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  1. 25+ Pictures of Anushka Shetty

    mynagallery.blogspot.com/2021/02/25-pictures-of...

    1 day ago · The talented actress is made up of everything sexy known to the mankind. This tall and gorgeous beauty debuted in the 2005 telugu film super starring nagarjuna which was super hit at box office. Anushka shetty at the trailer launch of baahubali. Anushka shetty is an indian film actress.

  2. George Carlin - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/George_Carlin

    1 day ago · George Denis Patrick Carlin (May 12, 1937 – June 22, 2008) was an American stand-up comedian, actor, social critic, and author. Regarded as one of the most important and influential stand-up comics of all time, he was dubbed "the dean of counterculture comedians".

    • George Denis Patrick Carlin
    • 1956–2008
    • Brenda Hosbrook, ​ ​(m. 1961; died 1997)​, Sally Wade, ​ ​(m. 1998)​
    • Kelly Carlin
  3. Ratatouille (film) - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Ratatouille_(film)

    1 day ago · Ratatouille is a 2007 American computer-animated comedy film produced by Pixar and released by Walt Disney Pictures.It was the eighth film produced by Pixar, and was written and directed by Brad Bird, who took over from Jan Pinkava in 2005, and produced by Brad Lewis, from an original idea from Bird, Pinkava and Jim Capobianco.

  4. Luis Bacalov - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Luis_Bacalov

    8 hours ago · Tra gli innumerevoli film per i quali ha composto la colonna sonora ricordiamo Il Vangelo secondo Matteo (1964), Django e Quién sabe? (1966), A ciascuno il suo (1967), L'amica (1969), Cuori solitari (1970), Milano calibro 9 (1972).

  5. Jamie Foxx — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Jamie_Foxx
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    En 2005, il reçoit le Golden Globe et l'Oscar du meilleur acteur pour son incarnation de la légende de la soul Ray Charles pour le biopic Ray, de Taylor Hackford.

    Jamie Foxx est né à Terrell1. Il est le fils de Louise Annette Talley Dixon et Darrell Bishop. Peu de temps après sa naissance, il est adopté puis élevé par les parents adoptifs de sa mère : Esther Marie et Mark Talley2. Il étudie dès cinq ans le piano et effectue le plus gros de sa scolarité au collège de San Diego3. Il fréquente également le Terrell High School où il joue au football américain au poste de quarterback et rêve d'intégrer les Cowboys de Dallas. Il est le premier joueur de l'histoire de son école à dépasser les 1 000 yards4. Il étudie également la musique à la United States International University5.

    En 1989, il rejoint un Comedy club et se lance dans le stand-up3. Il prend alors le nom de scène de Jamie Foxx, en hommage au comédien Redd Foxx6. Entre 1991 et 1994, il apparaît dans le show télévisé comique In Living Color aux côtés, entre autres, de Jim Carrey et des frères Keenen, Damon, Kim et Marlon Wayans. En 1992, Jamie Foxx commence sa carrière au cinéma dans le film Toys de Barry Levinson. En 1996, il est la vedette de sa propre sitcom, inspirée de sa propre vie, intitulée The Jamie Foxx Show. La série connaît cinq saisons et 100 épisodes jusqu'en 2001. En parallèle à sa carrière d'acteur, Jamie Foxx sort un premier album studio intitulé Peep This publié chez 20th Century Fox Records. L'album se classe notamment 78e au Billboard 200. Après plusieurs petits rôles, il décroche un premier rôle dramatique dans L'Enfer du dimanche d'Oliver Stone, dans lequel il interprète également le titre Any Given Sunday. Ce thriller sportif sorti en 2000 le révèle à Hollywood. En 2002, il joue un second rôle pour l'acclamé biopic sportif de Michael Mann, Ali, aux côtés de Will Smith. En 2004, Michael Mann lui confie un rôle plus développé dans son projet suivant : Collatéral, il est le chauffeur de taxi Max dont la nuit devient un enfer à la suite de sa rencontre avec le tueur à gages Vincent interprété par Tom Cruise. La même année, il prête ses traits à la légende de la soul Ray Charles pour le biopic Ray. Enfin, il prête ses traits au prix Nobel de la paix condamné à mort Stanley Williams dans le téléfilm Rédemption. En 2005, l'acteur reçoit d'abord trois nominations aux Golden Globes pour cette triple performance et remporte la statuette pour le film Ray. Sa performance lui vaut aussi l'Oscar du meilleur acteur. Il est le quatrième acteur afro-américain à obtenir cette récompense, après Sidney Poitier en 1963, Halle Berry et Denzel Washington en 2002. Il obtient également une nomination pour le meilleur second rôle dans Collatéral, il est la dixième personne à avoir été nommée dans les deux catégories la même année. Il enchaîne deux autres films aux cinéma : le film de guerre Jarhead : La Fin de l'innocence du britannique Sam Mendes, porté par Jake Gyllenhaal et joue aussi dans le film d'action Furtif de Rob Cohen, aux côtés de Jessica Biel et Josh Lucas. Ce blockbuster est l'un des pires flops critiques et commerciaux de l'histoire d'Hollywood, perdant 94 millions de dollars7. Toujours en 2005, il sort aussi son second album, Unpredictable, un véritable succès qui atteindra la première place du Top R&B/Hip-Hop Albums et Billboard 200. Le premier single Unpredictable avec Ludacris se classe notamment 12e au Billboard Hot 100. En 2007, il lance la radio The Foxxhole sur les réseaux Sirius Satellite Radio et XM Satellite Radio, puis apparaît dans le clip officiel de Yes, single du duo LMFAO. La même année, il est la tête d'affiche du thriller militaire de Peter Berg, Le Royaume. La même année, il sort son 3e album, Intuition. En 2009, il revient avec deux projets cinématographiques : le polar Que justice soit faite, de F. Gary Gray, et le mélodrame Le Soliste, de Joe Wright, où il donne la réplique à Robert Downey Jr.. La décennie suivante le voit renouer avec des projets plus commerciaux, et dans un registre surtout comique. En 2010, il confirme son statut de star dans la comédie romantique chorale Valentine's Day de Garry Marshall ; il renoue aussi avec un humour décalé pour le road-movie Date Limite, de Todd Phillips ; enfin, il fait une apparition dans le film menée par Joaquin Phoenix, I'm Still Here. Les critiques sont cependant mauvaises. Et le 21 décembre 2010, il sort son 4e album intitulé Best Night of My Life, qui contient les singles Winner avec Justin Timberlake et T.I. ainsi que Fall For Your Type avec Drake. En 2011, il peut compter sur le succès surprise de Comment tuer son boss ?8, où il s'est vu confier un second rôle truculent.[non neutre] Parallèlement, il contribue à la réédition de We are the World : We Are the World 25 for Haiti. En 2012, il revient au premier plan avec le western Django Unchained, écrit et réalisé par Quentin Tarantino, où il joue le rôle-titre. Il connaît un succès critique et commercial mondial. Il participe aussi à la bande originale en composant le titre 100 Black Coffins, interprété par Rick Ross. En 2014, il joue l'antagoniste Maxwell Dillon / Electro dans le blockbuster The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros de Marc Webb. Le film reçoit de très mauvaises critiques et annule les projets de franchise10. Il reprend son rôle de Dean « MF » Jones pour Comment tuer son boss 2, qui ne parvient cependant pas à réitérer la performance du premier opus11. Enfin, l'acteur fait son retour à la comédie musicale pour le remake Annie de Will Gluck12. Les deux films connaissent un flop critique. En 2015, il tente de revenir vers un registre plus dramatique en tournant une adaptation américaine du polar français Nuit blanche13, qui est un autre échec. La même année, il prête sa voix au single Focus d'Ariana Grande.[réf. nécessaire] En 2017, il retrouve enfin le succès avec la comédie d'action écrite et réalisée par Edgar Wright, Baby Driver, aux côtés de Kevin Spacey, Jon Hamm et les valeurs montantes Ansel Elgort et Lily James. Mais début 2019, il connait le plus gros flop de l'année 14,15 avec le blockbuster Robin des Bois, où il incarne Petit Jean.

    En 2006, il renoue avec un cinéma plus ambitieux : tout d'abord, il retrouve Michael Mann, pour la troisième fois avec le film Miami Vice : Deux flics à Miami, avec Colin Farrell pour recréer le tandem inspiré de la série télévisée Deux flics à Miami. Il revient ensuite à la fresque historique musicale pour Dreamgirls, où il évolue aux côtés d'Eddie Murphy et Beyoncé Knowles. Le film reçoit plusieurs nominations aux Oscars. Après ce parcours remarqué, l'artiste participe à des projets plus modestes, tout en se diversifiant.

    En 2013, il prête ses traits au président des États-Unis James Sawyer dans le film d'action White House Down de Roland Emmerich, film qui obtient une faible notoriété9.

    En 2018, il interprète le présentateur d'un show télévisé pour le clip du featuring de Migos et Drake pour la chanson Walk It, Talk It.[réf. nécessaire]

    En France, Jean-Baptiste Anoumon16 est la voix française régulière de Jamie Foxx. Julien Kramer17,18 et Lucien Jean-Baptiste17,18 l'ont également doublé respectivement à huit et six reprises.

    • Eric Marlon Bishop
    • Américain
  6. Sergio Leone — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Leone
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    • Influence
    • Hommages

    Sergio Leone est le fils de Vincenzo Leone dit Roberto Roberti, pionnier du cinéma italien réduit au chômage du fait de son opposition au fascisme1, et de l'actrice Bice Waleran (Edwige Valcarenghi de son vrai nom). Son père réalise le premier western italien, La Vampire indienne en 1913, dans lequel sa mère tient le rôle de l'Indienne. Par la suite, président des réalisateurs italiens, il réalise de nombreux films avec l'actrice Francesca Bertini et fait débuter l'acteur Lido Manetti. Sergio naît après 14 années de mariage du couple ; son parrain est le réalisateur italien Mario Camerini2. Il fait ses études chez les Frères Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, où il est un élève moyen3. Enfant, il connaît la Seconde Guerre mondiale à travers les fumetti, des bandes dessinées italiennes qu'il lit beaucoup. En 1941, son père lui fait jouer le rôle d'un enfant dans La bocca sulla strada.

    Il finit ses études à 18 ans et commence sa carrière dans le cinéma comme assistant pour Carmine Gallone dans l'adaptation d'opéras (que Leone abhorre2) : Rigoletto, La forza del destino et La leggenda di Faust. En 1948, il fait de la figuration et assiste le réalisateur Vittorio De Sica dans Le Voleur de bicyclette. Par la suite, il assiste des metteurs en scène italiens tels que Mario Bonnard, Mario Camerini ou - malgré son mauvais anglais - les Américains Robert Wise, Fred Zinnemann et même William Wyler pour Ben-Hur. Il commence réellement sa carrière de réalisateur en 1959 en mettant en scène le péplum Les Derniers Jours de Pompéi en remplacement de Mario Bonnard, tombé malade4. En 1960, il se marie avec Carla, une ballerine avec laquelle il a trois enfants : Raffaella, Francesca et Andrea2.

    En 1961, il réalise un autre péplum, Le Colosse de Rhodes, avec Rory Calhoun et Lea Massari. L'année suivante, il est réalisateur de seconde équipe sur Sodome et Gomorrhe de Robert Aldrich, mais le tournage se passe très mal et Leone démissionne2. Alors que le western américain est en plein déclin, il participe au développement du western spaghetti (ou western italien) ; il déclare d'ailleurs : « Ce mot de « spaghetti-western », c'est un des plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie5 ». Ainsi plus de 400 westerns italiens sont tournés entre 1964 et 19736. À propos du western méditerranéen qui se réappropriait le mythe américain, Leone déclarait : « Agamemnon, Ajax, Hector, sont les archétypes des cow-boys d'hier : égocentriques, indépendants, héroïques, fripouilles, et tout ça en grand, à des dimensions mythiques6 ». En 1964, Leone réalise Pour une poignée de dollars, un remake d'un film japonais d'Akira Kurosawab, Le Garde du corps (Yojimbo). L'histoire, presque point par point, est transposée du Japon féodal dans un univers western. D'après Leone, « la situation à laquelle j'ai surtout pensé pour ce film est connue, c'est celle d'une pièce de Goldoni, Arlequin serviteur de deux maîtres. Avec le western, vous pouvez traiter tous les sujets classiques déjà rencontrés dans le théâtre ou la littérature de tous les pays »7. Pour ce film, il utilise le pseudonyme de Bob Robertsonc (l'américanisation du nom est monnaie courante à l'époque pour les réalisateurs désirant percer aux États-Unis). En 1965, Leone signe la suite Et pour quelques dollars de plus. Au casting, Lee Marvin est choisi pour rejoindre Clint Eastwood et Gian Maria Volontè, mais il se désiste trois jours avant le tournage pour jouer dans Cat Ballou2. C'est finalement Lee Van Cleef qui obtient le rôle ; le trio est complété par Klaus Kinski. Pour ce film, Leone se documente énormément en consultant des livres sur l'Ouest américain et la Guerre de Sécession empruntés à la Bibliothèque du Congrès de Washington2. Le budget est de 350 000 000 lires2. On ne peut pas parler de Leone sans évoquer la musique très présente (composée par Ennio Morricone), souvent indispensable comme dans les scènes d'observation citées ci-dessus, musique qui alterne avec des moments de silence où les bruitages sont exacerbés. Enfin, les femmes ont peu de place dans les films du réalisateur6, à l'exception notable de Jill dans Il était une fois dans l'Ouest. 1966 marque le dernier volet de la Trilogie du dollar avec Le Bon, la Brute et le Truand. Clint Eastwood est toujours présent (dans le rôle du « bon »), ainsi que Lee Van Cleef (la « brute ») ; ils partagent cette fois-ci l'affiche avec Eli Wallach (le « truand »). Le budget est d'un million de dollars américains. C'est à partir de ce film que Clint Eastwood devient une star aux États-Unis2. C'est la première d'une série de collaborations fructueuses entre le directeur de la photographie Tonino Delli Colli et Sergio Leone. Eastwood lui propose alors de mettre en scène Pendez-les haut et court en 1968 ; Leone refuse et c'est finalement Ted Post qui s'en chargera2. La même chose se reproduit en 1970 avec le film Sierra torride finalement mis en scène par Don Siegel2. Après cette trilogie, Leone veut adapter The Hoods de Harry Grey (qui deviendra Il était une fois en Amérique), mais les producteurs veulent tous que Leone fasse un western2. En 1968, il tourne Il était une fois dans l'Ouest, qui décrit la fin d'une grande époque, de la conquête de l'Ouest ; le train arrive au bout de l'Ouest, amène la civilisation et le modernisme avec lui et met fin à la conquête. Le film annonce, comme chez Peckinpah, que l'Ouest est mort. Le film est tourné en 14 semaines8 en Italie, en Espagne et à Monument Valley, aux États-Unis9. Parmi les réalisateurs que Leone faillit produire on peut citer Theo Angelopoulos, Alejandro Jodorowsky ou Marco Vicario2. Deux projets qu'on lui avait proposés pour la télévision ne se sont pas réalisés : Marco Polo et Garibaldi2 ; il a par ailleurs toujours caressé l'envie d'adapter deux monuments de la littérature : Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline et Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez (qu'il aurait adapté en 10 épisodes pour la télévision)2. En 2004 la revue italienne de cinéma Ciak a publié son dernier projet, Un posto che solo Mary conosce (ou en anglais A Place Only Mary Knows) soit en français Un lieu que seule Mary connaît écrit avec Luca Morsella et Fabio Toncelli, une histoire sur la Guerre de Sécession19. Encore une histoire de trésor enterré, associant cette fois un soldat de l'Union et un vagabond sudiste, rôles que Leone destinait à Mickey Rourke et Richard Gere. Un projet publié sous la forme d'un traitement de 25 pages.

    Le film devait être lié à la trilogie précédente par la première scène de Il était une fois dans l'Ouest. En effet, les trois personnages qui accueillent Charles Bronson à sa sortie du train devaient être interprétés par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach, interprètes des héros du film Le Bon, la Brute et le Truand. Cependant Eastwood, dans un souci de respect de son image professionnelle, ne souhaitait pas mourir dès la première scène du film ; Sergio Leone n'a pas pu poursuivre cette idée malgré l'accord des deux autres comédiens. Le film entame une nouvelle trilogie, celle des Il était une fois Pour ce film Leone bénéficie d'une distribution impressionnante : Claudia Cardinale, Charles Bronson, Henry Fonda, Jason Robards et Gabriele Ferzetti. Le scénario est signé par Leone, Sergio Donati et deux futurs grands réalisateurs, Dario Argento et Bernardo Bertolucci. Le tournage est marqué par la mort de l'acteur Al Mulock qui se défenestre pendant le tournage10. En 1971, c'est le deuxième volet de la seconde trilogie, Il était une fois la révolutiond, avec Rod Steiger et James Coburn (Leone voulait Jason Robards et Malcolm McDowell au départ2). Dans ce film, les protagonistes se retrouvent en pleine révolution mexicaine (1913) dans une fable picaresque. Leone ne devait pas réaliser le film, mais uniquement le produire. Peter Bogdanovich, qui venait de réaliser La Cible, est approché, mais le contact avec Leone se passe mal ; Sam Peckinpah accepte de tourner le film, mais les acteurs et la United Artists obligent Leone à réaliser le film, une semaine avant le début du tournage2. Le scénario est alors réécrit dans l'urgence pour coller à l'univers du réalisateur. La relation avec Rod Steiger est très mauvaise au début du tournage. Cette année-là, il participe comme membre du jury officiel au Festival de Cannes 1971 sous la présidence de Michèle Morgan. Sergio Leone a refusé de tourner le premier film du Parrain finalement réalisé par Francis Ford Coppola en 197216. Il a également refusé de réaliser Corto Maltese d'après Hugo Pratt et Flash Gordon d'après Alexandre Gillespie Raymond2. Il décline la proposition du producteur Daniel Toscan du Plantier pour la réalisation de Carmen, finalement confiée à Francesco Rosi. Un temps durant, il a également imaginé un remake de Autant en emporte le vent, adapté à son propre style17. Leone, peu avant sa mort, avait comme idée de tourner un film sur le siège de Léningrad en Russie d'après le livre Les 900 jours de Leningrad de Harrison Salisbury. À partir de ce livre fournissant une information documentée, Leone imagina une histoire d'amour américano-soviétique pour servir de vecteur à une fiction dramatique. Il s'avoue fasciné par l'héroïsme collectif de cette population prise au piège dans sa propre ville par une armée ennemie. Ce n'est que grâce à lintervention de Giulio Andreotti, le ministre italien des affaires étrangères, qu'il obtient les autorisations de tournage. Mais la mort du réalisateur en avril 1989 stoppe net le projet18.

    Leone meurt soudainement le 30 avril 1989 d'une crise cardiaque14 à l'âge de 60 ans, juste après avoir regardé à la télévision Je veux vivre !, un film de Robert Wise15.

    On pourrait résumer les westerns de Leone par la violence du scénario, la musique tonitruante et des acteurs venus de série B américaine1. Le cinéma de Leone est facilement identifiable par le format de pellicule utilisé, le techniscope, la grande profondeur de champ (utilisation de focales courtes), les travellings arrière (d'un détail au plan d'ensemble), les gros plans extrêmes (scènes de duel), souvent sur les seuls yeux d'un personnage, en alternance avec de grandes vues d'ensemble20. Le contraste qui en découle est l'un des responsables de l'impression d'ampleur qui résulte de la mise en scène de Leone. La dilatation du temps (la durée du récit est supérieure à celle de l'histoire) est un trait marquant du style moderne de Leone21 : de nombreuses scènes d'observation longues, tendues et sans dialogue entre duellistes, une violence hyperbolique des effets dramatiques, l'amplification des détails réalistes et la raréfaction des éléments de l'espace et des individus autour du personnage central6. On peut souligner le souci donné aux détails (minutie du costume, expressionnisme des gestes d'ailleurs raréfiés autour d'affrontement très brutaux, emploi d'espaces désertiques22).

    La critique fut souvent assassine, du moins au début. À propos de Et pour quelques dollars de plus, Alain Paucard écrit : « Suite de Pour une poignée de dollars. C'est un peu moins mauvais, mais que c'est long. Leone, le réalisateur le plus surfait du siècle »23 et pour Il était une fois la révolution, Jean Tulard écrit : « Leone filme des explosions au ralenti avec un parfait je-m'en-foutisme. Son humour, comme les mimiques de Steiger, sont d'une lourdeur désespérante »23. Pour le critique italien Giovanni Grazzini, dans le Corriere della Sera : « Ce n'est pas qu'Il était une fois dans l'Ouest soit un film à jeter aux orties, [...] Leone sait tenir son public au-delà de trois heures, [...] mais il manque au film la fraîcheur de l'inspiration. La matière trop riche se replie sur elle-même sous le poids des échos innombrables et des citations de classiques. Mais l'ennui majeur ce n'est pas cela, l'originalité de Leone ayant toujours été davantage dans la forme que dans le fond ; c'est que justement la confection demeure convenue. [...] Le nouveau film a la saveur du vieux »24. Le Bon, la Brute et le Truand et Il était une fois dans l'Ouest furent néanmoins défendus par Les Cahiers du cinéma et Positif2. Pour Robert Chazal, à propos d'Il était une fois dans l'Ouest : « cette abondance de biens va de pair avec une vaste ambition. Leone n'a pas traversé l'Atlantique pour copier les grands du western américain. Il a voulu imposer son style personnel. Abandonnant la violence systématique qui avait si bien réussi dans ses premiers films, il a, cette fois, choisi la lenteur, presque le ralenti, [] mais Sergio Leone peut être fier de lui. Il a montré aux Américains qu'il connaît l'Ouest aussi bien qu'eux »25. Jacques Lourcelles, dans son Dictionnaire des films, est particulièrement critique à l'égard de l'œuvre de Leone qui selon lui a eu « une influence particulièrement catastrophique sur l'histoire du cinéma ». Il lui reproche d'avoir abaissé le niveau moyen du cinéma populaire, sa complaisance vis-à-vis de la violence et des « intrigues de plus en plus sommaires, de plus en plus débiles »26. Dans son livre L'Histoire du western, Charles Ford parle de « faux western » européen, mais épargne Leone, ce qui n'est pas le cas de Raymond Bellour, dans Le Western, qui dépeint les westerns européens en ces termes : « Cette production dévastatrice qui ne brille que par sa nullité et sa malhonnêteté, se devait de ne pas trouver sa place dans le répertoire des westerns »27. Certains critiques firent amende honorable, tel Jean Antoine Gili : « Pour avoir revu récemment certains des premiers westerns de Leone, je dois dire que jai été impressionné par tout ce que je ny avais pas vu à leur sortie »28. Le public aime Sergio Leone comme le prouve le classement de ses films sur le site IMDb : au 14 mai 2011, Le Bon, la Brute et le Truand est classé 4e meilleur film de tous les temps29, Il était une fois dans l'Ouest 20e30, Il était une fois en Amérique 78e31 et Et pour quelques dollars de plus 121e32. En 1996, trois réalisateurs français aussi différents que Patrice Leconte, Arnaud Desplechin et Claude Berri désignent Il était une fois en Amérique comme faisant partie de leurs 20 meilleurs films des 20 dernières années33.

    Aux États-Unis, Le Bon, la Brute et le Truand obtient 19 000 000 $US de recette au box-office36 alors que Il était une fois en Amérique rapporte 5 300 000 $US39.

    Parmi les influences que l'on accorde à Leone, John Ford est l'évidence de par le genre western dont ils furent les maîtres. Leone disait toutefois : « Ford était un optimiste ; je suis un pessimiste. Les personnages de Ford, quand ils ouvrent une fenêtre, scrutent toujours à la fin cet horizon plein d'espérance ; les miens au contraire, quand ils ouvrent la fenêtre, ont toujours peur de recevoir une balle entre les deux yeux6. »

    Le réalisateur Howard Hawks avoua admirer le style de Leone, au contraire d'Anthony Mann40. Quentin Tarantino cite volontiers Sergio Leone comme son cinéaste favori41. Kill Bill : volume 2 est d'ailleurs dédié entre autres à Sergio Leone42. Le western Une corde, un Colt de Robert Hossein, sorti en 1969 est dédié au réalisateur43 tout comme Impitoyable de Clint Eastwood (dédié à Sergio (Leone) et Don). Le réalisateur sud-coréen Kim Jee-woon rend hommage à Sergio Leone dans Le Bon, la Brute et le Cinglé. Leone croit avoir influencé deux grands réalisateurs : « Je continue à penser que sans mes films, Kubrick n'aurait pas fait Orange mécanique et Peckinpah La Horde sauvage44. » Leone étant considéré unanimement comme le « père » du western spaghetti, il eut beaucoup de « fils » : Duccio Tessari (Un pistolet pour Ringo, 1965), Sergio Corbucci (Django, 1966), Sergio Sollima (Colorado, 1966), Giuseppe Colizzi (La Colline des bottes, 1969) Leone dira d'ailleurs de ces successeurs dans le genre : « J'ai accouché d'enfants débiles ! »45.

    Un Prix Sergio Leone est remis chaque année au Festival du film italien d'Annecy. La première édition du Festival Lumière de Lyon en 2009 rendit hommage au cinéaste, pour commémorer les 20 ans de sa disparition, en présentant une rétrospective intégrale de ses films, avec la venue de Clint Eastwood.

  7. Sergio Corbucci — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Corbucci

    1 day ago · Sergio Corbucci est un réalisateur et scénariste italien, né le 6 décembre 1926 à Rome et mort le 1 er décembre 1990 dans la même ville. Au cours de son abondante carrière, Corbucci a été réalisateur de mélodrames, de péplums, de comédies et de films policiers [1].

  8. Jamie Foxx - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Jamie_Foxx

    1 day ago · Nel 2012 viene scelto da Quentin Tarantino come attore protagonista nel suo nuovo film Django Unchained. Nel 2014 è in The Amazing Spider-Man 2 - Il potere di Electro, sequel del primo film, uscito nel luglio 2012, nel quale interpreta il villain Electro.

  9. Alexandre Dumas (padre) - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Dumas_(padre)

    1 day ago · Alexandre Dumas (Villers-Cotterêts, 24 luglio 1802 – Neuville-lès-Dieppe, 5 dicembre 1870) è stato uno scrittore e drammaturgo francese.. Maestro del romanzo storico e del teatro romantico, ebbe un figlio omonimo, Alexandre Dumas, anch'egli scrittore. È famoso soprattutto per i capolavori Il conte di Montecristo e la trilogia dei moschettieri formata da I tre moschettieri, Vent'anni dopo ...

  10. Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars,_épisode_II_:_L...
    • Adaptation
    • Synopsis
    • Production
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    • Introduction
    • Résumé
    • Technique
    • Sortie
    • Critique

    Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones (Star Wars: Episode II Attack of the Clones) est un film américain de science-fiction de type space opera sorti en 2002 écrit et réalisé par George Lucas.

    L'histoire de cet épisode se déroule dix ans après les événements de La Menace fantôme alors que la galaxie est au bord de la guerre civile. Influencés par le maléfique Comte Dooku, des milliers de systèmes planétaires menacent de faire sécession de la République Galactique. La principale opposante à ce projet, la sénatrice et ancienne reine Padmé Amidala, est visée par une tentative dassassinat et se voit affecter comme protecteur l'apprenti Jedi Anakin Skywalker. Le mentor de ce dernier, Obi-Wan Kenobi, est, quant à lui, chargé de démasquer les responsables de l'attentat. L'univers de Star Wars se déroule dans une galaxie qui est le théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté lumineux de la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté obscur, pouvoir nuisible et destructeur, pour leurs usages personnels et pour dominer la galaxie1. Menés par l'ancien Jedi Dooku, des milliers de systèmes solaires menacent de faire sécession. Les chevaliers Jedi s'avèrent alors trop peu nombreux pour assurer le maintien de la paix dans l'ensemble de la galaxie2. Sur la planète Ansion, le Jedi Obi-Wan Kenobi et son apprenti Anakin Skywalker parviennent à convaincre les autorités locales de ne pas quitter la Républiquea 1. Mais, à Coruscant, de nombreux sénateurs souhaitent qu'une armée soit mise sur pied au cas où une guerre de sécession éclaterait2. La sénatrice Padmé Amidala, ancienne reine de la planète Naboo, se rend sur Coruscant afin de discuter au Sénat la nécessité de créer une armée de la République. À peine arrivée sur place, elle échappe à un attentat. Le jeune apprenti Jedi Anakin Skywalker est alors chargé de la protéger tandis que son maître Jedi Obi-Wan Kenobi est missionné pour enquêter sur la tentative d'assassinat2. Averti du danger, le Conseil Jedi décide d'agir contre l'armée du comte Dooku. Le maître Jedi Mace Windu prend sous son commandement tous les Jedi disponibles et se rend sur Géonosis, tandis que Yoda va sur Kamino pour y recruter la fameuse armée de clones. Pendant ce temps, le Chancelier Suprême de la République Palpatine se voit attribuer d'urgence les pleins pouvoirs pour légitimer le recours à l'armée de clones2.

    George Lucas commence lécriture du scénario en 1999. La préproduction du film dure un an. Le tournage en lui-même se déroule de juin à septembre 2000 principalement aux studios de la Fox à Sydney en Australie mais aussi en Tunisie, en Italie, en Espagne et en Angleterre. L'Attaque des clones est l'un des premiers films à être tourné entièrement en numérique. Comme dans les films Star Wars précédents, la musique est composée et réalisée par John Williams. Lucas s'attelle à l'écriture du second film en 1999, peu après la sortie américaine de La Menace fantôme. Mais alors qu'il avait écrit seul le premier film, il décide cette fois de s'adjoindre un co-scénariste. Il choisit pour ce travail le dramaturge britannique Jonathan Hales avec qui, il avait précédemment travaillé sur la série Les Aventures du jeune Indiana Jones de 1992 à 1993. Hales n'est pas un familier du cinéma et s'est surtout illustré en écrivant pour le théâtre10. Pour rebondir sur la réception négative des fans au personnage de Jar Jar Binks dans le premier film, George Lucas donne comme titre de travail à son nouveau scénario Jar Jar's Big AdventureNote 5,11. Dans les premières versions du scénario, Lucas développe essentiellement l'intrigue et la structure narrative. Il retravaille ensuite de nombreux passages avec Jonathan Hales. Une troisième version est alors rédigée. Comme il ne s'agit pas de la version définitive du script, Jonathan Hales doit suivre Lucas sur le plateau du tournage du film en Australie. Certaines scènes sont alors réécrites en plein tournage par les deux hommes, notamment celles sur la relation amoureuse entre Anakin et Padmé10. Doug Chiang le responsable du design du premier film supervise également le département artistique du nouveau film. Il commence son travail début mai 1999, soit une semaine et demi avant la sortie de Star Wars, épisode I : La Menace fantôme. Il s'entoure de nombreux dessinateurs comme Marc Gabbana, Kurt Kaufman, Dermot Power ou Jay Shuster. Iain McCaig, avec qui Chiang avait travaillé sur Terminator 2 en 1990, se charge tout particulièrement de concevoir les costumes et les personnages. Ed Natividad est lui chargé de donner naissance aux décors rocheux de la planète Géonosis que George Lucas souhaite être entre l'art nouveau et l'art gothique12. Des équipes de sculpteurs et de maquettistes se chargent ensuite de réaliser des modèles réduits en trois dimensions à partir des dessins préparatoires. Parfois, à partir d'un simple croquis d'engin approuvé par Lucas, ils doivent calculer les proportions et extrapoler les formes pour obtenir une maquette réaliste de trente à quarante centimètres. Le maquettiste John Goodson indique que « certains superviseurs des effets visuels, comme John Knoll, adorent les maquettes. Même s'il s'apprête à réaliser la séquence entièrement en image de synthèse, il se sert de la maquette pour les références d'ombre et lumière ». Ensuite, de janvier à juin 2000, alors que George Lucas finalise le scénario, le département artistique se réunit autour du réalisateur tous les vendredis pour imaginer en détail les décors que le chef décorateur Gavin Bocquet doit construire avant le début du tournage12. Un storyboard est aussi réalisé par le département artistique afin de définir les différents axes de caméra nécessaire pour faciliter le tournage le jour venu. Les dessins du storyboard sont ensuite transformés en image animées par l'équipe de David Dozoretz et Daniel Gregoire. Ces animatiques sont surtout nécessaires pour les scènes d'action. Tout au long du tournage les animatiques sont en permanence améliorées par l'ajout de décors produits par les artistes Ryan Church et Erik Tiemens. Les deux dessinateurs sont également présents lors du tournage pour fournir régulièrement des dessins de décors pour des scènes tournées par George Lucas sur fond bleu. L'ajout de ces décors aux scènes facilite ensuite le travail des animateurs des effets spéciaux durant la phase de postproduction13,14. Le dessinateur Iain McCaig chargé des costumes travaille en étroite collaboration avec la chef costumière Trisha Biggar dès la phase de création artistique. Le département costume doit en effet fournir encore plus de costumes que pour le précédent film, notamment pour les scènes sur la planète Coruscant. La garde-robe du personnage de Padmé Amidala a par ailleurs beaucoup changé entre les deux films. Elle laisse donc les robes officielles de reine pour des tenues plus « sexy » et plus « romantiques ». Le costume d'Anakin Skywalker a lui aussi beaucoup évolué. Bien que devenu Jedi, il ne porte pas la tenue traditionnelle de ceux-ci. Pour figurer la noirceur de son destin, Trisha Biggar a ajouté des réminiscences du costume de Dark Vador dans celui d'Anakin15. C'est l'artiste australien Jason Baird qui est choisi pour réaliser les masques et prothèses des créatures. Malgré le stock important de masques réalisés pour La Menace fantôme, Jason Baird doit créer avec son équipe ceux des nouveaux personnages. Il réalise notamment les masques de Kit Fisto et Shaak Ti. Les personnages comme les Jedi Luminara Unduli, Barriss Offee ou Sly Moore, l'assistant personnel du Chancelier Palpatine, sont, quant à eux, maquillés de manière traditionnelle et sans prothèse faciale par l'équipe de Lesley Vanderwalt, la chef maquilleuse16. Comme pour le premier film, c'est Robin Gurland qui est choisie pour être la directrice de casting. Elle commence les auditions le 2 novembre 199917. Elle a fait passer des essais à plusieurs acteurs célèbres pour le rôle d'Anakin Skywalker. Parmi eux, Paul Walker (né en 1973)18 et Ryan Phillippe (né en 1974) n'ont pas été retenus car George Lucas les a trouvés trop vieux19. C'est finalement le jeune canadien Hayden Christensen (né en 1981) qui est retenu. Le choix est divulgué le 12 mai 2000 sur le site StarWars.com20. Le tournage principal se déroulant en Australie, beaucoup d'acteurs d'origine australienne ou néo-zélandaise sont engagés pour le film. Parmi eux se trouve Leeanna Walsman, Rose Byrne, Daniel Logan, Jay Laga'aia, Temuera Morrison, Jack Thompson, Ron Falk, Bonnie Piesse et Joel Edgerton21. Contrairement aux précédents films Star Wars, L'Attaque des clones n'est pas filmé en Angleterre mais en Australie aux Fox Studios Australia à Sydney24 du 26 juin20 au 25 août 200025. À l'intérieur de ceux-ci, le directeur artistique Gavin Bocquet construit soixante-neuf décors dont l'ensemble des décors de la planète Coruscant comme le bar des bas-fonds, le bureau de Palpatine, le temple Jedi, la bibliothèque Jedi et le sénat galactique. Pour la planète Kamino, ce sont les appartements de Jango Fett, les salles de vie des clones, certains corridors mais également la plate-forme sur laquelle est posé le vaisseau spatial de Jango. Pour la planète Géonosis, sont construits les décors pour l'arène, la salle du conseil séparatiste et le hangar secret du Comte Dooku. Enfin pour la planète Tatooine ce sont la cuisine et le garage de la famille Lars ainsi que le campement des Hommes des Sables21. Pour tourner les scènes de la romance entre Anakin et Padmé, Lucas choisit d'aller début septembre 2000 en Italie. Pour la résidence de Padmé c'est une villa du Lac de Côme qui est choisie et pour le palais de la reine de Naboo c'est comme pour La Menace fantôme, le palais de Caserte qui est retenu26,27. Pour les scènes en extérieur représentant la planète Tatooine, c'est à Nefta28 près de Tozeur que sont tournées du 7 au 11 septembre les scènes de la ville de Mos Espa et c'est à Matmata que sont prises les images de la ferme des Lars29,30. Enfin, le 13 septembre, est tournée dans l'immense place d'Espagne à Séville en Espagne, la scène d'arrivée d'Anakin et Padmé sur Naboo. Cette scène clôture le tournage principal31,32. De nouvelles prises sont effectuées plusieurs mois après en Angleterre aux Ealing Studios, du 24 mars au 8 avril 2001. Il s'agit des scènes se déroulant à l'intérieur de l'usine de construction de l'armée de droïdes33,34. Dans La Menace fantôme, dix à quinze minutes du film étaient dépourvues d'effets spéciaux. Pour L'Attaque des clones, l'ensemble des deux mille deux cents plans contiennent au moins un effet visuel que ce soit une incrustation, une animation en images de synthèse ou un effet numérique. John Knoll, Dennis Muren et Rob Coleman, déjà superviseurs de l'animation et des effets spéciaux du premier film reprennent leurs postes. Ils sont rejoints par deux nouveaux superviseurs : Pablo Helman, responsable des effets spéciaux du DVD de La Menace fantôme et Ben Snow ancien superviseur des films Pearl Harbor en 2001 et La momie en 1999. Au plus fort de la postproduction, la société Industrial Light & Magic compte plus de six cents techniciens35. Grâce à l'arrivée de l'image numérique haute définition, les effets spéciaux bénéficient d'un meilleur rendu. Cela permet par exemple aux techniciens d'améliorer le réalisme des vêtements et de leurs mouvements. L'équipe de John Knoll sattelle en premier aux scènes sur la planète de Coruscant. Parmi elle celle qui nécessite le plus de travail est la course-poursuite en speeder entre les gratte-ciels de Coruscant. L'équipe de Rob Coleman commence, elle son travail avec les scènes des personnages entièrement en image de synthèse WattoNote 6 et Dexter Jettster35. Pour la première fois, la marionnette de Yoda est remplacée par un personnage en images de synthèse. Dans La Menace fantôme, deux plans larges du personnage avaient déjà été réalisés en image de synthèse. Comme Rob Coleman souhaite « amener ce personnage dans le XXIe siècle », il demande à trois de ses meilleurs animateurs de modéliser un Yoda en synthèse. Pour cela il refond numériquement trois plans où apparaît le personnage dans le film L'Empire Contre-Attaque. Ils s'appliquent alors à faire coïncider la marionnette au modèle informatique. Puis, en avril 2000, Coleman présente le résultat et obtient l'aval de George Lucas. Une des raisons de cet accord est que pour la première fois, Yoda combat dans une scène du film. Une telle scène aurait été difficilement réalisable avec une marionnette35,36. L'Attaque des clones comporte deux nouvelles planètes : Kamino et Géonosis. La première est submergée par un immense océan qui subit des orages permanents. Toutes les scènes montrant l'extérieur de la planète sont donc créées en images de synthèse. Les équipes d'ILM avaient déjà travaillé sur des éléments aquatiques pour le film En pleine tempête en 2000. Les plans de la planète sont en conséquence conçus assez facilement. La bataille finale sur Géonosis constitue en revanche la séquence la plus complexe du film. C'est Denis Murren, déjà responsable de la bataille de Naboo dans La Menace fantôme qui la supervise. Il est associé à Ben Snow qui a déjà réalisé une séquence similaire dans le film Pearl Harbor. Dans la séquence de Géonosis interviennent des vaisseaux, des blindés, des transports de troupes et de nombreuses troupes au sol tel que les soldats clones ou les droïdes de combat. Pour créer les gorges rocailleuses de la planète, Murren et Snow ont pris pour base de départ des photographies de canyons et de formations rocheuses du sud-ouest des États-Unis35. Le montage et la conception sonore du film est assurée par Ben Burtt, un fidèle collaborateur de George Lucas depuis le film La Guerre des étoiles. Présent lors du tournage en Australie, Burtt s'est chargé de lincrustation des animatiques réalisés par David Dozoretz et Dan Gregoire sur les fonds bleus du tournage. Profitant de sa présence en Australie, Burtt a enregistré beaucoup de nouveaux sons caractéristiques du pays pour alimenter sa bibliothèque sonore. Le montage final lui, a lieu au Skywalker Ranch en Californie37. Comme dans les films Star Wars précédents, la musique est composée et réalisée par John Williams. Il a commencé à y travailler en octobre 2001. Il commence l'enregistrement de la musique avec l'Orchestre symphonique de Londres aux studios Abbey Road le 18 janvier 200238. L'orchestre est composé de cent dix musiciens accompagnés par une chorale de quatre-vingts chanteurs. Pour ce film, Williams reprend quelques thèmes de la saga comme celui de la Force, ceux de Yoda et de Dark Maul. « The Imperial March », le thème le plus célèbre de Star Wars est également présent. « Across the Stars », l'un des nouveaux thèmes décrit la romance entre Anakin et Padmé. Il est répété tout au long du film. Chose assez rare chez John Williams, il glisse dans la poursuite en speeder plusieurs riffs de guitare39. Après un teaser dévoilé avant le film Monstres et Cie en novembre 2001, la première bande-annonce du film est diffusée sur le réseau de télévision Fox le 10 mars 2002 entre les séries Malcolm et X-Files40 et a été mis en ligne sur le site officiel de Star Wars, le même jour. Le cabinet de conseil Challenger, Gray & Christmas estime que les entreprises américaines pourraient perdre plus de cent millions de dollars en raison des nombreuses demandes de congés de leurs employés pour aller voir le film41.

    L'Attaque des clones est sorti en VHS et en DVD en novembre 2002 et a également engendré un nombre important de produits dérivés. Une copie pirate du film est enregistrée lors d'une projection privée à l'aide d'un caméscope numérique monté sur trépied. Selon l'expert en piratage Bruce Forest, L'Attaque des clones a été vu par un million de personnes avant sa sortie en salle45.

    Pour amener la paix, une République galactique a été fondée, avec pour capitale la planète Coruscant. Mais, tout au long de son existence, la République est secouée par des sécessions et des guerres. Ce fut le cas en 32 av. BYNote 1 lors des événements narrés dans le film La Menace fantôme1. Dix ans plus tard, en 22 av. BY, la République est une nouvelle fois menacée2.

    Le soir suivant, une tueuse à gages du nom de Zam Wesell tente une nouvelle fois d'assassiner la sénatrice. Prise en chasse par Anakin et son maître, elle est capturée. Mais avant qu'elle ne puisse leur parler, elle est tuée par un dard empoisonné lancé par un autre assassin. Tandis qu'Anakin reconduit Padmé sur la planète Naboo, Obi-Wan se rend sur la mystérieuse planète Kamino, lieu de fabrication supposé du fameux dard empoisonné2. Sur Kamino, Obi-Wan découvre qu'une armée de clones est en production pour le compte de la République. Les cloneurs lui annoncent que l'armée a été commandée il y a dix ans par un Jedi nommé Sifo-Dyas. Jango Fett, un chasseur de primes, a été payé pour être le modèle génétique de tous les clones. Obi-Wan rencontre alors Jango et l'identifie comme étant le tueur qui a éliminé Wesell. Après avoir essayé de le capturer sans succès, Obi-Wan place un émetteur sur son vaisseau et le suit jusquà la planète Géonosis2. Arrivé sur la planète Géonosis, Obi-Wan surprend des conversations entre Dooku et Nute Gunray, le vice-roi de la puissante Fédération du commerce. Il découvre que la Fédération est à lorigine du mouvement séparatiste et qu'elle construit en secret une grande armée de droïdes. Il apprend également que c'est Gunray qui a commandité l'assassinat de la sénatrice Amidala, pour se venger de sa défaite pendant la bataille de NabooNote 3. Obi-Wan envoie donc un message enregistré à Anakin pour qu'il transmette au Conseil Jedi sur Coruscant ses récentes découvertes. Malheureusement, il se fait capturer par les séparatistes avant d'avoir fini son rapport2. Pendant ce temps, Anakin Skywalker et Padmé Amidala passent beaucoup de temps ensemble sur Naboo. Anakin révèle son amour profond pour la jeune sénatrice. Cependant, Padmé résiste, expliquant que leur amour est impossible, puisqu'en tant que Jedi, il n'a pas le droit de se marier. Anakin est irrité par cela et éprouve un conflit intérieur entre ses désirs pour elle et son devoir de Jedi. Tous les deux finissent quand même par sembrasser, incapables de résister à leur attirance mutuelle2. Anakin est également préoccupé car il ressent que Shmi, sa mère, est en grave danger. Il sarrange donc pour que Padmé l'accompagne jusquà Tatooine, sa planète natale. Sur place, il apprend de son ancien maître ferrailleur, Watto, que sa mère n'est plus une esclave, qu'elle s'est mariée et vit dans une nouvelle famille, les Lars. Mais il découvre également qu'elle a été enlevée un mois plus tôt par des Hommes des Sables. Anakin part alors à sa recherche et la trouve mourante, prisonnière dun campement d'Hommes des Sables. Incapable de la sauver, le Jedi ne peut que regarder sa mère mourir dans ses bras. Dans un accès de fureur, il massacre alors les Hommes des Sables sans épargner ni les femmes, ni les enfants2. Anakin ramène le corps de sa mère chez les Lars et avoue à Padmé qu'il est troublé par ce qu'il a fait : il est rongé par la culpabilité, mais considère également que ses actes étaient justifiés. Après l'enterrement de Shmi, Anakin reçoit le message d'Obi-Wan de Géonosis. Il le retransmet au conseil Jedi sur la planète Coruscant et apprend les découvertes de son maître ainsi que sa capture par les séparatistes. Alors que le conseil Jedi demande à Anakin de rester avec Padmé là où ils se trouvent, la sénatrice convainc le jeune Jedi d'aller sur la planète Géonosis afin de porter secours à son maître Obi-Wan Kenobi2. Sur Géonosis, le comte Dooku essaye de persuader Obi-Wan de rejoindre les Séparatistes, l'avertissant qu'un seigneur Sith, Dark Sidious, a un contrôle grandissant sur le Sénat galactique. Obi-Wan refuse de le croire, rétorquant que les Jedi lauraient su si cela avait été le cas. Devant ce refus, Dooku le condamne à mort2. Anakin et Padmé arrivent sur la planète, mais sont rapidement capturés et eux aussi condamnés à mort. Ils se retrouvent alors attachés avec Obi-Wan dans une arène où trois monstrueuses créatures sont lâchées sur eux, pour le plus grand plaisir des autochtones. Pendant leur lutte, Mace Windu arrive avec de nombreux Jedi et ils affrontent les droïdes des Séparatistes dans larène. Même si Windu réussit à tuer le chasseur de primes Jango Fett, la défaite face aux droïdes, en surnombre, semble imminente. Mais l'arrivée de Yoda à la tête de la nouvelle armée de clones de la République leur permet cependant de fuir l'arène2. Une grande bataille s'ensuit entre l'armée de clones et celle des droïdes séparatistes. Les droïdes tentent alors de repousser l'armée de clones de la République, sans succès. Au même moment, le comte Dooku essaye de s'échapper, mais Obi-Wan et Anakin le rattrapent dans son hangar secret, où ils entament un nouveau combat. Mais ils ne sont pas de taille face à la grande maîtrise de la Force et du sabre laser que possède Dooku : Obi-Wan est blessé et Anakin se fait trancher le bras droit. Le maître Jedi Yoda apparaît juste au moment où Dooku sapprête à les achever. Il défie alors Dooku qui fut autrefois l'un de ses apprentis. Dooku sous-estime le maître Jedi et le défie au sabre laser, mais il se rend vite compte qu'il ne fait pas le poids face au maître Jedi. Le comte tenta alors de tuer Anakin et Obi-Wan, mais grâce à la Force, Yoda parvient à sauver les deux Jedi. Le comte Dooku en profite alors pour s'échapper dans son vaisseau jusqu'à Coruscant. Il y retrouve son maître, Dark Sidious. Celui-ci est heureux que la guerre ait commencé, « comme il l'avait prévu »2. De retour à Coruscant, Obi-Wan informe le Conseil Jedi des révélations de Dooku, à savoir que Dark Sidious a pris le contrôle du Sénat. Yoda et Mace Windu conviennent alors qu'il faudra à l'avenir surveiller le Sénat de près. Rétabli et disposant d'une prothèse mécanique pour son bras droit, Anakin retourne sur Naboo où il se marie dans le plus grand secret avec Padmé2.

    L'Attaque des clones est l'occasion pour George Lucas de tourner un film entièrement en numérique. Lors du tournage de La Menace fantôme, il n'avait pu le faire que sur une seule scène car la technologie adaptée n'était pas encore au point. Les ingénieurs des sociétés Sony et Panavision ont travaillé avec les techniciens de Lucasfilm et d'ILM pour optimiser le déroulement du tournage du film. Ainsi, Sony développe la technologie vidéo haute définition en créant la caméra HDW-F90022, Panavision s'occupe de créer des objectifs spécifiques pour les caméras numériques et ILM conçoit le système d'enregistrement. Cette nouvelle technologie permet d'économiser à la production le coût du négatif, le développement, les transferts images et son et le télécinéma. Le tournage en numérique permet également d'incruster en direct la version provisoire des décors numériques. De plus, les techniciens des effets spéciaux peuvent désormais travailler sur des images du film tournées la veille23.

    La première mondiale du film se déroule le dimanche 12 mai 2002 lors du premier Festival du film de Tribeca à New York au profit de la Société d'aide à l'enfance, un organisme de bienfaisance soutenu par George Lucas42. Le film est ensuite projeté le jour de sa sortie mondiale hors compétition au Festival de Cannes43. Malgré les efforts de Lucas pour convaincre les propriétaires de cinémas d'acheter des projecteurs numériques pour la sortie du film, seuls quelques salles s'équipent effectivement44. LAttaque des clones est un succès commercial même sil natteint pas le niveau de La Menace fantôme, trois ans plus tôt. Il se hisse cependant à la troisième place annuelle en Amérique du Nord et à la quatrième place au niveau mondial. En Amérique du Nord, il est battu par Spider-Man et Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours. Au niveau mondial, il est également derrière Harry Potter et la Chambre des Secrets. Le film rapporte presque 649 400 000 $ au box-office mondial, dont 310 676 000 $ en Amérique du Nord52. En France avec 5 713 593 entrées, le film se classe en cinquième position du box-office de lannée 2002 derrière les trois films déjà cités ci-dessus et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre53.

    Le film reçoit un accueil plutôt favorable de la part des critiques de cinéma. Sur le site Rotten Tomatoes, il obtient le score de 67 % pour un total de deux cent dix-neuf critiques46. Il dispose d'une note plus basse, à 53 % basée sur trente-neuf avis, sur le site Metacritic47. En France, le film reçoit également des critiques globalement bonnes, notamment sur le site Allociné, avec une note de 3,5 étoiles sur 5 par la presse et de 3,9 sur 5 par les spectateurs48. Roger Ebert du Chicago Sun-Times, qui avait fait l'éloge de tous les autres films Star Wars a donné seulement deux étoiles sur quatre à L'Attaque des clones. Notant que « pour quelqu'un qui admire la fraîcheur et l'énergie des premiers films, j'ai été étonné, qu'à la fin de l'épisode II, je réalise que je n'ai pas entendu une seule ligne de dialogue mémorable ». À propos de la relation entre Anakin et Padmé, Ebert déclare qu'il « n'y a pas un mot romantique, ils n'échangent que des poncifs »49. Leonard Maltin qui lui aussi aimait les précédents Star Wars donne seulement deux étoiles sur quatre pour le nouveau film dans son livre 2002 Movie & Video Guide. Maltin trouve l'« histoire trop longue » et ajoute que « les personnages et dialogues idiots n'aident pas »50. En revanche dans Ciné Live, Philippe Paumier déclare que « Lucas reprend du poil de la bête en signant un épisode II dont la dextérité visuelle et l'intensité dramatique font enfin honneur à la trilogie originelle » et donne un 4/5 au film51.

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