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  1. Miguel Ángel Asturias - Wikipedia, la enciclopedia libre

    es.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias

    Miguel Ángel Asturias Rosales (Ciudad de Guatemala, 19 de octubre de 1899-Madrid, 9 de junio de 1974) fue un escritor, periodista y diplomático guatemalteco que contribuyó al desarrollo de la literatura latinoamericana, influyó en la cultura occidental y, al mismo tiempo, llamó la atención sobre la importancia de las culturas indígenas, especialmente las de su país natal, Guatemala.

  2. Miguel Ángel Asturias - Wikipedia

    en.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias

    Miguel Ángel Asturias was born in Guatemala City on October 19, 1899, the first child of Ernesto Asturias Girón, a lawyer and judge, and María Rosales de Asturias, a schoolteacher. Two years later, his brother, Marco Antonio, was born.

    • Novelist
    • June 9, 1974 (aged 74), Madrid, Spain
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  4. Miguel Ángel Asturias — Wikipédia

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    • Personnalités
    • Vie personnelle
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    • Formation
    • Parcours
    • Carrière politique
    • Présentation
    • Récompenses et distinctions
    • Hommages
    • Décès
    • Style
    • Analyse

    Miguel Ángel Asturias, né à Guatemala le 19 octobre 1899 et mort à Madrid le 9 juin 1974, est un poète, écrivain et diplomate guatémaltèque. Il est lauréat du prix Nobel de littérature en 1967, et président du jury du festival de Cannes la même année.

    En 1904, alors qu'il n'a que 5 ans, sa famille quitte la capitale pour Salamá, Baja Verapaz, où elle demeure jusqu'en 1908.

    En 1917, après un an de médecine, il entame des études de droit à l'Universidad de San Carlos de Guatemala, et obtient le titre davocat avec une thèse sur « Le Problème social de lIndien », un sujet qui lui tiendra toujours à cœur.

    Dans les années 1920, il participe au soulèvement contre le dictateur Manuel Estrada Cabrera. À la fin de ses études juridiques, s'intéressant aux cultures précolombiennes, il part étudier l'anthropologie à la Sorbonne (Paris - France), où il suivit les cours de Georges Raynaud.

    À Paris, il rencontre artistes et écrivains à Montparnasse, et commence à écrire contes et poésies. La parution de Légendes du Guatemala (Leyendas de Guatemala) en 1930, consacre sa vocation littéraire.

    De retour au Guatemala, il se lance dans la politique et est élu député en 1942. Puis, à partir de 1946, il est successivement diplomate au Mexique, en Argentine, au Salvador, puis ambassadeur en France de 1966 à 1970, après un exil en Argentine de 1954 à 1961.

    En 1946, il aborde le roman avec Monsieur le Président (El señor Presidente), le portrait satirique d'un dictateur sudaméricain, à la manière de ce qu'avait fait l'écrivain espagnol Ramón del Valle-Inclán avec Tirano Banderas et que le feront après lui Gabriel García Márquez dans L'Automne du patriarche, Augusto Roa Bastos dans Moi, le Suprême et Vargas Llosa dans La Fête au Bouc. En 1949 paraît son chef-d'œuvre Hommes de maïs (Hombres de maíz), œuvre typique du réalisme magique et dénonciation de l'exploitation colonialiste. Ce dernier sujet est approfondi dans sa vaste trilogie romanesque ayant pour toile de fond l'exploitation par une compagnie américaine des travailleurs amérindiens dans les plantations de banane : L'Ouragan (Viento fuerte, 1950) ; Le Pape vert (El Papa verde, 1954) ; Les Yeux des enterrés (Los ojos de los enterrados, 1960).

    Il reçoit le Prix Lénine pour la paix en 1966 et le Prix Nobel de littérature en 1967 qui consacre l'ensemble de son œuvre.

    En 1972 paraît Vendredi des douleurs (Viernes de dolores), un récit semi-autobiographique généralement considéré comme son testament littéraire, notamment par le critique français Gérard-Humbert Goury dans les pages du journal Le Matin.

    Décédé le 9 juin 1974 à Madrid, après une longue maladie, il est inhumé sous un totem maya dans la division 10 du cimetière du Père-Lachaise à Paris1.

    Romancier et conteur, il est le promoteur du réalisme magique, influencé à l'origine par le surréalisme, et alimenté par la mythologie indigène, la terre elle-même, le \\"tellurique\\", et la lutte des paysans contre l'impérialisme.

    L'œuvre d'Asturias comprend également des poèmes dont certains en prose, une anthologie de poésie précolombienne (1966), du théâtre et de nombreux articles de journaux.

  5. Miguel Ángel Asturias – Wikipedia

    de.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias
    • Übersicht
    • Auszeichnung
    • Wirkung

    Miguel Ángel Asturias Rosales (* 19. Oktober 1899 in Guatemala-Stadt; 9. Juni 1974 in Madrid) war ein guatemaltekischer Schriftsteller, Lyriker und Diplomat. Asturias wurde 1967 der Nobelpreis für Literatur verliehen.

    1967 wurde ihm der Nobelpreis für Literatur für seinen Bananen-Trilogie genannten Zyklus von drei Romanen verliehen.

    Asturias ist ein Vertreter des Magischen Realismus in der lateinamerikanischen Literatur, der in seinem Werk die Mythen und Legenden der indigenen Völker seiner Heimat verarbeitet; insbesondere der Mayas und dessen Hauptvolk Quiché[1]. Er thematisiert zudem die sozialen, politischen und wirtschaftlichen Verhältnisse Lateinamerikas, die negativen Auswirkungen der Diktaturen und die Rolle der USA in dieser Weltregion.

  6. Miguel Ángel Asturias - Wikipedia

    nl.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias

    Miguel Ángel Asturias Rosales (Guatemala-Stad, 19 oktober 1899 — Madrid, 9 juni 1974) was een Guatemalteeks schrijver en diplomaat. Miguel Asturias begon in 1917 met het studeren van medicijnen, maar stapte over naar rechten in 1918. Hij studeerde op de Universidad de San Carlos de Guatemala.

  7. Miguel Ángel Asturias - Wikipedia

    it.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias

    Miguel Ángel Asturias Rosales (Città del Guatemala, 19 ottobre 1899 – Madrid, 9 giugno 1974) è stato uno scrittore, poeta, drammaturgo, diplomatico e giornalista guatemalteco.

  8. Miguel Ángel Asturias – Wikipedia

    sv.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias

    Miguel Ángel Asturias vid 20–30 års ålder. Miguel Ángel Asturias i Brittiska Palestinamandatet under 1920-talet. Miguel Ángel Asturias , född 19 oktober 1899 i Guatemala City , död 9 juni 1974 i Madrid , var en guatemalansk författare och diplomat .

  9. Miguel Ángel Asturias – Wikipédia, a enciclopédia livre

    pt.wikipedia.org › wiki › Miguel_Ángel_Asturias

    Miguel Ángel Asturias Rosales (Cidade da Guatemala, 19 de outubro de 1899 — Madrid, 9 de junho de 1974) foi um escritor e diplomata guatemalteco. Em 1965 foi-lhe atribuído o Prêmio Lenin da Paz e em 1967 o Nobel de Literatura .

  10. Légendes du Guatemala — Wikipédia

    fr.wikipedia.org › wiki › Légendes_du_Guatemala
    • Style
    • Résumé
    • Présentation
    • Mythologie
    • Argument
    • Commentaires
    • Biographie
    • Analyse
    • Introduction
    • Études
    • Influence
    • Culture
    • Critique
    • Source

    Le style d'écriture de Légendes du Guatemala est le produit d'une heureuse expérimentation que l'on pourrait appeler « intuition poétique ». Ce style peut être vu comme un précurseur du futur mouvement du réalisme magique. Le livre peut être lu non seulement dans une perspective anthropologique, mais également comme une expérience esthétique, confirmant ainsi l'originalité du style3. Asturias base son travail sur les traditions et légendes de ses ancêtres et s'efforce de donner une représentation précise de la culture indigène, mélangée à des éléments d'origine coloniale. Il utilise certains aspects de la culture traditionnelle indigène, et combine les modes de narration oraux et textuels. Son unicité s'illustre aussi à travers le fait qu'il est impossible de classer son travail au sein des genres littéraires pré-existants, même si certains considèrent que les Légendes du Guatemala est un des précurseurs du réalisme magique. La fiction de Asturias peut être considérée comme néo-indigène. Son œuvre est une évolution de la littérature indigéniste. Cette évolution se définit par sa posture critique vis-à-vis de la domination européenne sur les indiens d'Amérique. La littérature indigéniste propose un portrait exotique et stéréotypé des peuples indigènes qui, soit les laisse sans espérance et dépendants des européens, soit promeut leur adaptation à la culture métisse. En revanche, Asturias revoit sa position et représente la culture indigène comme une facette propre à la culture guatémaltèque. Pour ce faire, Asturias essaye de donner une représentation précise de cette culture indigène. C'est pourquoi il base son travail d'écriture sur les traditions et les légendes de ses ancêtres. On peut dire qu'Asturias utilise des éléments de la culture traditionnelle « pour démontrer que le futur de son pays dépend de la reconnaissance et de la validation de l'héritage indigène ».

    La première histoire, Guatemala, commence avec une route venteuse et un chariot qui s'approche d'une cité qui n'est pas nommée. Elle montre deux anciens, Don Chepe et Niña Tina, qui sont chargés avec l'héritage du pays. Le personnage Cuco des rêves est introduit, c'est lui qui reliera les légendes qui composent le reste de l'ouvrage. Le narrateur raconte alors deux anecdotes, celle de Frère Pedro de Betancourt et celle de Frère Payo Enriquez de Rivera4. L'auteur fait référence aux principales villes du Guatemala, comme Guatemala Ciudad et Antigua, qui ont été formées pendant l'ère coloniale. Il mentionne aussi les sites guatemaltèques de Quiriguá, Tikal, ainsi que Palenque et Copán, qui, bien qu'ils ne fassent plus partie du Guatemala contemporain, faisaient partie de l'empire maya. Dans cette histoire, il est expliqué que les villes modernes du Guatemala ont été physiquement construites au-dessus de villes coloniales et indigènes précédentes, ce qui crée une image du Guatemala comme d'une « maison à plusieurs étages »5. Un moine est tenté par une balle qui passe par la fenêtre dans sa cellule. Il est captivé par la balle et se demande si elle est liée au diable. Il passe des heures innombrables à jouer avec la balle. Lorsqu'il parle avec une femme dont le fils a perdu sa balle, et qu'il se sent obligé de la rendre, les voisins disent qu'il a pris l'apparence du diable. Il finit par jeter la balle par sa fenêtre, et cette dernière se transforme en el Sombrerón, l'enfant-diable. Cette légende se déroule à l'époque de l'arrivée des conquistadors espagnols au Guatemala, alors que les indigènes célèbrent la fin d'une guerre, près du lac Atitlán, où vit le peuple des Tz'utujils. Près de ce lac se trouve un volcan nommé Abuelo del Agua (grand-père de l'Agua). Ce volcan cache le trésor des tribus des rives qui ont échappé au pillage des Espagnols. Lorsque ceux-ci approchent, les tribus sont terrifiées et laissent derrière elles leurs trésors. Henighan argumente aussi que l'introduction, dans laquelle le Guatemala est présenté comme un palimpseste des civilisations du passé, produit une subordination inhérente du Guatemala à l'Europe. L'argument principal de Henighan est que le livre présente un choc entre le Guatemala et l'Europe, lequel est un reflet du propre conflit d'identité d'Asturias. Il continue de dire que Guatemala se centre sur l'aliénation, alors que Maintenant que je me souviens conclut avec la confusion de l'éloignement de ces mythes. Les cinq légendes tentent de réconcilier les tensions contenues dans la double introduction du livre. « Syncrétisme, duplicité et hétérogénéité se présentent comme des conditions humaines inévitables » dans les légendes. Il ajoute que Asturias veut démontrer l'impossibilité de maintenir une quelconque sorte de pureté d'identité, et que c'est pourquoi l'existence du métissage, racial comme culturel, semble être inévitable et désirable. Le conflit de l'identité culturelle atteint son point culminant dans la dernière histoire : « ici la dynamique de la duplicité s'imprègne des questions de pouvoir culturel ». Henighan affirme qu'Asturias se rend compte que les deux cultures seront toujours en opposition et que « la culture la plus faible sera toujours soumise aux diktats culturels de la plus forte ».

    Il s'agit de la première des sept légendes racontées par Cuero de Oro. Il la raconte en alternance avec don Chepe et doña Tina. Ces anciens parlent d'un arbre qui détruit la notion de temps. Le narrateur raconte son voyage et son angoisse pendant sa nuit de délire.

    Deux dieux, Cabrakán, qui provoque des tremblements de terre, et Hurakán, qui est le géant des vents et l'esprit du ciel, sont aussi présentés. Hurakán produit un tremblement et tous les animaux fuient de la forêt. Un des six hommes, nommé Nido (« nid » en espagnol) est le seul qu'il reste. Une trinité composée d'un saint, d'un lys blanc et d'un enfant lui ordonne de construire un temple. C'est alors que les arbres commencent à se remplir de nids.

    Cette légende prend place au XVIIe siècle. Une belle novice dans un couvent, qui change plusieurs fois de nom au cours de l'histoire, souffre de sa tresse, qui excite les hommes. Elle coupe sa tresse, qui se change en serpent. Le serpent s'enroule autour d'une chandelle, éteignant sa flamme et envoyant l'homme en enfer. Cette légende parle d'un amandier qui garde les traditions maya et tient le compte du passage des années. L'arbre divise son âme entre les quatre chemins qui marquent l'entrée du monde souterrain du Xibalba. Chaque chemin, marqué par une couleur différente, est emprunté par une partie de l'âme qui devra y faire face à des tentations. Guacamayo et Cuculcán se querellent au sujet de la légende du soleil. Derrière le dos de Cuculcán, Guacamayo l'accuse d'imposture et discute avec Chinchinirín. Conspirant pour prendre la place de Cuculcán, Guacamayo fait un pacte avec Yaí, mais Cuculcán est sauvé. À la fin, la lune naît du corps de Chinchinirín tandis qu'il cherche à atteindre la fleur jaune.

    Cette dernière légende est écrite sous la forme d'une pièce. Elle n'a été ajoutée au recueil que dans la seconde édition. Les trois scènes sont séparées par des rideux colorés qui figurent le passage du temps.

    Miguel Ángel Asturias est né en 1899 dans la ville de Guatemala au sein d'une famille de la classe moyenne. Sa mère, métisse (sa famille avait des origines espagnoles et indigènes), était maîtresse d'école. Son père, Ernesto Asturias, était un avocat d'origine espagnole. Au début, Asturias avait commencé la faculté de droit, mais il a fini par étudier l'anthropologie et la littérature. Finalement, il devint auteur et gagna le Prix Nobel de littérature en 1967. Il fit une grande partie de ses études à Paris, mais il voyagea aussi dans toute l'Amérique Latine. Parmi ses œuvres les plus importantes figure Légendes du Guatemala (1930), Monsieur le Président (1946), Les Hommes de Maïs (1949), Le Pape Vert (1954), Les Yeux des Enterrés (1960) et Mulata de tal (1963).

    Chacun des contes des Légendes du Guatemala est un poème en forme de prose. Chaque mot à son importance et à ce titre transcende la collection commune d'histoires. Ces dernières sont reliées par un dénominateur commun : un plan de fiction partagé. Toutes les légendes prennent la forme d'une histoire, à lexception du dernier, Cuculcán, qui prend la forme d'une pièce de théâtre, à l'origine écrite pour le théâtre de Madrid. L'auteur Francis Jaeger affirme que les Légendes du Guatemala montrent comment l'étude des mythes du passé a contribué à former l'identité nationale du Guatemala. Les légendes d'Asturias représentent les points de vue qui composent l'identité guatémaltèque : ceux des Européens et ceux des Mayas. Jaeger se réfère à la critique de Loïs Parkinson Zamora, qui considère que les Légendes du Guatemala est une œuvre qui montre une « inquiétude à propos des origines [culturelles] ». Ces dernières amènent Asturias à combler le vide de connaissances sur la culture indigène avec une recherche du passé. Cette anxiété a conduit à la création d'un récit au langage détaillé, qui intègre les complexités et les paradoxes des origines culturelles indigènes. Ainsi, l'indigène, le colonisateur et l'homme moderne coexistent sur un pied d'égalité au sein des légendes. Légendes du Guatemala met en évidence un dialogue entre les différentes influences culturelles, indigènes et européennes, au Guatemala, au lieu de promouvoir l'idée d'hybridation culturelle ou celle du métissage. Avec l'évolution de la société et les avancées technologiques, il y a eu une nécessité constante de redéfinir la culture indigène. En ce sens, le développement de la nation guatémaltèque et de l'identité de son peuple se perçoit à travers le récit des différentes légendes. En accord avec Francisco Solares-Larrave, le processus de pensée mythique qui caractérise les contes des Légendes du Guatemala ne doit pas être vue depuis une perspective anthropologique, mais plus comme la base d'une nouvelle vision de la réalité. Cette application d'un nouveau type de logique, basée sur le règne du mythique, fait que les contes d'Asturias se rapprochent du réalisme magique. Cependant, au lieu de classer les Légendes du Guatemala comme faisant partie du boom latino-américain, les contes sont bien plus un précurseur vers le réalisme merveilleux d'Alejo Carpentier qui deviendra plus tard, le mouvement du réalisme magique. Asturias était plus préoccupé par la représentation des qualités réelles des choses magiques, comme étant la source d'une nouvelle identité nationale, que par le fait de suivre ce que nous appelons aujourd'hui le réalisme magique. Néanmoins, c'est dans les Légendes du Guatemala que l'on voit, pour la première fois, les traces de ce mouvement, une vision qui unit réalité et illusion. Par exemple avec l'apparition du Coucou des Rêves, on voit le réalisme magique avant même son apparition. Il permet l'évocation de villes du passé, lesquelles sont enterrées en dessous d'autres villes. L'apparente fluidité du temps et de l'espace invoquent aussi la sensation selon laquelle la logique du réalisme magique était déjà en gestation dans lœuvre d'Asturias. De plus, Selena Millares décrit les Légendes du Guatemala comme le fait de voir le monde à travers le reflet d'un fleuve souterrain. Pour sa tendance à une qualité rêveuse et à un contexte fluide, les Légendes du Guatemala semblent en effet représenter un pas significatif vers le réalisme magique.

    Légendes du Guatemala a deux introductions : Guatemala et Maintenant je me souviens, chacune ayant un but différent. Maintenant je me souviens introduit un narrateur qui est identifiable à l'auteur, alors que Guatemala présente l'univers dans lequel les légendes vont se dérouler.

    Asturias étudia à Paris entre 1924 et 1933, ce qui lui permis d'observer le Guatemala, son pays d'origine, depuis une certaine distance. Il étudia la culture maya avec Georges Renaud, qui, en tant que directeur, eut une influence significative sur son développement littéraire. Pour Asturias les enseignements de Renaud en particulier, comptèrent dans la révélation d'une de ses racines culturelles, oubliée, méconnue, et presque \\"sous-estimée\\".

    Bien sûr, le processus de sensibilisation à l'hybridation culturelle avait commencé avant qu'Asturias ne vienne à Paris. Son voyage à Mexico en 1921 pour participer au Congrès International des Étudiants, organisé par la Fédération Mexicaine des Étudiants, avec la participation de José Vasconcelos, a déjà eu une influence importante sur le développement de ses idées concernant les cultures métisses. La participation d'Asturias dans l'agence de presse Prensa Latina fut également importante.Cette agence était composée d'un groupe d'activistes engagé dans la \\"revitalisation du pouvoir latino\\". En mars 1928, Asturias voyagea à La Havane, à Cuba, et joua un rôle important en tant que participant au congrès de la Presse Latine. Dans cette ville, qui fit grande impression comme étant la \\"croix des chemins\\" des activités du monde entier, Asturias entra en contact avec des membres du mouvement d'avant-garde cubain. Le temps passé en France et à Cuba donnèrent à Asturias l'opportunité d'avoir des contacts importants et celle d'avoir la possibilité de réfléchir sur les origines et l'identité de son pays. Par conséquent, Asturias commença à réviser drastiquement son opinion autour de la culture indigène. On peut observer une transformation rapide dans lœuvre d'Asturias, en comparant sa thèse, Le problème social de l'Indien, écrite dans les années 1920 avec Les Légendes du Guatemala, écrit dans les années 1930. Selon René Prieto, la thèse d'Asturias « se centra sur le concept du métissage, c'est-à-dire de l'immigration étrangère, pour régénérer l'indigène et cela est plein de préjugés », alors que dans les Légendes du Guatemala, Asturias valorise et admire la culture indigène et en arrive même « à se donner le rôle de porte-voix » de ces populations.

    Pour Asturias, une légende est un artefact culturel en constant changement. Voulant être une partie de ce changement, Asturias utilisa des légendes populaires et connues et les modifia, combinant certains éléments et transformant quelques parties jusqu'à les rendre méconnaissables.

    Après sa publication en 1930, Légendes du Guatemala, reçu les éloges des critiques français et guatémaltèques. Le livre fut traduit en français par Francis de Miomandre et gagna le prix Sylla Monsegur. Cette traduction réussit aussi à gagner l'admiration de Paul Valéry, lequel écrivit une lettre à propos du livre, incluse comme prologue dans certaines éditions. Pour le critique de littérature latino-américaine Gerald Martin, Légendes du Guatemala est « la première grande contribution anthropologique à la littérature espagnole d'Amérique » Stephen Henighan, l'un des critiques d'Asturias, allègue que le livre courtise une audience européenne parce que l'exotisme du Guatemala se conforme à la perspective de Paris. C'est pourquoi, Henighan pense que Légendes du Guatemala est à la fois authentique et faux; la création de l'illusion de fiction fut totalement encourageante pour la perspective perçue de l'audience française. En accord avec ces interprétations, le livre se base sur les imaginaires orientalistes français. Cependant, Henighan affirme que « Légendes du Guatemala déforme la supposition orientaliste parce qu'ici \\"l'explorateur\\" qui transmet le monde magique aux lecteurs de Paris est un homme natif du Guatemala ». Il indique que Asturias utilise des stratégies pour persuader de la validité et la fiabilité de ses écrits pour une audience européenne; cela est la raison pour laquelle il inclut des images, le prologue introducteur de Paul Valéry, une prière impersonnelle, et des exemptions de responsabilité, telles que « que personne ne croit aux légendes du passé ». Asturias reçut de nombreuses critiques après la publication sa thèse Le problème social de l'indien (1923), dans laquelle il affirma ne pas voir de futur pour l'identité guatémaltèque basée sur son héritage maya, encourageant une idéologie progressiste. La critique provient du changement d'attitude diamétralement opposé que Légendes du Guatemala semble exprimer. Martin Lienhard soutient que cette première thèse est devenue une tache sombre dans le passé de Asturias, un tache que tout le monde semble avoir oubliée après que lui fut remis le Prix Nobel de Littérature en 1967. Il maintient que le jeune Asturias eut des propos racistes dans cette thèse et que Légendes du Guatemala ne représente pas une rupture complète avec cette attitude. Lienhard fait une comparaison entre la forme dans laquelle Asturias réécrivit les mythes de la création du Guatemala et la propagande dans l'éducation soviétique, affirmant que manipuler progressivement la culture et la mémoire collective d'un peuple peut servir les intérêts d'un état.

    La lettre qui suit a été écrite par Paul Valéry à l'intention de Francis de Miomandre, traducteur français de Légendes du Guatemala. Originellement écrite en espagnol par l'auteur français, elle est publiée conjointement dans la réédition de l'ouvrage. Elle est ici traduite : : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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