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  1. Roman Polanski sexual abuse case - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Roman_Polanski_sexual...

    Jan 10, 2021 · On 7 July 2009, Polanski's attorneys filed a petition for a writ of mandate (the California equivalent of a writ of mandamus) with the Second Appellate District of the California Court of Appeal in order to seek review of Judge Espinoza's decision on an expedited basis.

    • Guilty of unlawful sexual intercourse with a minor.
    • Natalie Portman regrets Polanski petition
      dailymotion.com
    • Natalie Portman Says She Regrets Signing A Petition In Support Of Roman Polanski
      nbc.com
    • Polanski's US Extradition 'May Take Years'
      youtube.com
    • Natalie Portman 'Regrets’ Signing Polanski Petition
      dailymotion.com
  2. People also ask

    What is the story of Roman Polanski?

    What was the penalty for Roman Polanski?

    How old was Roman Polanski when he raped the girl?

    What crimes did Roman Polanski commit?

  3. Read The Original Harrowing Testimony Of Roman Polanski Rape ...

    radaronline.com/exclusives/2009/09/harrowing...

    Jan 05, 2021 · Long before Samantha Geimer publicly identified herself as the 13-year-old girl raped by Roman Polanski and said she thought his conviction ... figures from signing a petition for Polanski’s ...

  4. Roman Polanski - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Roman_Polanski

    2 days ago · Polanski escaped the Kraków Ghetto in 1943 and survived with the help of some Polish Roman Catholics, including a woman who had promised Polanski's father that she would shelter the boy. [17] : 21 Polanski attended church, learned to recite Catholic prayers by heart, and behaved outwardly as a Roman Catholic, although he was never baptized.

    • Film director, producer, writer, actor
    • Raymond Thierry Liebling, 18 August 1933 (age 87), Paris, French Third Republic
  5. Harrison Ford - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Mary_marquardt

    3 days ago · In 2009, Ford signed a petition calling for the release of film director Roman Polanski, who had been arrested in Switzerland in relation to his 1977 charge for drugging and raping a 13-year-old girl.

    • Actor, pilot, environmental activist
    • July 13, 1942 (age 78), Chicago, Illinois, U.S.
  6. The Tenant - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Le_Locataire

    The Tenant (French: Le locataire) is a 1976 French psychological horror film directed by Roman Polanski, starring Polanski, Isabelle Adjani, Melvyn Douglas, and Shelley Winters. It is based upon the 1964 novel Le locataire chimérique by Roland Topor and is the last film in Polanski's "Apartment Trilogy", following Repulsion and Rosemary's Baby.

  7. Jan 11, 2021 · Roman Polanski is a loyal friend, important to me, a distinguished director, important to the motion picture industry, and a brave and brilliant man, important to all people.” This statement by Mia Farrow appears in the probation report of Roman Polanski, written after the director had been charged with statutory rape of a 13-year-old girl ...

  8. Search | Media Matters for America

    www.mediamatters.org/search

    3 days ago · “Stop the Steal” organizer Ali Alexander’s pre-January 6 calls for violence: “We've got to punch the left in the nose.” “You must fight. …

  9. Affaire Roman Polanski — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Roman_Polanski
    • Synopsis
    • Commentaires
    • Production
    • Résumé
    • Controverse
    • Conséquences
    • Polémique
    • Reconnaissance

    L'affaire Polanski est une affaire judiciaire impliquant le réalisateur franco-polonais, Roman Polanski, arrêté et inculpé à Los Angeles en mars 1977 dans une affaire d'abus sexuel sur mineur contre Samantha Geimer, une jeune fille alors âgée de treize ans. La justice retient six chefs d'accusation contre lui : viol sur mineur, sodomie, fourniture d'une substance prohibée à une mineure, actes licencieux et débauche, relations sexuelles illicites et perversion. En échange de l'abandon des autres charges, Roman Polanski plaide coupable pour rapports sexuels illégaux avec une mineure. Il est condamné à une peine de quatre-vingt-dix jours de prison puis est libéré pour conduite exemplaire après en avoir effectué quarante-deux. L'évaluation psychiatrique est favorable mais le juge, sensible aux critiques de la presse et du public, revient sur sa décision décision contestée aussi bien par la défense que par l'accusation, et souhaite à nouveau condamner Polanski. Ce dernier fuit les États-Unis et s'installe en France, pays refusant l'extradition de ses citoyens et dont il possède la nationalité puisqu'il y est né. Au début de l'année 1977, Roman Polanski, alors âgé de quarante-quatre ans, est engagé par l'édition française du magazine Vogue pour réaliser un reportage photographique sur les jeunes filles européennes et américainesL1 1,1. Par l'intermédiaire d'un ami commun, il rencontre Jane Gailey, une aspirante actrice, et sa fille Samantha, une jeune adolescente de treize ans, à qui il propose d'être l'un de ses modèlesL1 2,L3 1. Cette dernière donne son accord, avec l'approbation de sa mère, voyant dans ce projet l'opportunité de réaliser son rêve de devenir une « vedette de cinéma »2. Selon Geimer, Polanski lui avait promis qu'il pourrait faire de son rêve d'adolescente de devenir mannequin et actrice une réalité3.

    Selon Roger Gunson, le procureur chargé de l'affaire au moment des faits, la temps passé par Roman Polanski en prison correspondait à la totalité de la peine qu'il devait et a exécuté. Sa victime, Samantha Geimer, lui a publiquement pardonné et a demandé à plusieurs reprises l'arrêt des poursuites. La justice américaine a cependant toujours refusé de clôturer l'affaire si le réalisateur ne revenait pas sur le sol américain. En 2009, Roman Polanski est arrêté à Zurich, dans le cadre d'un traité dentraide judiciaire pénale entre la Suisse et les États-Unis, et incarcéré pendant deux mois avant d'être assigné à résidence à Gstaad. En 2010, la Suisse refuse l'extradition du réalisateur. En 2015, la Pologne refuse à son tour une demande d'extradition des États-Unis. Le réalisateur est, en raison des poursuites engagées par la justice américaine contre lui depuis 1977, toujours considéré par Interpol comme fugitif, et ne peut circuler librement que dans trois pays : la France, la Pologne et la Suisse. En 1993, Polanski s'engage à verser une indemnité de cinq cent mille dollars à Samantha Gailey, devenue épouse Geimer, à la suite d'un procès civil. Le réalisateur ne tient pas cet engagement dans le délai convenu et la somme qu'il a finalement versée demeure inconnue1. En 1997, Samantha Geimer dévoile publiquement lui avoir pardonné13. Lors de son arrestation en 1977, Roman Polanski est stupéfait d'apprendre qu'il est accusé de viol. Pour lui, son rapport sexuel avec Samantha Geimer était consentant56. Dans son autobiographie Roman par Polanski publiée en 1984, il explique avoir sentis « une certaine tension érotique s'installer » entre lui et l'adolescente, puis ajoute : « L'expérience de Samantha, son absence d'inhibitions ne faisaient aucun doute. Elle s'étendit, offerte, et je la pénétrai. Elle ne demeura pas sans réaction. Toutefois, quand je lui demandai doucement si cela lui plaisait, elle recourut à son expression favorite, « Ça peut aller » ». Dans une interview controversée avec le romancier Martin Amis datant de 1979, Roman Polanski parle de sa condamnation en ces termes : « Si j'avais tué quelqu'un, ça n'aurait pas suscité un tel attrait auprès de la presse, vous voyez ? Mais... putain, tu vois, les jeunes filles. Les juges veulent baiser les jeunes filles. Les jurys veulent baiser les jeunes filles. Tout le monde veut baiser les jeunes filles ! 57,58 » À la journaliste Diane Sawyer, Roman Polanski explique dans un entretien effectué en 1994 : « À cette époque, il m'a été très difficile de me persuader que c'était mal. Je pensais que personne n'en avait souffert. Plus tard j'ai réalisé que ce n'était pas bien de faire ça mais il n'y avait aucune préméditation, c'est juste arrivé comme ça... »59. Cependant, en 2009, Roman Polanski envoie une lettre à Geimer dans laquelle il assume l'entière responsabilité de l'affaire et écrit : « J'aimerais que vous sachiez à quel point je suis désolé d'avoir tant bouleversé votre existence »60. Il réitère ses excuses dans le documentaire Roman Polanski: A Film Memoir tourné en 2011 où il parle de Samantha Geimer comme d'une « double victime : ma victime, et une victime de la presse »61.

    Une première séance photo a lieu le 20 février 1977 près du domicile de l'adolescente à Woodland Hills, sur les hauteurs de Los Angeles1. Au cours de cette séance, Polanski photographie Samantha seins nus. Ce quelle ne raconte pas à sa mère sans pouvoir expliquer pourquoi2. Satisfait par les clichés, Polanski propose une deuxième séance, ce que Samantha, qui voit en lui son « passeport pour la célébrité », et sa mère acceptentL3 2. Le 10 mars 1977, le réalisateur la conduit jusqu'au domicile de Jack Nicholson afin de prendre de nouvelles photos4. La propriété de Nicholson, absent ce jour-là, leur est ouverte par Helena Kallianiotes, actrice et voisine de l'acteurL1 3,1. À l'intérieur, Samantha réclame un rafraîchissement. Polanski propose alors du champagne, ce à quoi Samantha répond que ça lui est « égal », et sert trois verres, un pour Kallianiotes, un autre pour l'adolescente et un dernier pour lui5. Après le départ de Kallianiotes, la séance photo se déroule dans la cuisine puis à l'extérieur de la maison, sur le patio, près de la piscine et dans un jacuzzi5. En 2018, dans le sillage de l'affaire Harvey Weinstein, Natalie Portman et Asia Argento expriment leurs regrets et leurs excuses pour la signature de cette pétition75,76. Le réalisateur continue cependant d'avoir de nombreux soutiens, à l'instar de l'actrice Sigourney Weaver, que Polanski a dirigée dans La jeune fille et la mort, et qui estime que : « Le mouvement #MeToo demande que nous écoutions ceux qui ont été victimes de harcèlement sexuel ou dagression sexuelle et de réellement les écouter. Alors, quand la victime de Roman nous demande à tous daller de lavant avec compréhension et compassion, je choisis de lécouter »77. De son côté, l'actrice Catherine Deneuve a apporté son soutien au réalisateur à plusieurs reprises, estimant notamment que « la façon dont il a été traité est inadmissible. Il a plus que payé. Je pense que dans cette histoire beaucoup de femmes sont aveuglées par leur féminisme et ne connaissent même pas en détail les faits juridiquement parlant »78.

    Alors que Polanski s'apprête à raccompagner Samantha chez elle, ils croisent Anjelica Huston. Selon cette dernière, l'adolescente, avec qui elle parle brièvement, n'a l'air ni « apeurée », ni « bouleversée »L3 8. Cependant, Samantha témoigne : « J'étais heureuse de savoir que j'allais bientôt rentrer chez moi. J'étais épuisée, accablée et, même si je n'en avais pas conscience, assez shootée. Je me mis à pleurer, à la fois de soulagement de colère. J'étais consciente qu'il s'était passé quelque chose de grave, que je m'étais comporté comme une idiote, mais j'allais m'en remettre, pensais-je. »L3 7,6 Une fois rentrée chez elle, Samantha se confesse sur ce qui vient de lui arriver à son petit ami5. Sa sœur surprend la conversation et prévient leur mère immédiatement. Susan Gailey, furieuse, appelle la police et dépose plainte le soir même contre Polanski1. Samantha est alors interrogée et amenée à l'hôpital pour être examinée1,5. Le 15 avril 1977, Polanski se voit signifier officiellement les six chefs d'inculpation par le juge en charge de l'affaire, Laurence J. RittenbandL1 9. Il plaide non coupable et voit sa libération sous caution reconduite. Le juge Rittenband accède à sa demande de quitter provisoirement les États-Unis afin de se rendre à Londres puis à Paris, où il pense « être moins livré aux journalistes »L1 9. Polanski regagne ensuite Los Angeles où il est informé que la famille de Samantha souhaite qu'elle ne comparaisse pas en publicL1 10,L3 9. Un accord entre l'avocat de Polanski, Me Douglas Dalton, celui de la famille de Samantha, Me Lawrence Silver, le procureur chargé de l'accusation, Roger Gunson, et le juge Rittenband est engagé en faveur d'une négociation pour l'abandon des accusations les plus graves et une condamnation sans procès8,1. Au même moment, Polanski se voit proposer un contrat d'un million de dollars par le producteur Dino De Laurentiis pour la réalisation d'un remake du film The Hurricane de John FordL1 11,1.

    Le 8 août 1977, Polanski plaide coupable pour rapports sexuels illégaux avec un mineur, les autres charges étant abandonnées suite à la négociation entre les différentes parties pour éviter un procès public1. Selon deux experts psychiatriques commissionné par la cour, les docteurs Alvin E. Davis et Ronald Markman, Polanski « ne présente pas un profil de délinquant sexuel mentalement dérangé », précisent qu'il est d'une « intelligence supérieure, a un bon jugement et de fortes valeurs morales et éthiques », estiment que « les circonstances étaient provocatrices, qu'il y avait une certaine permissivité de la part de la mère » et ajoutent que « la victime n'était pas seulement physiquement mature, mais désireuse »9. Le 3 février 1978, les autorités américaines ouvrent un dossier dextradition à lencontre du cinéaste. La France, comme d'autres États, refuse généralement l'extradition de ses citoyens et annonce que Polanski ne sera pas renvoyé aux États-Unis10. L'accusation, le procureur et la défense dénoncent alors le comportement du juge, qui est déchargé du dossier en février 1978 pour « irrégularités »7. L'affaire est confiée au juge Paul Breckinridge qui refuse de juger Polanski par « contumace »L1 14,8. La justice américaine va alors tenter de mettre la main sur Polanski lors de ses déplacements à l'étranger. Des demandes d'extraditions sont adressées aux pays avec lesquels les États-Unis ont signé une convention d'extradition : en mai 1978 au Royaume-Uni, en décembre 1986 au Canada, en 1988 en Allemagne, au Brésil, au Danemark et en Suède, en octobre 2005 en Thaïlande et en 2007 en Israël. Cependant, toutes ces tentatives restent vaines11,12. La même année, l'avocat de Polanski, Me Douglas Dalton, et le procureur chargé de l'accusation, Roger Gunson tente de résoudre le procès pénal et apporte le dossier au juge Larry P. Fidler14. Ce dernier déclare que si Polanski accepte de revenir aux États-Unis, il ne sera pas arrêté et n'aura pas à purger une nouvelle peine. Selon Dalton et Gunson, le juge souhaite cependant que l'audition de Polanski soit télévisée mais le cinéaste s'y oppose14. Des emails du juge Fidler dévoilés en 2014 par The New York Times indiquent que si le réalisateur était retourné aux États-Unis lors de son procès, le magistrat aurait pu être contraint de le libérer, en raison de la conduite du juge Rittenband. Les emails dévoilent également les craintes du juge Fidler : « Depuis que la loi était de son côté avec le traitement de l'affaire par Rittenband, j'étais convaincu que j'étais grillé si jamais il revenait et que ma carrière serait terminé. Au cours de ces années, j'ai dit à plusieurs juges que j'avais de la peine pour eux, de la peine qu'il aient à juger ce cas »15. Le 3 décembre 2008, Mes Chad Hummel et Bart Dalton, avocats de Polanski, demandent à la justice californienne d'abandonner les poursuites contre leur client. Ils affirment disposer de nouvelles preuves montrant que le réalisateur n'a pas bénéficié d'une procédure pénale équitable et mettent en avant le documentaire de Marina Zenovich pour dénoncer « un ensemble de mauvais comportements et de communications entre la Cour et le bureau du procureur, en violation de l'égalité devant la loi, et sans que l'accusé ni ses avocats en aient eu connaissance »22. Le 13 janvier 2009, Samantha Geimer dépose une requête devant la justice de Los Angeles pour que les poursuites contre Polanski soient abandonnées. Elle explique que l'insistance avec laquelle le parquet de la ville exige le retour du cinéaste aux États-Unis tient d'une « blague cruelle » dont elle fait les frais23. Le 18 février 2009, le juge Peter Espinoza refuse d'abandonner les poursuites contre Polanski s'il ne se présente pas en personne devant la Cour mais suspend sa décision afin de lui donner la possibilité de se présenter à l'audience. Le juge estime également « qu'il y a eu, apparemment, une faute professionnelle substantielle » de la part du parquet en 197724. Le 7 mai 2009, Polanski ne s'étend pas présenté devant lui, le juge Espinoza confirme son refus de clore l'affaire25. Les avocats du cinéaste demandent alors à la cour d'appel de l'État de Californie d'examiner les vices de procédure et atteintes aux droits constitutionnels de leur client. En 2009, suite à son arrestation à Zurich, Roman Polanski reçoit très rapidement le soutien personnel d'une centaine de représentants du monde politique et artistique, notamment en France et en Pologne, les deux pays dont il a la nationalité, puis aux États-Unis64. La plupart des grands journaux américains approuvent cette arrestation, s'étonnant du soutien manifesté au réalisateur, étonnement partagé par une partie de la population américaine65. Ces soutiens soulèvent également des oppositions et indignations dans l'opinion publique et la presse française66,67. Frédéric Mitterrand, alors ministre de la Culture, dénonce ce qu'il juge être une arrestation « épouvantable et complètement injuste » avant d'expliquer avoir réagi « sous le coup de lémotion » suite aux réactions indignées provoquées par ses déclarations68. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, déclare alors que Roman Polanski n'est « pas au dessus des lois »69.

    Il retourne ensuite aux États-Unis où, le 19 décembre 1977, il est incarcéré dans la prison californienne de Chino. Après avoir passé quarante-deux jours en prison, Polanski est libéré pour conduite exemplaire le 29 janvier 19781. Le lendemain, le juge Rittenband convoque l'avocat du réalisateur Me Douglas Dalton et le procureur Roger Gunson et les informe qu'il souhaite condamner le réalisateur à une nouvelle peine1. Sensible aux critiques du public et soucieux de soigner son image dans la presse, le juge prévoit une condamnation à « durée indéterminée » mais déclare à Dalton et Gunson que le réalisateur sera libéré après quarante-huit jours s'il accepte de quitter définitivement les États-Unis8,1,7. Dalton informe alors Polanski de la situation. L'avocat ne peut cependant pas lui assurer qu'il sera bien libre après les quarante-huit jours, un emprisonnement d'une durée indéterminée permettant au juge de prolonger la peine jusqu'à cinquante ans s'il le désire1. Dans son autobiographie, Polanski écrit : « Puisque le juge semblait bien décidé à m'empêcher de vivre et de retravailler aux États-Unis, et puisqu'il était manifeste que j'avais passé quarante-deux jours à Chino pour rien, une question évidente se posait désormais : qu'avais-je à gagner en restant ? Et la réponse semblait bien être : rien du tout »L1 12. Le 31 janvier 1978, sans en informer son avocat, Polanski se rend à l'aéroport de Los Angeles et prend un avion pour Londres puis pour ParisL1 12,L1 13,8. Le réalisateur retrouve la liberté et peut désormais circuler librement dans trois pays : la France, la Pologne et la Suisse. Interpol rappelle aux États membres de l'organisation qu'une notice rouge le concernant est toujours en vigueur, et qu'il est toujours considéré comme fugitif38. Le 22 novembre 2015, Polanski se rend de nouveau au tribunal où ses avocats présente de nouveaux documents, analyses d'experts et témoignages réunis lors de la précédente demande d'extradition des États-Unis à la Suisse. Le réalisateur déclare aux journalistes à sa sortie : « Je voulais savoir quels documents seront présentés et reconnus (valables) par le tribunal. Je suis content que presque tous aient été acceptés »45. Le 30 octobre 2015, le tribunal de Cracovie se prononce contre son extradition et confirme sa décision le 27 novembre 2015, le parquet de la ville représentant les États-Unis ayant renoncé à contester en appel46. Le 31 mai 2016, le ministre de la justice conservateur polonais Zbigniew Ziobro annonce son intention de rouvrir la procédure dextradition, affirmant que Polanski ne doit pas être favorisé en raison de sa carrière artistique47. Le 6 décembre 2016, la Cour suprême de Pologne rejette le pourvoi en cassation introduit par le ministre et met un terme définitif à la procédure dextradition48. Le réalisateur déclare alors : « Enfin je pourrai me sentir en sécurité dans mon propre pays, je pourrai aller tranquillement à Salwator (quartier résidentiel de Cracovie) sur la tombe de mon père ou sur celle d'Andrzej Wajda, mon ami »49.

    En février 2003, alors que le réalisateur est nommé à l'Oscar du meilleur réalisateur pour son film Le Pianiste, Samantha Geimer prend publiquement sa défense et déclare que leur affaire ne doit pas entrer en considération pour juger son travail16. Geimer défend également la décision du réalisateur d'avoir fui les États-Unis et réitère son souhait qu'un terme soit mis aux poursuites17. Intriguée par les déclarations de Geimer, la réalisatrice Marina Zenovich décide de consacrer un documentaire sur le réalisateur auquel ce dernier refuse de participer18. Dévoilé en 2008, Roman Polanski: Wanted and Desired met en lumière l'acharnement judiciaire et médiatique de l'affaire19. L'avocat de Polanski, Me Douglas Dalton, et le procureur, Roger Gunson, confirment que les quarante-deux jours en prison de Polanski devaient être sa seule peine8. Dalton et Gunson dénoncent les agissements du juge Rittenband qu'ils accusent d'avoir abusé de son autorité20. Gunson déclare même à propos du réalisateur : « Je ne suis pas surpris quil ait fuit dans ces circonstances »21. Également interrogée par Zenovich, Samantha Geimer déclare : « Le juge aimait la publicité. Il n'avait rien à faire de ce qui pouvait m'arriver, ni à moi, ni à Polanski »13. En 2013, Samantha Geimer résume ainsi sur les circonstances de son viol : « C'était inapproprié, déplacé, effrayant. Je ne me suis pas beaucoup amusée. J'étais sous l'emprise de l'alcool. C'était confus »62. Elle estime cependant que Roman Polanski n'avait pas de mauvaise intention à son égard : « Il ne voulait pas me faire du mal. C'est le sentiment que j'avais. Mais il ne comprenait pas que c'était complément déplacé, que j'étais trop jeune »62. Samantha Geimer vit mal la médiatisation de l'affaire, subissant une pression incessante de la part des médias, de la police et de la justice californienne. Sa sincérité et celle de sa famille sont également mises en cause : « J'étais présentée comme la petite salope qui voulait profiter du réalisateur célèbre, et ma mère comme la maquerelle n'hésitant pas à monnayer sa fille pour faire carrière »63. En 1997, Samantha Geimer dévoile publiquement avoir pardonné à Polanski et, dans un entretien accordé à l'émission Inside Edition, elle estime qu'il « ne s'agissait pas d'un viol »56. Cependant, en 2009, elle déclare : « À l'époque, je croyais qu'un viol, c'était lié à de la violence, de la brutalité. Lui, il ne m'a pas agressée, il ne voulait pas me faire mal. Mais j'ai dit non. Et j'avais 13 ans. Donc il n'y a aucun doute, c'était un viol »63. En 2013, Samantha Geimer publie son autobiographie, La Fille : Ma vie dans l'ombre de Roman Polanski. Elle y revient sur la traque dont elle a fait l'objet, affirme que « ma mésaventure avec Polanski ne ma pas traumatisée, ni mentalement, ni physiquement » et ajoute « Si je devais choisir entre le viol et revivre ce qui s'est passé après, je choisirais le viol »L3 10,63. Elle confie correspondre ponctuellement par mail avec le cinéaste depuis 2009 et s'exprime sur le pardon qu'on lui a « souvent reproché » : « Je ne souffre pas du syndrome de Stockholm. Je lui ai pardonné pour moi, pas pour lui. Tout le monde veut me voir traumatisée, brisée, mais c'était il y a trente-six ans, maintenant, ça va, merci. Et tant pis si je ne suis pas la victime idéale, celles que veulent voir les médias ou le procureur »63. Le 18 janvier 2017, l'Académie française des arts et techniques du cinéma désigne Roman Polanski comme président de la prochaine cérémonie des César81. Il décide cependant de décliner cet honneur le 24 janvier 2017, des associations féministes ayant vivement protesté contre sa désignation, en raison de sa situation judiciaire. Une pétition a circulé, en faveur de sa destitution ainsi qu'un appel au boycott de l'évènement82. Samantha Geimer prend une nouvelle fois publiquement la défense du réalisateur, s'insurgeant contre les associations féministes qu'elle accuse d'utiliser son nom et son histoire sans son consentement afin, selon elle, de servir leurs propres intérêts83. Elle dénonce également l'acharnement dont ferait l'objet Polanski et accuse la justice américaine de chercher « à couvrir ses propres erreurs »84. Le 21 octobre 2017, des associations féministes s'insurgent contre la rétrospective intégrale des films de Roman Polanski, prévue du 30 octobre au 3 décembre 2017 par la Cinémathèque française, et demandent son annulation85. Le 25 octobre 2017, l'organisme culturel, présidé par le réalisateur Costa-Gavras, dénonce dans un communiqué une demande de « censure pure et simple » et confirme le maintien de la rétrospective, affirmant que l'œuvre de Polanski est « plus que jamais indispensable »86. Le 30 octobre 2017, jour de l'ouverture de la rétrospective en présence de Roman Polanski, quelques dizaines de personnes manifestent leur désapprobation devant la Cinémathèque87,88. Alors qu'il présente à l'intérieur son film D'après une histoire vraie, le réalisateur dénonce les « zinzins » qui veulent détruire son œuvre et évoque un parallèle entre sa situation actuelle et les autodafés de 1933 en Allemagne89. L'affaire Polanski a suscité plusieurs polémiques. Le 26 juillet 2014, Roman Polanski est invité à recevoir un prix spécial lors de la 67e édition du Festival de Locarno où il doit également donner une leçon de cinéma79. Le 12 août 2014, le cinéaste renonce finalement à sa participation par peur des « tensions et des controverses » à la suite d'une campagne hostile lancée sur les réseaux sociaux80.

    Une pétition réclamant sa libération immédiate est signée par de nombreux acteurs et réalisateurs de renoms, parmi lesquels Isabelle Adjani, Woody Allen, Martin Scorsese, Darren Aronofsky, David Lynch, Wes Anderson, Tilda Swinton, Pedro Almodovar, Guillermo Del Toro, Harmony Korine, Michael Mann, Alfonso Cuaron, Jonathan Demme, Alexandre Desplat, Terry Gilliam, Stephen Frears, Thierry Fremaux, Wim Wenders, Alejandro González Iñárritu, Julian Schnabel, Wong Kar-wai ou encore Harvey Weinstein70,71,72. L'acteur Michael Douglas et le réalisateur Luc Besson refusent quant à eux de signer la pétition, ce dernier estimant que « la justice doit être la même pour tout le monde »73,74.

  10. Tonie Marshall - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Tonie_Marshall

    Jan 03, 2021 · In 2002 her film Au plus près du paradis was nominated for the Golden Lion Award as best film at the Venice Film Festival. Marshall was a signatory of the "Free Roman Polanski" petition following film director Roman Polanski 's arrest in Switzerland in 2009.

  11. People also search for