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  1. Tim Burton - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton

    LACMA also featured six films of Tim Burton's idol, Vincent Price. "Tim Burton, the exhibition/Tim Burton, l'exposition" was exhibited at the Cinémathèque Française from March 7 to August 5, 2012, in Paris, France. All of Tim Burton's movies were shown during the exhibition.

    • 2 (with Bonham Carter)
    • Filmmaker, animator, artist
    • American
    • Timothy Walter Burton, August 25, 1958 (age 62), Burbank, California, U.S.
  2. Tim Burton — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton
    • Style
    • Carrière
    • Adaptation
    • Reconnaissance
    • Enfance
    • Commentaires
    • Production
    • Conséquences
    • Vie personnelle
    • Analyse
    • Influences
    • Sources

    Adepte du fantastique et influencé par Edgar Allan Poe, il est largement reconnu comme étant bon conteur et graphiste. Il est révélé au grand public en signant la mise en scène de Beetlejuice (1988), Batman (1989), Edward aux mains dargent (1990) et Batman : Le Défi (1992). Son cinéma se caractérise par un défilé de monstres et de créatures, ainsi que par un mélange d'humour noir, d'ironie et de macabre. Restant fidèle à son style, le cinéaste explore plusieurs genres qu'il enchevêtre par moments : film d'épouvante, drame intimiste, conte, mélodrame, biographie filmée, film de science-fiction, comédie, film d'époque, comédie musicale ou encore film d'action. Ses histoires mettent en scène des personnages marginaux ou des êtres hors-normes, face à la médiocrité du monde. On y décèle une grande influence du cinéma fantastique, du cinéma expressionniste allemand ainsi que des films de la Hammer Productions, à la fois pastichés et célébrés. Il est l'un des rares réalisateurs américains à concilier de gros chiffres au box-office avec un univers et un style très personnels et une ambition artistique certaine, par ses histoires enchantées, dans lesquelles il travaille énormément les couleurs (décors et costumes). Il est aussi un des derniers grands réalisateurs à utiliser la méthode artisanale de l'animation comme dans L'Étrange Noël de Monsieur Jack - qu'il n'a pas réalisé, contrairement à une croyance commune bien ancrée, mais qu'il a étroitement supervisé - ou dans Les Noces funèbres.

    Il opère cependant un retour au sommet avec le succès Big Fish (2003). Par la suite, il collabore avec les studios Disney, pour qui il réalise, Alice au pays des merveilles (2010), sa plus grande réussite commerciale et un des succès commerciaux majeurs de l'histoire du cinéma, et Dumbo (2019).

    Parallèlement, il réalise plusieurs adaptations dans un style plus gothique : la comédie musicale Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (2007) puis les contes Dark Shadows (2012) et Miss Peregrine et les Enfants particuliers (2016). En 2017, il débute le tournage d'une adaptation en prises de vues réelles de Dumbo, qui sort en 2019 pour Walt Disney Pictures83.

    Tim Burton fait partie des cinéastes qui parviennent à concilier succès critique et commercial. Il a été décoré de l'insigne de chevalier et d'officier de l'ordre national des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand en mars 2010 et fut le président du jury du 63e Festival de Cannes. Le MoMA de New York et la Cinémathèque française à Paris ont consacré une grande exposition à son œuvre plastique et cinématographique, respectivement en 2009 et 20124,5. Tim Burton a également été le sujet de plusieurs biographies illustrées, notamment Tim Burton d'Antoine de Baecque (2006) et Burton par Burton de Mark Salisbury (2000).

    Aîné des deux fils de Jean et Bill Burton, Timothy Walter Burton6 passe l'essentiel de son enfance en solitaire, se considérant lui-même comme un introverti. Son père travaille dans un parc de loisirs, et sa mère dans une boutique d'objets en liaison avec les chats7. Au soleil de la Californie, dans sa ville natale de Burbank, qu'il définit comme l'antichambre d'Hollywood, il préfère les salles obscures des cinémas où il voit et revoit les films de monstres comme Godzilla, Frankenstein et ses nombreuses suites, les films de Hammer Film Productions, et surtout ceux avec Vincent Price8: Il s'amuse à terroriser l'enfant de ses voisins en lui faisant croire que les extraterrestres se préparent à envahir la planète9. Il manifeste très tôt un goût pour le cinéma en rendant de petits films, en guise de devoirs, à ses professeurs7. Très doué pour le dessin, il gagne un concours organisé pour décorer les camions de la ville10.

    En 1984, il met en scène court métrage un peu plus long, avec des acteurs et des décors réels : Frankenweenie21. D'une durée de trente minutes, le coût s'élève à un million de dollars de l'époque17. Il s'inspire de son enfance à Burbank avec les caniches à chevelure immense, lui faisant penser à Mae Clarke dans son rôle d'Elizabeth Frankenstein22, et des golfs miniatures avec des moulins à vent22. La Commission de Classification des Films d'Amérique recommande un accompagnement parental aux enfants de moins de douze ans23, et les décideurs de Disney reviennent sur leur décision d'ajouter Frankenweenie, en avant-programme de la réédition de Pinocchio17. Il décide de quitter les studios Disney11. Il concrétise en 2005 un projet vieux de plus de quinze ans : mettre en scène le chef-d'œuvre de Roald Dahl67, Charlie et la Chocolaterie. Pour la quatrième fois, Johnny Depp est en tête de la distribution. Il campe un Willy Wonka complètement survolté, rappelant le démon Beetlejuice, et dont l'apparence ressemble, à certains égards, au personnage Alex d'Orange mécanique de Stanley Kubrick. Ce dernier est cité avec la scène de la barre chocolatée télévisuelle : le film dans lequel la barre est projetée est 2001, l'Odyssée de l'espace. Le cinéaste s'installe, pour la deuxième fois, aux Pinewood Studios dont il utilise presque tous les plateaux. À titre d'anecdote, cent-vingt-mille litres d'un mélange couleur chocolat sont fournis par Nestlé68. Danny Elfman signe la musique et prête sa voix pour le chœur des Oompas-Loompas. Si l'esthétique gothique habituelle fait place à un univers plus coloré, il n'en reste pas moins que la poésie propre à Burton demeure : le plan final avec la maison des Bucket saupoudrée d'une neige de sucre par des sucriers géants. De Vincent à Ed Wood, Tim Burton s'est fait le chantre des marginaux, des solitaires, des prétendus monstres renfermant des trésors de gentillesse. Avec Mars Attacks!, il passe à tout un groupe. Sleepy Hollow marque un nouveau cycle : celui de la famille. Big Fish, Charlie et la Chocolaterie et Les Noces funèbres poursuivent dans cette voie. L'enfant solitaire, prétendu anormal, a probablement réglé ses comptes et pense maintenant à fonder une famille. Il retrouve la veine gothique et macabre de Sleepy Hollow avec Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, sorti en janvier 2008 sur les écrans français. Il s'agit d'une adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim, mise en scène en 1979, dans laquelle le barbier est présenté comme une victime de la société. Tim Burton sollicite Johnny Depp pour le rôle du barbier, et son épouse Helena Bonham Carter pour incarner Mrs Lovett, la vendeuse de tourtes à la viande. Alan Rickman, interprète de Severus Rogue dans les films de la saga Harry Potter, incarne le corrompu juge Turpin dont Sweeney Todd veut se venger. Tim Burton est épaulé par une équipe de techniciens d'expérience : Dariusz Wolski, directeur de la photographie de la trilogie des Pirates des Caraïbes ; Dante Ferretti, chef décorateur de nombreux films de Federico Fellini et Martin Scorsese et lauréat de l'Oscar 2004 des meilleurs décors pour Aviator ; Colleen Atwood, dessinatrice principale des costumes de Mémoires d'une geisha et Chicago qui lui ont valu tous deux un Oscar ; et Peter Owen, responsable du maquillage et de la coiffure sur la trilogie Le Seigneur des anneaux et oscarisé pour le premier volet71. Le film obtient le succès auprès de la critique72 mais reçoit un accueil mitigé de la part du public. Il vaut par ailleurs à Ferretti un deuxième Oscar pour sa direction artistique. Burton renoue ensuite avec Disney pour réaliser une nouvelle adaptation d'Alice au pays des merveilles. Dans ce film, qui est en fait la suite du livre de Lewis Carroll, Alice a 19 ans et est interprétée par Mia Wasikowska. Johnny Depp incarne le Chapelier fou et Helena Bonham Carter la Reine Rouge. Même si le réalisateur est habituellement attaché aux techniques de tournage plus traditionnelles, le film a recours à de nombreux effets numériques, est presque entièrement tourné sur fond vert et est converti en 3D. Sorti aux États-Unis au mois de mars 2010, le film, malgré des critiques très mitigées73, totalise plus de 116 000 000 $ lors de son week-end d'ouverture. Au total, il rapporte plus d'un milliard de dollars dans le monde, et réalise 4 513 907 entrées en France. C'est, en 2012, le plus gros succès de Burton et le 12e film le plus lucratif de l'histoire74. Peu après la sortie du film, le cinéaste préside le jury du 63e Festival de Cannes qui attribue la Palme d'or à Oncle Boonmee du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. De l'autre côté de la caméra, ses collaborateurs les plus réguliers sont le compositeur Danny Elfman, le monteur Chris Lebenzon, la costumière Colleen Atwood et le chef décorateur Rick Heinrichs. Tim Burton a également fait quelques caméos dans des films : En 2012, l'actualité cinématographique de Burton est chargée puisque deux films qu'il a réalisés sortent dans les salles. Tout d'abord, Dark Shadows, qui sort en mai et qui est une adaptation de la série télévisée des années 1960 du même nom. Ce film, qui bénéficie d'un budget important et dans lequel il retrouve une nouvelle fois Johnny Depp, Helena Bonham Carter mais aussi Michelle Pfeiffer, qu'il avait dirigé dans Batman : le Défi, est accueilli de façon mitigée par le public75 et par la critique76. Au mois d'octobre, c'est au tour du film d'animation Frankenweenie, remake de son court-métrage de 1984, de sortir au cinéma. Frankenweenie ne connaît pas un grand succès commercial mais reçoit généralement de bonnes critiques77. La même année, la Cinémathèque française reprend, du 7 mars au 5 août78, l'exposition que lui avait consacrée le MoMA trois ans plus tôt et bat ses records de fréquentation avec près de 350 000 visiteurs79. Cette même année 2012, Tim Burton est chargé de réaliser un nouveau clip pour le groupe The Killers, pour la chanson Here with Me. Il s'inspire du film Les Mains d'Orlac lors de sa réalisation. Craig Roberts y tient le rôle principal au côté de Winona Ryder80 Le film suivant de Burton est Big Eyes, qui sort en 2014. Il raconte les démêlés entre Margaret et Walter Keane concernant l'attribution des portraits d'enfants aux grands yeux qui les ont rendus célèbres. C'est pour le réalisateur un retour au film biographique vingt ans après Ed Wood.

    La chance lui sourit en 1985. La firme cinématographique Warner Bros. a passé un contrat avec l'acteur Paul Reubens qui incarne Pee-Wee Herman, sorte d'enfant dans un corps d'adulte, pour réaliser un film dont il est la vedette. Bonnie Lee, une de ses amies à Warner Bros. montre Frankenweenie aux responsables du studio, ainsi qu'à Paul Reubens, et Tim Burton parvient à décrocher le poste de réalisateur24. Il n'entre plus dans les plans de Disney, et Warner Bros. veut un metteur en scène qui ne pose pas de problème25. Avec un faible budget, Pee-Wee Big Adventure n'est pas l'une des priorités du studio qui concentre son attention sur Les Goonies26, mais qui garde cependant un œil sur ce tournage record : le film est réalisé en moins d'un mois, sans aucun dépassement budgétaire. Tim Burton travaille pour la première fois avec un compositeur de musique: Danny Elfman. Ce dernier revendique Nino Rota, compositeur attitré de Federico Fellini, et Bernard Herrmann, compositeur de prestigieux cinéastes parmi lesquels Orson Welles et Alfred Hitchcock, comme influences majeures. Inconnu du monde du cinéma, Tim Burton le remarque au sein du groupe Oingo Boingo Band: « de tous les groupes que j'allais voir - des groupes punk essentiellement -, c'est ceux qui semblaient composer la musique la plus narrative et la plus cinétique »27. C'est le début d'une longue et fructueuse collaboration entre le compositeur et le réalisateur. Succès surprise au box-office, le premier long métrage de Tim Burton divise la critique28, mais l'établit comme metteur en scène29. Lucide, Burton refuse de réaliser Big Top Pee-Wee24, la suite des aventures de Pee-Wee, afin de ne pas être catalogué30. La même année, il est sollicité pour réaliser The Jar31, un épisode de la série Alfred Hitchcock présente, réactualisation de la série de 1955. Michael McDowell, écrivain spécialisé dans la littérature d'épouvante, est à l'écriture31. L'expérience est mauvaise pour Burton car il n'a aucun pouvoir de décision, et n'est pas en phase avec le projet31. La Warner propose à Tim Burton de réaliser Batman, avec un budget de trente-cinq millions de dollars. La firme a acquis, en 1979, les droits d'adaptation du personnage créé par Bob Kane en 1939 et a mis près de dix ans à développer le projet39. Séduit depuis toujours par la face cachée, la double personnalité de Batman, Burton accepte40. Il part à Londres, aux Pinewood Studios où Stanley Kubrick a mis en scène Full Metal Jacket. Anton Furst, décorateur du film de Kubrick, est engagé pour réaliser Gotham City, avec pour consigne artistique: si l'Enfer avait jailli des pavés, et continuait à s'étendre41. Burton choisit la capitale anglaise, car les studios appropriés à un tournage de cet ampleur y sont tous libres, ce qui n'est pas le cas en Californie41. Cela lui permet de s'éloigner un peu de la folie qui entoure ce projet41. Malgré tout, il est sans cesse sous pression. Burton sollicite le studio 20th Century Fox pour financer son film47. Warner Bros. veut impérativement lui faire réaliser la suite des aventures de Batman47, et ne manifeste aucun intérêt pour ce scénario narrant le parcours d'un homme avec des mains-ciseaux, naïf et attachant, qui casse sans le vouloir tout ce qu'il touche et qui se confronte à la cruauté des hommes normaux. Le cinéaste choisit la Floride pour mettre en scène ce film aux échos largement autobiographiques. C'est également la rencontre entre Burton et l'acteur Johnny Depp, star de la série télévisée 21 Jump Street, qui veut donner un nouvel élan à sa carrière48. Tant pour l'un que pour l'autre, l'alchimie est parfaite. Nouvelle rencontre cinématographique entre le fan et l'idole, Vincent Price tient le rôle de l'inventeur d'Edward, son dernier rôle à l'écran. Il donne une interprétation bouleversante, selon les propos de Burton49. Stan Winston, spécialiste du maquillage et des effets spéciaux, est chargé de réaliser le costume et les mains-ciseaux d'Edward48. Plaidoyer pour la tolérance, porté par les interprétations de Johnny Depp et Winona Ryder, ainsi que par la partition de Danny Elfman, ce quatrième long métrage se conçoit comme une fable noire qui mêle fantastique et merveilleux et confronte l'imaginaire du cinéaste à la représentation d'une banlieue américaine normative et dangereuse. Le film est salué par la grande majorité des critiques50. En 1992, il accepte de réaliser le deuxième volet des aventures de Batman. Cette fois-ci, le justicier masqué est confronté à Catwoman et au Pingouin, joués respectivement par Michelle Pfeiffer et Danny DeVito. Les dirigeants de la Warner, qui ont regretté d'avoir refusé Edward aux mains d'argent au vu de son succès, donnent une entière liberté artistique à Burton qui place le tournage à Burbank, sa ville natale. Le cinéaste délaisse alors le personnage de Batman, exploré dans le premier épisode, pour s'intéresser à la personnalité des méchants. Encore plus noir, macabre et torturé que le premier, ce nouvel opus qui prend des allures de conte gothique et de carnaval inquiétant pose encore une fois problème, car la production reçoit de nouvelles lettres de protestations, non pas des fans mais des parents qui jugent le film trop effrayant pour leurs enfants. Néanmoins, le film triomphe au box-office. En outre, il traduit l'influence du cinéma expressionniste sur Burton, et plus particulièrement Friedrich Wilhelm Murnau et son Nosferatu. Marque indiscutable de cette parenté, Christopher Walken incarne un homme d'affaires véreux appelé Max Schreck, le nom de l'interprète du vampire dans le film de Murnau51. L'année suivante, un nouveau film de Burton arrive sur les écrans : L'Étrange Noël de monsieur Jack. Le scénario est basé sur un poème écrit par Burton à l'époque où il était chez Disney. Il rappelle le Grinch du Dr Seuss, l'un des poètes favoris du cinéaste. Il s'agit d'un film d'animation image par image, une technique artisanale pour laquelle Burton a une grande passion. La mise en scène va nécessiter trois ans. C'est Henry Selick qui est chargé de la réalisation, mais Burton l'a surveillé très étroitement. Le film est produit par Disney, propriétaire du poème. Le contrat que Burton a signé en intégrant le studio en 1979 comprend une clause spécifiant que toute activité créatrice d'un membre de Disney est la propriété de la « Police de la pensée » : en clair, ne serait-ce que pour réaliser un scénario à partir du poème, il faut négocier avec Disney. Mais le succès de leur ancien employé rend les dirigeants plus accommodants. Un budget de dix-huit-millions de dollars est débloqué, soit le tiers du budget habituel d'un film Disney. Pour la troisième fois consécutive, l'action se déroule à l'époque de Noël. Tim Burton donne libre cours à sa passion pour la fête d'Halloween. Danny Elfman compose les mélodies, mais également des chansons qui transforment le poème en une comédie musicale. Burton et Elfman se disputent souvent car, si les chansons s'insèrent très bien dans l'histoire et ne la ralentissent pas, elles nécessitent des aménagements scénaristiques. Cela a pour effet que les deux amis se fâchent ; une brouille qui durera trois ans. Le succès est au rendez-vous, avec cinquante-huit-millions de dollars sur le sol américain52. C'est également l'occasion pour Tim Burton de sortir Vincent, en avant-programme18, visible sur grand écran dix ans après sa réalisation. En 1994, Burton met en scène Ed Wood, récit de la vie farfelue d'Edward Davis Wood Junior, réalisateur affublé de façon posthume du titre de « plus mauvais réalisateur de tous les temps ». Il sollicite Johnny Depp pour incarner un nouvel Edward qui, comme le précédent, entretient de nombreuses connexions avec son univers et sa vie. Avec cependant une nuance de taille : Burton est adulé alors que Wood fut dénigré. La relation entre Lugosi et Wood est un miroir de celle entre Price et Burton53. Le scénario se concentre sur la période « fastueuse » d'Edward Wood. On le voit mettre en scène, non sans mal, trois films dont le légendaire Plan 9 from Outer Space. Pour la circonstance, Ed Wood s'entoure de nombreux acteurs passés ou méprisés comme Bela Lugosi, la présentatrice de films d'horreur Vampira et le lutteur Tor Johnson. Tim Burton choisit de tourner son film en noir et blanc car celui-ci est associé aux films d'Edward Wood54, et raconte les nombreuses péripéties de toute cette troupe dans leur parcours cinématographique digne d'un film hollywoodien, mais précisément l'inverse du «rêve américain» cher à Hollywood qui préfère les histoires à succès. Tous ces choix expliquent probablement l'échec commercial du film, malgré un important travail. En effet, Burton retourne certaines séquences, à l'identique, des films de Wood avec une précision d'orfèvre. De plus, il offre deux cadeaux à Ed Wood : la rencontre avec Orson Welles (qui n'eut jamais lieu), et une première triomphale pour Plan 9 from Outer Space. Howard Shore compose la musique en lieu et place d'Elfman. Le film remporte deux Oscars : Martin Landau décroche la statuette du meilleur second rôle pour son interprétation de Bela Lugosi et Rick Baker celle du maquillage, mais le film ne s'inscrit pas au box-office. Sélectionné au Festival de Cannes 1995, Tim Burton repart bredouille, et connaît son premier échec commercial55. Son nouveau projet est Mars Attacks!. Jonathan Gems, collaborateur de Burton depuis Batman, également scénariste et auteur de pièces de théâtre, rédige un scénario basé sur le jeu de cartes Topps représentant des martiens et des dinosaures56. Burton donne volontairement à son film un aspect ringard, dans le style des films de science-fiction à petit budget des années 195057. Il s'inspire du travail de Ray Harryhausen, concepteur des effets spéciaux sur de nombreux films, parmi lesquels Les soucoupes volantes attaquent et Jason et les Argonautes, dont le cinéaste n'a jamais caché l'influence58. Très éloigné du style gothique, expressionniste ou même coloré (Pee-Wee Big Adventure, Beetlejuice) qu'on lui connaît, la griffe de Burton se reconnaît à son humour. Ce sont des enfants qui sauvent la planète des envahisseurs pendant que le président fait face à des journalistes qui se demandent si les martiens ont un sexe. C'est une version surprenante de La Guerre des mondes de H. G. Wells. Malgré une pléiade de stars, le film n'emballe ni la critique, ni le public qui lui préfère Independence Day, film traitant du même sujet mais sur un ton plus dramatique, et à grands coups d'effets spéciaux. Malgré tout, le film est un succès en France, où la campagne de promotion insiste sur le second degré du film59. On lui propose de réaliser un nouvel épisode de Superman, avec Nicolas Cage dans le rôle principal, plus axé sur la psyché du personnage. Burton accepte mais après un an de travail, le projet nommé Superman Lives est interrompu au printemps 199863. Sa seule consolation est la publication de La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires, son recueil de dessins et de poèmes64. Il se voit également proposer de nombreux projets parmi lesquels une nouvelle adaptation de la nouvelle d'Edgar Allan Poe, La Chute de la maison Usher63, et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, la comédie musicale de Stephen Sondheim. Ce dernier projet va mettre dix ans à aboutir63. Quatre mois plus tard, Les Noces funèbres arrivent sur les écrans. Ce nouveau film d'animation a été tourné en parallèle de Charlie et la Chocolaterie. Pour la circonstance, Burton s'entoure de ses collaborateurs habituels : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Christopher Lee, Albert Finney et Michael Gough notamment prêtent leurs voix aux marionnettes. Le scénario de Burton est basé sur un conte russe qu'un de ses collaborateurs lui a raconté, pendant le tournage de L'Étrange Noël de monsieur Jack. Mais cette fois-ci, pas de dispute entre Elfman et Burton. Les deux artistes ont retenu la leçon. Le cinéaste en profite pour égratigner un peu la bourgeoisie, présentée comme terne, cynique et arriviste, et afficher sa préférence pour le monde des morts, nettement plus haut en couleur et animé. Pour l'anecdote, Burton a avoué s'être étonné lui-même, car il a dessiné ses principaux personnages sans penser à Depp, Helena Bonham Carter, Christopher Lee. Le film reçoit un accueil critique favorable69 et réalise des recettes égales à environ quatre fois son budget70. Tim Burton débute en février 2015 le tournage de son nouveau film Miss Peregrine et les Enfants particuliers, prévu pour fin 2016. On retrouve notamment dans cette adaptation de roman du même nom de Ransom Riggs, Eva Green, Samuel L. Jackson, Judi Dench, Terence Stamp, Rupert Everett et Asa Butterfield, qui tiendra le rôle principal. Le tournage a lieu notamment à la villa Nottebohm à Brasschaat, près d'Anvers en Belgique, à Blackpool, dans les Cornouailles et à Sun City, en Floride82.

    Néanmoins, ce deuxième échec commercial américain a un point positif : le retour de Danny Elfman à la musique. Burton a expliqué les raisons de cette brouille : « Danny, Henry Selick et moi nous disputions souvent sur le plateau de L'Étrange Noël de monsieur Jack, à cause des chansons de Danny. Caroline Thompson et moi devions sans arrêt réaménager le scénario pour les insérer. On s'est tous conduits comme des gamins. Mais de ne pas nous voir pendant un certain temps nous a fait du bien à tous les deux »60. Les deux artistes ne se quitteront plus. Burton a retrouvé son pendant musical.

    À la fin de 2014, Burton se sépare de l'actrice Helena Bonham Carter après treize ans de vie commune, d'après une information communiquée à l'AFP par un porte-parole de l'actrice, le 23 décembre 201481.

    Antoine de Baecque dans L'histoire-caméra note que l'œuvre de Burton est régulièrement analysée comme d'inspiration gothique85. En 2010, il retrouve le studio Disney et réalise une œuvre de commande : Alice au pays des merveilles, suite en prise de vue réelle du dessin animé des années 1950. En dépit d'un accueil critique globalement défavorable73, le film est un succès public mondial, couronné par deux Oscars en 2011 : meilleurs décors pour Robert Stromberg et Karen O'Hara et meilleurs costumes pour Colleen Atwood.

    Edgar Allan Poe a fortement influencé Tim Burton. Lattrait que le cinéaste éprouve pour lui provient dune part de la découverte de lœuvre du poète maudit lorsque Burton a 10 ans et, dautre part, des films que Roger Corman a réalisés daprès lœuvre de Poe86. Il convient de préciser que Vincent Price, son idole, était la vedette principale de ce cycle.

    (en) Tim Burton, The Art of Tim Burton Avec la participation de Leah Gallo (texte), Holly Kempf (design)

    • Timothy Walter Burton
    • Américaine
  3. Tim Burton filmography - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton_filmography

    From Wikipedia, the free encyclopedia Burton in 2012 at a premiere of Frankenweenie in Paris. Tim Burton (born August 25, 1958) is an American film director, producer, artist, writer, animator, puppeteer, and actor.

  4. Tim Burton Wiki | Fandom

    timburton.fandom.com

    Welcome to the Tim Burton Wiki the resource about the work of the prolific film director that anyone can edit! Warning: This wiki contains spoilers for all Tim Burton related media. We are currently editing 654 articles. Newest pages - Category index - Needed pages Films produced by Tim Burton "Frankenweenie" is a feature length, stop-motion animated remake of Tim Burton's original short film ...

  5. Tim Burton. Burton at the 2012 San Diego Comic-Con International. Born: Timothy Walter Burton August 25, 1958 (age 62) Burbank, California, U.S. Nationality:

  6. Tim Burton – Wikipédia, a enciclopédia livre

    pt.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton

    Timothy "Tim" Walter Burton (Burbank, 25 de agosto de 1958) é um cineasta, produtor, roteirista, escritor, animador e desenhista norte-americano. Seus filmes apresentam, sempre, aspectos góticos, fantasiosos, excêntricos ou sombrios.

  7. Tim Burton – Wikipedia

    fi.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton

    Tim Burton syntyi 25. elokuuta 1958 Burbankissa Los Angelesin esikaupungissa keskiluokkaiseen perheeseen. Hänen isänsä työskenteli huvipuistossa ja äiti piti kauppaa, joka myi kissoihin liittyviä tavaroita. Timillä oli pikkuveli Daniel. Tim ei ollut läheinen vanhempiensa kanssa, ja hän muutti melko nuorena asumaan isoäitinsä luokse.

  8. Tim Burton (musician) - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Tim_"Johnny_Vegas"_Burton

    Tim Burton (born John Timothy Burton; 1963), known professionally as Johnny Vegas, is an American musician who plays saxophone for the band The Mighty Mighty Bosstones. He is one of four remaining original members of the band. Burton grew up on Martha's Vineyard with two brothers, Steve and Sledge. His father was a minister and his mother was ...

  9. Tim Burton - Wikipedia

    ro.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton

    Timothy Walter "Tim" Burton (n. 25 august 1958, Burbank, California) este un regizor, scenarist și producător de filme american.Maestru al fantasticului, influențat de opera lui Edgar Allan Poe, povestitor și desenator de talent, s-a făcut cunoscut prin filme precum „Beetlejuice”, „Batman” (1989), „Edward Mâini-de-foarfece”, „Batman:Sfidarea”, „Ed Wood”, „Sleepy ...

  10. Tim Burton – Wikipedia

    sv.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton

    Tim Burton är son till Jean Rae Burton (född Erickson) och William Reed Burton. [2] Burton började teckna redan i tidig ålder. Han studerade vid California Institute of the Arts och studerade animationer under sin tid där. Han jobbade under 1980-talet [1] med korta animerade filmer åt filmbolaget Walt Disney Pictures.