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  1. Chef du gouvernement de la ville de Mexico — Wikipédia

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    Le chef du gouvernement de la ville de Mexico (en espagnol, Jefe de Gobierno de la Ciudad de México), souvent appelé « maire » ou « gouverneur » de Mexico en dehors du Mexique, préside le pouvoir exécutif de la ville de Mexico, entité fédérative et capitale du Mexique.

  2. Chef du gouvernement — Wikipédia

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    Dans un régime parlementaire, le chef du gouvernement est doté de larges pouvoirs et exerce donc de facto le pouvoir exécutif en lieu et place du chef de l'État. Il est souvent nommé par ce dernier et dirige les administrations et le gouvernement. C'est lui qui prépare les lois et représente son pays dans les relations internationales. Il est également responsable de ses actes devant le Parlement qui peut le renverser. À l'inverse cependant, le pouvoir exécutif peut dissoudre le Parlement.

    Dans la majorité des cas, on parle de Premier ministre, c'est le cas de la France, de la Belgique, du Canada et de ses provinces, ou du Portugal. Il existe cependant d'autres termes pour désigner les chefs de gouvernements de certains États :

    Dans un régime présidentiel, le chef de l'État est également le chef du gouvernement. Cela se traduit par le fait que le Parlement ne peut renverser le gouvernement mais que le président ne peut dissoudre ce dernier. Le pouvoir exécutif est ici, concrètement, partagé entre le chef de lÉtat et le chef de gouvernement.

    Toutefois, en période de cohabitation, le Premier ministre retrouve un plein exercice de ses compétences, le chef de l'Etat se limitant aux prérogatives déterminées dans la Constitution (politique étrangère et défense nationale essentiellement). On se rapproche alors d'un régime parlementaire classique (comme avec le Premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002, durant le premier mandat de Jacques Chirac).

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  4. Emiliano Zapata — Wikipédia

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    Emiliano Zapata Salazar dit El Caudillo del Sur (8 août 1879 10 avril 1919) fut l'un des principaux acteurs de la révolution mexicaine de 1910 contre le président Porfirio Díaz, puis de la guerre civile qui suivit le départ en exil de celui-ci en 1911. Zapata a toujours été un homme bien habillé, vêtu comme l'exigeait la classe sociale à laquelle il appartenait, il s'agissait d'être respecté en apparaissant en public11. Il ne porta jamais le costume traditionnel des villageois (calzón) ni l'habituel sombrero de paille. Il veilla toujours à ne jamais être vêtu qu'en charro ce qui coûtait très cher12, il n'existe aucune photographie de lui habillé autrement. Son attrait pour les beaux vêtements le faisait plutôt ressembler aux hacendados bien que ceux-ci affectionnassent une mode plus européenne. Apprécié et respecté des habitants d'Anenecuilco, Emiliano Zapata alors âgé de trente ans accéda à la tête du « comité de défense », un poste qui fit de lui un défenseur des intérêts de son village. Les générations précédentes avaient été « porfiristas » (partisanes de Díaz).

    Emiliano Zapata, est né à San Miguel Anenecuilco, un village de la municipalité d'Ayala au Morelos, petit État situé à 86 kilomètres au sud de la capitale et peuplé en 1910 de 180 000 habitants qui représentaient alors 1,2 % de la population du pays2. Avant-dernier enfant de Gabriel Zapata et de Cleofas Salazar, il avait neuf frères et sœurs : Pedro, Celsa, Loreto, Eufemio Zapata (es), Romana, María de Jesús, María de la Luz, Jovita et Matilde. Il suivit des cours à l'école primaire d'Anenecuilco, où il acquit des rudiments de comptabilité3. Son père mourut lorsqu'il avait 17 ans.

    Emiliano Zapata se « maria » au moins 27 fois, son dernier mariage étant le seul qui prit des apparences de légalité13. Les plus connues des femmes avec qui il se maria sont : Inés Alfaro Aguilar, Josefa Espejo Merino (Sánchez)14, Margarita Sáenz Ugalde, Petra Portillo Torres (dont la fille qu'elle eut avec Zapata, Ana María, fut députée fédérale et reçut Charles de Gaulle lors de sa visite au Mexique15), María de Jesús Pérez Caballero, Georgina Piñeiro, Gregoria Zuñiga, Luz Zuñiga, Agapita Sánchez, Matilde Vázquez16. Il possédait en outre une espèce de harem, composé de femmes blanches, métisses et indigènes dont il eut au moins quinze enfants recensés officiellement et cela de neuf femmes différentes. Il avait l'habitude de porter deux gros revolvers et une machette, outil agricole qui lui servait aussi bien à corriger ses enfants, qu'à battre ses femmes ou faire sauter une tête17,18.

    À l'époque, le Mexique était gouverné par le général Porfirio Díaz qui accéda au pouvoir en 187619. En février 1913 eut lieu un coup d'État militaire, connu sous le nom de Décade tragique, au cours duquel le président Madero, ainsi que le vice-président Pino Suárez furent démis et assassinés sur ordre de Victoriano Huerta, qui devint président.

    Après le départ de Santa Anna en 1855 une nouvelle constitution fut promulguée en 1857 par le congrès de prédominance juariste. Après une guerre de trois ans contre les conservateurs (1858-1860) dite Guerre de Réforme, les libéraux (juaristes) promulguèrent des lois de nationalisation des biens ecclésiastiques qui dépouillèrent l'Église catholique de ses terres qui furent achetées à bas prix après la chute de l'Empire de Maximilien (qui protégeait personnellement le village d'Anenecuilco, une de ses maîtresses indigènes habitant non loin)20 en 1867, par des spéculateurs issus des milieux juaristes libéraux vainqueurs et des propriétaires terriens21 Maximilien fit publier un décret qui reconnaissait la personnalité juridique des villages pour défendre leurs intérêts et exiger la restitution de leurs terres. Le 16 septembre 1866 il fit publier une loi agraire qui parlait de restitution et de dotation de terres et qui en son essence est en avance de 50 ans sur la Constitution de 1917. Cette loi ne dura pas plus longtemps que le Second Empire mexicain22. De plus la nouvelle Constitution de 1857 ne garantissant plus la propriété collective des terres appartenant aux villages, les hacendados en profitèrent pour s'emparer peu à peu de la plupart d'entre elles, raflant au passage les petites et moyennes exploitations individuelles. Le Morelos se tint d'abord à l'écart du mouvement, se contentant d'envoyer à Madero un émissaire chargé de s'enquérir de ses intentions32. En février 1911, un vétéran de la guerre contre l'Expédition du Mexique, Gabriel Tepepa (es) lança une des premières attaques contre les forces gouvernementales au Morelos. Le 10 mars, le général Pablo Torres Burgos (es) de retour de San Antonio (où il avait rencontré Madero et fut nommé chef du mouvement maderiste pour le Morelos), un cousin de Zapata, Rafael Merino et Emiliano Zapata en personne se rassemblèrent avec quelques partisans sur la place de Villa de Ayala et passèrent ouvertement à l'action. Le plan de San Luis Potosi fut lu et le petit groupe s'empara de la localité de Jojutla. Le pillage de commerces tenus par des Espagnols entraîna la réprobation de Torres Burgos, qui se retira. Il fut tué le lendemain par les troupes fédérales. Après sa mort, Zapata, qui n'était encore qu'un chef révolutionnaire parmi d'autres, occupa la première place et fut désigné « chef suprême du mouvement révolutionnaire du Sud »33 (il faut entendre par là du sud de la ville de Mexico, où se situe le petit État de Morelos et non de l'ensemble du sud du pays). En avril 1911, Zapata fut reconnu comme le chef du mouvement maderiste au Morelos, avec le titre de général de l'Ejército Libertador del Sur (armée libératrice du Sud), au même titre qu'Ambrosio Figueroa, le chef des forces révolutionnaires dans l'État voisin du Guerrero, avec lequel il avait conclu un accord. En mai, Zapata attaqua la ville de Cuautla, qui occupait une position stratégique. Il fallut six jours de combats sanglants pour prendre la ville défendue par une unité d'élite, le « cinquième régiment d'or ». Entre-temps la situation avait évolué en faveur des révolutionnaires partisans de Madero au Chihuahua et le 26 mai, après le départ de Diaz, León de la Barra devenait président intérimaire du Mexique, ouvrant une période de transition en attendant des élections, dont Francisco I. Madero serait sans doute le vainqueur. La période transitoire se révéla désastreuse pour Zapata. Après la prise de Cuautla, il pouvait se croire en position de force au Morelos et espérer devenir gouverneur de l'État. La désillusion fut amère : après le départ de Porfirio Diaz, profitant de la transition, de nombreux porfiristes continuèrent à occuper des positions importantes tandis que les planteurs relevèrent la tête et firent nommer gouverneur Juan Carreon, qui leur était acquis. Le nouveau président intérimaire, León de la Barra, était hostile à Zapata34 et la famille Figuerroa conclut un accord avec Patricio Leyva, mettant Zapata politiquement hors-jeu. Le 8 juin 1911, Zapata, qui attendait beaucoup de Madero, le rencontra à Mexico. Ils discutèrent de la restitution des terres aux villageois, sans que Zapata obtienne autre chose que de vagues promesses. Madero évoqua également un problème qui allait assombrir leurs relations, la démobilisation des troupes révolutionnaires. La visite de Madero à Cuernavaca, la capitale de l'État, le 12 juin, n'arrangea rien : il prêta l'oreille aux plaintes des planteurs tandis que Zapata commettait l'erreur de boycotter la visite. Il obtint néanmoins le poste de chef de la police du Morelos mais dut superviser le début de la démobilisation de ses propres troupes. La situation se dégrada davantage lorsque Zapata saisit un lot d'armes que le gouverneur lui avait refusé pour sa police. Le 20 juin, par souci de conciliation, Zapata renonça au poste de chef de police. Les conservateurs - et ses opposants en général - avaient surnommé Zapata « l'Attila du Sud », la presse de la capitale (El Imparcial du 20 juin 1911) le qualifiait, elle, d'« Attila moderne »35. La situation demeurait donc très crispée. En août, des troupes fédérales, commandées par le brigadier général Victoriano Huerta, un indigène huichol réputé pour son efficacité mais haï pour sa brutalité, pénétrèrent au Morelos. Madero tenta de calmer le jeu en se rendant sur place où il rencontra à nouveau Zapata, qu'il appela son général le plus intègre36, et obtint de lui un accord prévoyant la démobilisation des dernières forces zapatistes et le retrait des troupes fédérales. S'ensuivit une période de tractations avec le gouvernement provisoire de León de la barra, dont les deux hommes sortirent dupés. Ils se heurtèrent à la mauvaise foi de Huerta, qui n'attendait qu'un prétexte pour en terminer avec Zapata. Le 31 août, Huerta marcha sur Cuautla. Le lendemain, Zapata échappa de peu à la capture dans une hacienda. Il reprit le combat rapidement. Les recrues affluèrent et en octobre, ses troupes, qui opéraient également en dehors du Morelos, s'avancèrent jusqu'à 25 km du centre de la capitale. Huerta fut remplacé à la tête des troupes fédérales au Morelos. L'élection triomphale de Madero à la présidence le 6 novembre 1911 ne modifia pas la situation. Il se montra intransigeant et exigea officiellement que Zapata dépose les armes sans conditions. La guerre reprit et à la fin du mois de novembre, Zapata et ses commandants, réunis à Ayoxustla, rendirent public un document qui devint célèbre sous le nom de « plan d'Ayala », qui consacrait sa rupture avec Madero. Non seulement ce dernier avait déçu Zapata en tant qu'individu, mais sa position timide sur la réforme foncière ne satisfaisait pas le chef du Morelos et ses partisans comme le montre l'article 14 du plan d'Ayala : Le plan d'Ayala (cosigné par Zapata et de nombreux autres officiers), dont le mot d'ordre était « Libertad, justicia y ley » en 1911, est légèrement modifié en 1915 pour devenir « Reforma, libertad, justicia y ley » et restera inchangé jusqu'à la mort de Zapata. Il faut relever que ce plan ne demandait la nationalisation et l'expropriation que des deux tiers des terres des grandes propriétés foncières et que, sur le plan extérieur, il n'a aucune référence ni appel à l'internationalisme révolutionnaire, c'est plutôt dans un retour aux passés colonial et préhispanique vus comme des âges d'or qu'il faut chercher la particularité du mouvement zapatiste37. Dans le nord du pays, l'opposition à Huerta s'organisait avec Venustiano Carranza, qui s'était proclamé primer jefe de la révolution, et avec la division del Norte, dirigée par Pancho Villa, composée principalement des partisans de Madero encadrés par des anciens militaires de carrière de l'armée fédérale formés dans les meilleures écoles européennes, dont le général Felipe Ángeles. De son côté, Zapata n'avait aucune raison de renoncer à son objectif de récupération des terres villageoises selon le plan de Ayala. Il le réaffirma dans deux communiqués, le 2 et le 4 mars 1913. Il poursuivit la guérilla dans le Morelos et fit exécuter les émissaires que lui avait envoyés Victoriano Huerta. Ce dernier confia la répression au Morelos au général Juvencio Robles. Robles sema la terreur, regroupant les villageois dans les grandes villes et incorporant de force dans l'armée fédérale les hommes en âge de porter les armes39. Le seul résultat fut de gonfler les rangs des zapatistes. Le 30 mai 1913, Zapata institua une junte de six membres, dont il était le président et le commandant en chef. En août 1913, face à une offensive de Robles qui s'empara de son quartier-général à Huautla, Zapata poursuivit la lutte dans les États voisins de Puebla et du Guerrero. Le limogeage de Robles n'améliora pas la situation de Huerta. Le 24 mars 1914, Zapata s'empara de la ville de Chilpancingo, capitale de l'État de Guerrero40. Les zapatistes, confrontés à un problème récurrent, le manque de munitions, durent ralentir leurs opérations. Ce n'est qu'en mai qu'ils purent s'attaquer aux deux dernières grandes villes du Morelos tenues par les fédéraux : Jojutla tomba en mai, tandis que Cuernavaca, trop bien défendue, fut encerclée. Zapata avança alors vers le District fédéral. Le président Huerta, en difficulté face aux révolutionnaires du nord, tenta de négocier avec Zapata, qui demeura inflexible. Finalement, le 15 juillet 1914, Huerta qui n'avait plus le soutien des États-Unis, incapable de faire face à la fois à l'insurrection dans le nord et au Morelos, abandonna la présidence et quitta le pays. Des dissensions apparurent rapidement entre les différentes factions révolutionnaires, carrancistes, villistes et zapatistes. Francisco Carbajal, qui assurait la présidence par intérim, essaya de négocier un transfert de pouvoir avec Pancho Villa, qui refusa, puis avec Emiliano Zapata, en échange de la reconnaissance du plan d'Ayala. Mais Zapata, qui avait atteint les faubourgs de Mexico, rejeta également cette proposition41. Le 12 août, Carbajal quitta le Mexique à son tour. Le 13, à Teoloyucan, le général carranciste Obregón rencontra Eduardo Iturbide, le gouverneur de Mexico et accepta la reddition de la ville. Une des clauses de l'accord prévoyait que les troupes fédérales occuperaient leurs positions face aux zapatistes jusqu'à l'arrivée des troupes constitutionnalistes42. Obregón fit son entrée à Mexico le 15. Face aux risques de heurts entre carrancistes et villistes après la défaite de Huerta, les révolutionnaires convinrent de se réunir. La Convention d'Aguascalientes commença ses travaux le 10 octobre 1914. Elle se déclara souveraine. On peut grosso modo diviser les participants en trois groupes : les villistes, les carrancistes et les « indépendants », bien qu'aucun des trois ne soit vraiment homogène44. Ce sont les « indépendants » qui émirent l'idée d'inviter à la convention des représentants zapatistes. Felipe Ángeles fut chargé de se rendre au Morelos et de convaincre Zapata. Bien que Zapata eût initialement montré quelques réticences45, le 22 octobre, il finit par envoyer à Aguascalientes un groupe d'intellectuels zapatistes, dirigés par Paulino Martinez et Díaz Soto y Gama. Avant de se rendre à Aguascalientes, ils allèrent s'entretenir avec les conseillers de Villa. Le 27, Martinez et Díaz Soto y Gama prirent la parole à la Convention. Dans un discours improvisé, Soto y Gama y provoqua un scandale qui mit sa vie en danger, incident connu sous le nom d'Incidente de La Bandera (es) en refusant de signer sur le drapeau national, ce qui provoqua la colère et l'indignation de l'assistance. Les choses se calmèrent et, le 28, les zapatistes convainquirent les autres délégués d'adopter tacitement les points 4, 6, 7, 8 et 9 du plan d'Ayala. Zapata, fort circonspect, ne voulut pourtant pas s'engager avant l'exclusion de Carranza. Le 1er novembre 1914, Eulalio Gutiérrez fut élu président provisoire par la Convention. Carranza, qui avait déployé en vain des manœuvres dilatoires et entendait soumettre sa démission à certaines conditions, quitta Mexico le 2 novembre. Il finit par être déclaré rebelle par la convention le 10 novembre. La rupture entre les dirigeants révolutionnaires était consommée. Le mouvement était maintenant divisé en « institutionnalistes » et en « conventionnalistes ». Ce même 10 novembre, Villa écrivit à Zapata que « maintenant était venue l'heure des hostilités » , un combat où, selon un des biographes de Zapata, les gens du Morelos « n'avaient pas d'intérêt »46. Peu après, Carranza prit la tête du nouveau gouvernement révolutionnaire dit « gobierno constitucionalista ». Avec Álvaro Obregón qui était un fidèle de Venustiano Carranza, ils avaient vaincu Pancho Villa, dont les approvisionnements en armes et munitions n'étaient plus assurés par les États-Unis. En désaccord avec les zapatistes, ce gouvernement, bien qu'issu de la révolution, mena alors une guerre à outrance contre eux. Les habitants du Morelos en furent les victimes et inventèrent le verbe carrancear qui pour eux voulait dire « détruire, violer, piller ». Les zapatistes, néanmoins, restèrent mobilisés, mais perdirent peu à peu leur force. Ils durent aussi lutter contre les bataillons rouges de la milice ouvrière anarchosyndicaliste de la Casa del Obrero Mundial (es) qu'Álvaro Obregón avait envoyés contre eux.

    En juin 1874 déjà, José Zapata, « gouverneur » d'Anenecuilco et natif de Mapaztlán, écrivait à Porfirio Díaz : « Les plantations de canne à sucre sont comme une maladie maligne qui s'étend et détruit, et fait disparaître tout pour prendre possession de terres et encore de terres avec une soif insatiable. » Citation complète49 : Zapata ne laissa aucun écrit. Il ne sortit de l'État de Morelos qu'en de rares occasions et on pense qu'il ne vit jamais les océans qui bordent le Mexique. Bien que général, Emiliano Zapata, contrairement à Francisco Villa, ne porta jamais l'uniforme de l'armée fédérale. Il avait pour maxime : « Es mejor morir de pie que vivir toda una vida arrodillado » (« Mieux vaut mourir debout que vivre toute une vie à genoux »).

    En 1910, le Mexique comptait officiellement 15 160 369 habitants dont 80 % vivaient à la campagne23. Des élections devant avoir lieu en 1910, Díaz se représenta. Certains politiciens, vu le grand âge de celui-ci et la lassitude engendrée par une si longue période de pouvoir, tentèrent leur chance, à l'instar de Francisco I. Madero, le plus connu d'entre eux, en qui les politiciens américains voyaient un successeur plus docile que Díaz24,25.

    Le premier acte politique de Zapata consista à appuyer, en 1909, un candidat indépendant, Patricio Leyva, au poste de gouverneur du Morelos. En septembre de la même année, il fut élu président du comité de défense (junta de defensa en espagnol) du village d'Anenecuilco (une sorte de « calpuleque », chef de village dans la lignée de la tradition préhispanique26), ce qui lui permettait de parler au nom de tous. Il avait pour fonction de répartir chaque année les terres du village, de répartir les récoltes, il devait être d'une intégrité absolue et jouissait ainsi de la confiance de tous. Il commença par établir grâce à des actes datant de la colonie espagnole les droits des paysans sur des terrains objets de disputes.

    En janvier 1910, Zapata fut mis en prison trois jours sous prétexte d'ébriété publique, mais en réalité pour l'obliger à faire son service militaire27. Il fut conscrit le 11 février 1910 au 9e régiment de cavalerie à Cuernavaca et placé sous les ordres du colonel Bouquet. Il fut démobilisé le 29 mars 1910, grâce à l'intervention d' Ignacio de la Torre y Mier (es) beau-fils de don Porfirio Díaz (il avait épousé Amada Díaz (es) le 16 janvier 1888)28. Il avait le grade de soldat29. Contrairement à une légende Zapata n'a pas servi en 1908 sous les ordres de Pablo Escandón Barrón (es) 30.

    En décembre 1911, lorsque des émissaires de Madero pressentirent Zapata, la seule proposition qu'ils purent lui faire était de garantir sa sécurité s'il s'exilait. Furieux, Zapata répondit en accusant Madero d'être l'homme le plus inconstant et le plus indécis qu'il ait jamais connu, et en le traitant de traître, comme il l'avait déjà fait dans le plan d'Ayala, ajoutant qu'il viendrait le pendre à l'un des plus grands arbres du parc du château de Chapultepec à Mexico38. La rupture entre les deux hommes était définitivement consommée.

    Guajardo, pour avoir mené à bien et de manière satisfaisante la difficile mission qui lui a été confiée, reçut une récompense de 50 000 pesos en monnaies d'or (soit 37,5 kilos d'or fin) et fut nommé général sur ordre personnel de Venustiano Carranza.

    Le samedi suivant son assassinat, au cimetière de Cuautla, Zapata fut enterré très profondément pour que ses partisans n'emportent pas sa dépouille. Sa tombe porte le numéro 23. On peut y lire :

    Ses compagnons le décrivirent ainsi : la restitution des terres prises par les hacendados à son village natal, San Miguel Anenecuilco, au Morelos, fut le principal objectif de sa rébellion. Zapata ne cherchait pas à imposer des idéaux abstraits tels que la liberté ou la démocratie. Il voulait simplement que les hacendados restituent les terres dont les villages avaient des titres de propriété expédiés au temps de la Colonie espagnole.

    Cependant sur la base du plan dAyala rédigé par l'un de ses conseillers (Zapata était illettré) le général Otilio Montaño Sánchez (en) on l'identifia comme un précurseur de la réforme agraire au Mexique51. Un siècle plus tôt, en 1815, José Gervasio Artigas avait promulgué en Uruguay une des premières, sinon la première réforme agraire dans les anciennes colonies espagnoles des Amériques52.

    Zapata, comme ses troupes dont les soldats arboraient des médailles bénites sur leurs chapeaux, était aussi un fervent catholique, il avait pour bannière une image de Notre-Dame de Guadalupe, il protégea les prêtres qui fuyaient l'armée constitutionnaliste de Carranza dans sa progression vers le sud et Veracruz, il donna asile dans le Morelos à Monseigneur Manuel Fulcheri y Pietrasanta. Quand Zapata et l'Armée du Sud entrèrent à Mexico précédés des images de la Vierge de Guadalupe les cloches des églises sonnèrent en leur honneur. Dans les territoires qu'il contrôlait il fit partout respecter les croyants et les Églises55.

  5. Liste des chefs du gouvernement français — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Liste_des_chefs_du

    Cet article dresse la liste des chefs du gouvernement français depuis 1598.. La France a connu 172 chefs de gouvernement de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, président du Conseil des ministres en 1815, sous la Restauration, à Jean Castex, actuel Premier ministre (2020).

  6. Biographie du Chef du Gouvernement | Chef du Gouvernement ...

    www.cg.gov.ma › fr › biographie-du-chef-du-gouvernement

    Dr Saad Dine El Otmani a fait partie du gouvernement du Maroc entre 2012 et 2013, à la tête du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. Dans les volets associatif et culturel, Dr Saad Dine El Otmani a assumé de nombreuses fonctions et responsabilités.

  7. chef du gouvernement - English translation – Linguee

    www.linguee.com › chef+du+gouvernement

    déploré que le travail effectué par le gouvernement ce mois-ci, à la suite des demandes des Nations unies l'encourageant à lancer ces enquêtes, n'ait en particulier pas abordé de manière satisfaisante les attaques aveugles à la roquette menées contre le sud d'Israël par des groupes armés palestiniens lors de ce conflit qui a duré 22 jours.

  8. Ier millénaire — Wikipédia

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    De nombreux étrangers sont installés dans des quartiers spécifiques (Mayas, Zapotèques, habitants originaires de Veracruz ou de l’ouest du Mexique). La ville contrôle les gîtes de production d’obsidienne verte, très recherchée [5]. À la fin de la période classique ancienne en Mésoamérique, son influence se fait sentir en ...

  9. Conformément à la doctrine du Concile Vatican II, on doit affirmer que la fonction d'enseigner (munus docendi) et celle de gouverner (munus regendi) – et donc le pouvoir correspondant de magistère et de gouvernement – dans l'Église particulière sont de par leur nature exercées par chaque Évêque diocésain dans la communion hiérarchique avec le Chef du Collège et avec le Collège ...

  10. chef de gouvernement | Lebrief

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