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  1. Benidorm - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Benidorm

    1 day ago · Today it is known for its hotel industry, beaches and skyscrapers and receives as many tourists from abroad as from Spain. According to the 2014 census, Benidorm has a permanent population of 69,010 inhabitants, making it the fifth-most populous town in the Alicante province and the ninth in Valencian Community.

    • 15 m (49 ft)
    • Spain
    • 03501–03503
    • Alicante
  2. Cordoue — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Cordoue

    17 hours ago · Le territoire municipal de Cordoue occupe 1245 km², approximativement 9 % de la surface totale de la province [4].Comme ce territoire est le plus peuplé de la province, il est divisé en six districts : El Higuerón, Alcolea, Santa Cruz, Cerro Muriano, Villarrubia et Santa María de Trassierra, ainsi qu'une Entité locale mineure (Entidad Local Menor), Encinarejo de Córdoba.

  3. Penisola iberica - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Penisola_Iberica

    17 hours ago · Fu nella Penisola iberica che si costituirono, nel 197 a.C., le prime due province romane fuori dalla Penisola italica: la Hispania citerior, comprendente la fascia costiera ad est dal basso corso dell'Ebro fino a Carthago Nova e la Hispania superior, che occupava la zona a sud-ovest. La Penisola restava tuttavia solo parzialmente conquistata ...

    • 80 ab./km²
    • 596 740 km²
  4. Provincia de Valladolid - Wikipedia, la enciclopedia libre

    es.wikipedia.org/wiki/Provincia_de_Valladolid

    1 day ago · Bandera. La bandera, al igual que la de muchos municipios de la provincia adopta el fondo rojo carmesí del pendón de Castilla con el escudo en el centro.. Fiestas. Desde 1957, con algunas interrupciones, [12] se celebra el "Día de la Provincia", también conocida como "Día de los municipios".

  5. Pueblo polaco - Wikipedia, la enciclopedia libre

    es.wikipedia.org/wiki/Pueblo_polaco

    1 day ago · Estadísticas. Los polacos constituyen en población el sexto mayor grupo nacional de Europa. [19] Las estimaciones varían en función de las fuentes, aunque los datos disponibles sugieren un número total de unos 60 millones de personas en todo el mundo (de los que unos 21 millones viven fuera de Polonia, muchos de los cuales son ciudadanos polacos).

    • c. 60 millones[1]​
    • Polaco
  6. Las Palmas de Gran Canaria - Wikipedia, la enciclopedia libre

    es.wikipedia.org/wiki/Las_Palmas_de_Gran_Canaria

    1 day ago · Punto de recogida de bicicletas en Las Palmas de Gran Canaria, Rotonda - San José —Glorieta de la Vega San José, junto a calle Alicante— a la altura de Lady Harimaguada. Desde 2011 existe un servicio de préstamo de bicicletas municipales.

  7. Tyr — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Tyr
    • Toponyme
    • Situation
    • Préhistoire
    • Contexte historique
    • Archéologie
    • Conséquences
    • Histoire
    • Économie
    • Patrimoine

    Tyr (en arabe : صور, Ṣūr) est une ville du Sud du Liban. C'est le chef-lieu du caza de Tyr dans la mouhafazah du Sud-Liban.

    En partant de Tyr vers le nord en direction de Sidon, on passe près de la source Ain Babouq, puis près de la source thermale Ain Habrian, et enfin on arrive au Nahr (fleuve, rivière) el Qasmiyé qui est la partie inférieure du Nahr el Litani. Ce fleuve constituait la frontière nord entre le royaume de Tyr et celui de Sidon quand ils se sont séparés, mais la frontière nord a dépassé ce fleuve plusieurs fois et elle sest élargie jusquà Sarepta et même un peu plus parfois. En dehors de la route menant à Sidon, une route côtière très importante partait de Tyr vers le sud, léchelle de Tyr, doù lon atteint tout de suite Tell el Rachidieh et juste après Ras el Ain. Certains historiens spécialistes, ont identifié cette dernière à Palætyrus ou Ushu (en) mais cette identification na pas exclu les autres possibilités. La route franchit Ras el Abyad qui, à gauche, mène à Oum El Amed située sur une colline à une dizaine de mètres au-dessus de la route côtière, qui, vers le sud, nous fait aboutir à Akzib (en) et puis à Acre et sa plaine pour arriver finalement à Haïfa et au mont Carmel, qui constituent la frontière sud du royaume de Tyr.

    Lhistoire de Tyr se confond avec celle de Saïda principalement parce que, sur plusieurs périodes, les deux villes étaient unifiées. Hérodote, qui visite la ville en 450 av. J.-C., est informé par les prêtres du temple de Melkart que la ville avait été fondée en même temps que le temple et que Tyr était habitée depuis 2 300 ans, soit dès 2700 av. J.-C. Cette date fut attestée par larchéologie, et surtout par le sondage effectué par Patricia Bikai dans le centre de Tyr linsulaire, ce sondage ayant livré vingt-sept niveaux ; le premier niveau remonte au premier quart du troisième millénaire.

    Lhistoire de Tyr vers le Xe siècle reste conjecturale, mais on pense que l'union de Tyr et de Sidon eut lieu entre le Xe siècle av. J.-C. et le IXe siècle av. J.-C. Aux IXe et VIIIe siècles av. J.-C., Tyr participe de façon majeure à la colonisation phénicienne et fonde Carthage (la « Nouvelle Ville ») en 814 av. J.-C. (datation traditionnelle). Après la défaite de Louli (fin VIIIe siècle av. J.-C.), lors de linvasion assyrienne, Baalu régna sur Tyr (début du VIIe siècle) et Sidon sen sépara après le refus de coopération avec les Assyriens. Ainsi, larrière-pays de Tyr devint une province assyrienne. Ceci a marqué un affaiblissement politique dans les deux villes, mais lactivité commerciale et maritime a continué à évoluer jusquà larrivée dAlexandre le Grand. Avant le VIIe siècle, le Litani était la frontière nord du royaume de Tyr, tandis qu'Acre en était la frontière sud. Cependant, la superficie du royaume diminua avec linvasion et les Assyriens offrirent à Baalu Marub et Sarepta au nord du Litani, qui restèrent sous la domination tyrienne jusquau IVe siècle av. J.-C. Quand Nabuchodonosor II accède au trône babylonien, après la chute de Ninive en 612, il assiège Tyr pendant treize ans (585-572), mais quelques hypothèses présument qu'une sorte de compromis s'établit finalement entre les Tyriens et les Babyloniens au terme duquel Tyr conserve une certaine autonomie. Certains sites archéologiques de Mésopotamie semblent cependant attester de la migration à la même époque d'un peuple d'origine asiatique vers une région qui s'étend tout au long du massif Libanais incluant Tyr qui aurait été pendant une période de plus de 680 ans la capitale de ce peuple. La majorité des historiens pensent qu'il s'agit de Turcs, d'autres prétendent qu'ils s'agit de Mongols alors qu'une minorité d'historiens du XXe siècle affirment qu'il s'agit d'Arméniens. En 539, Cyrus II prend Babylone et une nouvelle période commence. Intégrés dans l'Empire perse achéménide, les Phéniciens commencent à battre monnaie (Tyr est la seconde cité après Byblos vers le milieu du Ve siècle av. J.-C., suivie peu après par les cités de Sidon et d'Arouad) et Tyr fournit des flottes aux souverains achéménides (surtout pour leurs guerres contre les Grecs). Vers 333 av. J.-C., après sa victoire sur les Perses à Issos, Alexandre le Grand se dirige vers la côte phénicienne, en direction de l'Égypte. Les cités commencent à se rallier volontairement et pacifiquement au nouveau conquérant. Seule Tyr résiste à Alexandre, qui lassiège pendant 7 mois, en 332, se heurtant à ses solides murailles et à sa position insulaire. À cette époque, Tyr est essentiellement bâtie sur une île que l'on appelle parfois Ancharadus, située à 4 stades (720 mètres) du continent1. Alexandre parvient cependant à construire une digue jusqu'à l'île, avec les pierres et le bois de la partie continentale de la ville de Tyr  Palaetyr (la Vieille-Tyr) , déjà sous domination macédonienne1. Après la mort dAlexandre le Grand (juin 323), lOrient subit les conséquences des conflits entre ses successeurs (les Diadoques) qui se font la guerre pour partager lempire créé par leur maître. Ptolémée Ier fonde la dynastie des Lagides en Égypte vers 305-304. Ayant adopté la politique égyptienne classique, il se tourne vers la Phénicie. Il occupe Tyr et les autres cités phéniciennes. Séleucos Ier ayant participé aux guerres des Diadoques conquiert Babylone, fonde lÉtat séleucide et se nomme roi de Syrie en 305 avant de la délocaliser à Antioche. Alors une guerre éclate entre les Lagides et les Séleucides, qui ne se termine qu'avec la bataille d'Ipsos en 301. La Phénicie, devenue séleucide sous Démétrios Ier Poliorcète, devient lagide avec Ptolémée Ier en 290 av. J.-C. C'est sous le règne des Lagides que débute la première ère tyrienne (275/4 av. J.-C.). Vers le milieu du Ier siècle av. J.-C., les guerres civiles à répétition dans l'Empire séleucide détachent Tyr de son influence. En 64 av. J.-C., les Romains réorganisent la région en créant la province de Syrie sur les ruines de l'ancienne Syrie séleucide et Tyr connaît la Pax Romana. La cité phénicienne devient une ville de province paisible. Elle commence à regagner un peu de son influence sous les Romains (l'hippodrome de Tyr (en) est l'un des plus grands hippodromes romains déjà construits, mais inachevé !). Mais l'époque de sa gloire est bien passée.

    L'hégémonie phénicienne sur la côte sest étendue, au sud de la Phénicie, jusquà Ashkelon qui est devenue une « cité des Tyriens » à lépoque perse, la présence des Phéniciens étant affirmée par larchéologie  fouilles dAkhziv (en), de Tell el-Fukhar (en), de Tell Keisan, de Kabri, du Mont Carmel, d'Atlit, de Tel Shiqmonah, de Dor, d'Ashkelon, de Tell el-Kheleifeh, d'Arad, d'Ashdod, Azor.

    Laffaiblissement de lÉtat lagide après la mort de Ptolémée IV (203/2 av. J.-C.) marque la fin de la domination lagide sur le Sud de la Phénicie, qui passe sous la tutelle des Séleucides vers lan 200 av. J.-C. La deuxième ère tyrienne débute avec les Lagides vers l'an 126 av. J.-C. et se termine vers l'an 69-70 apr. J.-C.

    Le Nouveau Testament y place un voyage de Jésus (Mc 7:24). Une église chrétienne y est ensuite fondée, et selon les Actes des Apôtres, saint Paul y passe sept jours en revenant de Chypre (Ac 21:3). Un évêché est attesté dès la fin du IIe siècle. Un concile s'y tient en 355. Selon saint Jérôme, le père de l'Église Origène y meurt, et est enterré dans la basilique. En 636, Tyr tombe aux mains des Arabes. Elle passe ensuite aux Seldjoukides (1089), puis est prise par les croisés en 1124. En 1291, elle est reprise par les Mamelouks.

    Depuis lors, Tyr connaît une croissance urbaine de 1 %, mais une économie évoluant selon les crises politiques du Liban. Aujourd'hui, elle est une petite ville dont l'économie est axée sur la pêche et le commerce de poteries.

    En décembre 1983, Tyr fait lobjet dune demande officielle du gouvernement libanais auprès de lUNESCO pour être inscrite sur la liste du patrimoine mondial. Lors de sa huitième session en 1984, le Comité du patrimoine mondial culturel et naturel, sur la recommandation de lIcomos, décide d'inscrire Tyr sur la liste du patrimoine mondial, essentiellement au titre des critères (iii)3 et (vi)4.

  8. Spagna - Wikipedia

    it.wikipedia.org/wiki/Spagna

    1 day ago · Altri grandi aeroporti si trovano a Gran Canaria, Malaga, Valencia, Siviglia, Maiorca, Alicante e Bilbao. Nel 2008 la Spagna progettava di mettere su strada 1 milione di auto elettriche entro il 2014 come parte del piano del governo per risparmiare energia e aumentare l'efficienza energetica.

  9. Bataille de Teruel — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Teruel
    • Présentation
    • Conséquences
    • Géographie
    • Composition
    • Contexte historique
    • La bataille

    La bataille de Teruel est une des plus importantes de la guerre d'Espagne. Elle opposa les forces républicaines aux troupes soulevées de Franco. Elle se déroula dans les environs de la ville aragonaise de Teruel, entre le 15 décembre 1937 et le 22 février 1938. Les combats ayant lieu pendant l'hiver, les conditions climatiques étaient extrêmement rudes, l'hiver 1937-1938 étant le plus froid depuis plus de vingt ans1.

    La ville changea plusieurs fois de mains, tombant d'abord aux mains des républicains, au début de l'année 1938. Elle subit de lourds bombardements de l'artillerie et de l'aviation. Au mois de février, une contre-offensive nationaliste leur permit de récupérer les territoires perdus. La récupération de la victoire par Franco, qui mit en avant la supériorité de son matériel et la valeur de ses hommes a fait de cette bataille un tournant décisif de la guerre2. Le chef de la garnison de Teruel, Domingo Rey d'Harcourt retira peu à peu ses troupes des environs de la ville afin de les concentrer à l'intérieur de la ville-même. Franco suivait les nouvelles de Teruel, mais il refusa de dégarnir les troupes qui devaient attaquer Guadalajara. L'aviation nationaliste, qui décollait des aérodromes de Castille et devait affronter de difficiles conditions climatiques, ne pouvait offrir que peu de résistance à l'avancée républicaine : le 17 décembre, l'aviation républicaine causa de graves pertes à l'aviation nationaliste venue en aide aux assiégés. Le général Antonio Aranda, arrivé le 19 décembre avec la 81e et la 84e Division par la route de Guadalajara, ne put rompre l'encerclement républicain et dut installer son quartier général à Santa Eulalia del Campo. Ce même jour commencèrent les combats à l'intérieur de la ville-même, du côté du cimetière et du stade de football. Les combats furent plus acharnés, car les nationalistes défendaient chaque rue, chaque maison. C'est dans le sud de la ville que se déroulèrent les combats les plus rudes, car les hommes de Rey d'Harcourt s'étaient retranchés dans le Banco de España, le couvent de Santa Clara, le siège du Commandement militaire et l'hôtel Aragón. Les pertes étaient élevées, en particulier pour les civils, qui subissaient cette guérilla urbaine, malgré les recommandations d'Indalecio Prieto. Le 22 décembre, les soldats républicains atteignirent le centre de la ville et les chars occupèrent la fameuse place du Torico, accompagnés de correspondants de guerre renommés : Robert Capa, Ernest Hemingway, Alfonso Sánchez Portela et Herbert Matthews du New York Times3. Le 24 décembre, la victoire semblait proche, car la résistance ne se limitait plus qu'au séminaire et au siège du Commandement militaire de la ville. Radio Barcelona annonça la chute de Teruel et plusieurs officiers républicains furent décorés. Engagé dans une deuxième opération à Guadalajara, c'est seulement le 23 décembre que Franco se décida à envoyer une aide conséquente aux assiégés de Teruel. Il avait en effet déclaré qu'aucun chef-lieu de province ne devait tomber aux mains des républicains. Il se retira alors du front de Guadalajara, malgré l'opposition de ses alliés italiens et allemands, afin de tourner ses efforts sur Teruel, abandonnant la perspective d'une fin rapide de la guerre, en prenant Madrid. Cependant, à cause des conditions difficiles, le gros des troupes nationalistes ne peuvent être acheminées sur Teruel avant la fin du mois : Franco se contente d'envoyer des messages à Rey d'Harcourt, dans lesquels il l'exhorte à résister à tout prix. Le 31 décembre, les premiers éléments parvinrent au pied de la Muela, dans l'espoir d'en déloger les républicains. Mais la résistance républicaine et l'inaction de la Légion Condor, bloquée par la météo désastreuse, les en empêcha. Au début du mois de janvier, le rapport des forces semblait équilibré, chacun pensant que le front se stabiliserait. Les pertes de l'armée républicaines étaient élevées, les combats et le froid entamaient la résistance des soldats. Dans les airs, la présence des chasseurs nationalistes se faisait également plus importante. Le 2 janvier, les troupes nationalistes essayèrent d'entrer dans Teruel, mais le général Juan Hernández Saravia ordonna de faire sauter les ponts, brisant l'offensive. Mais l'infanterie et les chars républicains étaient encore nombreux. Les combats se poursuivirent, et les assiégés comprirent que le siège ne serait pas rompu. Le 1er janvier, tous les défenseurs du couvent de Santa Clara étaient morts. Le 3, c'est le bâtiment du Commandement militaire qui tombait. Les combats continuèrent dans le séminaire, dont les défenseurs se trouvaient sans eau, sans médicaments, et presque sans vivres et munitions. Le 8 janvier, après un siège épuisant, le colonel Rey d'Harcourt et l'évêque de Teruel, Anselmo Polanco, se rendirent officiellement. Cette reddition fut comprise comme une trahison par Franco, et Rey d'Harcourt fut accusé d'avoir accumulé les erreurs militaires. Du côté républicain, la nouvelle fut accueillie dans la joie, car Teruel était la première capitale de province reconquise par l'armée républicaine. Le chef de l'état-major central, le général Vicente Rojo, pensant que les nationalistes avaient pris acte de la chute de Teruel, partit à Madrid afin de préparer la mise en œuvre du Plan-P qui devait permettre, grâce à une vaste offensive en Estrémadure, de couper la zone nationaliste en deux. À la suite de la prise de la ville, la population civile fut complètement évacuée, tandis que la ville était transformée en place forte. Le XXIIe Corps d'armée républicain fut chargé de défendre le centre de la ville, tandis que les autres unités étaient réparties en plusieurs points stratégiques tout autour de Teruel. Cependant, les forces républicaines étaient affaiblies : l'aviation avait perdu un nombre important d'avions, alors que la chasse nationaliste se renforçait. Afin de consolider leurs positions, les chefs républicains amenèrent un grand nombre de soldats et de grandes quantités d'équipement. Les pertes étant très nombreuses, le commandement républicain décida le 19 janvier de faire appel aux Brigades internationales de la 35e Division internationale du General Walter, qui stationnaient non loin, mais en réserve, où elles reçurent la visite du chanteur américain Paul Robeson4, les hommes et femme politiques britanniques Clement Attlee, Ellen Wilkinson et Philip J. Noel-Baker. La 84e Brigade mixte républicaine se trouvait au repos à Mora de Rubielos, après avoir subi de lourdes pertes lors de la prise de Teruel. Les combats de rue avaient saigné la brigade, qui avait perdu plus de 600 hommes, soit plus de 25 % des effectifs5. La contre-offensive nationaliste obligea le commandement républicain à renvoyer la 84e Brigade mixte au front et à l'affecter dans la zone du cimetière à partir du 17 janvier. Les hommes de la brigade, épuisés par les combats, ne voulaient pas y aller : le 1er et le 2e bataillon n'acceptèrent pas de retourner au combat, tandis que le 4e bataillon refusait de les remplacer. Le commandant de la 40e Division, Andrés Nieto, passant outre les demandes du commandant de la brigade, Benjamín Juan Iseli Andrés, décida de réprimer sévèrement le mouvement de révolte5: aux premières heures du 20 janvier, 3 sergents et 50 soldats furent fusillés, tandis que 60 autres hommes de la brigade étaient arrêtés en attendant un jugement6,7. Le général Vicente Rojo dut réorganiser complètement le front républicain. Voyant le secteur de Montalbán, au nord, dégarni, et le XXe Corps d'armée épuisé par les combats, il se résolut à appeler la 47e Division, sous le commandement de José María Galán, stationnée à Valence. En deux jours, la République avait perdu 800 km2 de terrain et une dizaine de villages. 7 000 hommes avaient été faits prisonniers, 15 000 blessés. Une grande quantité de matériel (munitions, armes, camions) était perdue et tombée aux mains des nationalistes ou détruit. Ce désastre fut un coup dur pour l'armée populaire de la République. Il permit enfin aux nationalistes de se rapprocher de Teruel, maintenant que la poche de l'Alfambra avait été réduite. Le 22 février, les dernières unités républicaines abandonnèrent la ville. Les nationalistes entrèrent dans Teruel sans rencontrer de résistance. En entrant dans la ville, ils constatèrent les destructions nombreuses : il n'y eut pas d'entrée triomphale. Indalecio Prieto rendit officiel la chute de la ville, avant même que le quartier général nationaliste le fasse. La bataille de Teruel est pour l'armée républicaine la preuve de sa capacité à s'organiser et mener des opérations efficaces contre un ennemi mieux armé et plus professionnel. Mais elle met également en évidence ses insuffisances et on voit s'affirmer des dissensions entre les généraux de profession, comme Juan Hernández Saravia, Vicente Rojo et Juan Modesto, et des chefs plus politiques comme Enrique Líster et El Campesino. Les troupes sortent du combat épuisées et les pertes matérielles - avions et armement - ne sont pas rapidement remplacées. D'un point de vue politique, le camp républicain ressent durement la défaite et la perte de Teruel, après les espoirs qu'a fait naître sa capture. Le contrôle des industries de Catalogne, aux mains des anarchistes, échappe définitivement au gouvernement de Juan Negrín. Comme le dit Laurie Lee, écrivain et poète britannique qui servit dans les Brigades internationales, « Teruel fut pour les Républicains un cadeau de Noël qui se révéla empoisonné. Ce devait être la victoire qui changerait le cours de la guerre ; mais ce fut le sceau de la défaite »12.

    Teruel était en 1937 une ville moyenne de 20 000 habitants, située dans le sud de l'Aragon, chef-lieu d'une province particulièrement pauvre. À une altitude de plus de 900 mètres, ses hivers sont les plus froids d'Espagne. La ville se trouve construite sur une colline élevée au-dessus de la confluence des rivières Turia et Alfambra. Elle est entourée d'un relief tourmenté de gorges étroites, de pics aigus et de crêtes tordues, comme la crête de la Muela de Teruel, à l'ouest de la ville.

    Les troupes républicaines, fortes d'environ 100 000 hommes, sont placées sous le commandement de Juan Hernández Saravia, chef de l'armée du Levant. Les troupes sont divisées en trois corps d'armée : En réserve se trouvent la 35e Division internationale, ainsi que les 39e, 47e et 70e Divisions. Les troupes sont appuyées par une importante artillerie : 400 pièces d'artillerie et une centaine de chars T-26 et BT-5. La Force aérienne républicaine (FARE) joue un rôle de soutien appréciable avec l'engagement d'environ 120 avions, dont des Polikarpov I-16 Mosca et des Polikarpov I-15 Chato, concentrés sur les aérodromes du Levant, en particulier à Villafranca del Panadés et Sabadell. Plus loin se trouvaient des troupes nationalistes plus nombreuses, faisant partie de l'armée du Nord nationaliste : Ces troupes bénéficiaient d'un équipement important, soit 500 pièces d'artillerie, quelques chars Panzer I. L'aviation nationaliste et la Légion Condor, composées essentiellement de Fiat CR.32 et de Messerschmitt Bf 109, pouvaient également intervenir, avec 140 appareils.

    Dans la ville de Teruel, le colonel Domingo Rey d'Harcourt se trouve à la tête de la garnison nationaliste. Il commande les 3 900 hommes de la 52e Division, dont 40 % environ ne sont pas des militaires. Il faut ajouter environ 4 000 civils, non entraînés au combat, mais prêts à soutenir les nationalistes les armes à la main. D'un point de vue stratégique, la route entre le sud de l'Espagne républicaine et la Catalogne reste gênée par les troupes nationalistes, que la bataille de Teruel a amenés en plus grand nombre dans le secteur. Au printemps 1938, la route est ouverte pour une offensive nationaliste dans le nord-est de la péninsule, afin de couper définitivement en deux le camp républicain par une course à la mer. Alors que les troupes républicaines ont été retirées du front afin de se reconstituer, Franco lance, le 7 mars 1938, l'offensive d'Aragon, sans rencontrer de résistance.

    Le commandement républicain avait décidé de passer à l'attaque le 13 décembre, mais les chutes de neige les obligèrent à la reporter. Sous un froid intense (on atteint certains jours les -20 °C) et la neige qui tombait, 40 000 soldats républicains partirent à l'attaque le 15 décembre vers 15 h 0, après une courte préparation de l'aviation et de l'artillerie, afin de ne pas prévenir l'ennemi de l'offensive qui commençait. Líster, à la tête de la 11e Division basée à Villalba Baja, s'empara de Concud, tandis que la 25e Division occupait San Blas. Les forces du XVIIIe Corps d'armée d'Enrique Fernández Heredia basé à Rubiales avançaient par le sud. Le 18 décembre, les républicains prirent position sur la crête de la Muela de Teruel, qui surplombe la ville à l'ouest. Les deux corps d'armée s'efforçaient d'encercler la ville par l'ouest afin de l'isoler de tout renfort, et le 20 décembre, les républicains firent leur jonction. Les nationalistes décidèrent de revoir complètement leur stratégie, puisqu'ils n'avaient plus le souci de libérer les hommes de Rey d'Harcourt. Le haut-commandement fut confié au général Fidel Dávila Arrondo, placé à la tête des trois Corps d'armée, soit 100 000 hommes, appuyés par l'aviation nationaliste, deux divisions navarraises et l'artillerie italienne. Le général José Enrique Varela dirigeait les opérations au sud, le général Antonio Aranda au nord occupait quelques positions des alentours. Le 17 janvier, ces deux généraux décidèrent de s'emparer des collines qui entourent la ville. L'importante artillerie italienne et l'aviation nationaliste, appuyée par la légion Condor, entrèrent en action. Après une heure de combats, les lignes de défense républicaines furent rompues, tandis que les nationalistes occupaient les hauteurs de la Muela, puis toute la rive gauche de la Turia dès le 22 janvier. Ils y acheminèrent un demi-millier de pièces d'artillerie. Les républicains se retrouvèrent alors dans la position d'assiégés. Dans la ville, les combats furent une fois de plus extrêmement violents, les soldats se battant au corps à corps avec leurs baïonnettes. Après une semaine, les positions n'avaient pas bougé. Le 25 janvier, les républicains, sous les ordres du général Juan Hernández Saravia, lancèrent une nouvelle offensive afin de briser l'encerclement. L'objectif était de s'emparer de la ville de Singra, à l'arrière des forces nationalistes, au nord de Teruel, afin de couper la voie de chemin de fer et la route de Teruel à Saragosse. Mais si la centaine de tanks républicains T-26 se révèlèrent utiles, l'aviation et l'artillerie nationalistes furent plus efficaces encore : l'assaut fut repoussé. Les combats se poursuivirent pendant trois jours dans des conditions rendues très difficiles par le froid : la 27e Division subit de très lourdes pertes8. Les raids aériens des Fiat CR.32 et des Messerschmitt Bf 109, soutenant les bombardiers Heinkel He 111 de la Legión Cóndor, causèrent des ravages. Au début du mois de février, les chefs nationalistes décidèrent de mener une opération importante, afin de briser le statu quo qui durait depuis janvier. L'objectif était de franchir les lignes républicaines au nord et occuper la sierra Palomera jusqu'à l'Alfambra. Dans ce secteur, les défenses du XIIIe Corps d'armée républicain étaient faibles, réduites à une ligne discontinue de postes défensifs isolés. Le 5 février, à la première heure, les nationalistes rompirent le front en trois points. La 1re Division de cavalerie du général José Monasterio franchit les lignes adverses par une charge de cavalerie spectaculaire l'une des dernières de l'histoire militaire moderne. L'aviation joua un rôle important, bombardant et mitraillant les troupes qui battaient en retraite. Le 7 février, la victoire était obtenue, avant que le général Hernández Saravia ait pu envoyer des renforts : au matin du 8, la rive gauche de l'Alfambra était atteinte en tous points. Face à la forte pression des troupes nationalistes, le Ve Corps d'armée républicain de Juan Modesto arriva en renfort. Les républicains, menacés d'être enfermés dans la ville, lancèrent de vigoureuses contre-attaques le 20 février, mais la ville se retrouva complètement encerclée le lendemain : dans la nuit commença le second siège de Teruel. El Campesino et sa 46e Division se retrouvaient seuls dans la ville, avec de nombreux blessés9. El Campesino donna alors l'ordre de se retirer, mais plus de 1 500 soldats furent faits prisonniers10. Le chef républicain, qui était arrivé à s'échapper, accusa Juan Modesto et Enrique Líster de l'avoir abandonné, mais ce dernier le d'avoir abandonné la ville et ses hommes11.

  10. Liste de pays fictifs — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_fictifs

    1 day ago · Province du Nord dans Faucongris. Province du Sud dans Faucongris. Puerto Luminae dans les comics Judge Dredd (comic). Purha, dans la saga le Cycle du guerrier de Mars. Pyandonea, un royaume dans The Elder Scrolls. Pyk : ancien royaume insulaire de Westeros avant l'unification des Îles de Fer, dans l'univers du Trône de Fer.

  11. People also search for