Yahoo Web Search

  1. John V of Portugal - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/João_V_of_Portugal

    Dec 19, 2020 · Peter III of Portugal: 5 July 1717 – 25 May 1786 King of Portugal, jure uxoris, from 1777 until 1786. He was married to Queen Maria I of Portugal. He had seven children from this marriage. Infante Alexandre of Portugal: 24 September 1723 – 2 August 1728 He died at the age of 4, of smallpox. By Luísa Inês Antónia Machado Monteiro

    • 9 December 1706 – 31 July 1750
    • Peter II
  2. Pope Clement VII - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Pope_Clement_VII

    2 days ago · Pope Clement VII (Italian: Papa Clemente VII; Latin: Clemens VII) (26 May 1478 – 25 September 1534), born Giulio de' Medici, was head of the Catholic Church and ruler of the Papal States from 19 November 1523 to his death on 25 September 1534. “The most unfortunate of the popes,” Clement VII’s reign was marked by a rapid succession of ...

    • 23 September 1513, by Leo X
    • 25 September 1534
    • 19 November 1523
    • Paul III
  3. Giancarlo Giannini - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Giancarlo_Giannini

    2 days ago · Giancarlo Giannini (born 1 August 1942) is an Italian actor, voice actor, director and screenwriter. He won a Cannes Film Festival Award for Best Actor for his performance in Love and Anarchy (1973) and received an Academy Award for Best Actor nomination for his performance in Seven Beauties (1975).

  4. Mary of Modena - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Queen_Mary_of_Modena

    4 days ago · Mary of Modena (Italian: Maria Beatrice Eleonora Anna Margherita Isabella d'Este, or Maria di Modena; 5 October [O.S. 25 September] 1658 – 7 May [O.S. 26 April] 1718) was queen of England, Scotland, and Ireland as the second wife of James II and VII (1633–1701).

  5. Martin I.a Aragoikoa - Wikipedia, entziklopedia askea.

    eu.wikipedia.org/wiki/Martin_I.a_Aragoikoa

    Jan 06, 2021 · Biografia. Petri IV.a Aragoikoa eta Leonor Siziliakoa gurasoak zituen. Martin bere semeari esker Sardinia konkistatu zuen 1408an. Bere anaia Joan I.aren lekua hartu zuen Aragoiko eta Sardiniako aginpidean. Erresuma baketu zuen. Bere seme Martin Gaztea Siziliako erregea hil zenean, aitak hartu zuen koroa 1409an.

  6. Miguel Asín Palacios - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Miguel_Asín_Palacios

    5 days ago · Miguel Asín Palacios (July 5, 1871 – August 12, 1944) was a Spanish scholar of Islamic studies and the Arabic language, and a Roman Catholic priest.He is primarily known for suggesting Muslim sources for ideas and motifs present in Dante's Divine Comedy, which he discusses in his book La Escatología musulmana en la Divina Comedia (1919).

  7. August 13 - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/August_13

    2 days ago · 1964 – Peter Allen and Gwynne Evans are hanged for the murder of John Alan West becoming the last people executed in the United Kingdom. 1967 – Two young women became the first fatal victims of grizzly bear attacks in the 57-year history of Montana's Glacier National Park in separate incidents.

  8. Alexandre VI — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_VI
    • Introduction
    • Style
    • Famille
    • Éducation
    • Biographie
    • Contexte historique
    • Conséquences
    • Événements
    • Personnalité
    • Historiographie
    • Descendance
    • Controverse
    • Mort
    • Citation

    Rodrigo de Borja, né Roderic Llançol i de Borja le 1er janvier 1431 à Xàtiva (royaume de Valence, couronne d'Aragon), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut le 214e pape de lÉglise catholique sous le nom dAlexandre VI de 1492 à 1503.

    Il est connu pour ses mœurs dissolues. Son pontificat est marqué en 1493 par la bulle Inter cætera, qui partageait le Nouveau Monde entre l'Espagne et le Portugal.

    Issu d'une famille noble installée dans le royaume de Valence après avoir participé à sa Reconquista, Rodrigo de Borja est le neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borja). Il fut le père de six enfants reconnus (il en aurait eu sept1 ou huit de trois ou quatre maîtresses différentes). En 1470, alors qu'il a déjà été ordonné prêtre, Rodrigo Borgia fait la connaissance de Vannozza Cattanei, jeune patricienne romaine, qui lui donnera quatre enfants (Jean ou Juan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Joffre), tout en continuant de mener une vie conjugale avec ses époux successifs qui sont des obligés de Borgia. Il avait déjà eu un fils, Pedro Luis de Borja, légitimé par Sixte IV. Durant son pontificat, il engendre d'autres fils dont la ou les mères nous sont inconnues : Jean, né en 1498, qui deviendra duc de Camerino et de Nepi, et Rodrigue Borgia, né en 1502 ou 1503. Il entretient également une relation avec la jeune Giulia Farnèse (sœur du cardinal Alexandre Farnèse, le futur pape Paul III), mais il semblerait qu'aucun enfant ne soit né de leur union7.

    Le pape Calixte III le fait venir en Italie où il lui offre la meilleure éducation, dispensée par l'humaniste Gaspard de Vérone. Il obtient son doctorat en droit civil et canonique à Bologne2.

    Le 11 août 1492, il est élu pape à la majorité canonique des deux tiers des cardinaux réunis en conclave. Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes, la simonie demeurant une pratique commune jusqu'à la Contre-réforme tridentine. Il est couronné le 26 août de la même année. En tant que pape, il prend le nom d'Alexandre VI, alors qu'Alexandre V, pape de Pise, est aujourd'hui considéré comme un antipape, ce qui crée un hiatus dans la liste officielle des souverains pontifes.

    Avec la mort en 1492 de Laurent le Magnifique, le garant de la paix de Lodi disparaît et Jérôme Savonarole prophétise qu'un pape débauché va s'asseoir sur le trône de Pierre.

    Au lendemain de son élection, Alexandre VI doit faire face aux grands seigneurs romains qui tiennent la ville sous leur coupe. Ce qui reste des États pontificaux est mal défendu et attise les envies des voisins napolitains, florentins ou vénitiens. De surcroît demeure le risque d'une « descente » française, les Valois utilisant le prétexte de leurs droits sur Milan ou sur Naples. Il joue néanmoins pour partie la carte française, ce qui lui crée de nouveaux ennemis. Le 6 juin 1494, le traité de Tordesillas conclu entre les rois catholiques et Jean II de Portugal confirme, à l'exception de quelques modifications, la bulle Inter cætera qui divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne, les autres nations ayant été écartées. Cette décision ne sera pas sans conséquences lorsque éclatera la Réforme. Pour Alexandre VI, cet arbitrage doit affirmer l'autorité papale face aux puissances séculières. En 1495, pour lutter contre la présence française en Italie, il forme avec Milan, Venise, l'empereur Maximilien et les rois catholiques d'Espagne la ligue de Venise qui connaît une lourde défaite à la bataille de Fornoue, remportée par Charles VIII grâce à la supériorité de son artillerie4. Quoi qu'il en soit, le népotisme et les scandales n'en continuent pas moins au Saint-Siège, et ce malgré les remontrances du frère Jérôme Savonarole2. Sans scrupules, ni remords, Alexandre VI fait face : Savonarole est arrêté, torturé et exécuté le 23 mai 1498. Selon Jean Burckhart, témoin muet, mais indigné, la débauche du pape Alexandre et de sa progéniture atteint son paroxysme en cette nuit orgiaque du 31 octobre 1501. Les dépêches envoyées aux cours d'Europe par leurs ambassadeurs, et figurant dans de nombreuses archives diplomatiques, confirment l'incroyable témoignage du Père Burckhardt. On comprend dès lors pourquoi tant de récits faisant référence à des pactes avec le Diable ont pu circuler à la mort d'Alexandre VI12.

    Louis XII, roi de France, cherchant, après son accession au trône, à faire annuler son mariage afin d'épouser Anne de Bretagne, Alexandre VI consent à lui rendre ce service, en échange de quoi il obtient pour son fils César le duché de Valentinois.

    Aimant s'entourer d'œuvres d'art et d'objets précieux, Alexandre VI fut un mécène généreux ; il protégea les artistes (Pinturicchio, notamment, à qui il commande le célèbre décor des appartements Borgia, au Vatican) et montra de grandes capacités dans la remise en ordre de l'administration de l'Église. Homme d'Église sans vocation, Rodrigo Borgia est voué au célibat officiel, mais pas à la chasteté. Il ne cache d'ailleurs pas son attirance pour les femmes.

    Un des témoins les plus crédibles de la conduite du pape Alexandre Borgia est Johann Burchard (ou Jean Burckhardt), de Strasbourg. Ce prélat, maître des cérémonies de la cour pontificale, tint de 1483 à 1508 un journal très précis, jour par jour, parfois même heure par heure, de tous les événements qui se déroulèrent au Vatican6.

    Selon l'historien Ferdinand Gregorovius, il aurait également deux autres filles, nées de mères inconnues, Girolama de Borja et Isabelle8.

    En 1494, un parti de prélats à la tête duquel se trouve Giuliano Della Rovere, le futur pape Jules II, tente de faire déposer ce pontife qu'ils accusent, non sans raisons, de simonie et de corruption de toute sorte. Sa vie privée fait aussi scandale : Francesco Guicciardini rapporte un épisode au cours duquel un Borgia aurait attiré au château Saint-Ange le jeune et beau Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu'il viole et fait jeter dans le Tibre9. Mais il pourrait s'agir de César Borgia, qui tenait prisonniers les deux frères Manfredi. Alors que les explorateurs de l'Espagne et du Portugal se hâtaient dasservir les peuples autochtones quils rencontraient en Afrique et dans le Nouveau Monde15, certains papes se prononcèrent contre cette pratique. En 1435, le pape Eugène IV publia une condamnation de l'esclavage dans sa bulle Sicut Dudum par laquelle étaient frappés d'excommunication tous ceux qui se livraient à la traite des esclaves. Une forme de servitude était cependant permise, analogue aux obligations d'un serf envers son seigneur en Europe. À la suite de l'arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde, la monarchie espagnole demanda au pape Alexandre de confirmer quelle était bien propriétaire des terres nouvellement découvertes16. Les bulles publiées par le pape Alexandre VI : Eximiæ devotionis (en) (4 mai 1493), Inter Cætera (4 mai 1493) et Dudum siquidem (23 septembre 1493), accordèrent à l'Espagne, sur les terres nouvellement découvertes dans les Amériques, des droits semblables à ceux que le pape Nicolas V lui avait précédemment conférés par les bulles Romanus pontifex et Dum Diversas17. Morales Padron (1979) conclut que ces bulles donnaient le droit d'asservir les indigènes18. Minnich (2005) affirme que ce « commerce d'esclaves » était autorisé pour faciliter les conversions au christianisme19. D'autres historiens et des chercheurs du Vatican sont en désaccord total avec de telles accusations et affirment que jamais le pape Alexandre VI n'a donné son approbation à la pratique de l'esclavage20. Par la suite, d'autres papes, comme Benoît XIV dans Immensa Pastorum (1741) et Grégoire XVI dans In Supremo Apostolatus (1839), ont renouvelé la condamnation de l'esclavage.

    Plusieurs hypothèses entourent la mort du pape Alexandre VI. En effet, le 6 août 1503, il aurait dîné avec son fils César chez le cardinal Adriano di Castello. Tous deux furent pris par la fièvre. La première hypothèse accorde ce mal à la malaria, très présente à Rome à cette époque. L'autre hypothèse est que le pape aurait voulu se débarrasser de certains de ses ennemis. Il aurait lui-même empoisonné le vin et serait donc tombé dans son propre piège. Cependant, on peut se référer au témoignage de Johann Burchard, qui organisa un certain nombre de cérémonies de 1483 à sa mort en 1503. Les responsabilités de Burchard étaient de surveiller l'application du protocole et des procédures lors des cérémonies officielles. Il tint un journal détaillé de ses expériences et nous donne, en même temps, un aperçu du règne des Borgia. Il était présent lors de la mort d'Alexandre VI. Il témoigne : « Le samedi matin, le 12 août, le pape se sentit mal, et à 3 heures de l'après-midi il devint fiévreux. [] Tôt le 17 août, on lui donna des médicaments mais son état empira et à 6 heures le lendemain matin, il fit ses dernières confessions à Don Pietro Gamboa, l'évêque de Carinola, qui a ensuite célébré la messe en présence de Sa Sainteté. Après s'être communié, il donna au pape l'hostie et continua la messe. Le service était suivi par cinq autres évêques : Serra, Francesco Borgia, Giovanni Castelar, Casanova et Loris de Constantinople, à qui Sa Sainteté déclara qu'il était tombé malade. À la dernière heure, l'évêque de Carinola lui donna l'extrême-onction et il mourut en présence de l'évêque, des cardinaux et serviteurs qui étaient là. Son corps avait tellement enflé qu'on ne put le mettre dans le cercueil qu'on lui destinait. On le roula ainsi provisoirement dans un tapis, pendant que ses appartements furent livrés au pillage. »

    Alexandre VI laisse la chrétienté en proie à un grave malaise qui ira s'amplifiant avec les années. Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouva pas de véritable défenseur. Le nom de Borgia, notamment par la vie de son fils César, qui a inspiré Le prince de Machiavel, est devenu synonyme d'ambition et d'absence de scrupules13. Rome, sous le pape Alexandre VI, ne connaît « ni loi, ni divinité ; [mais] l'or, la violence et l'empire de Vénus »14.

  9. François Borgia — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/François_Borgia

    4 days ago · François de Borgia et de Trastamare, duc de Gandie, Grand d'Espagne (en espagnol : Francisco de Borja y Trastámara), né à Gandie, dans le royaume de Valence, le 28 octobre 1510, et mort à Rome le 30 septembre 1572, est un membre de la haute noblesse Espagnole.

  10. Annie Ernaux — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Ernaux
    • Parcours
    • Formation
    • Enseignement
    • Carrière professionnelle
    • Prix et récompenses
    • Politique
    • Citation
    • Polémique
    • Hommages
    • Style
    • Analyse
    • Langue
    • Critique
    • Controverses

    Annie Ernaux, née Duchesne le 1er septembre 1940 à Lillebonne (Seine-Maritime), est une femme de lettres française, professeur de lettres. Son œuvre littéraire, pour l'essentiel autobiographique, entretient des liens étroits avec la sociologie.

    Annie Duchesne1 passe son enfance et sa jeunesse à Yvetot en Normandie. Née dans un milieu social modeste, de parents dabord ouvriers, puis petits commerçants qui possédaient un café épicerie, Annie Ernaux fait ses études à luniversité de Rouen puis de Bordeaux. Elle devient successivement professeure certifiée, puis agrégée de lettres modernes (1971). Elle travaille un temps à un projet de thèse, inabouti, sur Marivaux2.

    Au début des années 1970, elle enseigne au lycée de Bonneville3, au collège dÉvire à Annecy-le-Vieux puis à Pontoise avant d'intégrer le Centre national d'enseignement à distance (CNED)4.

    En avril 2016, elle publie à nouveau un récit autobiographique, Mémoire de fille, dans lequel, près de soixante ans plus tard, elle se penche sur l'année de ses 18 ans, l'été 19587, lorsqu'elle a ses premières relations sexuelles pendant une colonie de vacances dans l'Orne expérience qui restera pour elle, comme elle l'écrit dans l'ouvrage, « la grande mémoire de la honte, plus minutieuse, plus intraitable que n'importe quelle autre. Cette mémoire qui est en somme le don spécial de la honte8. »

    En 2017, elle est lauréate du Prix Marguerite-Yourcenar, décerné par la Société civile des auteurs multimédia9, pour l'ensemble de son œuvre.

    À l'élection présidentielle de 2012, elle soutient le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, car « il reprend une parole, communiste mais pas seulement, quon nentendait plus »10.

    Le 30 novembre 2015, elle est parmi les signataires de l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »11,12. « Je me considère très peu comme un être singulier, au sens d'absolument singulier, mais comme une somme d'expérience, de déterminations aussi, sociales, historiques, sexuelles, de langages, et continuellement en dialogue avec le monde (passé et présent), le tout formant, oui, forcément, une subjectivité unique. Mais je me sers de ma subjectivité pour retrouver, dévoiler les mécanismes ou des phénomènes plus généraux, collectifs29. » Selon elle, cette démarche sociologisante permet d'élargir le « je » autobiographique traditionnel : « Le « Je » que j'utilise me semble une forme impersonnelle, à peine sexuée, quelquefois même plus une parole de « l'autre » qu'une parole de « moi » : une forme transpersonnelle en somme. Il ne constitue pas un moyen de m'autofictionner, mais de saisir, dans mon expérience, les signes d'une réalité30. »

    Le 26 mai 2016, elle fait partie des signataires d'une tribune contre la tentative du gouvernement de discréditer le mouvement contre la réforme du Code du travail par des poursuites judiciaires13. Le 19 juin 2017, elle co-signe dans Le Monde une tribune de soutien à Houria Bouteldja, auteur de Les Blancs, les juifs et nous (2016), porte-parole des Indigènes de la République, un groupe considéré par de nombreuses sources comme antisémite, homophobe, ou encore antiféministe14. La pétition déclenche à son tour des réactions indignées15,16,17, Jack Dion de Marianne la décrivant comme étant « ahurissant[e] dallégeance à une dame qui a exposé son racisme au vu et au su de tous18. » En mai 2018, Annie Ernaux est signataire d'une pétition en collaboration avec des personnalités issues du monde de la culture pour boycotter la saison culturelle croisée \\"France-Israël\\", qui selon l'objet de la pétition sert de «vitrine» à l'État d'Israël au détriment du peuple palestinien19. En décembre 2018, elle cosigne une tribune dans Libération en soutien au mouvement des gilets jaunes20.

    Par ailleurs, le prix Annie-Ernaux dont elle est la « marraine » porte son nom. À la mort du sociologue Pierre Bourdieu en 2002, Annie Ernaux signe un texte-hommage publié dans Le Monde31, dans lequel elle revient sur les liens ténus qui unissent son œuvre à la démarche sociologique, les textes de Bourdieu ayant été pour elle « synonymes de libération et de « raisons d'agir » dans le monde ». En 2013, elle participe à l'ouvrage collectif Pierre Bourdieu. L'insoumission en héritage, dans lequel elle écrit l'article « La Distinction, œuvre totale et révolutionnaire »32, sur l'essai du sociologue : La Distinction. Critique sociale du jugement, publié en 1979.

    Très tôt dans sa carrière littéraire, Annie Ernaux délaisse la fiction pour se concentrer sur le matériau autobiographique que constitue son enfance dans le café-épicerie parental dYvetot, en Normandie. Mêlant expérience historique et expérience individuelle, ses ouvrages dissèquent lascension sociale de ses parents (La Place, La Honte), son mariage (La Femme gelée), sa sexualité et ses relations amoureuses (Passion simple, Se perdre, L'Occupation), son environnement (Journal du dehors, La Vie extérieure), son avortement (L'Événement), la maladie d'Alzheimer de sa mère (« Je ne suis pas sortie de ma nuit »22), la mort de sa mère (Une femme) ou encore son cancer du sein (L'Usage de la photo, en collaboration avec Marc Marie). Annie Ernaux revendique une écriture neutre, « sans jugement, sans métaphore, sans comparaison romanesque », et évoque un style « objectif, qui ne valorise ni ne dévalorise les faits racontés », cherchant ainsi à « rester dans la ligne des faits historiques, du document23. »

    Pour Annie Ernaux, il n'existe « aucun objet poétique ou littéraire en soi », et l'écriture est motivée par un « désir de bouleverser les hiérarchies littéraires et sociales en écrivant de manière identique sur des objets considérés comme indignes de la littérature, par exemple les supermarchés, le RER, et sur d'autres, plus nobles, comme les mécanismes de la mémoire, la sensation du temps, etc., en les associant24 ». La dernière phrase de Les Années propose une synthèse de l'œuvre d'Ernaux, de ses ambitions, mais surtout de son style : « Sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais », sauver « toutes les images [qui] disparaîtront ». L'œuvre d'Annie Ernaux est très fortement marquée par une démarche sociologique26 qui tente de « retrouver la mémoire de la mémoire collective dans une mémoire individuelle27 ». En tentant d'échapper au « piège de l'individualité », l'œuvre d'Ernaux esquisse une redéfinition de l'autobiographie, selon laquelle « l'intime est encore et toujours du social, parce qu'un moi pur, où les autres, les lois, l'histoire, ne seraient pas présents est inconcevable28. »

    Elle déclare par ailleurs tenter d'écrire sur la langue du monde ouvrier et paysan normand qui a été le sien jusqu'à ses dix-huit ans : « Ce qui m'importe, c'est de retrouver les mots avec lesquels je me pensais et pensais le monde autour25 ».

    Dès lors, Annie Ernaux adopte une démarche objectivante empruntée au sociologue, et se considère avant tout comme la somme d'un vécu nourri de références et de caractéristiques collectives : Si Annie Ernaux bénéficie d'une réception critique favorable dans le milieu universitaire (comme en témoigne le grand nombre de thèses et d'études dont son œuvre est le sujet33), la presse littéraire, quant à elle, formule certaines critiques à son égard. Parfois jugée « misérabiliste » et « racoleuse », sa démarche littéraire pousserait l'auteur à « observer des gens sans ressources » et à « relever de leur catégorie au titre de RMIste du style et du vocabulaire »34. Son œuvre fait cependant l'objet d'éloges quasi unanimes depuis la publication des Années, en 2008, « ce grand et beau livre, éblouissant de maîtrise » selon Nathalie Crom35 dans Télérama, récompensé par plusieurs prix littéraires. Annie Ernaux est dès lors l'objet d'une « attention extraordinaire de la part des critiques littéraires et du lectorat », la publication des Années ayant entraîné une « acclamation générale »36. Pour Frédéric Beigbeder, Annie Ernaux est devenue un « écrivain officiel » qui serait « unanimement salué par une critique béate »37. Recensant également Mémoire de fille en 2016, Roland Jaccard déplore que l'écrivain ne soit pas parvenu à « se soustraire aux lieux communs qui lui auraient peut-être permis [...] dacquérir un certain style. »38.

    En septembre 2012, Annie Ernaux réagit à la publication de Langue fantôme suivi d'Éloge littéraire d'Anders Breivik de Richard Millet et publie dans Le Monde un texte intitulé « Le pamphlet fasciste de Richard Millet déshonore la littérature », signé par plus d'une centaine d'écrivains. Elle y dénonce notamment « des propos qui exsudent le mépris de lhumanité et font lapologie de la violence39. » Dans le journal Le Point, Patrick Besson ironise sur cette « liste exhaustive de dénonciateurs qui restera dans l'histoire des lettres françaises comme la liste Ernaux » qu'il qualifie par ailleurs d'« écrivain lamentable »40. Franck Spengler, dans un article intitulé « Jean-Marie Gustave Le Clézio et Annie Ernaux se déshonorent » pose la question : « Qui êtes-vous, Madame Ernaux, Monsieur Le Clézio pour définir ce qui est bon ou non d'écrire ? » et pour envoyer « au bûcher » Richard Millet41.

  11. People also search for