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  1. Sindarin - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Sindarin

    1 day ago · Quenya was the language of the Exiled High-Elves returning to Middle-earth. The Exiles , being relatively few in number, eventually adopted a form of Sindarin: a southern dialect (of which the purest and most archaic variety was used in Doriath ruled by Thingol).

  2. Orc - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Orc

    1 day ago · The Latin: Orcus is glossed as "Orc, þyrs, oððe hel-deofol" ("Goblin, spectre, or hell-devil") in the 10th century Old English Cleopatra Glossary, about which Thomas Wright wrote, "Orcus was the name for Pluto, the god of the infernal regions, hence we can easily understand the explanation of hel-deofol.

  3. Middle-earth peoples - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Middle-earth_peoples

    1 day ago · The fictional peoples and races that appear in J. R. R. Tolkien's fantasy world of Middle-earth include the seven listed in Appendix F of The Lord of the Rings: Elves, Men, Dwarves, Hobbits, Ents, Orcs and Trolls, as well as various spirits, the Valar and Maiar.

  4. Morphological typology - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Morphological_typology

    1 day ago · Fictional languages vary: among J. R. R. Tolkien's languages for the Middle-earth universe, for example, Sindarin is fusional while Quenya is agglutinative. The language Newspeak from 1984 is a variant of English derived from the very concept of agglutination.

  5. Engineered language - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/Engineered_language

    1 day ago · An experimental language is a constructed language designed for the purpose of exploring some element in the theory of linguistics.Most such languages are concerned with the relation between language and thought; however, languages have been constructed to explore other aspects of language as well.

  6. Lijst van talen van de wereld - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/Lijst_van_talen_van_de_wereld

    1 day ago · Een alfabetische opsomming van de talen van de wereld, zoals die hieronder volgt, is niet vrij van problemen.Er is namelijk geen eenduidig criterium aan de hand waarvan met zekerheid kan worden vastgesteld dat de ene taalvariant een taal is en de andere een dialect; het onderscheid tussen deze twee is kunstmatig, want politieke, culturele en taalkundige criteria lopen hier door elkaar.

  7. List of language creators - Wikipedia

    en.wikipedia.org/wiki/List_of_language_creators

    1 day ago · J. R. R. Tolkien: more than twenty languages including Quenya, Sindarin, Khuzdul; see Languages constructed by J. R. R. Tolkien Karen Traviss : Mando'a in the Star Wars expanded universe Christian Vander

  8. Saroumane — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Saroumane
    • Apparitions
    • Critique et analyse
    • Conséquences
    • Contexte historique
    • Résumé
    • Caractéristiques
    • Étymologie
    • Adaptation
    • Médias
    • Culture populaire
    • Production

    Saruman apparaît pour la première fois dans La Fraternité de l'Anneau (1954), premier tome du Seigneur des anneaux. Le roman raconte la quête menée pour détruire l'Anneau unique, un objet puissant et maléfique créé par le Seigneur Sombre Sauron pour contrôler la Terre du Milieu. Sauron perd l'Anneau bien avant le début du roman, celui-ci étant désormais en possession du hobbit Frodo Bessac du Comté.

    Au début du premier tome, Gandalf, personnage déjà présent dans Le Hobbit, dit de Saruman qu'il est « le chef de lordre auquel jappartiens1 » et le chef du Conseil Blanc qui a chassé Sauron de la Forêt de Grand'Peur à la fin du Hobbit. Gandalf ajoute que Saruman a de grandes connaissances en ce qui concerne les Anneaux de Pouvoir. Le pouvoir de la voix de Saruman est souligné à maintes reprises dans le roman. Pour Jonathan Evans, cette caractéristique devient un « tour de force » dans le chapitre « La Voix de Saruman »7. Roger Sale (en) dit du même chapitre que « Tolkien a vaillamment essayé de faire une chose d'extraordinaire de quelque chose qu'il ne pouvait pas simplement réussirTrad. 1,8. ». Thomas Shippey écrit que « Saruman parle comme un homme politique Aucun autre personnage de la Terre du Milieu n'a la ruse de Saruman pour retourner les phrases à l'envoyeur de manière que les incompatibilités s'annulent et aucun n'emploie autant de mots vides de sens comme « déplorant », « ultime », et le pire de tous, « réel ». Qu'est-ce qu'un « réel changement »Trad. 2,9 ? ». Shippey contraste ce discours moderne avec la rigueur archaïsante que Tolkien place dans la bouche d'autres personnages, comme le roi des Nains, Dáin, qui représente la vision de l'héroïsme selon Tolkien, calquée sur Beowulf9,Note 1. Après la défaite de ses armées, Saruman se voit offrir le pardon par Gandalf en échange de son aide contre Sauron, mais ayant choisi son chemin, il est incapable de s'en détourner10. Jonathan Evans compare Saruman à la figure de Satan dans Le Paradis perdu de John Milton, pour son usage de la rhétorique et son refus de la rédemption finale, « vaincu par la fierté et la haineTrad. 3,7 ».

    Peu après, Gandalf fixe un rendez-vous à Frodo, en lui enjoignant de quitter le Comté. Cependant, le magicien ne vient pas. Il explique ensuite à Frodo qu'étant parti consulter Saruman, ce dernier l'a retenu prisonnier en juillet 3018 T. A., à cause de son refus de se joindre à lui pour soutenir Sauron et peut-être le contrôler pour leurs propres objectifs. Saruman lui a proposé de garder l'Anneau pour eux deux. Gandalf a été emprisonné en haut de la tour d'Orthanc, en Isengard. Là, Gandalf constate que Saruman crée une armée d'Orques et de Wargs et que la belle vallée verdoyante de l'Isengard se remplit de forges3. Saruman, qui refuse son ancienne appellation de « Saruman le Blanc », se qualifie désormais de « Saruman aux Multiples Couleurs »4. Cependant, grâce à l'aide du seigneur des Aigles, Gwaihir, Gandalf réussit à s'échapper d'Orthanc deux mois plus tard, sans avoir révélé l'emplacement de l'Anneau à Saruman. N'ayant plus d'autre choix que de trouver lui-même l'Unique ou d'être vaincu, Saruman envoie des espions massivement dans le nord, tout en ralliant à lui les hommes de la Dunlande, ennemis ancestraux des Rohirrim, dans ses projets de conquête.

    Pendant ce temps, Saruman planifie son invasion du Rohan : deux batailles aux gués de l'Isen, frontière entre l'Isengard et le Rohan, lui permettent de forcer ce point stratégique pour la conquête de ce pays, en éliminant de surcroît Théodred, fils du roi Théoden du Rohan, l'héritier du trône. À la Gorge de Helm, ses armées sont vaincues après une âpre bataille par les forces de Rohan, avec à leur tête Théoden et le maréchal de la Marche Éomer, assistés de trois des membres de la Fraternité de l'Anneau venus en Rohan : Aragorn le Dúnadan, Legolas l'Elfe et Gimli le Nain ; les Orques et les hommes de Dunlande sont finalement annihilés par les Huorns. Pendant ce temps, les Ents marchent sur l'Isengard, accompagnés de Merry et Pippin, et détruisent dans leur furie les défenses de la forteresse, mettent à bas toutes les installations souterraines de Saruman, les broyant à main nue et en noyant le tout sous les flots de la rivière Isen, qu'ils ont détournée de son lit à cette fin.

    Peu après, les vainqueurs de la bataille de la Ferté-au-Cor rendent visite à Saruman en Isengard, qui a trouvé refuge dans la tour d'Orthanc, forteresse indestructible, seule rescapée de la furie des Ents, qui le maintiennent là sous une garde vigilante. Dans un ultime effort, Saruman, usant du grand pouvoir de persuasion que possède sa voix, tente de rallier à lui le roi Théoden du Rohan, son neveu Éomer, et enfin Gandalf ; mais le mal que Saruman a commis est bien trop grand pour être oublié ou pardonné, et sa voix a perdu de sa force et n'abuse pas ses interlocuteurs. Toutefois, Gandalf tente à son tour de convaincre Saruman de rejoindre leur camp, pour tenter de réparer les dommages qu'il a occasionnés et les aider à lutter contre Sauron. Mais Saruman, dédaigneux et montrant au grand jour toute sa haine contre ceux qui sont venus le voir, refuse de se repentir et rejette avec mépris la proposition de Gandalf. Celui-ci, faisant soudainement preuve d'une grande autorité, bannit Saruman de l'Ordre des Mages, et, d'un mot, brise son bâton de magicien, lui ôtant son pouvoir et son statut. Bien après la prise d'Isengard par les Ents, Saruman, apparemment vaincu et toujours étroitement surveillé, parvient à quitter la tour d'Orthanc avec son suivant Gríma « Langue-de-Serpent », ayant peut-être usé de sa voix pour faire fléchir le chef des Ents, Barbebois. Les Hobbits de la Fraternité de l'Anneau (Frodo, Sam, Merry et Pippin), revenant chez eux, retrouvent Saruman finalement quelques semaines plus tard dans le Comté où il a, par l'intermédiaire de Lotho Bessac-Descarcelle, fait main-basse sur le pays et le dirige sous le nom de Sharkey. De nouveau confronté à ses ennemis, Saruman tente de poignarder Frodo mais sa lame se brise sur la cotte de mailles en mithril de l'ancien porteur de l'Anneau. Maîtrisé par les Hobbits et promis à une mort rapide, le chef déchu du Conseil Blanc est miséricordieusement épargné grâce à Frodo. Ce dernier laisse la vie sauve à Saruman à la condition qu'il quitte immédiatement le Comté. Le magicien est finalement assassiné par son serviteur Gríma, brimé une fois de trop par son maître.

    J. R. R. Tolkien décrit Saruman au moment des événements du Seigneur des anneaux comme ayant un « visage long et le front haut » et « des yeux noirs et profonds[]. Il avait la barbe et les cheveux blancs, mais des mouchetures de noir se voyaient encore au pourtour des lèvres et des oreilles6 ». Ses cheveux sont ailleurs décrits comme étant noirs au moment de son arrivée en Terre du Milieu. Appelé « Saruman le Blanc », il est censé porter des robes blanches, mais à sa première apparition dans le roman (dans le récit de Gandalf au Conseil d'Elrond), il porte une toge « tissée de toutes les couleurs ; et s'il boug[e], elle chang[e] de teinte et chato[ie] de manière à tromper l'œil4 » et se nomme lui-même « Saruman aux Multiples Couleurs » (« le Multicolore » dans la première traduction de Francis Ledoux).

    Le nom de Saruman lui fut donné par les Hommes du nord de la Terre du Milieu. Il est dérivé du terme en vieil anglais searu, qui signifie « talent » ou « ruse ». Son nom en sindarin, Curunír, possède le même sens d'« homme habile » et vient des racines curu « ruse », « habileté »11 et de nír, forme dérivée de dír indiquant le masculin. Son nom en quenya, avec le même sens, est Curumo. Enfin, le nom que lui ont donné ses Orques, Sharkey (Sharcoux dans la première traduction), provient sans doute du mot orque sharkû, qui, en noir parler, signifie « vieil homme », un terme « d'affection » pour eux.

    Saruman apparaît dans de nombreuses adaptations du Seigneur des anneaux. La BBC Radio produisit la première adaptation en 1956, avec Robert Farquharson dans le rôle de Saruman, mais il n'en reste pas d'enregistrement. Tolkien avait apparemment été déçu par celle-ci35. L'adaptation radiophonique du Seigneur des anneaux, réalisée par la BBC en 1981, présente un Saruman beaucoup plus proche du roman. Smith et Matthews présentent l'interprétation de Saruman par Peter Howell comme « brillamment ambiguë [], passant en un éclair d'une douceur melliflue à une bestialité sauvage sans que ces humeurs semblent se contredireTrad. 12,38 ». Quelques années auparavant, dans une adaptation radiophonique américaine de 1979, Saruman avait été doublé par James Arrington qui prêtait également sa voix à Frodo Bessac.

    Dans le dessin animé de Ralph Bakshi Le Seigneur des anneaux, qui correspond aux événements de La Fraternité de l'anneau et au début des Deux Tours, Saruman est doublé par Fraser Kerr dans la version originale et par Louis Arbessier dans la version française. Il a une seule scène importante, lorsqu'il essaye de convaincre Gandalf de le rejoindre. Il apparaît aussi brièvement peu avant la bataille de la Gorge de Helm, haranguant son armée. Le personnage est vêtu de rouge et appelé tantôt « Saruman » tantôt « Aruman ». Selon Smith et Matthews, le nom du personnage aurait été changé en « Aruman » pour éviter une possible confusion avec « Sauron »36. Le téléfilm animé de 1980 The Return of the King, production Rankin/Bass, commence là où s'était arrêté le film de Bakshi, mais Saruman en est absent37.

    La trilogie cinématographique de Peter Jackson (2001-2003) présente plus fréquemment Saruman dans ses deux premiers films qu'il n'apparaît dans les livres équivalents à travers plusieurs scènes non décrites dans l'œuvre de Tolkien. Dans les films, Saruman se range clairement au service de Sauron. Smith et Matthews estiment que le rôle de Saruman a été écrit comme un substitut de Sauron, le principal antagoniste de l'histoire, qui n'apparaît jamais en personne dans le roman (théorie confirmée par Jackson dans les commentaires audio du DVD de La Communauté de l'anneau39). Ils suggèrent également que le choix d'un acteur de renom, Christopher Lee, a pu inciter les scénaristes à donner davantage de présence à son personnage40. En contraste avec ce rôle accru dans les deux premiers films, les scènes dévolues à Saruman dans le troisième opus ont été coupées avant la sortie en salle, une décision qui a « choqué » Lee. Jackson a jugé trop décevant de montrer le destin de Saruman directement après la bataille de la Ferté-au-Cor dans le deuxième film et le faire dans le troisième aurait constitué un retour en arrière déconcertant41. Les scènes coupées s'achèvent sur la chute de Saruman depuis le haut de la tour d'Orthanc, après qu'il a été agressé au couteau par Gríma « Langue de Serpent » et comprennent des éléments issus du chapitre « Le Nettoyage de la Comté ». Ces scènes sont incluses dans la version longue du film42.

    Bien que le personnage ne soit pas présent dans Le Hobbit, Peter Jackson a décidé de ramener Saruman dans son adaptation en trois parties Le Hobbit, car il souhaitait présenter le retour de Sauron à Dol Guldur, présenté dans les appendices du Seigneur des Anneaux et qui mettait notamment en scène Saruman. Christopher Lee reprend donc son rôle dans Le Hobbit : Un voyage inattendu et Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées. Mais l'acteur étant trop âgé pour supporter le voyage jusqu'en Nouvelle-Zélande, ses scènes sont filmées en studio à Londres sur fond vert.

  9. Faramir — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Faramir
    • Histoire
    • Critique et analyse
    • Caractéristiques
    • Contexte historique
    • Résumé
    • La bataille
    • Conséquences
    • Argument
    • Fonctions
    • Mort
    • Étymologie
    • Développement
    • Évolution
    • Influence
    • Adaptation
    • Culture populaire
    • Commentaires
    • Critiques
    • Analyse
    • Apparitions

    Capitaine de l'armée du Gondor après la mort de Boromir, il est blessé et tenu pour mort alors qu'il mène la retraite de ses troupes jusque sous les murs de Minas Tirith. Durant sa convalescence, il rencontre Éowyn et tombe amoureux d'elle. Il l'épousera après la fin de la guerre de l'Anneau. Il devient également Intendant du Gondor, prince d'Ithilien et seigneur d'Emyn Arnen.

    Le personnage de Faramir apparaît dans plusieurs adaptations du roman de Tolkien, notamment la trilogie réalisée par Peter Jackson, où son caractère subit d'importants changements ; il se révèle notamment moins insensible à la tentation de l'Unique. Dans son étude des brouillons du Seigneur des anneaux, Christopher Tolkien indique que son père n'a pas prévu initialement la présence de Faramir dans l'histoire : il ne l'invente qu'au moment de le faire apparaître dans l'intrigue, ce qui entraîne un report de son dénouement, ainsi qu'un développement de l'histoire du Gondor et du Rohan. Le personnage partage également plusieurs traits de caractère avec son auteur. Faramir interroge également Frodo concernant le Fléau d'Isildur, mais le hobbit esquive le sujet10. Faramir discerne toutefois qu'il s'agit d'un objet dangereux, conçu par Sauron, qui a causé la brouille entre son frère et Frodo. Il dévoile ses pensées, révélant un caractère fort différent de son frère : Faramir relate à Denethor et Gandalf sa rencontre avec Frodo et Sam, sans parler de l'Anneau ; son père est mécontent qu'il les ait laissés partir et laisse éclater sa rancœur, déclarant qu'il aurait préféré que les places de ses fils aient été échangées13. Beregond décrit Faramir à Pippin en ces termes : Le talent de chef de Faramir, ses compétences d'armes et son jugement prompt et hardi se révèlent précieux dans la bataille, et lui valent le respect du Gondor pendant la Guerre de l'Anneau18. Il défend le Gondor contre Sauron sur de nombreux fronts, sans cependant chercher à tirer de cette lutte un avantage personnel6. Après la publication du Seigneur des anneaux, Tolkien a déclaré que « pour autant qu'un des personnages soit \\"comme moi\\", il s'agit de Faramir21 ». La relation que Faramir entretient avec la guerre dans l'histoire de Tolkien reflète celle de l'auteur lui-même, qui fut soldat lors de la Première Guerre mondiale et combattit lors de la bataille de la Somme22. Tolkien fit longtemps un rêve récurrent impliquant une « Grande Vague » apportant « l'obscurité inéluctable » ; il le « légua » au personnage de Faramir, qui le raconte à Éowyn sur les remparts de Minas Tirith : « lorsque Faramir parle de sa vision personnelle de la Grande Vague, il parle en mon nom. Cette vision et ce rêve ont toujours été en moi21 ». Tolkien n'explique nulle part le sens du nom Faramir, ni n'indique dans quelle langue est ce nom. Dans les appendices du Seigneur des anneaux, il affirme que les Intendants du Gondor cessent de prendre des noms en quenya après Mardil23, et que la plupart des noms portés par les Dúnedain sont en sindarin et font référence à des héros du Premier Âge24. Boromir est justement le nom d'un de ces héros, et Tolkien le décompose ailleurs en boron « homme constant, féal, fidèle vassal » et mîr « joyau »25. Néanmoins, il existe un autre Faramir, le fils du roi Ondoher du Gondor, dont le nom est probablement quenya dans la mesure où tous les noms de rois sont dans cette langue. Les brouillons du chapitre « Le Siège de Gondor » montrent un Denethor beaucoup plus amène à l'égard de son fils cadet, et lucide sur les défauts de Boromir et la situation défensive du Gondor33. Après avoir hésité, Tolkien décida de rendre le discours de Denethor beaucoup plus dur, en lui faisant acquiescer à la question de Faramir « Souhaiteriez-vous donc que nos rôles eussent été échangés ? » et en insistant pour qu'Osgiliath soit défendue. Faramir s'oppose à cela, mais part prendre le commandement des défenses de la ville « fièrement, pour plaire à son père et lui prouver que Boromir n'était pas le seul brave »34. L'idée du mariage de Faramir et Éowyn ne vint à Tolkien que tardivement : elle apparaît pour la première fois sur un plan griffonné au dos d'un brouillon du chapitre « Le Champ de Cormallen »35. Tolkien avait jusqu'alors envisagé qu'Éowyn épouse Aragorn36 ou qu'elle soit tuée lors de la bataille des Champs du Pelennor37. La vitesse de la relation entre Faramir et Éowyn reflète une culture que Tolkien décrit comme étant « plus primitive (i.e. moins corrompue) et plus noble », dans laquelle le jeu par petites approches de l'amour courtois n'existe pas. Un facteur dans le développement de leur amour vient de la conviction personnelle de Tolkien que les sentiments évoluent rapidement au cours des périodes de grand stress, notamment lorsque la mort semble proche5. À l'origine, Tolkien employa les pronoms archaïques thou « tu » et thee « toi » dans les conversations entre Faramir et Éowyn du chapitre « L'Intendant et le Roi », afin de représenter « un passage significatif de la courtoisie à la familiarité38 » : Faramir emploie thou dès la fin de leur premier échange (« But thou and I have both passed under the wings of the Shadow... »39), tandis qu'Éowyn ne l'utilise pas avant leur dernière discussion aux Maisons de Guérison (« Dost thou not know? »40). Toutefois, comme l'indique Christopher Tolkien, « il est souvent impossible d'être certain des intentions de mon père dans son usage des formes d'adresse 'thou, thee' et 'you' », et du reste, il supprima toutes ces nuances dans le texte final, où apparaît systématiquement you41. Pour finir, Faramir tenait à l'origine un rôle beaucoup plus important dans le couronnement d'Aragorn : c'est lui qui posait la couronne sur sa tête, avec le prince de Dol Amroth42, rôle attribué à Gandalf dans le texte final. Deux autres personnages de l'œuvre de Tolkien portent le nom de Faramir : Jackson s'est justifié en déclarant avoir besoin d'une autre aventure pour retarder Frodon et Sam, l'épisode de Cirith Ungol ayant été déplacé dans le troisième film, et qu'il avait donc besoin d'une nouvelle acmé52. En fait, selon la chronologie donnée par Tolkien, Frodon et Sam avaient à peine atteint la Porte Noire au moment de la chute d'Isengard53. En outre, Jackson soutient qu'il était nécessaire que Faramir soit tenté par l'Anneau, du fait que dans ses films, tout le monde était tenté, et que la résistance de Faramir aurait semblé incohérente aux yeux des spectateurs52. La coscénariste Philippa Boyens et l'acteur David Wenham défendirent le changement de caractère de Faramir en tant que moyen d'augmenter la tension dramatique : la nature « incorruptible » de Faramir dans le livre n'aurait pas « bien rendu à l'écran54 ». Wenham trouvait aussi le personnage original de Tolkien « dramatiquement mort », bien qu'il n'ait pas lu le livre avant le début du tournage55.

    Après la mort de sa femme, Denethor devient sombre, froid et détaché de sa famille, alors que la relation entre ses deux fils s'épanouit. Les frères s'aiment beaucoup et se portent une grande estime ; leurs relations sont dépourvues de jalousie ou de rivalité, bien que Denethor favorise ouvertement son fils aîné. Avec un frère autoritaire et un père d'une grande force de caractère et un statut de souverain du Gondor, Faramir est intimidé et prend l'habitude de ne pas divulguer ses propres opinions5. Faramir déplaît à son père en se rapprochant du mage Gandalf lorsque celui-ci se rend à Minas Tirith, la capitale du Gondor. Avide de connaissances, Faramir apprend beaucoup de Gandalf sur l'histoire du royaume et sur la mort d'Isildur3,6.

    En 3018 T.A., la guerre de l'Anneau éclate : Sauron attaque la ville en ruines d'Osgiliath qui garde le passage vers Minas Tirith7. Faramir et Boromir en commandent la défense et sont parmi les rares survivants lorsque la moitié orientale d'Osgiliath est envahie et que les ponts sur le fleuve Anduin sont détruits8.

    Peu avant la bataille, Faramir fait un rêve prophétique qui se répète par la suite, et que Boromir fait une fois également. Dans ce rêve, une voix annonce le Conseil d'Elrond qui se tiendra à Fendeval, loin au nord, et parle de l'éveil du fléau d'Isildur, de l'approche du Destin, et d'un Demi-homme. Faramir décide de faire le voyage jusqu'à Fendeval pour obtenir des conseils d'Elrond, mais Boromir prend sa place, craignant pour son frère, un geste approuvé par Denethor. Faramir reste pour défendre le Gondor8,6. Faramir rencontre les Hobbits Frodon Bessac et Sam Gamgie en Ithilien9 et reconnaît en eux les Demi-hommes dont parlaient ses rêves. Faramir interroge Frodo sur sa quête, et celui-ci lui apprend qu'il a quitté Fendeval avec huit compagnons. Faramir lui demande ce qu'il est advenu de son frère, et raconte qu'une nuit, lors de sa garde, il est entré dans les eaux de l'Anduin après avoir vu un bateau. Il contenait le cadavre de son frère, tué par des Orques. Faramir conduit Frodo et Sam dans le repaire caché d'Henneth Annûn, d'où il dirige une petite compagnie d'hommes dans des embuscades contre les Haradrim qui se rendent au Mordor pour rallier les armées de Sauron. Là-bas, Sam parle accidentellement du désir de Boromir de s'emparer de l'Anneau Unique, révélant ainsi que Frodo en est le porteur. Malgré les craintes des hobbits, Faramir est assez sage pour comprendre que l'objet ne doit pas être employé. Avec cette information, il réalise également ce à quoi son frère a dû faire face, et émet le regret de ne pas être parti lui-même, sachant que Boromir n'a pas été en mesure de résister à la tentation10. Durant la nuit, Gollum découvre le lac où se jette la cascade qui dissimule Henneth Annûn ; les hommes de Faramir sont tentés de le tuer, comme le veut la coutume. Frodo intercède en sa faveur auprès de Faramir, qui cède et laisse la créature vivre. Le lendemain, Faramir remet des vivres aux hobbits et les laisse partir, non sans les mettre en garde contre Gollum12. Deux jours plus tard, une fois la bataille terminée, Aragorn soigne Faramir avec de l'athelas dans les Maisons de Guérison15. Pendant sa convalescence, Faramir fait la connaissance d'Éowyn, Dame de Rohan. Ému par sa peine, sa fierté et sa beauté, il tombe amoureux d'elle. Éowyn, amoureuse d'Aragorn, commence par refuser ses avances, désirant aller à la guerre pour trouver l'honneur dans la mort. Mais elle réalise bientôt qu'elle en est venue à l'aimer à son tour16.

    Le lendemain soir, à Cair Andros, Faramir envoie sa compagnie au sud pour renforcer la garnison d'Osgiliath, tandis que lui et trois de ses hommes montent à Minas Tirith. En chemin, ils sont poursuivis par les serviteurs de Sauron, les Nazgûl ; les cavaliers, désarçonnés, ne sont sauvés que par l'intervention de Gandalf, qui chasse temporairement leurs ennemis13.

    Faramir repart dès le lendemain pour Osgiliath, attaquée à nouveau par les forces du Mordor. La ville tombe entre les mains du Roi-Sorcier d'Angmar, et le Pelennor est envahi. Faramir reste à l'arrière-garde afin de s'assurer du bon ordre de la retraite, mais il est grièvement blessé par une flèche. Une sortie menée par le prince de Dol Amroth permet toutefois de le sauver13.

    Le voyant inconscient, Denethor croit son fils mortellement blessé. Déjà en proie au désespoir en raison de son utilisation du palantír, l'Intendant perd la raison et ordonne à ses serviteurs de construire un bûcher pour lui et son fils. Peregrin Touc, au service de Denethor depuis peu, part alerter Gandalf et Beregond, l'un des gardiens de la Tour, qui arrêtent le sacrifice juste à temps pour sauver la vie de Faramir, même si son père préfère s'immoler14.

    En tant que prince d'Ithilien, les devoirs de Faramir incluent la surveillance de l'avant-poste le plus oriental du Gondor, la réhabilitation des territoires perdus, l'éradication des hors-la-loi et des Orques et le nettoyage de Minas Morgul du mal qui y résidait5. Faramir remplit également le rôle traditionnel d'intendant, agissant comme principal conseiller du roi et assumant la direction du Gondor en son absence.

    Il s'installe dans les collines d'Emyn Arnen, dans son fief d'Ithilien, et meurt à l'âge de 120 ans, en l'an 82 du Quatrième Âge. Un arbre généalogique des princes de Dol Amroth lui donne un fils, Elboron, jamais mentionné par ailleurs, qui lui succède comme prince d'Ithilien et donc vraisemblablement comme Intendant17. Le prologue du Seigneur des anneaux mentionne également un petit-fils de Faramir nommé Barahir, auteur d'une version duConte d'Aragorn et d'Arwen reproduite, sous forme abrégée, dans les appendices du livre. Rien ne permet d'affirmer que Barahir est le fils d'Elboron.

    Le second élément de Faramir est probablement le même que celui de Boromir, mais l'élément fara- n'est pas aisément interprétable ; le site Encyclopedia of Arda propose de le relier à la racine phar, ayant entre autres sens « suffire », ce qui ferait de Faramir un « joyau suffisant », en référence aux relations difficiles qu'il entretient avec son père26.

    Tolkien commença à travailler sur le Livre IV du Seigneur des anneaux en avril 1944, alors que son fils Christopher suivait un entraînement en Afrique du Sud pour devenir pilote. Les lettres que lui envoya son père, auxquelles il joignait les chapitres qu'il écrivait, permettent de dater avec une bonne précision l'évolution de cette partie du récit28. Le 6 mai, il écrit à son fils :

    En réalité, les brouillons du chapitre « Ragoût de lapin aux herbes » (datant de la fin du mois d'avril) montrent, à la place de Faramir, un personnage nommé Falborn fils d'Anborn, qui est néanmoins déjà un parent de Boromir. À cette différence (et quelques autres) près, le récit est déjà très proche de sa forme finale30. Tolkien s'interroge ensuite sur la mort de Boromir : doit-elle être connue au Gondor, et de Falborn en particulier ? Les brouillons publiés et étudiés par Christopher Tolkien montrent avec clarté l'évolution de la pensée de son père : ce dernier envisage tout d'abord que Falborn découvre le cor brisé de Boromir dans l'Anduin, puis l'idée lui vient de la vision de la barque funéraire de Boromir, et c'est alors que Falborn « se glisse sans décision consciente dans le rôle qui avait été préparé pour lui », lorsque Tolkien lui fait dire : « C'était Boromir mon frère, mort »31. Falborn devient Faramir peu après32.

    Faramir est un personnage qui a inspiré de nombreux dessinateurs, parmi lesquels John Howe43, Ted Nasmith44 et Anke Katrin Eissmann45.

    Dans l'adaptation radiophonique du Seigneur des anneaux de 1956, Derek Prentice prête sa voix aussi bien à Boromir qu'à Faramir46, et dans l'adaptation américaine de 1979, John Vickery prête sa voix à plusieurs personnages, dont Faramir. Dans la version radiophonique diffusée sur la BBC en 1981, c'est Andrew Seear qui prend le rôle. Cette adaptation est réputée pour son respect des livres, et Peter Jackson a reconnu son influence sur sa propre adaptation au cinéma47,48. Le personnage de Faramir y est très proche de l'original : il est capable de résister à l'Anneau Unique, contrastant ainsi avec ce qu'a fait Jackson avec le personnage.

    Dans The Return of the King, adaptation en dessin animé du roman par Jules Bass et Arthur Rankin Jr. (1980), un homme aux cheveux sombres est montré à côté d'Éowyn pour saluer Aragorn quand il entre dans Minas Tirith. Il est possible qu'il faille voir en lui Faramir49. Dans la trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux réalisée par Peter Jackson, le rôle de Faramir est interprété par David Wenham. L'acteur affirme en plaisantant qu'il a obtenu ce rôle parce que lui et Sean Bean, l'interprète de Boromir, ont tous deux de grands nez50. Les apparences de Faramir et de son frère ont été légèrement modifiées par rapport à la description des livres. Dans les films, ils ont les cheveux clairs et portent la barbe, alors que dans les livres ils ont les cheveux sombres, et, d'après une déclaration des Contes et légendes inachevés, sont imberbes51. Faramir est un personnage jouable bonus dans le jeu vidéo Le Seigneur des anneaux : Le Retour du roi (EA, 2003). Dans une vidéo bonus du jeu, David Wenham dit que « Faramir et Boromir étaient frères, et il n'aurait pas été improbable que Faramir se soit rendu à Fondcombe à la place de son frère. Et si cela était advenu, Faramir aurait survécu et serait rentré au Gondor64 ». Faramir apparaît dans le jeu de bataille du Seigneur des anneaux édité par Games Workshop. Trois figurines ont été réalisées : une le montre avec ses hommes65, l'autre en compagnie de Damrod66 et la troisième le représente à pied et à cheval67.

    Le scénario du deuxième film, Les Deux Tours, introduit un changement significatif par rapport au livre : dans un premier temps, Faramir ne laisse pas Frodon, Sam, et Gollum s'en aller, mais décide de les conduire, ainsi que l'Anneau Unique, à son père. Il les emmène à Osgiliath et ne les libère pas avant que le Nazgûl n'ait attaqué la cité et menacé Frodon d'une capture.

    Quelques fans n'ont néanmoins pas été convaincus par ce changement et par les justifications de l'équipe56, et d'autres notent que les modifications apportées au personnage l'ont rendu trop semblable à son frère Boromir, affaiblissant fortement le contraste entre les deux57. Dans son article Another Road to Middle-earth: Jackson's Movie Trilogy, Tom Shippey place le changement de caractère de Faramir et le passage à Osgiliath parmi les trois principales modifications apportées au récit dans les films. Il le lie au traitement réservé à Denethor, qui devient « un personnage absolument déplaisant », ces changements permettant d'introduire « un thème particulièrement populaire dans les films américains (récents) : celui du fils cherchant désespérément à gagner l'amour de son père, et du père rejetant (jusqu'à ce qu'il soit trop tard) l'amour de son fils »58. Une autre scène critiquée est celle du traitement réservé à Gollum par les hommes de Faramir, qui le battent avec l'accord implicite de leur chef59,60. Dans le livre, Faramir appelle la créature Sméagol au lieu de Gollum, et dit à ses hommes : « Traitez-la avec douceur, mais surveillez-la61 ».

    Dans la version longue des Deux Tours, Jackson a inclus un flashback inventé montrant la négligence de Denethor vis-à-vis de Faramir et son favoritisme à l'égard de Boromir au moment du départ de ce dernier pour Fondcombe, expliquant pourquoi Faramir veut plaire à son père en lui apportant l'Anneau (leur relation est tout aussi tendue dans le livre, mais n'affecte pas les décisions prises par Faramir en Ithilien). Pour les critiques, la version longue présente Faramir sous un jour plus favorable62,63.

    Il apparaît aussi comme héros jouable dans La Bataille pour la Terre du Milieu (EA, 2004), ainsi que dans sa suite, La Bataille pour la Terre du Milieu II (EA, 2005) et dans l'extension de cette suite, L'Avènement du roi-sorcier (EA, 2006). Faramir apparaît en tant que héros jouable dans Le Seigneur des Anneaux : l'Âge des conquêtes (EA, 2009). Il fait aussi deux apparitions en tant que héros invité dans Le Seigneur des Anneaux : le Tiers-Âge (2004).

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