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  1. Uzbekistan - Wikipedia

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    1 day ago · Uzbekistan (UK: / ʊ z ˌ b ɛ k ɪ ˈ s t ɑː n, ʌ z-,-ˈ s t æ n /, US: / ʊ z ˈ b ɛ k ɪ s t æ n,-s t ɑː n /; Uzbek: Oʻzbekiston, pronounced [ozbekiˈstɒn]), officially the Republic of Uzbekistan (Uzbek: Oʻzbekiston Respublikasi), is a country in Central Asia.

  2. Richard Strauss - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/Richard_Strauss

    17 hours ago · Richard Georg Strauss (München, 11 juni 1864 — Garmisch-Partenkirchen, 8 september 1949) was een Duitse componist en dirigent.Hij is niet verwant met Johann Strauss en diens familie uit Wenen.

    • Richard Georg Strauss
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  3. Claude Debussy — Wikipédia

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    Une part importante de son œuvre est pour piano (la plus vaste de la musique française avec celle de Gabriel Fauré1) et utilise une palette sonore particulièrement riche et évocatrice. Cest, avant tout, lexposition universelle de 1889, et sa découverte de rythmes et dassociations de sonorités « exotiques », plus spécifiquement celles du gamelan javanais, qui lui font forte impression, et influent profondément sur ses compositions à venir : gamme, « couleurs » sonores, ruptures rythmiques. Plus encore que les romantiques, Debussy marque une rupture avec la forme classique, bien que la perfection formelle et le sens de lunité qui structurent ses compositions en fassent, dune certaine manière, un « classique ». Sa musique se distingue en effet par une architecture secrète, mais souveraine : inspirée parfois des musiques orientales, elle anticipe tantôt le jazz, tantôt la musique contemporaine, mais nexprime souvent que son propre mystère. Les thèmes sont épars, disséminés, les recherches harmoniques audacieuses, les nuances infinies et les rythmes complexes. Le discours musical debussyste donne globalement limpression dêtre à la fois logique et imprévisible et dobéir à une rationalité imparable, mais inconnue, à une « arithmétique occulte ». Ses œuvres sont de prime abord sensorielles, elles visent à éveiller chez lauditeur des sensations particulières en traduisant en musique des images et des impressions précises. Les titres évocateurs de ses pièces illustrent dailleurs assez bien cette ambition, même sils ne sont quindicatifs et ne constituent pas de « programme » : Des pas sur la neige, La Fille aux cheveux de lin, Ce qua vu le vent dOuest, La Cathédrale engloutie, etc. (Préludes). Il substitue de cette manière les couleurs aux notes (et préfigure ainsi ce kaléidoscope de timbres que la Seconde école de Vienne appellera klangfarbenmelodie) : il nest quà écouter Arturo Benedetti Michelangeli, Walter Gieseking ou Claudio Arrau pour accéder à cette synesthésie. Ainsi, même sil est difficile de le rattacher à un courant artistique, on le qualifie généralement d« impressionniste », étiquette quil na lui-même jamais revendiquée et qui est plutôt abandonnée aujourdhui. De caractère non conformiste et créateur iconoclaste, Debussy naura ainsi pas eu de réels devanciers ni de successeurs proclamés, mais il doit beaucoup à la musique de Wagner quil raillait constamment, et tout un pan de la musique du XXe siècle lui est à son tour redevable. Son innovation principale réside dans le refus du développement et de la forme-sonate de type A-B-A qui malgré les variations et les innovations que lui auront apportées entre autres Beethoven, Brahms et Bruckner, contraint le compositeur à avancer selon un schéma fixe et prédéfini (« Au secours ! Il va développer ! », est le cri dalarme parfois attribué au Debussy auditeur de concert). Mais, du même coup, Debussy affronte plus quaucun autre la liberté absolue du créateur fixant lui-même les règles de lœuvre quil invente. Cest en cela quil appartient indéniablement à ce XXe siècle qui commence avec lui plus quavec Wagner, dont le Tristan et Isolde était selon ses propres mots « un beau coucher de soleil que lon a pris pour une aurore ». Il est cependant remarquable que Debussy, fidèle comme Baudelaire « aux nuages qui passent, aux merveilleux nuages » (Nocturnes), nadopte jamais de formules figées ou de système de composition arbitraire, comme ce sera par ailleurs le cas dans le sérialisme de Schoenberg, tout en construisant des œuvres dune extraordinaire cohérence interne (Jeux, son œuvre la plus audacieuse est le point daboutissement de cette révolution formelle). Cette esthétique est si novatrice quelle suscite des controverses entre debussystes et anti-debussystes32.

    Achille-Claude Debussy naît dans la maison familiale au no 38, rue au Pain à Saint-Germain-en-Laye, le 22 août 1862n 1. Ses parents, Manuel-Achille, un ancien militaire, et Victorine Manoury, sont vendeurs de céramiques et de poteries (« marchands faïenciers »). Onze mois plus tard, le 23 juillet 1863, sa sœur Adèle vient au monde, également au 38, rue au Pain3. Claude Debussy est baptisé le 31 juillet 1864 en léglise Saint-Germain ; son parrain est le banquier Achille Arosa, sa marraine est Clémentine Debussy4, tante de Claude et maîtresse dArosa, qui signe le registre du nom dOctavie de la Ferronière afin de rendre sa liaison plus discrète5. Les Debussy quittent leur boutique de Saint-Germain-en-Laye vers la fin de 1864, faute de rentabilité. Ils passent un moment à Clichy chez la grand-mère maternelle dAchille-Claude, Edme Manoury4, avant de revenir sinstaller à Paris même, en septembre 1867, au 11, rue de Vintimille, où naît le troisième enfant de la famille, Emmanuel-Léon, le 19 septembre 18676. Le père Debussy travailla dabord comme courtier en ustensiles de ménage avant dentrer en 1868 à limprimerie Paul Dupont, ce qui lui permit de déménager à nouveau avec sa femme et ses enfants, cette fois au 69, rue Saint-Honoré. Au début de lannée 1870, Achille-Claude part avec sa mère enceinte, son frère et sa sœur chez Clémentine Debussy (sa tante paternelle et également sa marraine), à Cannes, où naît le quatrième enfant de la famille, Alfred Lucien, le 16 février 18707. Le père reste à Paris, où la guerre éclate en juillet. Limprimerie Dupont licencie son personnel le 15 novembre, et Manuel-Achille se retrouve sans emploi, avant daccepter un poste au service des vivres de la mairie du 1er arrondissement, un des futurs foyers de la Commune. En 1875, Debussy était, à treize ans, le plus jeune élève de la classe de Lavignac, qui se montrait satisfait, ayant cependant toujours quelques réserves sur les principes théoriques. En piano, Marmontel était, quant à lui, tout à fait enthousiaste au sujet de son élève. Lors de nouvelles épreuves, Debussy obtint cette fois la 2e médaille en solfège. En piano, il partagea les premiers accessits avec deux autres candidats, il ny eut pas de premier prix, mais deux seconds (lépreuve comptait en tout quatorze candidats et comportait notamment la première ballade de Chopin). Un critique de lArt musical, présent ce jour-là, écrivit sur Debussy quil était « un enfant de douze ans et virtuose de premier ordre dans lavenir. »13. Dailleurs, du point de vue de Satie, personne na jamais mieux joué Chopin que Debussy.

    Pendant ce temps, cest sans doute à Cannes que le jeune Achille-Claude pénètre pour la première fois dans lunivers musical. Sa tante Clémentine aurait décelé en lui des dispositions musicales, et lui aurait déniché son premier professeur de piano, un modeste violoniste italien de quarante-deux ans habitant Cannes, Jean Cerutti. Ce dernier naurait rien remarqué de particulier chez Achille-Claude. À Paris, linsurrection de la Commune éclate ; Manuel-Achille sengage dans la garde nationale, où, promu, après maintes péripéties, capitaine puis se retrouvant à la tête dun bataillon, il est arrêté, puis libéré deux jours plus tard, et emprisonné à nouveau, le 22 mai, par les troupes de Mac-Mahon. Il se trouve interné avec dautres communards dans le camp de Satory, et doit subir plusieurs interrogatoires suivis dun procès pour lequel son jugement par le Conseil de guerre est sans appel : quatre ans de prison. Après une année dincarcération, la peine est commuée en quatre ans de suspension des droits civiques et familiaux. Le reste de la famille, demeuré à Cannes pendant ces événements, rentre à Paris, où Victorine Debussy et ses quatre enfants louent un petit deux-pièces rue Pigalle8. Manuel-Achille rencontre dans les prisons communardes un autre prisonnier, Charles de Sivry, musicien autodidacte (il était notamment chef dorchestre), et beau-frère de Paul Verlaine. Les deux hommes se lient damitié et échangent leurs soucis. Manuel-Achille touche sans doute quelques mots à Sivry de son fils Achille-Claude et de ses facilités musicales, si bien que Sivry propose de confier le jeune Debussy à sa mère, Madame Antoinette-Flore Mauté de Fleurville. Cette dernière, qui avait alors quarante-huit ans, est une excellente pianiste, et aurait été, selon ses propres dires, une élève de Frédéric Chopin. Cette affirmation na cependant pas pu être prouvée. Toujours est-il quAchille-Claude devint lélève de Madame Mauté, mais lon ne sait si les cours débutèrent avant ou après la libération de Sivry du camp de Satory (Sivry fut libéré rapidement, bénéficiant dun non-lieu). Madame Mauté prenait ces leçons très à cœur, et elle fut convaincue des talents de Debussy, ce dernier progressant de manière significative. Debussy lui-même en gardera un bon souvenir, affirmant plus tard : « Ma vieille maîtresse de piano, petite femme grosse, qui ma précipité dans le Bach et qui en jouait comme jamais maintenant, y mettant de la vie. »9. La fille de Madame Mauté, Mathilde, est lépouse de Paul Verlaine avec qui elle sinstalle rue Nicolet, au côté des Mauté, non loin de la rue Pigalle où logent les Debussy. Après une année, les leçons de Madame Mauté furent dune telle qualité quAchille-Claude put envisager lentrée au Conservatoire de Paris, lui qui ne fréquentait aucune école (contrairement à ses frères et sœurs) et qui apprit à lire, à écrire et à compter avec sa mère. Madame Mauté lencourage dans cette voie et conseille à ses parents de lui faire tenter le concours dentrée. Pour cela, il lui faut une relation pouvant appuyer sa candidature. Le père, Manuel-Achille, parvient à joindre Félicien David, membre des comités dexamens de chant, dorgue et de déclamation lyrique. Ce dernier accepte, et envoie le billet suivant au secrétaire du Conservatoire, Charles Réty :

    « Cher Monsieur Réty, je vous adresse un enfant que son père désirerait faire entrer dans une classe de piano. Lenfant a un bon commencement. Voyez par vous-même, si vous pouvez ladmettre, vous me feriez plaisir. Bien à vous, Félicien David10. »

    Ainsi, Claude Debussy est admis au Conservatoire le 22 octobre 1872 ; sur les cent cinquante-sept candidats, seuls trente-trois avaient été retenus.

    Debussy a passé plus de dix ans au Conservatoire de Paris. Lors de son entrée, cela ne faisait quun an quAmbroise Thomas en était le directeur. Il fut inscrit dans la classe de piano dAntoine Marmontel, le 25 octobre 1872 et le 7 novembre de la même année dans la classe de solfège dAlbert Lavignac. Les premières compositions de Claude Debussy datent aussi probablement de lannée 1879, bien quil ny ait aucun manuscrit musical de sa main daté davant 1880. Même si comme tout musicien, il a sans doute esquissé quelques pièces au piano dès ses débuts musicaux. Mais les premières compositions abouties sont sûrement celles de 1879  cest la date quindique Paul Vidal dans ses souvenirs en parlant de mélodies que Debussy aurait composées notamment à partir de textes de Musset. La plupart sont perdues, mais certaines ont été retrouvées, comme Madrid. Toujours selon Vidal, il arrivait à Debussy de lui chanter ainsi quà dautres camarades ses mélodies, reçues avec enthousiasme. Entre-temps, Debussy avait quitté Chenonceaux, était rentré à Paris et entamait en 1880 sa septième année de Conservatoire. Les échecs de lannée précédente ne lavaient pas incité à sinscrire tout de suite dans la classe de composition. De ce fait il sest dirigé vers la classe daccompagnement au piano (créée un an auparavant) sous la tutelle dAuguste Bazille, organiste et ancien chef de chant à lOpéra-Comique. Cest dans cette classe que Debussy obtiendra le seul premier prix de ces 10 ans de conservatoire. Bazille disait de son élève : « Grande facilité, bon lecteur, très bons doigts (pourrait travailler davantage) ; bon harmoniste, un peu fantaisiste, beaucoup dinitiative et de verve ». Debussy par ailleurs continuait à étudier lharmonie chez Émile Durand et lors dune épreuve, la réalisation de la « basse donnée », le jury souligna une demi-douzaine de fautes de quintes ou doctaves. Son nom fut rayé de la classe et il ne fut même pas classé. Cependant, lartiste vit mal cet exil et ne parvient quavec peine à composer quatre pièces : lode symphonique Zuleima (daprès un texte dHeinrich Heine, sur un livret de Georges Boyer (1850-1931), la pièce orchestrale Printemps et la cantate La Damoiselle élue (1887-88, sur le poème The Blessed Damozel de Dante Gabriel Rossetti, traduit par G. Sarrazin). Ces œuvres envoyées au Conservatoire furent jugées, en particulier Zuleima, comme étant « bizarres, incompréhensibles et impossibles à exécuter ». Encore soumise à linfluence de César Franck, la quatrième pièce est une fantaisie pour piano et orchestre qui, par la suite, fut retirée de son catalogue par le compositeur. Au bout de deux ans, Debussy donne sa démission au Conservatoire et rentre en France. Il sinstalle dans le quartier de Saint-Lazare et commence une relation avec Gabrielle Dupont, quil aime à appeler « Gaby aux yeux verts ». Ils vivront ensemble pendant près de dix ans au 42 rue de Londres, Debussy choisissant la vie de bohème de 1884 à 18928. En février 1891 cependant, alors que la liaison avec Gaby suit son cours, le compositeur fait part dans une lettre à Robert Godet de la souffrance provoquée par une rupture. Certains ont proposé le nom de Camille Claudel, mais les principaux biographes avouent leur incapacité à nommer la personne dont Debussy écrit : « Ah ! je l'aimais vraiment bien, et avec d'autant plus d'ardeur triste que je sentais par des signes évidents que jamais, elle ne ferait certains pas qui engagent toute une âme et qu'elle se gardait inviolable à des enquêtes sur la solidité de son coeur ! » Vers 1887, Debussy fréquente les fameux mardis de Mallarmé et le salon de la famille de Léopold Stevens. En 1888, il se rend à Bayreuth où il assiste à plusieurs opéras de Richard Wagner : Die Meistersinger von Nürnberg (Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg), Tristan und Isolde, Parsifal. Si ces œuvres provoquent chez lui un sentiment mitigé, elles le marqueront à jamais. Arrive en 1890 la Suite bergamasque pour piano, son premier succès dû probablement à son inspiration verlainienne et à son influence fauréenne, suivi du quatuor à cordes, créé le 29 décembre 1893 à la Société nationale de musique par le Quatuor Ysaÿe, puis du Prélude à laprès-midi dun faune pour orchestre, paraphrase dun poème de Stéphane Mallarmé. La première à Paris, le 22 décembre 1894, fut mal exécutée et louvrage sattira les foudres dune majeure partie de la critique, tout en faisant bonne impression auprès de certains cercles artistiques présents. Cette composition remporta un franc succès dans toute lEurope. Debussy sattelle, dès 1894, à son unique opéra complet (sa première tentative, Rodrigue et Chimène, ne sera achevée quen 1993 par le compositeur russe Edison Denisov, et ses deux opéras en un acte daprès Edgar Allan Poe sont restés inachevés à ce jour). En gestation depuis déjà dix longues années, Pelléas et Mélisande, mélange de poésie (sur un livret de Maeterlinck) et de musique. Sa réputation sétant entre-temps considérablement accrue, il peut se permettre une grande première à lOpéra-Comique de Paris le 30 avril 1902. Ce fut dabord un échec désastreux, car la musique singulière, la prosodie et le rythme extrêmement lent de lopéra déconcertèrent le public et une partie de la critique. Heureusement, quelques représentations plus tard, ce fut un triomphe qui lui permit de ne plus se soucier de problèmes financiers pendant un temps, comme il en avait eu quelques années plus tôt à Montmartre.

    Tout le monde saccorde à dire que Debussy était un élève dissipé, arrivant souvent en retard, et subissant en cela le courroux de sa mère, très sévère sur ce pointn 2. Cela ne changea pas grand-chose. Debussy était aussi vu par ses professeurs comme un enfant intelligent et plutôt talentueux. À propos dune toccata de Bach jouée par Debussy en janvier 1873 chez Marmontel, Alphonse Duvernoy écrira : « Joli son. »11. À Marmontel dajouter un an plus tard dans un jugement densemble : « Charmant enfant, véritable tempérament dartiste ; deviendra un musicien distingué ; beaucoup d'avenir12. » En revanche, dans la classe de Lavignac, Debussy fut jugé très en retard sur la théorie. Il ne tarda cependant pas à saméliorer, si bien que Marmontel écrira en juin 1874 : « Très bien : lecture, dictée et théorie11. » Ces progrès, aussi bien en piano quen théorie, lamenèrent tout naturellement à concourir ; il obtint un 2e accessit de piano (après linterprétation du concerto no 2 en fa mineur de Chopin) et la 3e médaille de solfège. Ses parents étaient présents lors de la remise des prix, et furent très fiers de lui. Son père était sorti de prison depuis presque deux ans, et avait retrouvé un emploi comme auxiliaire aux écritures à la compagnie Fives-Lille, et toute la famille avait déménagé au 13, rue Clapeyron.

    À la suite de cette prestation remarquée, Debussy fut appelé à donner un concert à Chauny le 18 mars 1876, organisé par la Musique municipale. Les professeurs du conservatoire se montraient moins enthousiastes. Marmontel écrit dans une note du 22 juin 1876 : « Ne tient pas du tout ce que j'espérais ; étourdi, inexact, il pourrait faire beaucoup mieux. » Lavignac est plus complaisant (9 juin 1876) : « parfait pour la lecture et la dictée ; encore étourdi pour la théorie, bien quil la comprenne fort bien. » Comme un fait exprès, ses deux tendances se vérifièrent dans leurs épreuves respectives. En solfège, ce fut la consécration, Debussy obtint la première médaille avec deux autres candidats ; mais, en piano, aucune récompense. Il faut dire que lœuvre imposée naidait pas vraiment, lallegro op. 111 de Beethoven, quun critique de lArt musical commente « morceau très sévère et absolument dénué de toute espèce de charme ». Ceci explique pour certains que Debussy ait par la suite gardé ses distances avec les œuvres de Beethoven. Dans le jury, on peut noter la présence entre autres de Saint-Saëns et Massenet. En ce qui concerne la technique pianistique de Debussy, ses camarades lont toujours considérée comme peu académique. Comme le décrit Gabriel Pierné, un de ses camarades de classe : « il nous étonnait par son jeu bizarre. Maladresse naturelle ou timidité, je ne sais, mais il fonçait littéralement sur le clavier et forçait tous les effets. Il semblait pris de rage contre linstrument, le brusquant avec des gestes impulsifs, soufflant bruyamment en exécutant des traits difficiles. » Opinion contrastant avec celle de ses professeurs ; hormis le « joli son » (cité précédemment) accordé par Duversnoy, celui-ci ajoute : « jeu intelligent », en nuançant toutefois : « joue trop vite », « se presse trop »11. Néanmoins, Pierné reconnaît que « ces défauts allaient satténuer et il obtenait par moment des effets de douceur moelleuse étonnante ». Pour occulter cet échec, Marmontel lui trouva de nouveau une occupation déterminante ; en effet, une dame russe vint chercher au Conservatoire un pianiste pour faire de la musique durant lété, et Marmontel désigna Achille-Claude. La dame en question nétait autre que Nadejda von Meck, veuve richissime16 dans la cinquantaine et mère de cinq garçons et six filles. Grande voyageuse, elle avait connu les Rubinstein et Liszt, mais cest surtout son amitié épistolaire pour Tchaïkovski qui la rendit célèbre. Chaque été elle se fixait un lieu de résidence précis, et le 20 juillet 1880 cest en Suisse à Interlaken, dans les montagnes, que Debussy âgé de 17 ans, la rejoignit elle et ses enfants. Ils jouèrent beaucoup dœuvres de Tchaïkovski, dont des transcriptions pour quatre mains. Nadejda trouvait que Debussy avait une brillante technique, mais était un peu dépourvu de sensibilité.

    De manière générale, lannée 1876-1877 est une année beaucoup plus encourageante que la précédente sur le plan scolaire. Marmontel trouve que Debussy a renoncé à son « étourderie » et a repris « goût au travail ». Ce que Manuel et Victorine Debussy prennent comme un soulagement (ils sont encore sous le coup de la perte de leur dernier enfant, Eugène, né en 1873 et mort en 1877 dune méningite). Au concours de cette année, organisé à huis clos, on retrouve le premier mouvement de la sonate en sol mineur de Schumann, que vingt-et-un candidats furent tenus dexécuter. Debussy sen sort avec le second prix, ce qui est une réussite (il y eut deux seconds prix, et trois premiers, dont lun alla à José Jimenez, un natif de Trinidad). Durant lannée 1877-1878, Debussy, qui a seize ans, fait son entrée dans la classe dharmonie dÉmile Durand (le 27 novembre 1877 précisément). Pour appuyer cette hypothèse, on pourrait citer une note de François Lesure dans sa biographie sur Claude Debussy : « Sur une petite feuille que je possède, Debussy a noté, sans doute à lépoque où il fut nommé au Conseil supérieur du Conservatoire : « réduire les études dharmonie à une année ». Néanmoins il avait des rapports très corrects avec Émile Durand, et tous deux sappréciaient mutuellement. Ainsi il arrivait parfois à Durand de retenir Achille-Claude après la classe et de jeter un œil sur le papier réglé de lélève. Il y apportait des rectifications, émettait des critiques avant dajouter un sourire énigmatique aux lèvres : « Évidemment, tout cela nest guère orthodoxe, mais cest bien ingénieux »15. Debussy ne reçut cependant aucune récompense en harmonie durant sa première année dans cette classe. Ce qui apparaît logique au vu des témoignages de ces camarades. Ainsi Paul Vidal déclara : « Au lieu de trouver les réalisations harmoniques attendues du professeur, il dépassait toujours le but, inventait des solutions ingénieuses, élégantes, charmantes, mais nullement scolaires, et Émile Durand, qui était un bon professeur, mais dépourvu de souplesse, lui en faisait âprement le reproche », ce qui coïncide avec les souvenirs de Raymond Bonheur : « Quil sagisse dun chant ou dune basse donnée, il était rare quil nen apportât une réalisation ingénieuse et nen relevât lordinaire banalité dune harmonie subtile et inattendue ». Au traditionnel concours de piano annuel, avec au programme lallegro de la sonate op. 39 de Weber, Debussy fit vache maigre et repartit sans aucun prix. Cette désillusion annonce lannée 1878-1879 suivante comme étant la pire de ses années passées au Conservatoire, bien que ses notes chez Marmontel fussent positives. Ces Préludes, « avant-propos éternel dun propos qui jamais n'adviendra » (Vladimir Jankélévitch)28, illustrent plutôt une conception nouvelle du temps et de lespace musical, qui transcende les catégories esthétiques connues jusqualors, et saffranchit précocement aussi bien du post-romantisme que dun impressionnisme strictement décoratif. Alberto Savinio moquera Debussy « et son oreille molle danimal marin », mais cest bien une construction forte et précise qui informe les œuvres de ce compositeur, dont la pensée musicale intempestive constitue, pour reprendre une formule de Friedrich Nietzsche, « un événement européen ». La mobilité et limprévisibilité permanentes du discours musical sont des caractéristiques essentielles de lesthétique debussyste, et non le signe dun quelconque vice de forme : « à la limite tout est transition », écrit à ce propos Harry Halbreich29. On pourrait dès lors rattacher cette révolution artistique à une énergie spirituelle nouvelle : une fragmentation, une dissolution et une dispersion des données de la conscience, toutes choses qui nous dirigeraient vers lidée bergsonienne dune hétérogénéité du temps à lespace, dont lœuvre de Proust est, en littérature, lexemple le plus frappant (Richard Wagner faisait déjà dire à Parsifal : « Ici, le temps devient espace »30). Sans aller jusquà établir des parallèles historiques (la modernité et sa marche accélérée), ou scientifiques (la physique quantique et sa liquidation de la temporalité linéaire), il est certain que les forces dapesanteur et de déracinement qui singularisent la musique de Debussy, et quon pourrait croire produites par une évaporation et une relativisation des structures architectoniques de la partition, sont en réalité partie intégrante de léconomie générale de son œuvre, et contribuent à lexpression dune vision du monde dont la portée est dune profondeur incommensurable à la seule analyse esthétique. Si bien que la musique de Debussy est tout sauf atmosphérique, et porte en elle une force dexpression et une forme de beauté radicalement neuves et singulièrement puissantes. Comme Nietzsche disait que « les Grecs étaient superficiels par profondeur »31, lœuvre de Debussy est légère par gravité : on peut la taxer dimpressionniste, de symboliste, de fauviste ou de pointilliste, pourvu quon nentende pas par là une configuration arbitraire des formes, mais une voie daccès à lêtre même des choses et comme la possibilité douverture dune porte étroite sur la vérité du monde. Le style, disait aussi Marcel Proust, est affaire non de technique, mais de vision.

    Lharmonie enseignée au Conservatoire était une discipline que Debussy trouvait pratiquement sans intérêt. Il la considérait comme futile et ny attachait pas beaucoup de crédit. Comme il le rapporte lui-même plus tard : « Je vous assure que dans la classe dharmonie, je ne faisais pas grand-chose » ; ou encore : « Létude de lharmonie telle quon la pratique à lécole est bien la façon la plus solennellement ridicule dassembler les sons. Elle a, de plus, le grave défaut dunifier lécriture à un tel point que tous les musiciens, à quelques exceptions près, harmonisent de la même manière14. »

    La plupart de ses camarades le devançaient, étant plus appliqués et rigoureux dans le travail et récoltant de nombreux prix. Il nen eut aucun cette année-là, même au concours de piano, où pourtant il interpréta Chopin (Allegro de concert, op. 46), compositeur lui seyant normalement parfaitement. Latmosphère familiale devint tendue. Heureusement Marmontel sut lui trouver une distraction qui tombait à point nommé. Il lenvoya au château de Chenonceaux chez Marguerite Wilson, riche châtelaine dorigine écossaise qui avait pour habitude de recevoir des pianistes afin danimer ses soirées. Cétait une blonde excentrique, grande admiratrice (jusquau fanatisme paraît-il) de Wagner. Elle tenait aussi en haute estime Gustave Flaubert (quelle avait dailleurs invité lété précédant la venue de Debussy) et la peinture italienne. On imagine limpression laissée au Debussy de dix-huit ans par ce gigantesque château, lui qui débarquait de son deux pièces familial. Il semble quil ait surtout eu à jouer de la musique de chambre. Mais il a surtout dû simprégner de musique wagnérienne par lentremise de la maîtresse de maison, et son premier contact concret et enthousiaste avec le compositeur de Bayreuth date probablement de cette époque (bien quil en ait tout naturellement eu vent, ne serait-ce quau Conservatoire).

    À son retour, il finit par sinscrire dans une classe de composition. La logique aurait voulu quil aille vers celle de Massenet, qui avait très bonne réputation. Dautant que Debussy avait déclaré à Nadejda von Meck quil était déjà lélève de Massenet. Mais il est orienté vers celle dErnest Guiraud, fraîchement nommé. La classe de ce dernier ne compte que trois élèves, Debussy compris. Cest aussi en cette année 1880-1881 que Debussy entra dans la classe dorgue de César Franck, apparemment en tant quélève libre, classe quil ne fréquentera que quelques mois. Il débuta également comme professeur particulier en donnant des leçons à un élève de 10 ans quAlbert Lavignac (professeur de solfège) lui confia, Georges Cuignache. Ayant besoin de revenus plus stables, il se fit embaucher comme accompagnateur pour le cours de chant de Marie Moreau-Sainti, poste quil occupera pendant 4 ans tous les mardis et vendredis à 15 heures (rue Taitbout, puis rue Royale à lÉcole internationale de musique). Les cours de Mme Moreau-Sainti sont surtout fréquentés par des femmes du monde, et cest là-bas que Debussy rencontra une femme mariée de 32 ans, mère de deux enfants, Marie Vasnier. À 19 ans, Debussy séprit de cette femme et lui écrivit beaucoup de mélodies, sur des poèmes de Théophile Gautier, Leconte de Lisle et Théodore de Banville. Autant de mélodies qui sont surtout des preuves damour. Sur une des partitions, on peut trouver cette dédicace : « À Mme Vanier, ces mélodies, conçues en quelque sorte par votre souvenir, ne peuvent que vous appartenir, comme vous appartient lauteur ». Cet amour naissant ne lui enleva pas pour autant lenvie de passer un été loin de Paris. Confiant son élève Cuignache à lun de ses camarades, et les cours de chants étant en congé, il écrivit à Nadejda Von Meck pour de nouveau passer un séjour avec elle et sa famille. Celle-ci ne refusa pas et cest ainsi que cette fois Debussy les rejoignit directement à Moscou. Ce fut loccasion pour lui de découvrir la Russie pour la première fois. Il y passa deux mois avant de se rendre avec les von Meck à Florence en passant par Vienne, Rome, Trieste et Venise, en voyageant notamment dans des wagons-salons de luxe.

    Il rentra à Paris dans les premiers jours de décembre 1881 et passa plus de temps chez les Vasnier quau Conservatoire. Quand la mère de Debussy apprit que celui-ci avait jeté son dévolu sur une femme mariée, elle fut consternée. La plupart de ses camarades étaient déjà au courant, et furent pour le moins admiratifs de laudace de leur ami. Du reste, pour se faire pardonner son retour tardif, Debussy dédia son ouverture Diane pour piano à quatre mains à son professeur Émile Durand. Au même moment il accompagna au piano Marie Vasnier (Debussy, lui, lécrivait « Vanier » sans « s » dans ses dédicaces) lors de nombreux concerts publics, et publia sa première œuvre Nuit détoiles (composée depuis deux ans déjà et dédiée à Mme Moreau-Sainti) chez Émile Bulla, petit éditeur catalan et relation de son père, à qui il vendit la partition pour 50 francs. Les années de 1880 à 1882 ont été des années décisives pour Debussy. Malgré ses relatifs échecs scolaires, ses nombreux voyages avec les von Meck lont rempli dexpériences et dassurance. De plus, il composait à ce moment avec facilité et nourrissait de sérieux espoirs de réussite. Preuve de cette confiance en lui, il imprima des cartes de visite à son nom « A. de Bussy ».

    Et pourtant, durant les préparations de la représentation, des incidents se produisirent qui auraient pu en faire un échec cuisant ; Debussy avait reçu lautorisation de Maeterlinck dutiliser son livret à la seule condition que sa compagne, Georgette Leblanc (sœur de Maurice Leblanc, lauteur des aventures dArsène Lupin), chante le rôle de Mélisande. Mais lOpéra-comique et le compositeur accordèrent le rôle à Mary Garden, une jeune soprano américano-écossaise. Debussy ne pouvait sy tromper : dotée d'un visage préraphaélite[non neutre], Mary Garden était incontestablement linterprète idéale, au sens premier du mot, de lhéroïne de Maeterlinck. Il nest pas jusquà sa pointe daccent anglais qui ne contribuât à lui donner dans ce rôle, selon un critique du temps, réellement « lair dun oiseau qui nétait pas dici », selon les mots mêmes du livret. Malheureusement, le librettiste prit très mal léviction de Georgette Leblanc et faillit même, selon plusieurs témoignages, provoquer Debussy en duel. Et le 14 avril 1902, à la veille de la première, Maeterlinck, confiait dans une entrevue au Figaro : « Le Pelléas en question est une œuvre qui mest devenue étrangère, presque ennemie ; et, dépouillé ainsi de tout contrôle sur mon œuvre, jen suis réduit à souhaiter que sa chute soit prompte et retentissante » Octave Mirbeau, qui avait lancé Maeterlinck en 1890, eut le plus grand mal à calmer sa colère et dut, très diplomatiquement, partager son admiration entre le poète et le compositeur. Il sensuivit également des tentatives de sabotage, telle la dégradation de parties orchestrales sur les partitions durant les répétitions, rendant impossible lidentification des bémols ou des dièses8.

    Quatre ans plus tard, il rencontre Emma Bardac, épouse dun banquier, qui avait été la maîtresse de Gabriel Fauré et avec qui il entame une nouvelle relation, délaissant alors son épouse. Cette rupture pousse cette dernière à une tentative de suicide, dune balle dans la poitrine, à laquelle elle survit. Laffaire fait scandale, Debussy est fermement critiqué pour son attitude dans cette histoire, même par des amis proches. Cependant, il obtient le divorce et se marie avec Emma le 20 janvier 1908.

    Dans son Journal littéraire à la date du 24 juin 1908, Paul Léautaud avance que La femme nue, pièce d'Henry Bataille créée le 27 février 1908 au théâtre de la Renaissance, serait inspirée de cette affaire21. Seules les initiales sont indiquées.

    Le 30 octobre 1905, Emma et Claude Debussy ont une fille, Claude-Emma Debussy, surnommée Chouchou, à qui il dédie sa suite pour piano Childrens Corner, composée entre 1906 et 1908. Lalbum que Claude Debussy lui consacre porte cette dédicace : « À ma très chère Chouchou avec les tendres excuses de son père pour ce qui va suivre ». Après la mort de Debussy, le pianiste Alfred Cortot jouera ces morceaux en sa présence. Elle aurait alors déclaré : « Papa écoutait davantage ».

    Lié à Louis Laloy, il compose en 1907, chez lui à Rahon (Jura), et lui dédie, la deuxième Image pour piano, Les Cloches à travers les feuilles, œuvre inspirée par celles du clocher du village23,24, alors que Laloy lui écrit lOde à la France.

    Vers 1910, la Faculté de médecine diagnostique à Debussy un cancer du rectum. Sa santé se détériore rapidement et ses souffrances sont de plus en plus difficiles à supporter, surtout la dernière année de sa vie. Il ne sort alors plus que très rarement et achève ses dernières œuvres. Pourtant, il accepte enfin de se rendre en Russie avant de mourir. Il fait une tournée en novembre 1913 à Saint-Pétersbourg. Comme beaucoup de musiciens et de personnalités de lépoque, il descend à lhôtel Europe, au coin de la perspective Nevsky et en face de lAssemblée de la Noblesse, où se tiennent ses concerts26. La mauvaise santé du compositeur rend ce voyage éprouvant. Il est fatigué par les répétitions ; aux concerts il lui arrive de pleurer à lentracte27. Ses représentations sont couronnées de succès, toute la société mélomane de la capitale lui rend hommage. Il est invité à une soirée dhommage par la revue Apollon, où Serge Prokofiev se met au piano pour Debussy qui le remercie. Il rencontre aussi pendant ce voyage son amour dantan, la fille des von Meck, Sonia, devenue princesse Galitzine. « Il me semble que nous avons bien changé », lui dit-elle, « Oh non, Madame, nous navons pas changé, cest le temps qui a changé. Nous sommes restés comme avant », lui répond-il27.

    Claude Debussy meurt le 25 mars 1918 au 24 square du Bois de Boulogne. Dabord inhumé au cimetière du Père-Lachaise, sans discours et sous les tirs dobus des Pariser Kanonenn 3, Claude Debussy repose désormais au cimetière de Passy, dans le 16e arrondissement. Chouchou meurt de la diphtérie le 14 juillet 1919, elle est enterrée dans la tombe de son père, à Passy, sans que le monument porte de signe distinctif. Emma, morte en 1934, est enterrée à leurs côtés.

  4. 1994 - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/1994

    17 hours ago · 6 april: eerste uitvoering van Sonate voor twee piano's in een deel van William Bolcom; 12 juli: eerste uitvoering van Muziek voor twee piano's van Magnus Lindberg) 4 augustus: eerste uitvoering van Symfonie nr. 8 van Kalevi Aho; 2 september: eerste uitvoering van Symfonie nr. 9 van Kalevi Aho met in hetzelfde concert een uitvoering van ...

  5. Torino - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Torino

    17 hours ago · Torino sorge nella pianura delimitata dai fiumi Stura di Lanzo, Sangone e Po (quest'ultimo attraversa la città da sud verso nord), di fronte allo sbocco di alcune vallate alpine: Val di Susa, che collega la città con la vicina Francia attraverso il traforo del Frejus, Valli di Lanzo, Val Sangone.

  6. Ray Charles — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Charles

    1 day ago · Ray Charles Robinson est né le 23 septembre 1930, en pleine période de la Grande Dépression économique et de ségrégation raciale.Il est le fils aîné de Bailey Robinson, mécanicien travaillant sur les voies ferrées, et d'Aretha (ou Reatha) Williams, métayère qui travaille dans les champs [1].

  7. ハリー・ポッター (架空の人物) - Wikipedia

    ja.wikipedia.org/wiki/ハリー・ポッター...

    1 day ago · ハリー・ポッター Harry Potter 『ハリー・ポッター』シリーズのキャラクター ハリー・ポッターを演じるダニエル・ラドクリフ(2009年、 フレッシュウォーター・ウェスト (英語版) にて映画『ハリー・ポッターと死の秘宝 PART1』の撮影中)

  8. 1932 - Wikipedia, la enciclopedia libre

    es.wikipedia.org/wiki/1932

    1 day ago · 27 de junio: en Londres, el compositor y pianista soviético Serguéi Prokófiev graba su Concierto para piano n.º 3 con la Orquesta Sinfónica de Londres, dirigida por Piero Coppola. Es la única grabación de una de las obras mayores de Prokofiev ejecutada al piano por el propio compositor.

  9. 1966 - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/1966

    1 day ago · Bioscoopjournaal uit 1966. De nieuwbouw van de Vrije Universiteit in Amsterdam Buitenveldert.Met het Academisch Ziekenhuis der Vrije Universiteit met oa de kraamafdeling, laboratoria van de medische faculteit, de bibliotheek, het gebouw van de faculteiten wiskunde, natuurkunde en sterrenkunde, het cyclotrongebouw voor proeven met atoomkernen, collegezalen en de studentenflats Uilenstede in ...

  10. 28 de noviembre - Wikipedia, la enciclopedia libre

    es.wikipedia.org/wiki/28_de_noviembre

    1 day ago · 1811: en la sala de conciertos Gewandhaus, en Leipzig (Alemania) se estrena el Concierto para piano n.º 5 en mi bemol mayor, Op. 73, de Ludwig van Beethoven. 1814: en España, el rey Fernando VII crea la Orden de San Hermenegildo. 1814: en Londres, el periódico The Times se convierte en el primero del mundo en imprimirse con una máquina de ...

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