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  1. Monarchie — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Monarchie
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    La monarchie (du grec mono « seul », arke « pouvoir » : « pouvoir d'un où l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée « monarque ». Elle n'est ni nécessairement une royauté, ni nécessairement héréditaire : il a toujours existé des monarchies électives, par exemple les rois chez les Gaulois, ou les doges dans la république de Venise. Selon la définition de Montesquieu, une monarchie se définit par le gouvernement absolu d'un seul, mais ce pouvoir est limité par des lois. La monarchie est constitutionnelle lorsque les pouvoirs du monarque sont définis par une constitution écrite qui fixe des lois fondamentales prévoyant une séparation des pouvoirs1. Il est souvent admis, lorsque l'État est menacé par une guerre étrangère ou civile, qu'une loi martiale lui donne provisoirement tous les pouvoirs : la monarchie devient alors, au sens antique, une dictature (comme l'exerçaient les consuls ou les généraux romains en cas de graves problèmes).

    La monarchie est absolue lorsque le monarque détient tous les pouvoirs. Certains parlent alors de régime despotique. Toutefois, le monarque est généralement limité dans les faits par un ensemble de traditions et de coutumes, plus ou moins codifiées, comme les lois fondamentales du royaume de France, tandis qu'un despote ou un tyran n'est limité par aucun pouvoir supérieur2.

    C'est ainsi que Louis XIV s'est vu refuser par le Parlement de Paris l'enregistrement du traité d'Utrecht sur la partie où le roi renonçait au trône de France pour son petit-fils Philippe (devenant roi d'Espagne) et sa descendance. Le Parlement de Paris a rappelé au « Roi-Soleil » que personne, même lui, ne peut disposer de la dévolution de la couronne qui se fait indépendamment de lui selon un ordre prévu par les lois fondamentales du Royaume (loi salique de primogéniture mâle pour la France). À partir de la deuxième moitié du VIIIe siècle, le sacre conféra au roi de France un caractère sacré, à l'instar des rois wisigoths ou du royaume d'Aragon. Fait unique parmi les monarques de la chrétienté, le roi de France était « oint » par un représentant de l'Église. L'onction du saint chrême, un mélange d'huile d'olive et de parfum dont l'usage, prescrit dans tous les sacrements de l'Église, et faisant aussi partie des éléments du sacre des évêques, contribuait à faire du roi de France le « vicaire de Dieu », son représentant. Ainsi par la dévolution de la couronne par primogéniture mâle, la transmission des buts et des méthodes d'administration a amené une stabilité dans la gestion des affaires du royaume, et a permis l'unification de la France comme le développement du pays par le fait de la tradition monarchique (tradition = transmission).

    Le monarque absolu, à la différence du monarque constitutionnel, représente au sens propre du mot la « monarchie » en ce sens que tout le pouvoir repose sur un seul être : le roi, qui regroupe les trois pouvoirs de l'État : législatif, exécutif et judiciaire. S'il dirige le Royaume lui-même avec ses ministres et « en ses conseils », il rend la justice par le biais de tribunaux et de cours (c'est la justice « distributive », chaque sentence étant écrite « de par le roi », et édicte tous les textes législatifs que l'assemblée des trois ordres (clergé, noblesse et tiers état) préconise quand le roi les regroupe lors des états généraux. Mais à bien regarder, cela perdure encore aujourd'hui puisqu'une loi ne peut être applicable qu'une fois que le décret d'application a été signé par le pouvoir exécutif.

    Chez les anciens Germains, le pouvoir royal était d'essence divine à travers le rattachement de la dynastie régnante à Woden ou Wotan (Odin). Le royaume de France était également une monarchie de droit divin.

    Actuellement, il existe encore de nombreuses monarchies de droit divin dont le Royaume-Uni, où la reine est également chef de lÉglise anglicane. La règle de primogéniture avec préférence masculine à degré égal est toujours en vigueur dans les monarchies suivantes : Un État européen, la principauté de Liechtenstein, a une règle de dévolution « semi-salique » : le trône est transmissible en premier lieu dans toutes les lignes masculines et, à défaut d'héritier masculin dans l'une de ces lignes, à l'aîné des descendants, masculin ou féminin, de la première ligne féminine. Par ailleurs, d'autres monarchies conservent des règles de dévolution excluant les femmes de la succession : Japon (même si l'on prête au gouvernement l'intention de modifier la Constitution sur ce point) et toutes les monarchies de pays avec l'islam comme religion d'État (Arabie saoudite, Jordanie, Maroc, etc.).

    Dans la République polono-lituanienne3 et dans le Saint-Empire romain germanique, et encore actuellement en Malaisie, au Vatican et dans les Émirats arabes unis, le chef d'État est un monarque désigné par ses pairs au cours d'une élection ou par consensus.

    Mais cette justification, associée à une confusion relative entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel se heurta de nombreuses fois aux prétentions du pape de Rome au pouvoir politique : notamment sous les pontificats de Léon IX et de Grégoire VII (1073-1085). Ce dernier, en particulier, développa la doctrine de la théocratie pontificale qui portait directement atteinte à l'étendue du pouvoir royal. Pour les souverains pontifes, en effet, le pouvoir temporel devait demeurer soumis au pouvoir spirituel. Il est évident que les rois ne l'entendaient pas de cette manière. Outre l'excommunication, les papes bénéficiaient contre eux d'une arme juridique : une série de faux, forgés par la chancellerie pontificale, et dont le plus connu est la fausse donation de Constantin leur servaient à appuyer leurs prétentions au pouvoir temporel. Les affrontements entre les rois trop indépendants et les pontifes romains, affrontements qui concernèrent surtout les souverains du Saint-Empire romain germanique, se multiplièrent sous les papes Innocent III et Innocent IV : ce sont ces derniers qui s'approchèrent le plus de la « théocratie pontificale » au XIIIe siècle.

    Le roi de France, en raison du baptême de Clovis Ier (roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de 481 à 511) est considéré comme le premier souverain de la chrétienté. Au Moyen Âge comme jusqu'au XVIIIe siècle, on considéra le roi de France comme souverain de droit divin « par la grâce de Dieu » et on lui prêta des pouvoirs thaumaturgiques, comme le fait de guérir des écrouelles.

    Le modèle de monarchie sans pouvoir autre que celui d'« inaugurer les chrysanthèmes » est souvent qualifié de « monarchie de type scandinave » (le roi de Suède étant le seul chef d'État et le seul monarque de l'Union européenne qui n'a même plus le pouvoir de signer les traités internationaux4) ; il est d'ailleurs régulièrement évoqué dans les débats sur le sujet aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni, trois pays où il existe un débat récurrent, quoique limité, entre partisans d'une monarchie aux pouvoirs renforcés, d'une monarchie « à la scandinave » et d'une république, la majorité des élus et de la population semblant plutôt favorables à un statu quo, même si les arguments économiques sur le coût de la monarchie ont un écho plus grand, plus particulièrement quant aux dotations des autres membres de la famille royale que le monarque et les principaux héritiers du trône.

    En Belgique, le roi est le chef de l'exécutif, et fait partie du pouvoir législatif. Il sanctionne et promulgue les lois, mais est considéré comme « politiquement irresponsable » : tout acte du roi doit être contresigné par un ministre. La sanction royale a d'ailleurs posé problème en 1990, quand Baudouin a refusé de signer la loi sur l'avortement. Le roi est également chef des armées.

    Des cas d'évolutions récentes de monarchies absolues vers des monarchies moins absolues, voire constitutionnelles, se retrouvent en Andorre (dotée d'une constitution depuis 1993), et surtout dans le golfe arabo-persique, avec la restauration des constitutions et des parlements au Koweït et à Bahreïn et l'élection de conseils consultatifs locaux ou nationaux au Qatar, à Oman et en Arabie saoudite, ces trois derniers États ainsi que les monarchies membres des Émirats arabes unis restant des monarchies absolues, de même que le Bhoutan, petit royaume himalayen (depuis 2008, le pays est devenu une monarchie constitutionnelle, le roi pouvant être démis par un vote des parlementaires à la majorité des deux tiers), le royaume du Swaziland, en Afrique australe, le sultanat du Brunéi, sur l'île de Bornéo, ainsi que le royaume des îles Tonga, dans le Pacifique Sud. Tous ces États font toutefois partie de l'Organisation des Nations unies et sont théoriquement signataires de sa charte et de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Sept monarchies européennes ont vu leurs règles de dévolution modifiées, la règle passant de la primogéniture avec préférence masculine à degré égal à la primogéniture absolue sans considération de sexe :

    L'historien Raymond Fusilier a comparé les systèmes de monarchie constitutionnelle existant en Europe7 (en Belgique, Suède, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas) concluant que la distinction doit s'affiner entre Monarchie constitutionnelle et parlementaire, d'une part, et Monarchie absolue, d'autre part. En effet la monarchie dite absolue comme pouvoir légitime (au sens de Montesquieu), est quelque part constitutionnelle, car le roi a au-dessus de lui les lois du royaume (celle qui détermine sa succession entre autres). Et, d'autre part, tant dans la monarchie absolue que dans la monarchie constitutionnelle et parlementaire, le roi n'a jamais à rendre des comptes au public (au sens de Jürgen Habermas). Le roi absolu ne rend pas compte de ses actes politiques au Public parce que celui-ci n'existe pas au sens fort dans l'Ancien Régime (période de non publicité que J. Habermas décrit dans L'espace public, Payot, Paris, 1978). Le roi constitutionnel n'exerce son pouvoir que par des ministres (qu'il rencontre, influence, de qui il reçoit des informations selon les critères retenus par Bagehot). Ceux-ci sont les seuls à pouvoir poser des actes politiques valables en un régime démocratique, soit dont ils soient responsables, c'est-à-dire dont ils ont à rendre compte devant le Parlement, le Public (ou l'opinion publique), bref le peuple qui est devenu le vrai souverain. Pour Fusilier, la monarchie constitutionnelle la plus forte de facto, est la monarchie belge, car le roi y est entouré d'un imposant cabinet, sorte de gouvernement parallèle qui double l'action des ministres (les membres de ce cabinet étant nommés par le roi, sans réel contrôle parlementaire). Cette disposition est l'une des origines de la grave Question royale en Belgique, étape sur le chemin de l'Histoire de la monarchie belge qui explique qu'elle ait été peu à peu mise en cause et qu'elle ait peu à peu perdu son pouvoir de facto, politiquement central en Belgique jusqu'aux années 1960. Les monarques constitutionnels posent certes des actes publics (comme des discours), mais ces discours (qui ne sont pas des discours du trône rédigés par le Premier ministre comme en Grande-Bretagne, et où, par conséquent, la pensée du roi s'exprime), sont couverts par le Premier ministre s'ils sont mis en cause au Parlement comme cela est arrivé cette année [Quand ?] en Belgique.

    Les événements historiques ont créé la coutume du choix du fils aîné du roi comme nouveau roi, en raison de l'association par son père du fils à l'administration du royaume. Et là encore une ancienne coutume franque s'appliquait : la loi salique (car provenant des Francs saliens comme Clovis), excluant les femmes de l'hérédité dans le souci non seulement que le chef fût toujours un homme capable de faire la guerre s'il le fallait, mais aussi que par mariage le territoire ne soit pas démembré ou apporté à la famille de l'époux

  2. Monarchy of Belgium - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Monarchy_of_Belgium

    The Monarchy of Belgium is a constitutional, hereditary, and popular monarchy of Belgium whose incumbent is titled the King or Queen of the Belgians (Dutch: Koning(in) der Belgen, French: Roi / Reine des Belges, German: König(in) der Belgier) and serves as the country's head of state.

  3. Bernardo de Monteagudo — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Bernardo_de_Monteagudo

    Sep 15, 2020 · — Bernardo de Monteagudo, Diálogo entre Atahualpa y Fernando VII , 1808. C’est dans cet écrit aussi qu’apparut l’une des premières proclamations indépendantistes de l’histoire de l’ Amérique du Sud: « Habitants du Pérou: si, dénaturalisés et insensibles, vous avez contemplé jusqu’à ce jour avec une apparente tranquillité et sérénité la désolation et l’infortune ...

    • Bernardo José de Monteagudo
    • 20 août 1789
  4. 1 day ago · In 1893, the native monarchy of the Pacific Kingdom of Hawaii was ended in a secret and successful plan led by American residents; the United States took over the archipelago in 1898. Victory in the Spanish–American War the same year proved that the United States was a world power and led to the addition of Puerto Rico, Guam, and the ...

  5. Finland - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Finland

    Sep 15, 2020 · Republic of Finland Suomen tasavalta (Finnish) Republiken Finland (Swedish) Flag Coat of arms Anthem: Maamme (Finnish) Vårt land (Swedish) Show globe Show map of Europe Location of Finland (dark green) – in Europe (green & dark grey) – in the European Union (green) – [Legend] Capital and largest city Helsinki 60°10′N 24°56′E  /  60.167°N 24.933°E  / 60.167; 24.933 ...

  6. Léo Moulin - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/Léo_Moulin

    Sep 15, 2020 · Biblioteca Nacional de España: XX1114147 Bibliothèque nationale de France: cb11917044c (data) Gemeinsame Normdatei: 142455903 International Standard Name Identifier: 0000 0001 0911 810X Library of Congress Control Number: n84223897 Nationale Bibliotheek van Tsjechië: jcu2017945699 Nederlandse Thesaurus van Auteursnamen Persoon ID: 073964158 Système universitaire de documentation: 027040518 ...

  7. 皇家馬廄 - 维基百科,自由的百科全书

    zh.wikipedia.org/wiki/皇家馬廄

    Sep 15, 2020 · (2016年4月30日) 若您熟悉来源语言和主题,请协助参考外语维基百科扩充条目。请勿直接提交机械翻译,也不要翻译不可靠、低品质内容。依版权协议,译文需在编辑摘要注明来源,或于讨论页顶部标记{{Translated page}}标签。

  8. 6 days ago · 马来西亚 (馬來語: Malaysia ;英語: Malaysia ;简称大马 )是一個位於东南亚的國家,由前马来亚联合邦、沙巴、砂拉越及新加坡於1963年9月16日所組成的联邦制、议会民主制、选举君主制和君主立宪制國家,新加坡後來在1965年8月9日从联邦中被除名,並独立建国。

  9. 圣文森特和格林纳丁斯 - 维基百科,自由的百科全书

    zh.wikipedia.org/wiki/St._Vincent_and_the_Grenadines

    Sep 15, 2020 · Wikipedia®和维基百科标志是维基媒体基金会的注册商标;维基™是维基媒体基金会的商标。 维基媒体基金会是按美国国內稅收法501(c)(3)登记的 非营利慈善机构 。

  10. 巴拿馬文件涉及的人物列表 - 维基百科,自由的百科全书

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    Sep 15, 2020 · Wikipedia®和维基百科标志是维基媒体基金会的注册商标;维基™是维基媒体基金会的商标。 维基媒体基金会是按美国国內稅收法501(c)(3)登记的非营利慈善机构。 隐私政策; 关于维基百科; 免责声明; 手机版视图; 开发者; 统计; Cookie声明