Jacques, marche sur Saint-Cloud et défait complètement l'armée des Écorcheurs. Puis Jean sans Peur poursuit les princes d'Orléans et leurs alliés, assiège Dreux puis Bourges, mais l'armée royale paraît devant cette ville le 11 juin 1412. La paix est signée à Bourges le 15 juillet 1412 et confirmée à Auxerre le 22 août. Les Anglais vont profiter de la situation pour soutenir ponctuellement les deux partis ou acheter leur neutralité. Les Armagnacs concluent un traité avec le roi d'Angleterre, Henri IV : en 1412, ils lui cèdent la Guyenne et reconnaissent sa suzeraineté sur le Poitou, l'Angoulême, le Périgord, afin d'empêcher une alliance anglo-bourguignonne. De même, Jean sans Peur ménage les Anglais qui, par un embargo sur la laine, pourraient ruiner les drapiers de Flandre.

    Le 10 septembre 1419, il est assassiné, sur le pont de Montereau-Fault-Yonne, lors d'une entrevue avec le Dauphin Charles, par des hommes de main du parti des Armagnacs, qui craignent un rapprochement du Dauphin avec les vues politiques bourguignonnes. Cet acte empêche tout apaisement et fait s'effondrer ce qui reste du royaume de France.

  5. Marie-Madeleine Dreux d'Aubray — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Madeleine_Dreux_d'Aubray
    • Famille
    • Enfance
    • Mariage et descendance
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    • Résumé
    • Formation
    • Mort
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    • Personnalité
    • Reconnaissance
    • Controverses
    • Biographie
    • Causes
    • Historiographie
    • Objectifs
    • Conséquences
    • Culture populaire
    • Hommages

    La marquise est l'aînée des cinq enfants d'Antoine Dreux d'Aubray (1600-1666), seigneur d'Offémont et lieutenant civil du Châtelet de Paris à l'époque de la Fronde (il apparaît à ce titre dans les Mémoires du cardinal de Retz), et de Marie Olier (1602-1630). Elle est par sa mère la nièce de Jean-Jacques Olier, membre éminent du parti des dévots, car fondateur de la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice2.

    Orpheline de mère morte en couches, elle est violée par un domestique à sept ans3. Sa réputation sulfureuse lui prête ensuite, sans la moindre preuve, des relations incestueuses avec un de ses frères dès l'âge de dix ans. Il est avéré par la suite qu'elle a eu des relations charnelles avec ses deux frères jusqu'à trois fois par semaine4. Les raisons avancées pour ces assassinats répétés, de sang-froid, furent variées, sans qu'aucune d'entre elles ne suffise : prise de l'héritage familial, volonté de s'émanciper de sa famille, énorme besoin d'argent pour son train de vie, ou tout simplement le goût du meurtre. Sa vindicte contre sa famille et son terrible passé furent évoqués : dès l'âge de sept ans, elle est violée par un de ses domestiques et vers l'âge de dix ans se « donne » à ses jeunes frères Antoine et François, comme elle le raconte dans une confession manuscrite14.

    Richement dotée de deux cent mille livres, elle épouse le 20 décembre 1651 à l'église Saint-Eustache de Paris5 Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, mestre de camp, qui a commandé le régiment d'Auvergne, et joueur. Des témoignages contemporains nous la présentent à lépoque comme un joli brin de femme avec un air dinnocence désarmant4. Issue de la noblesse de robe, elle reçoit une bonne éducation : Marie-Madeleine devient une femme assez instruite si l'on regarde son écriture d'après certaines sources d'époque[Lesquelles ?]. Elle fait peu de fautes d'orthographe et possède une bonne syntaxe[réf. nécessaire].

    Elle deviendra mère de sept enfants, dont quatre illégitimes[réf. nécessaire]. Les époux Brinvilliers vivent à Paris, paroisse Saint-Paul, dans un hôtel particulier de l'ancienne rue Neuve Saint-Paul5 (partie de la rue Charles-V depuis 1864) et font baptiser trois enfants dans leur église paroissiale5. La marquise devient l'amie de Pennautier, trésorier des états de Languedoc, homme d'affaires, qui devient en 1669 receveur général du clergé6.

    Puis elle devient la maîtresse de Godin de Sainte-Croix, un officier de cavalerie passionné par l'alchimie, qui lui est présenté par son mari. Dépensant sans compter pour satisfaire ses goûts de luxe et ceux de son amant, se lançant dans des placements aventureux conseillés par Pennautier, elle vit alors des années brillantes sans cesser d'être au bord de la ruine. Antoine de Brinvilliers ne se soucie guère de la relation de sa femme avec Sainte-Croix, entretenant lui-même plusieurs maîtresses et dépensant sa fortune au jeu7. À sa sortie au bout de six semaines d'embastillement, il retrouve sa maîtresse et lui enseigne l'art quil vient dapprendre. Devenue experte, et certainement sous l'influence de son amant, la marquise achète des fioles chez Glaser et, selon la légende, aurait exercé ses « talents » sur des malades de l'Hôtel-Dieu et sur sa femme de chambre, notant tout (doses, symptômes, longueur de l'agonie), constatant avec satisfaction que les médecins concluent toujours à des morts naturelles. Elle réussit à empoisonner successivement son père (le 10 septembre 1666), puis ses deux frères et sa sœur, à six mois d'intervalle, (en 1670) afin de faire disparaître les obstacles à sa liaison4 et de percevoir seule l'héritage qui se révèle dérisoire7. L'empoisonnement du premier frère en 1670 coïncide avec la mort d'Henriette d'Angleterre, qui ne fut pas empoisonnée, contrairement à ce qu'en pensa l'opinion (porphyrie aiguë intermittente probable9 ou péritonite biliaire10).

    Dreux d'Aubray, irrité par la conduite de sa fille, fait emprisonner en 1663 le séducteur à La Bastille par une lettre de cachet. Sainte-Croix y devient l'ami de son compagnon de cellule, l'empoisonneur italien Exili, qui avait déjà commis de nombreux empoisonnements4. Le chevalier a déjà été formé à cet art en suivant les cours de Christophe Glaser au Jardin royal des plantes8.

    Afin de faire chanter la marquise et de continuer à lui soutirer de l'argent12, Sainte-Croix enferme des preuves de la culpabilité (confession écrite de sa main dans son journal intime, les trente-quatre lettres d'amour de la marquise, deux obligations d'argent souscrites par elle après l'assassinat de son père et de ses deux frères, ainsi que des fioles de poison) de sa maîtresse dans une cassette « à n'ouvrir qu'en cas de mort antérieure à celle de la Marquise ». Et malheureusement pour elle, Godin de Sainte-Croix meurt accidentellement le 31 juillet 1672. Criblé de dettes, ses créanciers écrivent au procureur du roi pour réclamer leur dû, si bien qu'un inventaire de ses biens est ordonné. C'est à cette occasion que le coffret de cuir rouge est trouvé et ouvert le 8 août. La marquise est recherchée et s'enfuit successivement à Londres, d'où Colbert tente de la ramener de force en France, puis aux Provinces-Unies et dans un monastère de chanoinesses régulières de Saint-Augustin, le manoir de Melkhause près de Liège13.

    Le valet de Sainte-Croix, La Chaussée, qui avait aidé la marquise, est arrêté. Soumis à la question, il passe une confession complète4.

    Elle-même, condamnée par contumace en 1673, est retrouvée dans au couvent des Bénédictines d'Avroy, à Liège et ramenée en France en 1676 par la ruse d'un exempt de police déguisé en prêtre, François Desgrez. Sa tentative de suicide échoue. Au cours de son long procès (29 avril - 16 juillet 1676), elle refuse tout aveu malgré la question. Elle est condamnée à une amende honorable, c'est-à-dire que son exécution est rendue publique.

    L'usage du poison est commun à la plupart des meurtrières qui évitent l'acte physique. La marquise a utilisé des mélanges incluant de nombreux produits, dont l'arsenic, qu'elle sut habilement doser, selon le temps dont elle disposait. C'est le temps pris pour empoisonner son père qui épouvanta le plus. Mme de Sévigné écrira plus tard : « Assassiner est le plus sûr [] ; cest une bagatelle en comparaison dêtre huit mois à tuer son père, et à recevoir toutes ses caresses et toutes ses douceurs, où elle ne répondoit quen doublant toujours la dose15. »

    En même temps, son courage sous la torture (gavée d'eau à l'aide d'un entonnoir) et son extraordinaire piété en prison émurent nombre de ses contemporains, qui virent en elle une « sainte ».

    Son procès, sa condamnation et son exécution sont rapportés dans les Crimes célèbres d'Alexandre Dumas et dans la correspondance de madame de Sévigné qui écrit : « Le lendemain on cherchoit ses os, parce que le peuple disoit quelle etoit sainte17,18. » Une sainte dont on a dit qu'elle aurait voulu punir l'alliance franco-anglaise de 1670 en empoisonnant Madame Henriette d'Angleterre, tout comme on avait tenté en 1658 d'empêcher l'alliance de Mazarin avec une puissance hérétique18. Actuellement, nombre d'auteurs, dont Agnès Walch, ont reconsidéré le procès de madame de Brinvilliers. Sans lui enlever la responsabilité de ses crimes, ils pensent d'une part que le chevalier de Sainte-Croix avait pris l'initiative des meurtres, et d'autre part, que la marquise ne put guère se défendre au cours de son procès. Si l'on reprend les témoignages de l'abbé Pirot, ses juges voulurent surtout connaître le nom de ses complices. En prenant en compte les intrigues politiques de l'époque, certains auraient par exemple souhaité voir le receveur du clergé Pennautier compromis. Mais jamais Marie-Madeleine de Brinvilliers ne l'accusa de complicité. Par ailleurs, certains témoignages abusifs de ses anciens domestiques ont contribué à renforcer une légende noire autour du personnage.

    Cousine du roi Louis XIV, Henriette d'Angleterre contribua au traité de Douvres, scellant le rapprochement entre son frère Charles II (restauré en 1660) et Louis XIV et empêchant la France d'appuyer l'Espagne. Deux semaines après son retour de Londres Madame, âgée de 26 ans, fut saisie de violentes douleurs après avoir bu un verre de chicorée, ce qui ne prouve évidemment pas la signature du poison. Son agonie dura à peine quelques heures, dans la nuit du 30 juin 1670, au château de Saint-Cloud (voir supra).

    Dans les deux cas, selon l'historien, la proximité chronologique des empoisonnements s'explique par l'utilisation du même produit, difficile à fabriquer et conserver, le premier assassinat permettant à chaque fois de vérifier si le dosage est suffisant19.

    La première tentative d'empoisonnement de Colbert daterait du 17 février 1669, veille de sa nomination et date du document liant Pennautier et la marquise. La seconde, opérée par le vénitien Giafferi, selon les correspondances de Madame de Sévigné, se traduit par des maux de ventre du ministre pendant plusieurs mois20.

    Colbert était déjà soupçonné de trahir la papauté et son alliée Venise dans leur long combat contre les Turcs, le clergé réclamant avec force l'expédition de Candie (Crète) pour rétablir l'autorité de la papauté, mais aussi renforcer l'influence des Français à Rome.

    Louis XIV envoie 6 000 hommes et 42 navires qui combattent à Candie sous la bannière du pape pour dissimuler son double jeu à ses alliés ottomans, mais le 21 août 1669, la flotte française et les alliés lèvent l'ancre pour le retour. Le 6 septembre, signature d'un traité entre le chef militaire vénitien Morosini et le grand vizir Ahmed Köprülü : les Vénitiens sont vaincus et perdent la Crête, dernière possession hors de l'Adriatique. À la fin juin 1669, aux débuts de l'expédition, le parti des dévots commença ensuite à orchestrer une campagne pour faire de Colbert le commanditaire de la mort au combat du duc de Beaufort21François de Vendôme.

    Marie-Madeleine de Brinvilliers a été incarnée par plusieurs actrices, principalement à la télévision. En 1976, Marie-Paule Belle enregistre la chanson La Brinvilliers, composée par elle-même et écrite par Françoise Mallet-Joris et Michel Grisolia, qui raconte la vie de la marquise, à la première personne du singulier, et de manière humoristique et paraît sur son second album chez Polydor, comprenant le titre à succès Quand nous serons amis. Elle interprète cette chanson déguisée en marquise de Brinvilliers à la télévision le 19 mars 1977, lors de l'émission N°1 que lui consacrent Maritie et Gilbert Carpentier.

    Elle est également mentionnée dans la chanson Tueuses de l'album Rimes Féminines de Juliette Noureddine, en 1996.

    • Marie Madeleine Dreux d'Aubray
    • 17 juillet 1676 (à 46 ans), Paris
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