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  1. Chef du gouvernement de la ville de Mexico — Wikipédia

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    La fonction de chef de gouvernement du District fédéral est créée à la suite de la réforme constitutionnelle de 1993 instituant l'élection de ce dernier pour six ans au suffrage universel, qui a lieu pour la première fois en 1997. Depuis 2016, il est le chef de gouvernement de la Ville de Mexico, entité fédérative du Mexique.

  2. Chef du gouvernement — Wikipédia

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    Le chef du gouvernement est la personne à la tête du gouvernement dans un État.Il existe trois types principaux de régimes démocratiques : les régimes parlementaires, les régimes présidentiels et les régimes semi-présidentiels (ce dernier est un intermédiaire entre les deux premiers).

  3. Chef - Wikipedia

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    Chef (vocea lui Isaac Hayes) este un personaj fictiv din serialul animat South Park.Lucrează într-o cantină dintr-o școală din orașul fictiv South Park, Colorado.El îi sfătuiește pe eroii principali Stan Marsh, Kyle Broflovski, Eric Cartman, și Kenny McCormick fiind singurul adult în care copii au încredere constantă.

  4. Chef du gouvernement d'Andorre — Wikipédia

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    Le chef de gouvernement, et le gouvernement, est responsable devant le Conseil général. Ainsi, 1 ⁄ 5 des Conseillers peut déposer une motion de censure (écrite et motivée) [6]. Entre 3 et 5 jours après le dépôt de la motion de censure, un débat doit avoir lieu. Ce débat est ensuite suivi d'un vote public et oral [7].

  5. Roman: “M. le Ministre s’intronise chef de village” | CL2P

    www.cl2p.org/roman-m-le-ministre-sintronise-chef...

    Monsieur le ministre est quelqu’un de bien connu qui officie aux côtés du chef de l’Etat. Ce qui le rend puissant et craint de tous, au point où, malheureusement, il en perd la tête. Un beau matin, il décide subitement de s’introniser chef traditionnel, afin d’accroître encore plus son pouvoir.

  6. Chef — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Chef

    Lac du Chef, Senneterre (ville), La Vallée-de-l'Or, Abitibi-Témiscamingue, au Québec. Lac du Chef, un lac du territoire non organisé de Kiamika, MRC Antoine-Labelle, Laurentides (région administrative), au Québec. Petit lac du Chef, territoire non organisé de Lac-Ashuapmushuan, MRC Le Domaine-du-Roy, Saguenay-Lac-Saint-Jean, au Québec.

  7. Il est le chef du nouveau gouvernement - 1jour1actu.com - L ...

    www.1jour1actu.com/monde/il_est_le_chef_du...

    Actuellement, Hamid Karzaï combat avec ses troupes les taliban qui se sont réfugiés dans la ville de Kandahar, au sud du pays. Le 22 décembre prochain, il prendra la direction du nouveau Gouvernement qui vient d'être constitué lors de la réunion de Bonn, en Allemagne.

  8. Chefal - Wikipedia

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    Chefalul sau singhilul (Liza aurata) este un pește teleostean, marin, migrator, din familia Mugilide, răspândit pe litoralul european și african al Oceanului Atlantic, în mările Mediterană, Neagră, Azov, de circa 20-50 cm și 200-800 g, cu corpul fusiform, solzi și pe cap.

  9. Conformément à la doctrine du Concile Vatican II, on doit affirmer que la fonction d'enseigner (munus docendi) et celle de gouverner (munus regendi) – et donc le pouvoir correspondant de magistère et de gouvernement – dans l'Église particulière sont de par leur nature exercées par chaque Évêque diocésain dans la communion hiérarchique avec le Chef du Collège et avec le Collège ...

  10. Tours — Wikipédia

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    • Démographie
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    • Origine
    • Définition

    La commune, comptant 136 565 habitants en 2016, est au centre d'une unité urbaine de 353 836 habitants (en 2016)[1], elle-même pôle d'une aire urbaine de 494 453 habitants[2]. Elle est la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire urbaine de la région Centre-Val de Loire, ainsi que la 18e aire urbaine de France[3]. Son intercommunalité est, quant à elle, peuplée de 299 177 habitants en 2019, ce qui en fait également la première de la région Centre-Val de Loire par sa population.

    Ancienne Caesarodunum cité des Turones, fondé par Auguste, capitale de la IIIe Lyonnaise avec un des plus grands amphithéâtres de l'empire romain. Sanctuaire national avec saint Martin, Grégoire de Tours et Alcuin sous les Mérovingiens et les Carolingiens, avec l'adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume. Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le jardin de la France[4], première ville de l'industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire, capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de Religion et ville de repli en juin 1940 qui lui vaudra d'être en partie détruite.

    La ville Blanche et Bleu garde malgré tout un centre historique inscrit à l'UNESCO et ville d'art et d'histoire avec son Vieux-Tours Site patrimonial remarquable. La cité jardin [5] concentre un patrimoine vert et un paysage urbain fortement influencé par son espace naturel [6]. La ville historique que l'on surnomme le Petit Paris [7] et sa région par son histoire et sa culture ont toujours été une terre de naissance ou d'accueil de nombreuses personnalités, de rencontres sportives internationales, ville universitaire avec près de 30 000 étudiants et ville culinaire avec ses spécialités les rillettes, les rillons, les vignobles tourangeaux, ses fromages AOC Sainte-Maure-de-Touraine et ses nougats.

    Aire urbaine du Grand Ouest, la ville fait partie de l'espace métropolitain Val de Loire-Maine. Elle accueille Le premier employeur de la région, le CHRU et de nombreux établissements de direction de vaste échelle. Ceinturé par son périphérique, au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches avec les A10, A28 et A85. L'agglomération de Tours est reliée au réseau national par deux gares, à Tours et Saint-Pierre-des-Corps pour les relations TER et TGV. Toutes les régions de France sont accessibles par le train et l'aéroport Tours-Val de Loire est un aéroport régional important et avec plusieurs destinations internationales. Le journal régional La Nouvelle République qui a son siège à Tours et est diffusé sur les régions Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine renforce sa position centrale.

    Au sein de la vallée de la Loire, le site de Tours est quelque peu atypique. À quelque 6 kilomètres à l'est de la ville, au lieu-dit Rochepinard sur la commune de Montlouis-sur-Loire, le plateau calcaire séparant la vallée de la Loire au nord, et celle du Cher au sud, s'efface pour laisser place à une vaste plaine alluviale commune (qui court sur une vingtaine de kilomètres jusqu'à la confluence effective à Villandry). La largeur du lit majeur passe de 2,5 km face au bourg de Montlouis-sur-Loire, à plus de 4 km à la Ville-aux-Dames. Autant dans une perspective de mise en valeur agricole de ce vaste espace fertile (terres alluviales), que du point de vue du transit nord sud (possibilité de traverser 2 rivières importantes à la suite), le site se démarque. Jusqu'à très récemment (XXe siècle), Tours, dont le développement initial a lieu sur une butte de la rive sud de la Loire (actuel secteur autour de la cathédrale) et également, dès le Ve siècle, autour de la basilique Saint-Martin (protégée à partir du Xe siècle par l'enceinte de Châteauneuf), était restée cantonnée « entre coteaux », au cœur de cette plaine alluviale commune (dit aussi lit majeur, ou encore « varenne », et dont l'altitude ne s'écarte jamais beaucoup de 50 mètres). Désormais, depuis les annexions dans les années 1960, au nord de la Loire, des communes de Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde, et, au sud du Cher, du parc de Grandmont qui appartenait à la commune de Joué-lès-Tours, la ville s'étale également au-delà des coteaux, sur les plateaux (entre 80 et 100 mètres d'altitude).

    Au cœur de l'environnement urbain, la Loire et son lit mineur offrent de vastes espaces naturels, hôtes notamment avec leurs nombreuses îles d'une riche faune. Souvent surnommée « dernier fleuve sauvage de France »[8],[9],[10], elle est, comme la quasi-intégralité du territoire français, un espace que les humains n'ont cessé de modifier afin de tenter de s'affranchir de contraintes (tout en créant parfois de nouvelles). L'endiguement de son lit mineur visant à se prémunir des risques liés aux crues constitue un des nombreux exemples d'incidence humain sur cet espace. Par sa situation dans le lit majeur de la Loire et du Cher (décrite ci-dessus), et malgré les aménagements préventifs bâtis (digues sud à la Loire, nord au Cher ; digue nord-sud entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps à l'emplacement de l'ancien canal de raccordement du Cher à la Loire, et de l'actuelle A10), la très grande majorité du secteur interfluve de la ville (tout sauf les quartiers pré-XIXe, correspondant à « l'hypercentre historique ») est exposée au risque d'inondation en cas de crue extrême de la Loire et du Cher. Ces crues menaçantes sont de probabilité centennale, soit une occurrence statistique moyenne de une pour cent années, sur l'ensemble de la période statistique étudiée.

    Tours fait partie du sud-ouest du bassin parisien[11]. Elle est constituée entre autres de craies et de sables, caractéristiques du Crétacé[11]. C'est un bassin sédimentaire bâti de couches empilées qui sont de provenances marine ou continentale, reposant sur des terrains datant du Précambrien et de lère Primaire[12]. Tours est en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[14].

    Tours a une altitude minimale de 44 m et une maximale de 109 m, son altitude moyenne est de 77 m tandis que celle de sa mairie est de 52 m environ[13].

    Le climat à Tours est celui d'une grande partie ouest de la France : un climat tempéré océanique, caractérisé notamment par des températures atteignant rarement les extrêmes. Son éloignement de quelque 200 km de la côte Atlantique d'où proviennent la plupart des dépressions pourvoyeuses d'humidité le rend « dégradé » : moins de pluie, des écarts de températures plus francs entre saisons, à mesure que l'on s'éloigne vers l'est.

    Une crue moins extrême de la Loire a cependant lieu tous les ans en période hivernale. En 461 a lieu le premier concile dans la ville de Tours, auquel participa le premier évêque de Rennes, Anthemius.

    Ceinturé aux 3/4 par l'A10 et son périphérique, dont l'achèvement demeure en suspens, la ville de Tours se situe par ailleurs au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches : Deux gares routières sont présentes à Tours : Tours a toujours été bien situé sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre-Val de Loire est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir, Le Mans, Caen, Alençon... ; Saumur, Bressuire, Angers... ; Azay-le-Rideau, Chinon... ; Loches, Limoges... ; Vierzon, Bourges et Nevers... ; Amboise, Blois et Orléans, Paris via Orléans... ; Vendôme, Châteaudun... Le cœur de l'agglomération est relié au réseau national par deux gares importantes : la gare de Tours, principalement pour les relations TER, et la gare de Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triage et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours/St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique (tronçon de Tours à Bordeaux) ont démarré en 2013. La ligne a été mise en service le 2 juillet 2017, Poitiers est désormais à 30 minutes et Bordeaux est maintenant à 2 heures de Tours[17].

    De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage (RN 76, RN 138, etc.), permettant notamment de relier la ville aux capitales régionales voisines: Limoges (RN 147).

    Maintes fois annoncé, le doublement de l'A10 à l'est de l'agglomération visant le report hors de la ville du transit national nord sud (A10 Bis ou A110) ne semble plus d'actualité.

    L'agglomération tourangelle est desservie par le réseau de bus et tramway Fil bleu (géré par groupe Kéolis): 46 lignes sont parcourues notamment par une flotte de 236 bus. Le service fonctionne 7 jours sur 7, de 5 h 30 à 1 h 0 du matin (service allégé le soir et le dimanche). Le 31 août 2013, la première ligne de tramway a été mise en service sur un parcours d'une quinzaine de kilomètres du nord au sud de l'agglomération entre les lycées Jean Monnet à Joué-lès-Tours, et Vaucanson à Tours-Nord.

    Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Blois, Tours, Angers et Nantes. Les liaisons Paris-Austerlitz-Blois-Tours, les liaisons interrégionales Nantes-Angers-Tours-Bourges-Lyon et Tours-Le Mans-Caen sont assurées par des trains Intercités. La révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant à Paris en environ 1 heure. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV. Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 200 000 passagers annuels n'ont jamais été dépassés mais pourront l'être en 2017 vu qu'en 2016 le trafic a été de 198 897 passagers et il ne cesse de progresser au fil des années. La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35) est un atout pour faciliter l'accès aux réseau aérien international. Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres, Dublin, Marseille, Porto, Marrakech à partir d'avril 2013, la Corse (Figari et Ajaccio) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant en 2016 les 199 000 passagers annuels. Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, du fait de la présence de la base aérienne 705 sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet (et où le pilote américain Marshall Headle a été instructeur après l'entrée des États-Unis dans le conflit de la Seconde Guerre mondiale).

    Dans l'aire urbaine, une quinzaine de gares sont desservies, assez inégalement connecté aux réseaux de bus ou car.

    Selon les toponymistes, le nom « Tours » provient des Turones, un peuple gaulois qui vivait sur le site il y a plus de 2000 ans. Turons, utilisé comme gentilé au cours de l'histoire, est aujourd'hui plutôt désuet et peu usité. Il est remplacé dans l'usage par Tourangeaux/Tourangelles. À l'époque romaine, le nom latin était Caesarodunum. Tours est Teurgn en breton, d'après le dictionnaire breton-français de Roparz Hemon[18].

    Des fouilles réalisées dans le secteur de l'hôpital Clocheville et près des Halles ont révélé l'existence d'habitats préromains dispersés, qui semblent abandonnés pendant le Ier siècle av. J.-C.

    La cité est élevée au rang de capitale de la IIIe Lyonnaise au début du IVe siècle. C'est également à cette époque que, dans une superficie très resserrée de 9 ha, la ville s'entoure d'une muraille défensive, communément appelée castrum, appuyée sur l'amphithéâtre. Le dernier quart du IVe siècle de l'histoire de Tours est marqué par l'émergence du christianisme, solidement implanté localement grâce à saint Martin, évêque de la ville du début des années 370 jusqu'à sa mort en 397. Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation de l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery . Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé (cette guerre est l'origine des châteaux de la Loire) entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief. En 1050 a lieu le concile de Tours, où le pape Léon IX condamne et dénonce comme hérétique le théologien Bérenger de Tours. Le 10 mars 1096[33], le pape Urbain II préside les cérémonies de dédicace de la grande église abbatiale de Marmoutier-lès-Tours et tient concile à Tours où l'évêque Otton fut réadmis dans l'église, à condition de faire pénitence en participant à la croisade. En décembre 1162, le pape Alexandre III, réfugié à Tours, consacre la nouvelle chapelle de Marmoutier-lés-Tours, sous l'invocation des saints Benoit et Vincent[34]. Ce souverain pontife, élu en 1159, abandonna précipitamment le Saint-Siège, car l'empereur d'Allemagne, Frédéric Barberousse, avait fait élire un autre pape dévoué à ses intérêts. Le pape décide et convoque un concile extraordinaire en la ville de Tours, où se réunirent, pendant un an, un nombre impressionnant de dignitaires ecclésiastiques : 17 cardinaux, 124 évêques et 414 abbés. La ville de Tours apparut même comme une « seconde Rome ». Alexandre III reçut le soutien de toutes les Églises françaises et anglaises. Cette docte assemblée condamna l'empereur d'Allemagne et réaffirma le pouvoir premier du spirituel des papes sur le pouvoir temporel des empereurs. Alexandre III ne regagnera Rome qu'en 1178[35]. Le 5 mai 1308, Philippe le Bel convoque à Tours les états généraux du royaume. Cette assemblée est chargée de chasser les hérétiques et plus particulièrement les templiers. En obtenant un large appui populaire, ce n'est pas le roi qui se dresse contre les templiers mais le peuple entier qui réclame justice. Une délégation portera au pape une demande de condamnation du Temple et de ses membres. L'ordre sera finalement dissous en 1312 et certains de ses membres périront sur le bûcher. Ceci constitue l'épilogue d'un conflit opposant deux pouvoirs, le pouvoir spirituel et le pouvoir d'un roi, Philippe le Bel, qui veut rester maître dans son royaume. Le 30 mars 1356, par lettres patentes, le roi Jean II le Bon, « Jean, par la grâce de Dieu, au bailli de Tours, par le péril de la guerre, ordonne de fortifier murs et maisons, et organiser le guet pour la défense de la ville ». Par cette nouvelle enceinte, la ville unie de Tours vient de naître.

    Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin de Tours, troisième évêque de la ville après le mythique Gatien et Lidoire. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident. Il crée des communautés dont le monastère de Marmoutiers, dans les trois Gaules et sera aussi patron de la France.

    Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge au point qu'en 813 le concile de Chalon donna à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome[19] ; c'était inciter les pèlerins cheminant vers Rome à détourner leurs pas et faire étape à Tours.

    La bataille de Tours ou de Poitiers, est une victoire remportée en 732 ou 733 par une armée franque conduite par Charles Martel, sur des combattants sarrasins conduits par l'émir de Cordoue Abd al-Rahman. Selon quelques auteurs contemporains, la bataille ne s'est pas déroulée à Poitiers, mais à mi chemin entre Poitiers et Tours[20], elle devrait de ce fait s'appeler la bataille de Tours[21], l'historien André-Roger Voisin préfère la situer dans la banlieue sud-ouest de Tours, sur un lieu-dit qui porte le même nom depuis des siècles et qui semble fortement révélateur les landes de Charlemagne[22]. Pour tous les historiens, Charles Martel entre en guerre seulement pour défendre le monastère de saint Martin de Tours[23] le sanctuaire national des Francs, et pour plus tard bien sûr, en avoir le contrôle[24]. Cette bataille, pour Charles Martel et les Carolingiens, n'est pas mythe, mais un symbole historique[25].

    En 813, un concile de grande importance à l'initiative de Charlemagne impose l'usage de la langue « Romana Rustica » qui s'oppose à la « Theostica » et peut être considéré comme la naissance du français[27]. Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe II de France, dit Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204. Avec ce rattachement à la couronne, la livre tournois, qui tire son nom de l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits « tournois » remplace la livre parisis comme monnaie de compte du domaine royal.

    Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui bénéficie du prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » (castrum novum) ; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Son rayonnement lui valut même le droit de « battre la monnaie ». Cette monnaie, le denier tournois, devient la livre tournois, monnaie de compte de l'Ancien régime, avant d'être remplacée par le franc après la Révolution[32]. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

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