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  1. Charles Martel - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Charles_Martel

    4 days ago · Charles, nicknamed "Martel", or "Charles the Hammer" (martel means "hammer" in French) in later chronicles, was the illegitimate son of Pepin of Herstal and his mistress, possible second wife, Alpaida. He had a brother named Childebrand, who later became the Frankish dux (that is, duke) of Burgundy.

  2. Charles II of Naples - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Charles_II_of_Naples

    4 days ago · Early life. Born in 1254, Charles was the son of Charles I of Anjou and Beatrice of Provence. He was the sole heir of his father's vast dominion. By the time of Charles' birth, his father had seized Provence and Forcalquier (in the Holy Roman Empire), Anjou and Maine (in France), and the Kingdom of Sicily (a fief of the Holy See).

  3. France in the Middle Ages - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/France_in_the_Middle_Ages

    3 days ago · The humiliated king died shortly afterwards in Perpignan, followed by Charles of Anjou and Martin IV. Of the later Capetian rulers, Philip IV was the greatest, bringing royal power to the strongest level it would attain in the Middle Ages, yet alienated a great many people and generally left France exhausted.

  4. Stefan Vladislav II - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Stefan_Vladislav_II

    5 days ago · During the Hungarian throne fight between the Árpád and Anjou in 1290–91, Dragutin and his son Vladislav joined Charles Martel of Anjou, who was the titular Hungarian king since 1292. That year Vladislav, for faithful service to Anjou, was given the Banate of Slavonia , except estates held by the Frankopan and Babonić families. [10]

  5. Santa Maria Donna Regina Vecchia - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Santa_Maria_Donna_Regina...

    1 day ago · In 1293 a severe earthquake caused great damage to the original structure, and queen Mary of Hungary, consort of the king of Naples, Charles II of Anjou financed the construction of a new complex adjacent to the old one. The newer complex is known as Santa Maria Donna Regina Nuova.

  6. Basilica of Saint-Denis - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Basilica_of_Saint-Denis

    3 days ago · The Basilica of Saint-Denis (French: Basilique royale de Saint-Denis, now formally known as the Basilique-cathédrale de Saint-Denis,) is a large former medieval abbey church and present cathedral in the city of Saint-Denis, a northern suburb of Paris.

  7. Ferdinand II (empereur du Saint-Empire) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_II_(empereur_du...
    • Origines
    • Personnalité
    • Biographie
    • Carrière politique
    • Conséquences
    • Contexte historique
    • Mariage et descendance

    Il est né à Graz dans le duché de Styrie, fils de l'archiduc Charles II de Styrie (1540-1590) et de Marie-Anne de Bavière (1551-1608), respectivement fils et petite-fille de Ferdinand Ier.

    Élevé et instruit par les jésuites au collège d'Ingolstadt, Ferdinand était un catholique fervent et zélé, farouche adversaire du protestantisme. Durant tout son règne le jésuite Guillaume Lamormaini lui fut un proche conseiller.

    Choisi comme successeur dans ses États héréditaires par son cousin sans descendance, l'empereur Matthias Ier, il devint roi de Bohême en 1617 (et à ce titre un des sept électeurs de l'Empire) puis roi de Hongrie le 1er juillet 16181. Pensant pouvoir restaurer le catholicisme dans un royaume où l'on trouvait de nombreux protestants, sa politique autoritaire provoqua une rébellion chez les nobles de Bohême (défenestration de Prague). Ceux-ci le destituèrent et élurent à sa place Frédéric V du Palatinat.

    Le 28 août 1619, les sept princes-électeurs élurent Ferdinand comme empereur des Romains, avant que la nouvelle de sa destitution ne parvînt à Francfort. À 41 ans, Ferdinand poursuivait la carrière impériale de ses prédécesseurs. Bien qu'élective, la couronne impériale était de fait héréditaire dans la maison de Habsbourg.

    L'électeur palatin Frédéric V souleva contre lui les protestants, et donna par là naissance au début de la guerre de Trente Ans (bien que datée à compter de la deuxième défenestration de Prague). Pour retrouver son trône, Ferdinand créa une coalition, la Ligue catholique. Celle-ci regroupait l'Espagne, l'électeur protestant Jean-Georges Ier de Saxe, le roi Sigismond III de Pologne et Maximilien Ier de Bavière. Ses armées étaient commandées par Tilly. Après une défaite sans conséquences, il défait l'armée insurgée à la bataille de la Montagne Blanche le 8 novembre 1620. Dès lors, la Bohême deviendra propriété personnelle de la maison de Habsbourg. Sous la pression protestante, le roi du Danemark Christian IV entre dans le conflit. Mais celui-ci est vaincu par le condottiere à la solde de Ferdinand II, Albrecht von Wallenstein, et doit signer la paix de Lübeck le 6 juin 1629. Fort de sa victoire, Ferdinand II décréta le fameux édit de Restitution qui ordonnait à tous les protestants de rendre les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis la paix d'Augsbourg. Gustave Adolphe, roi de Suède, se décida à intervenir et battit l'armée de la Ligue catholique sous le commandement de Tilly à la bataille de Breitenfeld, le 7 septembre 1631. Malgré le génie militaire de Wallenstein, Gustave Adolphe battit celui-ci à Lützen, le 16 novembre 1632. Cependant, il trouva la mort au cours de la bataille et les Suédois se retirèrent du conflit. Fatigué, Ferdinand II signa la paix de Prague le 30 mai 1635. Celle-ci ramenait l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt. De l'autre côté du Rhin, Richelieu ne put supporter l'idée de voir se reconstituer l'empire de Charles Quint, du fait des possessions territoriales des Habsbourg. Il prit la suite de ce conflit et fut relayé par Mazarin. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournèrent Maximilien de Bavière et d'autres princes catholiques contre la maison d'Autriche. La diète s'émut, elle demanda et obtint le rappel de Wallenstein devenu trop puissant et le licenciement de son armée. En licenciant Wallenstein, Ferdinand II avait espéré que les électeurs nommeraient son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français firent encore échouer cette stratégie.

    Ferdinand II avait été guidé par son obsession de voir la maison des Habsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à la Contre-Réforme. Son règne se solda par la perte pour le Saint-Empire de la moitié de sa population et ruinera pour les deux cents ans à venir sa puissance politique.

    Il avait épousé, à Graz, le 23 avril 1600, Marie-Anne de Bavière (1574-1616), fille de Guillaume V de Bavière et de Renée de Lorraine. Ensemble, ils eurent 7 enfants : Le 4 février 1622, il épousa, en secondes noces, Éléonore de Mantoue (1598-1655), fille de Vincent Ier duc de Mantoue ; ce mariage n'eut pas de postérité.

  8. François Ier (empereur du Saint-Empire) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/François_Ier_(empereur_du...
    • Carrière politique
    • Descendance
    • Ascendance
    • Argument
    • Mort
    • Biographie
    • Conséquences
    • Événements
    • Contexte historique
    • Synopsis
    • Décès
    • Hommages

    Après son mariage, en 1736, avec l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche, héritière de la maison d'Autriche, il est élu empereur des Romains (1745-1765).

    Père de 16 enfants, il est, avec son épouse, le fondateur de l'actuelle maison de Habsbourg-Lorraine dont les descendants règnent sur le Mexique, l'Autriche, la Hongrie, la Toscane et Modène. Ses membres les plus connus sont : la reine de France Marie-Antoinette d'Autriche, l'impératrice des Français Marie-Louise d'Autriche et son oncle, le généralissime Charles-Louis d'Autriche-Teschen, la reine et régente d'Espagne Marie-Christine d'Autriche, la reine des belges Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, les empereurs Joseph II du Saint-Empire, François-Joseph Ier d'Autriche et son frère l'empereur du Mexique Maximilien Ier du Mexique, l'archiduc héritier Rodolphe d'Autriche, fils de François-Joseph Ier et sa fille l'archiduchesse « rouge » Élisabeth-Marie d'Autriche et l'empereur autrichien Charles Ier mort en exil, béatifié en 2004. À sa naissance, François n'est que troisième dans l'ordre de succession, mais, en mai 1711, la variole, dont meurent l'empereur Joseph Ier et le dauphin de France, emporte également trois enfants du couple ducal, notamment la princesse Charlotte, abbesse de Remiremont, onze ans, et le prince héritier Louis, sept ans. De leurs dix enfants ne restent au duc et à la duchesse de Lorraine, qui est enceinte pour la onzième fois, que leurs deux fils. La succession revient à l'aîné des deux : le prince Léopold-Clément, âgé de quatre ans. Trois autres enfants viendront compléter la fratrie. En août 1711 naîtra la princesse Élisabeth-Thérèse, future reine de Sardaigne. En 1712, un troisième fils viendra consolider la dynastie éprouvée, le prince Charles-Alexandre puis en 1714 la princesse Anne-Charlotte. Une petite fille, quatorzième et dernier enfant du couple ducal, naîtra en 1718 mais mourra peu après sa naissance. Le 12 février 1736, François, 27 ans et 2 mois, épouse l'archiduchesse Marie-Thérèse, alors âgée de 18 ans et 9 mois. Le jeune couple prend possession de la Toscane, où ils restent trois mois. François est fait Feld-maréchal de l'Empire et généralissime de l'armée impériale. Il possède également la villa Médicis. Marie-Thérèse lui donne seize enfants :

    François Étienne est le neuvième enfant et quatrième fils de Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar, et dÉlisabeth-Charlotte d'Orléans, fille de Monsieur, frère du roi Louis XIV de France et de Élisabeth-Charlotte de Bavière dite Madame (la Princesse Palatine), la fameuse épistolière ; en ligne maternelle il est donc arrière-petit-fils de Louis XIII, mais aussi un cousin utérin de la dauphine née Marie-Adélaïde de Savoie, ce qui fait de lui un oncle à la mode de Bretagne du roi Louis XV de France, son cadet de 14 mois. Son père est un cousin germain et ami d'enfance de l'empereur Charles VI du Saint-Empire avec lequel il a été élevé.

    En 1722, François, 14 ans, assiste à Reims avec sa famille au couronnement du jeune Louis XV de France, âgé de 12 ans, son cousin. Il y salue sa grand-mère, la Princesse Palatine qui, dans son abondante correspondance, ne tarit pas d'éloges sur la beauté, le bon caractère et les bonnes manières de ses petits-enfants lorrains (ce qui la consolait de ses petits-enfants français, le fils et les filles du Régent).

    L'année suivante, le duc Léopold songe à faire partir son fils aîné pour Vienne afin de lui faire terminer son éducation auprès de l'empereur, son cousin et ami d'enfance, dont il se sent très proche. Mais à son tour, le prince Léopold-Clément contracte la variole et en meurt à l'âge de 16 ans.

    En 1729, à 20 ans, il succède à son père et doit rejoindre sa patrie qu'il a quittée à quinze ans. Quittant la cour impériale pour une plus modeste cour, il rentre à Lunéville mais, affichant une certaine froideur, il devient vite impopulaire. Dès l'année suivante, confiant la régence à sa mère, la duchesse douairière Élisabeth-Charlotte, il entreprend un tour d'Europe. À Versailles, il prête hommage au roi de France Louis XV pour une partie de son duché de Bar, conformément aux termes de la reconnaissance de la suzeraineté française, remontant à 1301. À Bruxelles, il visite sa tante, la gouvernante Marie-Élisabeth d'Autriche. À Berlin, il assiste au mariage du futur Frédéric II de Prusse. C'est alors qu'il est rappelé à Vienne par l'empereur.

    En échange de la perte de ces duchés, sur lesquels sa famille régnait depuis sept cents ans, François se voit offrir le grand-duché de Toscane, proposition que François  à contre-cœur  finit par accepter malgré les objurgations de sa mère et de son frère, Charles-Alexandre, et au grand dam de ses sujets lorrains. Cet échange territorial, négocié en secret dès 1735 et effectif en 1737, est formalisé par le traité de Vienne (1738). Cependant, Frédéric II de Prusse demande des compensations territoriales et les électeurs de Saxe et de Bavière, mariés à des archiduchesses autrichiennes, refusent de reconnaître Marie-Thérèse comme seule héritière et d'élire François empereur. Le roi de Sardaigne, bien qu'ayant épousé la sœur de François, convoite le Milanais. En France, l'attentisme du roi Louis XV de France et de son ministre, le cardinal de Fleury, se heurte à l'opinion publique qui ne songe qu'à écraser, une fois pour toutes, la maison de Habsbourg, sa rivale depuis près de 250 ans. Cette mésentente déclenche la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), pendant laquelle le « duc de Lorraine », n'oubliant pas sa patrie d'origine, se montrera profondément francophobe, allant jusqu'à promouvoir la paix avec la Prusse, quitte à abandonner la Silésie, si chère à Marie-Thérèse, pour faciliter la lutte de l'Autriche contre la France. François est finalement élu empereur le 13 septembre 1745, à Francfort-sur-le-Main, et est couronné le 4 octobre suivant, jour de la fête de saint François d'Assise, son saint patron. Marie-Thérèse n'est donc pas impératrice en titre, même si, dans les faits, c'est elle qui dirige l'Empire et administre ses territoires patrimoniaux. François s'opposa en vain à l'alliance austro-française (1756) et ne put marier sa fille Marie-Christine à son neveu, Charles-Maurice de Savoie, duc de Chablais, fils de sa sœur et du roi de Sardaigne.

    François fait transférer les archives ducales à Vienne3. Il part du château de Lunéville en prenant avec lui la plupart des meubles.

    En 1740, à la mort de Charles VI, selon les dispositions de la Pragmatique Sanction, reconnue par l'ensemble des États européens, les possessions habsbourgeoises vont à sa fille Marie-Thérèse.

    Marie-Thérèse est une jeune mère de famille de 23 ans sans réelle expérience politique, ouvertement amoureuse de son mari François-Étienne de Lorraine à qui la France a enlevé ses états et qui n'a toujours pas donné le jour à l'héritier mâle qui consoliderait sa légitimité et sa dynastie.

    Il meurt en 1765 à Innsbruck, juste après le mariage de son fils Léopold avec Marie-Louise d'Espagne. Son oraison funèbre est prononcée par Corneille-François de Nélis le 9 novembre 1765 dans l'église Sainte-Gudule ; Il est inhumé à Vienne dans le caveau familial des Capucins.

    Le prix scientifique international Franz Stephan, décerné par la Société autrichienne détude du dix-huitième siècle, rend hommage à lintérêt que l'empereur François (Franz Stephan en allemand) portait à la science, à lart ainsi quà la culture de lAutriche.

  9. Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Thérèse_d'Autriche...

    3 days ago · Marie-Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg (en allemand : Maria Theresia Walburga Amalia Christina von Habsburg), née le 13 mai 1717 à Vienne et morte dans la même ville le 29 novembre 1780, archiduchesse d'Autriche, fille aînée de l'empereur Charles VI, mort sans descendance masculine, succède en 1740 à son père à la tête des possessions héréditaires de la maison des ...

  10. Uxellodunum — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Uxellodunum
    • La bataille
    • Conséquences
    • Historiographie
    • Menaces
    • Mort
    • Controverses
    • Variantes
    • Découverte
    • Histoire
    • Localisation
    • Archéologie
    • Utilisation

    Un an après la reddition de Vercingétorix à Alésia, deux chefs gaulois, Lucterius et Drappès, suivis de quelques milliers d'hommes et poursuivis par le légat Caius Caninius Rebilus, se réfugièrent dans cette place forte des Cadurques, peuple dont Lucterius était originaire. Malgré la capture de leurs deux chefs, les assiégés tinrent tête aux Romains, et il fallut que César en personne s'en mêlât. Son arrivée à Uxellodunum surprit tout le monde ; quand il vit que les travaux de fortification entouraient complètement la place, il jugea quà aucun prix on ne pouvait lever le siège ; et comme des déserteurs lui avaient appris que les assiégés avaient dabondantes provisions de blé, il voulut essayer de les priver deau. Une rivière coulait au milieu dune vallée profonde qui entourait presque complètement la montagne sur laquelle était juché Uxellodunum. Détourner la rivière, le terrain ne sy prêtait pas : elle coulait, en effet, au pied de la montagne dans la partie la plus basse, si bien quen aucun endroit on ne pouvait creuser des fossés de dérivation. Mais les assiégés ny avaient accès que par une descente difficile et abrupte : pour peu que les nôtres en défendissent labord, ils ne pouvaient ni approcher de la rivière, ni remonter, pour rentrer, la pente raide, sans sexposer aux coups et risquer la mort. Sétant rendu compte de ces difficultés que rencontrait lennemi, César posta des archers et des frondeurs, plaça même de lartillerie sur certains points en face des pentes les plus aisées, et ainsi il empêchait les assiégés daller puiser leau de la rivière. Alors ils se mirent à venir tous chercher de leau en un seul endroit, au pied même du mur de la ville, où jaillissait une source abondante, du côté que laissait libre, sur une longueur denviron trois cents pieds, le circuit de la rivière. Chacun souhaitait quil fût possible dinterdire aux assiégés laccès de cette source, mais César seul en voyait le moyen il entreprit de faire, face à la source, pousser des mantelets le long de la pente et construire un terrassement au prix dun dur travail et de continuelles escarmouches. Les assiégés, en effet, descendant au pas de course de leur position qui dominait la nôtre, combattent de loin sans avoir rien à craindre et blessent un grand nombre de nos hommes qui sobstinent à avancer ; pourtant, cela nempêche pas nos soldats de faire progresser les mantelets et, à force de fatigue et de travaux, de vaincre les difficultés du terrain. En même temps, ils creusent des conduits souterrains dans la direction des filets deau et de la source où ceux-ci aboutissaient ; ce genre de travail pouvait être accompli sans aucun danger et sans que lennemi le soupçonnât. On construit un terrassement de soixante pieds de haut, on y installe une tour de dix étages, qui sans doute natteignait pas la hauteur des murs (il nétait pas douvrage qui permît dobtenir ce résultat), mais qui, du moins, dominait lendroit où naissait la source. Du haut de cette tour, de lartillerie lançait des projectiles sur le point par où on labordait, et les assiégés ne pouvaient venir chercher de leau sans risquer leur vie si bien que non seulement le bétail et les bêtes de somme, mais encore la nombreuse population de la ville souffraient de la soif. César, voyant quun grand nombre de ses hommes étaient blessés, ordonne aux cohortes de monter de tous les côtés à lassaut de la montagne et de pousser partout des clameurs pour faire croire quelles sont en train doccuper les remparts. Ainsi fait-on et les assiégés, fort alarmés, car ils ne savaient que supposer sur ce qui se passait ailleurs, rappellent les soldats qui assaillaient nos ouvrages et les dispersent sur la muraille. Ainsi le combat prend fin et nos hommes ont vite fait ou déteindre lincendie ou de faire la part du feu. La résistance des assiégés se prolongeait, opiniâtre et, bien quun grand nombre dentre eux fussent morts de soif, ils ne cédaient pas à la fin, les ruisselets qui alimentaient la source furent coupés par nos canaux souterrains et détournés de leur cours. Alors la source, qui ne tarissait jamais, fut brusquement à sec, et les assiégés se sentirent du coup si irrémédiablement perdus quils virent là leffet non de lindustrie humaine, mais de la volonté divine. Aussi, cédant à la nécessité, ils se rendirent.

    Ayant obtenu la reddition de la citadelle en détournant la source qui l'alimentait en eau, le chef romain fit couper les mains à tous les combattants adverses, afin de décourager de nouvelles révoltes.

    La description du siège se trouve dans le huitième livre des Commentaires sur la guerre des Gaules, livre que l'on attribue assez généralement à Aulus Hirtius. Cette attribution est toutefois contestée par certains savants6.Quel que soit l'auteur, il est certain qu'il a assisté à la bataille à partir d'un point élevé où se trouvait une partie de l'armée romaine. Cette situation a permis une description d'une grande précision dont les détails ne peuvent pas être contestés.

    Une aussi grave menace alarme les assiégés, qui, remplissant des tonneaux avec du suif de la poix et de minces lattes de bois, les font rouler en flammes sur nos ouvrages. Dans le même temps, ils engagent un combat des plus vifs, afin que les Romains, occupés à une lutte dangereuse, ne puissent songer à éteindre le feu. Un violent incendie éclate brusquement au milieu de nos ouvrages. En effet, tout ce qui avait été lancé sur la pente, étant arrêté par les mantelets et par la terrasse, mettait le feu à ces obstacles mêmes. Cependant nos soldats, malgré les difficultés que leur créaient un genre de combat si périlleux et le désavantage de la position, faisaient face à tout avec le plus grand courage. Laction, en effet, se déroulait sur une hauteur, à la vue de notre armée, et des deux côtés on poussait de grands cris. Aussi chacun sexposait-il aux traits des ennemis et aux flammes avec dautant plus daudace quil avait plus de réputation, voyant là un moyen que sa valeur fût mieux connue et mieux attestée.

    //...En conséquence, il fit couper les mains à tous ceux qui avaient porté les armes et leur accorda la vie sauve, pour quon sût mieux comment il punissait les rebelles. Drappès, qui, je lai dit, avait été fait prisonnier par Caninius, soit quil ne pût supporter lhumiliation dêtre dans les fers, soit quil redoutât les tourments dun cruel supplice, sabstint pendant quelques jours de nourriture et mourut de faim. Dans le même temps Luctérios, dont jai rapporté quil avait pu senfuir de la bataille, était venu se mettre entre les mains de lArverne Epasnactos : il changeait, en effet, souvent de résidence, et ne se confiait pas longtemps au même hôte, car, sachant combien César devait le haïr, il estimait dangereux tout séjour de quelque durée : lArverne Epasnactos, qui était un grand ami du peuple Romain, sans aucune hésitation le fit charger de chaînes et lamena à César.

    Tout comme pour Alésia, l'emplacement exact de l'oppidum antique a fait l'objet d'âpres disputes entre différentes communes désireuses de s'approprier la gloire d'avoir été le dernier village à résister à César. Le 26 avril 2001 à Toulouse, faisant suite aux découvertes issues des fouilles de Jean-Pierre Girault à la fontaine de Loulié (Puy d'Issolud), le ministère de la Culture a annoncé avec la caution des principaux spécialistes scientifiques de la période, dont Christian Goudineau que le site du Puy d'Issolud (Vayrac et Saint-Denis-lès-Martel) était celui d'Uxellodunum. Les autres prétendants ne s'avouent cependant pas vaincus, en particulier à travers des associations comme l'A.P.U.C ( Archéologie-Patrimoine-Uxellodunum-Capdenac ) de Capdenac-Le-Haut. Ils contestent l'officialisation et réclament d'autres expertises pour identifier clairement le site d'Uxellodunum. Toutefois en dehors du Puy d'Issolud , bénéficiant de la faveur des services officiels, aucun de ces sites ne peut arguer de publications scientifiques probantes et récentes; mais le Puy d'Issolud présente de sévères discordances avec le texte latin difficilement explicables 5. Les techniques modernes de fouilles, les analyses et méthodes de datation ainsi que les connaissances scientifiques et archéologiques générales des archéologues contemporains permettent sans faire injure aux chercheurs et érudits d'autrefois d'en savoir beaucoup plus et de tirer des enseignements et conclusions de manière plus certaines, comme cela a été fait au Puy d'Issolud sous la direction de Jean-Pierre Girault. La recherche actuelle s'appuie sur la confrontation des sources écrites et du matériel archéologique46. La question est aujourd'hui posée de la présentation du site au grand public et de son aménagement, des travaux sont annoncés depuis août 200847.

    Ensuite les géographes du siècle des lumières ont deux versions : les Hollandais comme Ortelius et Blaeu le situent sur la Dordogne, mais ignorent les rivières Lot et Aveyron, cette disposition sera mise à jour par un géographe français en 169211,12. La version classique sur la rivière Lot est beaucoup plus diffusée.

    Les premières opérations archéologiques relancent la querelle. Dans le cadre de ses recherches sur la conquête de la Gaule par César, l'empereur Napoléon III charge une commission de localiser le site. En 1862 elle désigne Luzech. Cette localisation est rapidement contestée par Jean-Baptiste Cessac (1810-1882), commissaire de police qui défend l'hypothèse de Puy d'Issolud. Cessac entame des fouilles au Puy d'Issolud et pense avoir retrouvé la fontaine gauloise au lieu-dit de la Fontaine de Loulié19. De nombreux artefacts y ont été retrouvés. En 1865 Philippe Tamizey de Larroque publie un mémoire annonçant une réfutation des arguments de Champollion pour Capdenac ainsi que de ceux des partisans de Luzech20. De nouvelles fouilles ont lieu dont les conclusions sont publiées en 1866 et 1874. En 1866, Napoléon III se rallie à l'hypothèse de la localisation au Puy d'Issolud. Entre-temps les débats se sont multipliés ainsi que les tentatives de localisation21. En 1870, Jean-Baptiste Cessac est révoqué de son poste de commissaire de police, officiellement en raison de son âge, mais peut-être plus probablement en raison de la reconnaissance dont lui avait témoigné Napoléon III après 186622.

    Capdenac était un oppidum gaulois34 avant de se transformer en fort et ville médiévale fortifiée et peut correspondre géographiquement à la description de la topographie du texte latin. Jacques-Joseph Champollion, frère du célèbre déchiffreur des hiéroglyphes, concluait dans son ouvrage de 1820, qui portait sur tous les sites Nouvelles recherches sur la ville gauloise d'Uxellodunum, que Capdenac-le-haut était l'antique Uxellodunum. Depuis lors ses conclusions ont été reprises par André Sors dans les années 1970. Son ouvrage L'épopée gauloise en Quercy ; Uxellodunum, cité martyre a cependant été sévèrement critiqué d'un point de vue scientifique, selon Serge Lewuillon il mêle « élucubrations » et « suppositions gratuites » en « un déplorable exemple pour les historiens locaux »35 Pourtant, des découvertes importantes mentionnées par M. Sors ont été confirmées par la suite, notamment au sujet de terrassements datant du Ier siècle av. J.-C. « Sur les pentes du ravin de Tourenne, a été découvert un dépotoir augustéen qui a livré des fragments de tegulae, damphores vinaires et des tessons de céramique sigilée et peut-être darétine. Des travaux daménagements ont aussi été mis au jour des « amoncellements de pierrailles et des tranchées découlement » qui pourraient être les vestiges dun terrassement du Ier siècle av. J.-C. au vu du mobilier recueilli : fragment de tegulae et damphores vinaires, mais aussi tessons de céramiques de la fin du deuxième âge du fer. Il semblerait également que les tranchées découlement ci-dessus soient prolongées par deux aqueducs vers le vallon de Tourenne dont lun partirait dun bassin. En avant du rempart médiéval (actuel), une tranchée moderne a révélé les restes dun mur denceinte. Létude des remparts (au nord) a montré lexistence de murs en opus caementicium sur la troisième ligne des remparts et sur plusieurs mètres. Deux ouvertures ont été repérées. Il sagit bien de vestiges gallo-romains réutilisés à une période plus tardive. »36 Une fontaine asséchée est visible sur le site37. De nombreux et intéressants vestiges sont exposés dans un petit musée créé par l'APUC, dont la visite est gratuite. La nature de ces traces de galerie et des restes d'ouvrages ne fait pas l'objet d'un consensus au sein de la profession, et relève de l'opinion de leurs promoteurs. Cette hypothèse n'a pas toutefois fait l'objet de publication scientifique récente et reconnue. Le site de Capdenac n'est donc pas retenu aujourd'hui par la communauté des historiens et archéologues. Des fouilles sont demandées par les partisans de la localisation38.

    Cependant, si ces fouilles démontrent la présence de l'armée romaine, elles ne prouvent pas expressément la localisation d'Uxellodunum à Issolud; Issolud est entouré de très larges vallées qui ne correspondent pas du tout à la description latine , et, avec toutes les falaises autour du site (25 mètres par endroits) , on peut se demander comment toutes les cohortes auraient pu monter à l'assaut de tous les côtés , ou comment les tonneaux envoyés rouler contre la tour et les mantelets ne se seraient pas fracassés ?5

    Avant la construction d'une salle des fêtes en 2014, un diagnostique préventif fut réalisé à Capdenac48. Les archéologues ont pu constater la présence d'un imposant fossé, à rapprocher de la « tranchée de César » de Champollion (CHAMPOLLION-FIGEAC 1820), fouillé régulièrement depuis le XIXe siècle, a été en partie dégagé au sud de lemprise du diagnostic. Quelques différences sont toutefois à noter par rapport aux observations faites au XIXe siècle, la largeur observée bien quincomplète étant supérieure à celle donnée par Champollion et Morin. Ce fossé, creusé dans la roche calcaire, vient couper parfaitement laccès naturel de léperon de Capdenac dans sa largeur, pouvant ainsi effectivement participer à la mise en défense dun possible éperon à lépoque gauloise ou antique.

    Ce nouvel élément est un fait marquant dans l'argumentaire de défenseurs de la thèse Capdenac-Uxellodunum.